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WSJ : De moins en moins d’Américains sont assurés

WSJ : De moins en moins d’Américains sont assurés

En fait, 30% des Américains n’ont aucune couverture d’assurance vie ou santé.

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C’est ce que titrait récemment la section de finances personnelles du Wall Street Journal avec son texte « More Go Without Life Insurance » (Plus de gens qu’avant n’ont pas d’assurance vie). Il s’agit du plus haut pourcentage en 40 ans, selon l’organisme Limra, qui étudie ces questions depuis 1960.

Environ 35 millions de ménages n’ont pas de couverture personnelle ou collective. En 2004, cette proportion était de 22%.

L’absence de couverture d’assurance est un signe qu’une grande proportion des ménages de la classe moyenne vit un stress financier. Une telle hausse signale qu’une plus grande proportion de ménages a des budgets serrés, ont perdu leur régime collectif à cause de congédiements ou de coupures dans les programmes d’avantages sociaux.

Limra a découvert par ses sondages que la moitié des répondants lui ont confiés qu’ils aimeraient bénéficier d’une couverture en assurance vie, mais que leur priorité était le remboursement de leurs dettes.

Pourtant, quatre ménages sur dix ayant des enfants de moins de 18 ans affirment qu’ils auraient immédiatement de la difficulté à joindre les deux bouts si un des deux conjoints décédait. Une situation qui perdurerait pendant plusieurs mois chez un ménage sur trois.

Ce qui traduit une réalité brutale : de plus en plus de familles américaines arrivent à équilibrer leurs finances difficilement, et survivent en attendant le prochain chèque de paye. Ils n’ont plus de filet de sécurité que représente l’assurance vie.

Un autre phénomène explique également le manque de couverture d’assurance de la classe moyenne : le système de distribution de l’assurance vie aux États-Unis. L’industrie se débat avec des effectifs en chute libre du côté des agents ou courtiers d’assurance. Depuis 1970, le tiers d’entre eux ont quitté l’industrie ou sont décédés. Ceux qui sont restés se concentrent sur les ménages à valeur nette élevée, qui leur procurent des commissions plus importantes.

Les représentants favorisent aussi la vente de produits comme les rentes, qui paient des commissions plus intéressantes que l’assurance temporaire, un produit très populaire chez les jeunes ménages avec enfants. Mais les autres formes de couvertures d’assurance vie demeurent souvent dispendieuses, notamment à cause de tactiques de vente chez les agents, a découvert Limra.

D’autre part, les coupures dans les avantages sociaux ou les fermetures d’entreprises ont fait mal à la classe moyenne. Un ménage sur trois dépendait de l’assurance collective d’un des conjoints en 2004. Aujourd’hui, cette proportion est de un sur quatre.

De plus, une grande proportion des Américains ne savent tout simplement pas comment se faire conseiller lorsque vient le temps de d’acheter de l’assurance vie. Huit Américains sur dix n’ont pas d’agent ou courtier d’assurance attitré. Pourtant, 60% des membres de la génération des babyboomers préféreraient acheter de l’assurance en négociant avec une personne. Les plus jeunes préfèrent récolter l’information sur Internet avant d’acheter.

En 2009, les assureurs américains ont émis 9,4 millions de polices, soit un million de moins qu’en 2004. Ce qui fait dire aux experts que l’industrie de l’assurance de personnes n’a pas encore réussi à trouver un moyen efficace et économique pour rejoindre la classe moyenne américaine, afin qu’elle se sente assez confortable pour prendre des décisions financières.

source F&I sep10

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