Behaviorisme et Finance Comportementale

Le petit Investisseur pris au piège de la Bulle au prisonnnier : effet de (T)richesse oblige !!!!

Le petit Investisseur pris au piège de la Bulle au prisonnnier : effet de (T)richesse oblige !!!!

Serez vous le prochain numéro 6 ?

Le comportement du petit investisseur change mais les temps ont t- ils changé ?

PLUS DE PRISONNIERS  EN SUIVANT :

signalcontrarien

Certains y verront peut-être un signal contrarian incitant à la vente (c’est notre cas ici): pour la première fois depuis la chute de Lehman Brothers en septembre 2008, les petits investisseurs ont fuit le marché des obligations en décembre.

L’économiste en chef de la Financière Banque Nationale,( banque canadienne) Stéfane Marion publie le graphique ci-dessus  en soulignant que les actifs des fonds du marché monétaire sont restés stables en décembre.

«Les perspectives d’une nouvelle saison solide de résultats et un contexte économique qui s’améliore contribuent à modifier le comportement des petits investisseurs», dit Stéfane Marion et d’ajouter les petits investisseurs américains se montrent confiants (ou imprudents) envers leur économie en privilégiant les fonds d’actions

En effet pour la première fois depuis septembre 2008, les ménages américains ont investi davantage dans les fonds d’actions que dans les fonds obligataires selon les données de décembre. Durant la crise, les sommes retirées des fonds d’obligations étaient redirigées en grande majorité vers les fonds du marché monétaire en raison de la peur des investisseurs. Présentement, les fonds retirés des fonds d’obligations sont plutôt transférés vers les fonds d’actions.

«Ça fait plusieurs mois que les Américains n’achetaient pas dans le marché boursier américain, mentionne Stéphane Marion. En décembre, on a arrêté de réduire les positions au niveau du marché domestique. C’est un autre indicateur qui montre une hausse de la confiance des ménages américains envers leur économie.»

Stéphane Marion ajoute que les marchés émergents ont attiré la majeure partie des investissements en actions.

 

Le point et l’analyse de notre ami Buzzlightyear sur la question

En résonance avec les conseils et les prédictions futures, il peut être intéressant de vérifier quelles sont les mesures prises par certains responsables d’allocation d’actifs. Les fonds mutuels américains signalent régulièrement leurs stratégies permettant de se faire une image effective de leurs choix.         

Bilan d’allocation d’actifs des fonds mutuels US du mois de novembre. 

Les gestionnaires de fonds US ont réalisé les flux suivants : 

 Actions : c’est n’est toujours pas le retour en grâce du placement en actions mais une position globalement neutre tout en restant très contrastée. 0.3 Md$ d’entrées nettes ont été enregistrées en novembre (0.0 Md$ en octobre) comprenant une sortie de 6.5 Md$ (-7.1 Md$ en octobre) sur le marché US et un flux positif de 6.8 Md$ sur l’oversea (+7.1 Md$ en octobre). Par rapport aux mois précédents (mai-septembre), la défiance vis-à-vis du marché US s’est clairement tassée et les autres places financières sont clairement recherchées. Le niveau actuel d’investissement hors US peut être qualifié de fort retrouvant les derniers sommets d’octobre 2009-avril 2010. Sur le marché US, l’embellie (le ralentissement des sorties) devrait se prolonger à moyen terme.

Obligation : pour la première fois depuis décembre 2008, les gestionnaires ont vendu de l’obligataire en novembre (-0.9 Md$) alors qu’octobre voyait une entrée de 24.0 Md$, niveau habituel depuis au moins 1.5 ans. Ce signal est très important et indique un changement de stratégie d’allocation.

Forex : la tendance neutre observée depuis quelques mois se poursuit. Octobre voyait une sortie de 11.2 Md$ et novembre une entrée de 25.0 Md$.

L’Investment Company Institute publie également une estimation hebdomadaire des flux de fonds mutuels. Les données disponibles couvrent toute la période de décembre. On constate que le phénomènes décrits plus hauts se confirment voir s’accélèrent. Le flux action a été clairement positif avec env. + 5 à 6 Md$. Le marché US a été très positif durant la dernière semaine de décembre avec +2.3 Md$. Les obligations sont maintenant clairement vendues, le reflux mensuel devrait s’établir vers -14 à 15 Md$.

(avec l’aimable autorisation de BUZZLIGHTYEAR)

 bull

 Le bal des contrariants

En France, la sagesse recommande de vendre les actions dès que la Bourse fait la une de la presse généraliste. A Wall Street, l’indicateur contrariant serait plutôt le retour avéré des investisseurs individuels sur le marché. Il marque souvent un point de retournement, le moment où toutes les bonnes nouvelles sont intégrées dans les cours. 

Nul doute que, au terme de 88 % de hausse du S&P 500 depuis son point bas de mars 2009, un certain nombre de bonnes nouvelles et d’espoirs sont déjà pris en compte par l’indice phare du marché américain. D’ailleurs, les petits porteurs redécouvrent Wall Street. En tout cas via leurs OPCVM. Selon les statistiques de l’Investment Company Institute, l’Association américaine des professionnels de la gestion, les fonds actions investis en titres américains ont collecté 335 millions de dollars au cours de la semaine achevée le 21 décembre. Pas de quoi faire trembler le cours d’Apple ou de Microsoft puisque ces mêmes fonds auraient perdu quelque… 80 milliards de dollars depuis le 1 er janvier 2010. Une partie de cette somme a été réinvestie en actions étrangères, notamment des pays émergents, ce qui ramène à 26,8 milliards de dollars le montant annuel des retraits des fonds actions à la date du 21 décembre, estime l’ICI.

Aussi fragile et symbolique soit-il, dans un tel océan de défections, le signal d’un retour de l’intérêt des Américains pour leur propre marché conforte un autre indicateur, le « bull/bear ratio », autrement dit le rapport entre les sentiments haussiers et baissiers des investisseurs.

bull

Ce ratio a atteint en décembre un plus haut de 9 mois à 2,85 avant de reculer légèrement à 2,78 en toute fin d’année. Sur sa lancée des dernières semaines, l’année boursière a démarré en fanfare mais les stratégistes se méfient souvent des marchés trop consensuels. Pour mémoire, fin août, juste avant le décollage des actions, le ratio « bull/bear » ne valait que 0,78.

(source  Muriel Motte les echos janv11)

Autre indicateur pour mesurer l’appétit(attention à l’indigestion) au risque du petit investisseur c’est le fameux « Margin debt » cher à Zerohedge et là encore il n’ y a pas photo c’est la plus grosse progression depuis le choc Lehman Brother de 2008   

Moralité sous forme de petite Maxime : Au Bal des Débutants et tant que l’orchestre joue mieux vaut ètre contrarian que contrarié…  

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