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En panne d’investissements les Entreprises US croulent sous les Montagnes de cash

En panne d’investissements les Entreprises US croulent sous les Montagnes de cash

 Elles privilégient la hausse des dividendes, les rachats d’actions ou les M&A Mais pas l’investissement

  Des profits après impots au plus haut (historique sur 50 ans)

Corporate Profits

Image: Northern Trust

PLUS DE CASH EN SUIVANT :

Deux ans et demi après le pic de la crise financière, les entreprises américaines sont assises sur des montants record de liquidités mais restent frileuses et préfèrent les dividendes, les rachats d’actions et les acquisitions aux investissements. 

  Taux de profits au plus haut (historique sur 30 ans)

US corporate profit margins

Image: Vitaly Katsenelson

«La part des actifs liquides des entreprises par rapport au total de leurs actifs représente 14%, leur plus haut niveau depuis 1985», constate Francisco Torralba, analyste chez Morningstar. (ndlr En faisant court l’on peut dire que ce qu’elles gagnent est loin d’ètre réinvesti)

Brian Bethune, responsable des études d’économie financière chez IHS Global Insight, évalue le «cash» des entreprises américaines entre 2300 et 2400 milliards de dollars contre 1500 à 1600 milliard de dollars avant la crise. «Elles se sont constitué un bas de laine et sont devenues prudentes à cause de la crise», juge-t-il. Pour M. Torralba, ce phénomène est surtout dû au fait qu’avec la crise, les entreprises ont réduit drastiquement leurs coûts et notamment leur main d’oeuvre, tout en gelant les dépenses dans les infrastructures.

En 2009 et pendant le premier semestre de 2010, «l’économie n’allait pas bien du tout et il n’y avait pas de raison d’investir, d’autant plus qu’il y avait beaucoup d’incertitudes sur» les réformes de la réglementation, souligne M. Torralba. Du coup, «les entreprises ont réagi en gardant leurs liquidités» explique M. Torralba.

Ce qui interessant de noter au passage c’est que  que les secular bear market sont inversement  corrélés au PIB. C’est ce que tendents à prouver les données et les graphiques qui suivent :

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Désormais, les grandes entreprises privilégient l’augmentation de leurs dividendes ou les rachats d’actions, deux manières de rémunérer leurs actionnaires. Dans le secteur bancaire en particulier, épicentre de la crise financière, les rachats d’actions ont aussi eu lieu pour contrebalancer les émissions d’actions massives, qui avaient été réalisées pendant la crise pour tenter de lever des fonds au plus fort de la tourmente des marché.

M. Bethune fait remarquer que, dans la mesure où elles investissent, les multinationales privilégient l’international et les pays émergents, «là où se trouve la croissance», plutôt que les Etats-Unis où l’économie n’a pas retrouvé sa vitesse de croisière.

Autre facteur ralentissant l’investissement dans les infrastructures aux Etats-Unis: «les prix de l’immobilier continuent à baisser. Les dirigeants ne veulent pas devoir se justifier devant leur conseil d’administration dans six mois pour un achat qui a déjà perdu de la valeur», explique M. Bethune.

Dans ce contexte, beaucoup d’entreprises, notamment dans la technologie (HP, Dell…), se sont lancées dans une frénésie d’acquisitions de sociétés plus petites, ce qui leur permet d’acquérir clé en main des activités où elles souhaitent se développer sans prendre de risques. Mais cela ne les fait pas créer d’emplois.

source agences mars11

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