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Les responsables de la Fed de New York se disent très préoccupés par les difficultés de financement éprouvées aux Etats-Unis par les banques européennes

Les responsables de la Fed de New York se disent très préoccupés par les difficultés de financement éprouvées aux Etats-Unis par les banques européennes. 

Le climat de méfiance sur le secteur bancaire européen s’est propagé outre-Atlantique.

Selon le Wall Street Journal paru jeudi, la Réserve fédérale américaine (Fed) s’inquièterait de la capacité des filiales des banques européennes aux États-Unis à maintenir un niveau adéquat de liquidités dans l’hypothèse où leurs maisons mères devraient rapatrier brutalement des capitaux.

Source Wall Street Journal 

La Réserve fédérale de New York accentue ses investigations sur les filiales aux Etats-Unis des principales banques européennes, craignant que la crise de la dette en Europe ne se transmette à l’économie américaine par leur intermédiaire, rapporte jeudi le « Wall Street Journal ». La principale branche régionale de la banque centrale américaine demande en particulier plus d’informations aux banques, notamment sur leur capacité à disposer des fonds nécessaires pour maintenir une activité quotidienne aux Etats-Unis. Dans certains cas, certains établissements sont priés de restructurer leurs filiales aux Etats-Unis, ajoute le quotidien financier.

EN LIEN :  Banques Européennes : Revoilà la facilité en dollar de la BCE / c’est signe de tensions…

PLUS DE PROBLEMES DE LIQUIDITES EN SUIVANT :

Les instances de régulation redoutent en particulier que les banques européennes en difficulté ne se mettent à siphonner des fonds à partir de leurs filiales aux Etats-Unis, ont déclaré plusieurs sources du WSJ.

«Cela remet au premier plan les déclarations très inquiétantes tenues récemment par le président de la BCE Jean-Claude Trichet» qui avait annoncé le 4 août que l’institut de Francfort allait venir en aide aux banques, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires, a commenté Alexandre Baradez, analyste marchés chez Saxo Banque

source agences aout11

EN COMPLEMENT : Les fonds monétaires américains boudent les banques européennes

Ces prêteurs ont fui les dettes bancaires espagnoles et italiennes et réduit de 10% sur un an leurs avoirs sur les banques françaises

Les banques européennes vont-elles voir leurs liquidités en dollars se tarir? L’hypothèse apparaît de plus en plus réaliste, justifiant les récentes craintes des marchés vis-à-vis du financement des banques européennes. Selon les données recensées par Bloomberg, les fonds monétaires américains ont réduit de manière importante leurs avoirs dans les instruments de dette émis par les banques de la zone euro au profit des établissements suisses, jugés plus sûrs.

 A fin juillet, les six principaux fonds monétaires américains, appartenant à Fidelity Investments, Federated Investors et Vanguard entre autres, ne détenaient plus aucune dette des banques espagnoles et italiennes et avaient réduit leurs investissements dans les banques françaises. La détention de dette des fonds monétaires américains en Europe a baissé de 38 milliards de dollars en juillet à 340 milliards, d’après une note de JP Morgan.

 «La perte soudaine de confiance est un risque sérieux», notent les analystes de RBS. «Aucune banque ne peut exister lorsque les contreparties perdent confiance et retirent leur financement, même si la perte de confiance est déclenchée pour de mauvaises raisons.» 

La détention par ces fonds de certificats de dépôts et autres instruments de dette des banques françaises avait progressé de 14% au deuxième trimestre avant que la tendance ne s’inverse en juillet, conduisant à un recul de 10,2% sur un an. 

La filiale obligataire de la société Legg Mason a indiqué que ses fonds monétaires n’investiraient plus dans la dette des banques françaises mais qu’ils continueraient de financer d’autres émetteurs du pays, bien qu’elle reconnaisse que ses établissements financiers restent fiables. «La France a été identifiée comme étant le gros risque à venir en cas d’effet domino», admet Kevin Kennedy, gérant de portefeuille pour les investissements occidentaux du groupe qui détenait 1,4 milliard de papiers commerciaux de banques françaises à fin juillet. Federated continue en revanche de souscrire à la dette bancaire française qu’il considère comme présentant «un risque de crédit minimal» tandis que Vanguard se tient à l’écart de la plupart des émissions de dette bancaire européenne depuis les premières craintes sur les dettes souveraines apparues en 2010.

 Les analystes de RBS estiment à 4 ou 5 milliards d’euros la baisse des financements disponibles pour les banques depuis plusieurs semaines, liée au retrait des fonds monétaires américains initié en mai.

Par Florent Le Quintrec/agefi – 16/08/2011

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