Agences de Notation

L’Affaire UBS ou les trèbulations d’une Finance incontrôlée et devenue incontrôlable

L’Affaire UBS ou les trèbulations d’une Finance incontrôlée et devenue incontrôlable

La dernière affaire UBS met en cause de nouveaux outils financiers, dont les banques ne maîtrisent pas le risque. Trois après la faillite de Lehman Brothers, les régulateurs peinent toujours à édicter de nouvelles règles

 

Coïncidence. UBS a annoncé une perte de 2 milliards trois ans jour pour jour après la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008. Le mois suivant, la banque aux trois clés était à son tour sauvée de la banqueroute.

EN LIEN : Delta one en piquée et droit dans le mur : Un courtier londonien déstabilise UBS

UBS: « La BNS m’a tuer » (peut-être)

Attention, attention, aaaaaaattention: ceci n’est qu’une hypothèse circulant sur le web, à peine plus qu’une rumeur, un mince fil à tirer.

Selon certains sites d’information financière, dont Bloomberg, Zerohedge, ou celui-ci (en anglais, très pédagogique), Kweku Adoboli, le voltigeur malchanceux d’UBS, pourrait avoir été victime… de la Banque nationale suisse. Inculpé de fraude ce vendredi, Adoboli faisait joujou avec des »Exchange Traded Funds », des produits financiers plus ou moins complexes basés sur un indice. Jusqu’ici, il a été écrit que la « matière première » de ces ETF était composée d’actions. Mais certains spécialistes émettent des doutes sur le fait qu’un seul trader puisse perdre une somme aussi énorme dans ce segment sur une période qui apparaît relativement courte. En revanche, ajoutent-ils, il existe aussi des ETF basés sur le cours des devises, et là, les montants en jeu peuvent être très importants.

Le plus intriguant est une mention figurant sur la page Facebook de Kweku Adoboli. Le 6 septembre dernier, il y a laissé le message laconique suivant: « Need a miracle » (« J’ai besoin d’un miracle »). Or le 6 septembre est le jour où la Banque nationale suisse a décidé de défendre à tout prix le cours plancher de 1,20 franc par euro, prenant de court ceux qui spéculaient sur l’appréciation de la monnaie suisse. (Le dernier message d’Adoboli posté jeudi sur FB dit: « Le pire jour de ma vie… J’espère me réveiller de ce cauchemar demain. Bonne nuit les gars. Désolé maman. »)

A partir de là, on ne peut que… spéculer sur ce qui s’est passé. Adoboli (et UBS) se sont-ils fait piéger par la BNS? Est-ce que, comme le suppute Zerohedge, « the Swiss screwed the Swiss »? On attend avec impatience les explications de la banque, ou de son employé.

Si l’hypothèse se confirmait, il en découlerait:

1) qu’ il n’y a pas de délit d’initié entre la BNS et UBS

2) que la BNS se sera involontairement remboursée d’une partie de l’aide accordée à UBS il y a trois ans ;-)

Mais encore une fois, il ne s’agit peut-être que d’une coïncidence. Le fait que les premières irrégularités de Kweku Adoboli remontent à 2008, selon les dernières informations, pourrait invalider la piste d’un coup désespéré sur les devises.

P.S.: Selon Bloomberg, Kweku Adoboli a choisi, pour le défendre, le bureau d’avocats Kingsley Napley LLP, le même qui avait défendu Nick Leeson, le trader qui avait fait perdre 860 millions de livres à Barings en 1995. Le trader d’UBS a lu « Le Loup de Wall Street » écrit par Jordan Belfort, un négociant malhonnête condamné à 22 mois de prison. Il a trouvé le livre « vraiment bon », dit un voisin. Adoboli est aussi un photographe amateur qui vantait les mérites de son Nikon D300 sur le site de partage de photos Smugmug (sa page y a été supprimée).

SOURCE ET REMERCIEMENTS : BEQUILLES

PLUS DE DR FOLAMOUR EN SUIVANT :

  A l’origine de ce cataclysme se trouvait la crise dite des «subprime». Ces prêts hypothécaires devaient permettre à des Américains exclus du système financier d’avoir accès à la propriété. Détourné de son utilisation première, l’outil servit une vaste martingale, qui finit comme l’on sait. 

Depuis, les autorités financières ont commencé à mettre en place de nouvelles règles. Non sans mal car le lobby de Wall Street, ou de la Bahnhofstrasse, s’est vite remis du cataclysme qu’il avait provoqué.

 La Suisse, parce que la taille de ses deux grandes banques est à nulle autre pareille, va plus vite. Cette semaine, la réforme dite du «too big to fail» a franchi une étape décisive jeudi au parlement. Cependant, tout n’est pas encore réglé, à commencer par le montant de fonds propres dont les deux grandes devront disposer à l’avenir.

 Lundi, la Grande-Bretagne a publié un rapport, commandé par le premier ministre, qui préconise la séparation des activités de banque d’affaires de celles dites de détail… pour 2019.

Aux Etats-Unis, le mois prochain arrive une date butoir pour mettre en œuvre la «règle Volcker» qui interdit aux banques de spéculer pour leur propre compte. Tout indique que l’échéance sera manquée tant les oppositions ont repris de la vigueur depuis le vote de cette loi, l’an passé.

 La dernière affaire UBS met en cause de nouveaux instruments financiers, les ETF. Des fonds indiciels simples et bon marché que les opérateurs ont détournés de leur but premier. Et l’on redécouvre les alertes lancées par les régulateurs il y a plusieurs mois devant la complexité de ces outils. Censés réduire les risques, ces fonds peuvent aussi en créer. 

Pour l’homme de la rue, cela revient à constater que les banques ne savent toujours pas ce qu’elles font. Et qu’elles s’en moquent puisque leur importance systémique les met à l’abri de la faillite. Il n’a pas tort. L’inacceptable opacité d’UBS ne fait que renforcer ce sentiment

Par Frédéric Lelièvre/le temps

EN COMPLEMENT : L’intervention de la BNS aurait piégé le courtier d’UBS

L’intervention de la BNS aurait piégé le courtier d’UBS Une énorme position sur la hausse du franc serait à l’origine de la perte annoncée jeudi. Le trader impliqué a été inculpé de fraude

Infographie. Pris à contre-pied

«Besoin d’un miracle»: le message lancé le 6 septembre dernier sur Facebook par K. A., courtier de la division Delta One d’UBS, donnait l’indice sur l’origine de la perte de 2 milliards de dollars dont la banque a révélé l’existence jeudi. Pour une raison qui reste à déterminer et qui sera au cœur de l’enquête, le desk londonien d’UBS aurait laissé ouverte une position très importante pariant sur la hausse du franc. Le piège se serait refermé au matin du 6 septembre, à 10h pile, avec l’introduction surprise par la Banque nationale suisse (BNS) d’un taux de change plancher entre le franc et l’euro, fixé à 1,20 franc.

 Selon des témoignages recueillis hier par la chaîne américaine CNN, K. A. aurait vendu des fonds indiciels (ETF) libellés en francs. Dans cette situation, la bonne pratique voudrait que la banque couvre aussitôt le risque de change en revendant les francs récoltés lors de la transaction, notamment par des ventes à terme. Le courtier aurait omis de le faire, ce qui aurait entraîné une perte immédiate pour sa banque dans la matinée du 6 septembre, lorsque la monnaie helvétique subissait en quelques minutes la plus forte baisse de son histoire face à l’euro et au dollar sous le poids de l’intervention de la BNS. 

A contrario, si le cours du franc avait poursuivi sa hausse comme les jours précédents, le fait de reporter cette prise de couverture – ne serait-ce que de quelques dizaines d’heures – aurait pu rapporter gros à la banque. «Même dans ce cas, le trader aurait probablement dû s’expliquer a posteriori sur le risque encouru dans l’opération», estime un cadre d’une salle de courtage en devises interrogé par Le Temps. Selon lui, «il aurait peut-être reçu un blâme, au pire il aurait été licencié, mais l’affaire serait restée dans la banque.» Il en est allé tout autrement. En pleurs lors de l’audience, K. A. a été a été inculpé vendredi d’«abus de position et fraude comptable». D’après l’acte d’accusation, la première entorse présumée remonterait à 2008. 

Celui-ci s’est fait représenter par l’avocat Michael Caplan, de Kingsley Napley, la même étude qui avait défendu le trader Nick Leeson, condamné fin 1995 à six ans et demi de prison après avoir fait perdre 1,5 milliard de dollars à la banque britannique Barings, provoquant sa faillite.

 Selon la BBC, K. A. aurait lui-même contacté ses responsables pour leur indiquer qu’il était engagé dans des «opérations de trading non autorisées». La banque aurait alors passé au peigne fin toutes ses activités en cours, avant d’informer la FSA, l’autorité britannique de surveillance des marchés financiers, puis la police. 

La FSA et son alter ego helvétique, la Finma, ont annoncé hier soir l’ouverture d’une enquête sur les «événements ayant conduit à la perte de courtage subie par UBS». Celle-ci sera confiée à une «société externe indépendante», et devra faire la lumière sur les «défaillances des mesures de contrôle qui ont permis à l’activité de rester indétectée», précise le communiqué.

 Défaillances

 L’affaire a suscité de vives interrogations en Grande-Bretagne sur la régulation du système financier, qui avait été supposément renforcée dans la foulée de l’affaire Kerviel. Dans le cas présent toutefois, les experts pointaient en premier lieu les défaillances du contrôle interne de la banque plutôt que la régulation du secteur. 

L’expert interrogé par Le Temps estime que la perte de 2 milliards de dollars ne peut s’expliquer que par une position «gigantesque, de l’ordre au moins de la dizaine de milliards.» Il est «impensable», selon lui, qu’un tel pari puisse échapper aux organes de contrôles des risques de la banque. Les trois agences de notation, Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, ont annoncé hier qu’elles se tenaient prêtes à revoir à la baisse la mesure de la solidité financière d’UBS, évoquant les «faiblesses dans la gestion du risque du groupe». 

«Merci UBS», écrivait hier dans le Financial Times l’éditorialiste Martin Wolf, l’un des partisans de la réforme du système bancaire britannique, qui doit permettre d’isoler d’ici à 2019 les activités d’investissement du reste des banques, assenant: «Je n’aurais pas pu rêver de meilleure illustration des risques impossibles à réguler auxquels sont exposées les banques d’investissement.» UBS n’a plus livré d’informations sur l’affaire depuis son communiqué de quatre lignes diffusé jeudi matin.

Par François Pilet/le temps, avec les agences sep11

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Le dégât d’image est certain mais inestimable Par Servan Peca

Pour UBS, le dégât d’image est certain mais il reste indéfini La valeur comptable de la marque UBS devra être réajustée à la baisse

Peu importe si, comme l’affirmait vendredi le Tages-Anzeiger, UBS décide de réduire de manière drastique la taille de sa division de banque d’investissement. La valeur comptable de sa marque – son goodwill – sera forcément impactée par «l’accident de trading» à 2 milliards de dollars. «Même si le scénario évoqué ne se vérifie pas, des corrections comptables seront nécessaires à ce niveau», confie un expert-comptable.

 D’un point de vue technique, la valeur du goodwill est fixée par rapport au cash-flow qu’une entreprise est censée pouvoir dégager dans le futur. Il reflète la plus-value, ou la somme qu’une société serait prête à payer, en plus de la valeur vénale des actifs nets, pour acquérir cette activité.  «Comme la réputation de la banque est écornée, elle devrait logiquement perdre des clients, et donc des revenus», détaille notre interlocuteur. L’an dernier, par exemple, lorsque la banque s’était séparée d’UBS Pactual, sa filiale de banque d’investissement au Brésil, elle avait été amenée à enregistrer un «impairment» (une perte de valeur) de 1,12 milliard à la ligne goodwill et actifs intangibles, qui figure à l’actif de son bilan.Mais durant l’année 2010, alors qu’UBS n’enregistrait qu’une telle perte de valeur de 341 millions relative à son désengagement du négoce de crédits aux municipalités, la même ligne affichait un recul de 1,18 milliard sur une année, à 9,82 milliards de francs. Entre 2007 et 2010, trois années durant lesquelles la réputation de la grande banque a régulièrement été entamée, cet actif a perdu 32,4% de sa valeur. 

Selon le classement annuel 2010 établi par Interbrand, un cabinet parisien spécialisé dans le conseil et la gestion des marques, UBS figure au 72e rang des 100 enseignes les mieux valorisées au monde. Son image vaudrait 3,81 milliards de dollars, d’après Interbrand, qui utilise une méthodologie à peu près similaire aux dernières normes internationales en vigueur (IFRS), mais qui exclut les actifs intangibles. En 2007, la banque suisse était encore 42e, avec une valeur de marque évaluée à 9,838 milliards.

 Revers cinglant, selon S & P

 S & P, qui a placé vendredi la note de la banque sous surveillance négative, explique qu’elle tient également compte de cet aspect réputationnel. «Dans notre évaluation, cette perte est tout aussi importante d’un point de vue des bénéfices à court terme que du revers qu’il constitue pour la démarche de reconquête de la confiance dans laquelle était lancée UBS», écrit l’agence de notation dans son commentaire. Cet élément viendra augmenter le coût de refinancement de la banque et avec, sa future capacité bénéficiaire.

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Carsten Kengeter, le mieux payé d’UBS Par Mathilde Farine

Carsten Kengeter, le cadre le mieux payé d’UBS et patron de A. K. Le patron de la banque d’affaires ne semble pas pressé de démissionner

Le cadre le mieux payé de la banque en 2010. Carsten Kengeter, directeur général de la banque d’investissement d’UBS et chef de K. A., a empoché au total 9,32 millions de francs suisses  en 2010. C’est moins qu’en 2009, où il avait été gratifié de 13,2 millions. De son côté, Oswald Grübel, directeur général de la banque, s’était contenté en 2010 d’un salaire de base de 3 millions, sans bonus. Président de l’établissement, Kaspar Villiger avait perçu la moitié de ce chiffre

Nommé en avril 2009 à la tête de la banque d’affaires, Carsten Kengeter avait d’abord partagé les commandes avec Alex Wilmot-Sitwell, avant que celui-ci ne devienne responsable de la région Asie-Pacifique. L’objectif fixé aux deux hommes était de présenter des niveaux de bénéfices comparables à la période d’avant crise d’ici à 2014. Depuis novembre 2010, l’Allemand de 44 ans dirige seul la division d’investissement. 

Le banquier avait rejoint l’établissement en septembre 2008 et a été désigné coresponsable de la division «FICC» (pour revenu fixe, changes et matières premières) d’avril 2009 à janvier 2010. Il venait de Goldman Sachs et avait aussi officié chez Barclays de Zoete Wedd. Il avait commencé dans le secteur des fusions et acquisitions – un domaine qui «n’était pas mon truc. Je n’étais pas un Michael Douglas», confiait-il dans un entretien à eFinancialCareer en avril 2009 – avant de se diriger vers les investissements à taux fixes, où il appréciait la créativité nécessaire pour mettre en place de nouveaux produits. 

Pour l’heure, Carsten Kengeter ne s’est pas manifesté, malgré de nombreuses spéculations sur une démission imminente.

 source le temps sep11

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Les ETF, ces fonds qui ont pu faire perdre 2 milliards à UBS Par Eric Albert Londres

Infographie. Les fonds indiciels attirent toujours plus d’investisseurs

Les ETF, ces fonds qui ont pu faire perdre 2 milliards à UBS Inculpé, le trader d’UBS était un spécialiste des fonds indiciels

Delta One. Pour les amateurs d’aventures financières, le nom résonne désormais comme un avertissement. C’est dans le département Delta One qu’opérait Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale qui a lui aussi fait perdre des milliards à sa banque. C’est également dans la division du même nom, chez UBS, que travaillait K. A., l’homme inculpé pour avoir causé une fraude de 2 milliards de dollars. 

Mais que fait Delta One? Ce département regroupe tout le courtage dans les «paniers» de produits. On n’y échange pas de simples actions ou obligations, mais des indices, des «swaps», des produits dérivés. Bref, tout ce qui permet de jouer sur un ensemble de valeurs avec un seul produit composite.

 Pourquoi ce nom, Delta One? «Delta» représente l’écart entre le «produit panier» et les valeurs sous-jacentes qu’il est censé suivre. Si Delta est de un, la corrélation est parfaite.

 Dans les salles Delta One à travers la planète, la star montante depuis quelques années s’appelle «Exchange-traded fund» (ETF). K. A. en était un spécialiste. Comme souvent, l’idée de départ pour ce produit financier est simple et attirante. Il s’agit d’un fonds qui suit un indice (par exemple le Dow Jones ou le SMI). La nouveauté est qu’il est lui-même coté en bourse. Cela permet aux investisseurs d’acheter et de vendre très facilement une exposition à l’indice, sans avoir à acheter les actifs qui le composent. Pour des frais inférieurs aux fonds de placement classiques. 

Ces atouts expliquent leur succès, d’abord aux Etats-Unis dès les années 1990, puis en Europe dans les années 2000 (voir graphique). Résultats, les grandes banques qui fabriquent ces produits en ont inventé de nouveaux, pour couvrir des milliers d’autres secteurs. Il est ainsi possible d’avoir un ETF sur les «small caps» russes, le marché du blé, ou le franc… Le succès continuant, des ETF permettant de vendre à découvert des indices sont apparus, de même que d’autres à effet de levier.

 Les observateurs ont alors commencé à tirer la sonnette d’alarme. Tant que ces produits se basaient sur des marchés très liquides, il n’y avait pas de problème. Mais sur le blé ou les valeurs russes, les actifs sous-jacents peuvent être beaucoup plus difficiles à vendre rapidement. En cas de crise, les investisseurs sont-ils conscients des limites de ces produits? Terry Smith, de la société de gestion Tullett Prebon, avertissait dès janvier dernier, avec un billet sur son blog au titre évocateur: «Savez-vous ce qu’il y a dans votre ETF?» 

Les fabricants de ces fonds sont cependant allés encore plus loin. Plutôt que d’acheter les actifs sous-jacents des indices, ils ont commencé à créer des ETF «synthétiques». Ceux-ci utilisent des produits dérivés qui sont censés suivre l’indice en question. Rentrent alors en jeu des contrats de «swap», avec tout ce que cela comprend d’obscur, mais aussi de risque de contrepartie en cas de défaut.

 Résultat, les superviseurs de la finance mondiale ont commencé à y regarder de plus près. En avril, le Conseil de la stabilité financière (FSB), l’instance coordonnant les régulateurs du monde entier, s’inquiétait. Dans un rapport, il décrivait de «nouveaux éléments de complexité et d’opacité» introduits par ces produits, et certaines «évolutions fâcheuses». En juin, la Banque d’Angleterre ajoutait: «Les ETF peuvent augmenter des risques qui ne sont peut-être pas évidents pour les investisseurs.»

 Les émetteurs d’ETF répliquent cependant qu’il est injuste de faire le procès de ces produits. D’abord parce qu’on ne sait pas exactement comment UBS a perdu 2 milliards de dollars. Ensuite parce que ces fonds ne représentent que 3% des actifs gérés à travers le monde. Enfin, parce que personne ne dément qu’un ETF puisse faire perdre de l’argent, suivant l’évolution de l’indice qu’il suit: «Quand Jérôme Kerviel a perdu de l’argent, personne n’a accusé les produits «futures» [nldr: contrats à terme] qu’il avait utilisés», estime, sous le couvert de l’anonymat, un dirigeant d’une firme d’ETF. Avant d’ajouter: «Cette affaire [UBS] pose des questions sur la supervision à l’intérieur de la banque, pas sur les produits utilisés.»

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