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Zone Euro : Modeste progression des crédits bancaires au secteur privé en Octobre

Zone Euro : Modeste progression des crédits

Les crédits bancaires au secteur privé ont progressé de 2,7% au mois d’octobre Contre 2,5% en septembre.

Les prêts par les banques au secteur privé dans la zone euro continuent de progresser en octobre mais à un rythme trop modeste estiment certains économistes qui craignent le retour à une restriction du crédit.

source les Echos

Ces crédits ont progressé de 2,7% en octobre sur un an, contre 2,5% en septembre, a annoncé lundi un porte-parole de la BCE.

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Les prêts aux ménages ont progressé de 2,2% en octobre contre 2,9% en septembre. Les prêts immobiliers, la plus importante de leurs composantes, sont à l’origine de ce ralentissement, puisqu’ils n’ont progressé que de 3% contre +3,9% le mois précédent. Les crédits à la consommation continuent de reculer, avec -1,9% en octobre après -1,9% en septembre.

Quant aux prêts aux entreprises non financières, ils ont augmenté de 1,9% contre 1,6% en septembre.  Ces hausses restent «tortueusement lentes et il y a une inquiétude d’un retour au resserrement des conditions de prêt en raison des problèmes rencontrés par le secteur bancaire et des perspectives économiques actuellement affaiblies de la zone euro», estime Howard Archer, chef économiste chez IHS Global Insight.

Pour ses confrères de Commerzbank, Michael Schubert et Jörg Kräuer, «il y a une crainte croissante que la zone euro se dirige vers un resserrement du crédit», avec d’un côté «moins d’offre» et de l’autre «un déclin de la demande de crédit».

Lundi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’est montrée particulièrement pessimiste pour l’économie de la zone euro, jugeant qu’elle semblait être entrée en «légère récession» et devrait presque stagner en 2012 en raison de la crise de la dette qui, en cas d’événement «négatif majeur», pourrait avoir des conséquences «dévastatrices» pour tous les pays riches.

Par ailleurs, la masse monétaire M3, qui permet à la BCE de mesurer les pressions inflationnistes à moyen terme, a progressé de 2,6% en octobre contre 3% en septembre, selon un chiffre révisé légèrement en baisse.

Les chiffres traduisent-ils vraiment la réalité ?

En fait, les banques ont commencé à réduire leur production de crédit, mais principalement à l’étranger, ce qui ne se voit pas dans les chiffres nationaux. « Les banques vont concentrer leurs ressources sur leurs marchés domestiques », affirme sans détour un grand banquier français. Cela n’empêchera pas les banques de réaliser des ajustements « qualitatifs » envers les entreprises, comme elles le font déjà auprès des particuliers : elles se montrent plus sélectives envers les clients les moins solvables. Dans la dernière enquête de la Banque de France, 30 % d’entre elles ont indiqué qu’elles allaient resserrer « quelque peu » leurs critères d’octroi de crédit. 

Pourquoi y a-t-il un risque sur la disponibilité du crédit ?

Les banques européennes, et françaises en particulier, se sont engagées dans des plans de réduction de leurs bilans, afin d’afficher un niveau de solvabilité plus élevé sous la double pression des marchés et du régulateur. Elles ont donc lancé une course aux fonds propres et taillent dans leurs engagements. Les portefeuilles sont passés au peigne fin. Plusieurs établissements français ont annoncé leur quasi-retrait de certains marchés, comme les financements d’avions, de bateaux ou les financements export, devenus trop difficiles à financer en dollars. De même, elles privilégient leurs clients stratégiques : grands clients domestiques, voire internationaux, qui leur assurent un niveau de revenus minimum. Ce que les financiers appellent le « deleveraging » pourrait représenter de 500 à 3.000 milliards d’euros d’ici à juin 2012, selon les analystes de Barclays, soit 10 % des actifs des banques.

 Qui va en faire les frais ?

Les grandes entreprises devraient moins souffrir des restrictions du crédit dans la mesure où elles ont accès à d’autres modes de financement, comme les marchés obligataires ou les placements privés de dette. Ce dont les PME ne disposent pas. Par ailleurs, les arbitrages géographiques faits par les banques commencent à être visibles. Les zones émergentes sont les premières touchées, car ce sont celles où les crédits ont le plus progressé. Entre 2005 et 2011, selon une étude de RBC, les banques de la zone euro ont multiplié par 4,2 leur exposition aux marchés émergents, à 2.600 milliards de dollars, soit 12 % du PIB de ces économies. Or elles vont devoir couper dans ces portefeuilles, alimentant à leur tour un risque de « credit crunch » dans ces régions. Le risque est particulièrement élevé en Europe de l’Est, où sont concentrés près de la moitié des engagements de crédit des banques de la zone euro dans les pays émergents.

source agences+les echos nov11

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