A Chaud!!!!!

Les Clefs pour Comprendre : L’austérité /La meilleure et la pire des choses par Bruno Bertez

 Les Clefs pour Comprendre : L’austérité /La meilleure et la pire des choses par Bruno Bertez 

« Notre système politique est responsable collectivement de tous les fonctionnaires que nous avons embauchés par favoritisme, des privilèges que nous avons accordés par la loi, des demandes scandaleuses que nous avons satisfaites, des syndicalistes et des hommes d’affaires que nous avons favorisés et des voleurs que nous n’avons pas mis en prison ». George Papandreou, devant  le Parlement grec le Dimanche 12 Février  2012

 

Les Pouvoirs jouent sur l’ambiguïté et font exprès de généraliser, mettre tout dans le même sac pour paralyser la critique et la réflexion.
    L’une des mystifications les plus évidentes est de faire semblant d’assimiler l’austérité au niveau d’un pays à austérité au niveau d’un ménage. C’est ce que font les Allemands qui disent aux autres : « Vous avez vécu au-dessus de vos moyens !!! »

Hélas ou heureusement l’austérité c’est plus complexe que cela car un menage c’est une unité , une unité de responsabilité dans la dépense. Le menage existe et ses dépenses sont son choix, elles l’engagent. Il surconsomme, se surendette, il doit être tenu pour responsable et donc l’austérité paraît justifiée.
Uns nation, un pays, à fortiori un ensemble de pays cela ne fonctionne absolument pas comme cela. Ce n’est que par un artifice malhonnête que l’on unifie et dit , les Grecs, les Espagnols, les Portugais.
Il y a au niveau d’un pays ou d’un ensemble de pays à la fois des gens qui sont responsables de la gabegie, du surendettement, de la faillite et qui en ont profité soit par enrichissement accru soit par pouvoir accru; et il y a des gens qui n’ont eu aucun rôle actif dans tout cela. Même si ils ont reçu quelques miettes des largesses électorales par exemple. Ce n’étaient pas eux qui étaient décisionnaires.

On peut aller plus loin et distinguer divers types austérité, nous le ferons peut être , mais à ce stade cela suffit pour notre objet.

L’austérité dont on parle en ce moment pour la Grèce, l’Irlande, l’Espagne , le Portugal s’analyse a plusieurs niveaux :

  • Au niveau du pays : le pays a profité du mythe de la convergence européenne pour s’endetter et vivre au dessus de ses moyens
  • Au niveau du système politique, il a acheté la paix sociale et les réélections par des largesses du wellfare state non financées
  • Au niveau de la kleptocratie qui a profité de la situation non pour faire des investissements productifs porteurs d’avenir mais pour accumuler du capital financier
  • Au niveau de individus , inconséquents, qui ont acheté et suracheté voitures, homes cinemas, ipod etc sans se préoccuper de proportionner leurs dépenses à leur recettes

L’une des taches de base des govies en place, des medias, des syndicats devrait être de réclamer une étude sur le thème qui a profité , qui a profité le plus ?
A partir de cette étude on pourrait ouvrir un débat, faire des choix légitimes ou en tous cas éclairés.

On se refuse à le faire bien que techniquement cela soit possible.

Alors que fait-on?

On fait la chose la plus scandaleuse la plus inique que l’on puisse imaginer en terme de justice sociale et en terme d’intérêt général :

L’austérité actuelle est un moyen détourné de faire payer aux citoyens l’accumulation des erreurs, des malhonnêtetés, des veuleries des banques, de leurs prêteurs obligataires, des gouvernements qui ont profité de la dérive financière, des banques centrales qui l’ont permise, c’est cela l’austérité actuelle . Et c’est pour cela qu’il faut la refuser.

D’autres solutions sont possibles comme la restructuration des dettes, la transformation en capital des dettes obligataires des banques, la conversion des dettes courtes en longues et bien sûr la taxation de l’enrichissement abusif et malsain accumulé pendant la dérive financière. C’est alors, seulement alors quand on aura fait cela que l’on pourra prendre les autres mesures qui s’imposent à l’évidence, comme la remise à un niveau supportable du welfare state, le rabotage du gaspillage et de la gabegie de l’état et de son administration, la mise à plat équitable des systèmes de retraites.
On pourra le faire car on sera légitime moralement et il faudra, dans un tel cadre tenir bon avoir du courage.

De même au lieu de profiter de la situation pour imposer de façon autoritaire une évolution non démocratique de l’Europe, il faudra formuler les choix possibles, les éclairer…

BRUNO BERTEZ Le 14 Février 2012

17 réponses »

  1. Mercredi 15 février 2012 :

    L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, veulent que la Grèce quitte la zone euro.

    C’est un secret de polichinelle.

    Mais le ministre des Finances grec vient juste de s’en apercevoir.

    Grèce : « Plusieurs » pays de la zone euro « ne veulent plus de nous » affirme Vénizélos.

    « Plusieurs » pays de la zone euro « ne veulent plus de nous », a déclaré mercredi le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos, qui souhaite « convaincre » les pays partenaires que la Grèce pourra « réussir » à y rester.

    « Il faut dire la vérité au peuple grec, il y a plusieurs (pays de la zone euro) qui ne veulent plus de nous. Et il faut les convaincre » que la Grèce peut « réussir » à y rester, « pour les prochaines générations, pour nos enfants », a déclaré M. Vénizélos à son arrivée chez le président de la République Carolos Papoulias.

    http://www.boursorama.com/actualites/grece-plusieurs-pays-de-la-zone-euro-ne-veulent-plus-de-nous-affirme-venizelos-2116d225dbd6ea3b0c2c988bd4ad4cd6

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  2. Un documentaire intitulé Debtocracy – Chréokratia (Chréos est le mot grec pour « dette ») fait fureur en Grèce depuis la mise en coupe réglée du pays sous les fourches caudines du FMI. Voici une traduction de ce film qui explique les mécanismes de l’assujettissement d’un pays par ce que les économistes appellent la Dette Odieuse.

    « Debtocracie » dixit « LA GOUVERNANCE PAR LA DETTE » évoque les causes et les solutions prônées par la classe politique pour faire face à la dette. Une mise à plat des solutions et des analyses alternatives pour régler le problème systémique de l’endettement, principale cause des mobilisations de ces dernières semaines – comme de celles à venir…

    A l’heure où les grecs et les espagnols se révoltent contre l’austérité, les français sont priés de soutenir le visage gras du FMI qui est l’instrument de cette « cure d’amaigrissement » drastique imposée aux nations. L’arme de la dette, et son corollaire l’austérité, sont illustrés et analysés dans ce documentaire grec sur les ravages des politiques mondialistes tout en évoquant les alternatives.

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    • Merci pour ce documentaire très intéressant. Le problème malgré tout, c’est que les gens qui font ce genre de documentaire sont persuadés que le capitalisme est LA cause, même s’ils voient bien aussi que les politiques ont leur part de responsabilité. Et hélas, les « experts » étrangers de ce documentaire sont assez largement anti-capitalistes au sens bien gauchistes du terme… ce qui est peu efficace pour comprendre vraiment les problèmes.

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  3. Le président du directoire de Bosch, l’un des industriels les plus respectés d’Allemagne et proche conseiller de la chancelière Angela Merkel, a plaidé pour une sortie de la Grèce de l’Union européenne dans un entretien à Manager Magazin.

    « Cet Etat, avec ses retraités fantômes et ses gens riches qui ne paient pas d’impôts, un Etat qui n’a pas d’administration qui fonctionne, n’a pas sa place dans l’Union européenne, » a déclaré Franz Fehrenbach dans un entretien à paraître vendredi 17 février.

    Il s’agit du dernier en date d’une liste de grands dirigeants d’entreprises allemandes à s’élever contre le rôle de la Grèce dans l’UE et la mise en place d’un deuxième plan d’aide. Selon une enquête menée auprès de plus de 300 dirigeants parue dans le magazine, environ 57 % d’entre eux souhaitent une sortie de la Grèce de la zone euro et un retour à la drachme.

    A la question de savoir ce que les dirigeants politiques devraient faire si la Grèce ne quittait par la zone euro de son propre chef, Franz Fehrenbach, qui ne s’exprimait pas en tant que conseiller du gouvernement, a répondu : « Alors, l’Union Européenne doit modifier ses lois et l’expulser, aussi difficile que cela puisse paraître. »

    Reste par ailleurs un désaccord sur le point de savoir s’il faut conserver l’objectif d’un niveau d’endettement public grec ramené à 120% du PIB d’ici 2020 ou si on peut le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125% du PIB. Sur ce point, « il y a les fétichistes du 120% qui n’en démordent pas », en particulier les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande, selon une source proche des négociations.

    « Nous faisons face à une situation particulière, on nous pose toujours de nouvelles conditions, et cela est dû au fait qu’il y a des puissances dans l’Europe qui jouent avec le feu, qui croient que la décision d’octobre sur le nouveau prêt pourrait ne pas être appliquée, et qui veulent que la Grèce soit hors de la zone euro », a déclaré le ministre des Finances grec M. Vénizélos, à l’issue d’une rencontre sur l’économie avec le président grec Carolos Papoulias.

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a réaffirmé mercredi la volonté de son pays d’aider la Grèce, mais seulement si celle-ci n’était pas « un puits sans fond ».

    Mais le Luxembourg, quatrième pays de la zone euro toujours noté « triple A » par les trois grandes agences de notation avec l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, a également manifesté son impatience ces derniers jours.

    Son ministre des Finances, Luc Frieden, a laissé entendre lundi que la Grèce pourrait être exclue de la zone euro si elle ne tenait pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit public. « S’ils ne font pas tout cela, je pense qu’alors nous devrons continuer avec 16 pays » dans l’Union monétaire et « qu’ils s’excluent eux-mêmes de la zone euro », a-t-il dit.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-amere-et-determinee-face-a-des-europeens-intransigeants-2116d225dbd6ea3b0c2c988bd4ad4cd6

    En clair :

    L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, ne veulent plus prêter des dizaines de milliards d’euros à la Grèce, car ils savent que la Grèce ne les leur remboursera jamais.

    L’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande, veulent que la Grèce quitte la zone euro.

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  4. Mercredi 15 Février
    Quelques remarques sans souci ou intention de synthèse.

    La question de la sortie de la Grèce de la zone euro mais de son maintien dans l’UE est maintenant évoquée de plus en plus souvent et par de plus en plus d’interlocuteurs. Les choses évoluent . Peut être les décisions sont elles prises mais que les préparatifs eux, ne sont pas encore terminés. Dans un monde dominé par l’opacité, le mensonge, le mépris des citoyens tout est possible. Ce qui est sûr, c’est que les soi disant dirigeants ont intérêt à ne pas se rater, car s’ils jouent aux apprentis sorciers, ils risquent un moment Lehman. La sortie est jouable,à condition être réglée au millimètre près.

    Les chiffres du TIC qui retracent les flux de capitaux aux Etats Unis viennent de sortir, ils confirment que la Russie et la Chine vendent des treasuries .
    Que font-ils de leur argent, mystère :

    Les chiffres et indicateurs US semblent de moins en moins fiables et erratiques, certains en tirent des conclusions négatives, nous restons prudents et dubitatifs.
    On peut aussi bien être dans une embellie réelle que dans un piège. Les effets saisonniers sont très importants et nous vous rappelons que les desaisonalisations ne tiennent pas compte, paradoxalement …. de la météo. Faites comme nous réserver votre jugement.

    Nous suivons depuis longtemps Antoine Brunet. Son obsession anti chinoise mérite attention. La thèse de BRUNET est que la Chine fait tout pour nuire aux américains et aux européens. Il pense que les Chinois veulent nous asphyxier et vassaliser, ce que nous pensons également. Les Chinois sont nos compétiteurs stratégiques et à long terme ils veulent supplanter les deux monnaies de réserves , dollar et euro et promouvoir le yuan. Cela ne fait aucun doute. En attendant ils se servent périodiquement de l’or pour affaiblir le dollar, et ils maintiennent un taux de change trop élevé de l’euro pour nous asphyxier.
    Sans cesse les chinois parlent d’aider l’Europe et ils ne font jamais rien, en revanche ils empêchent l’euro de baisser alors que cela ferait du bien en ces temps d’austérité.
    La thèse de Brunet mérite d’être mise dans un coin et de rester présente à l’esprit.
    Nous avons fait attention et nous avons remarqué la répétition des coïncidences des déclarations chinoises avec les événements et de fait cela est troublant. La Chine tout en proclamant qu’elle nous aide ne fait rien pour nous et nous met les bâtons dans les roues . Les déclarations d’hier soir sont un élément de plus au dossier.

    Si cela est vrai les dirigeants euros sont bien naïfs d’aller implorer ceux qui nous nuisent. Merkel en tête encore ces jours ci .

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    • je suis dubitatif sur la théorie sur les chinois:ils sont pragmatiques ,comme nous.s’ils peuvent etre no1 et dicter leur loi aux autres ils ne s’en priveront pas.et puis qui lance des guerres actuellement?seuls les occidentaux(irak afghanistan lybie iran).les chinois sont remarquablement pacifiques.je ne les crois pas assez puissants financièrement pour manipuler l’euro et l’or est un minuscule marché.
      pour revenir sur la phrase de papandreou au debut de l’article,une seule question:qui l’a obligé a gouverner et a appliquer avec ferveur tout ce qu’il dénonce maintenant?personne.il faut juste avoir un peu de conscience,il n’en a pas été capable.il a plongé dans le vice avec toute son énergie.alors quelques larmes de crocodile avant les tribunaux?

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      • @yak
        les chinois sont remarquablement pacifiques. ????

        Cela fait déjà plusieurs années que la Chine a créé des documentaires de propagande à destination de sa population pour la préparer à la guerre, en vantant les mérites de son armée, la grandeur de son Histoire, le futur de l’Empire etc. Donc pacifique ??? Il y a mieux !!

        Le budget chinois de la Défense pourrait doubler d’ici 2015
        http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20120214trib000682995/-le-budget-chinois-de-la-defense-pourrait-doubler-d-ici-2015.html

        Quand la Chine s’arme, Washington s’inquiète
        http://www.lexpress.fr/actualite/monde/quand-la-chine-s-arme-washington-s-inquiete_1024365.html

        Leur faible implication dans les guerres contre le terrorisme (hormis le cas de la Libye à part), tient à d’une part à une très grande politique de fermeté interne face à « leurs » terroristes (c’est comme les Russes avec les pirates, exécution sommaire filmée diffusée et vogue la galère, vous n’y reviendrez pas de sitôt ! même si avec le terrorisme religieux, c’est moins simple), d’autre part aux très nombreux accords et accommodements raisonnables de la Chine avec l’Iran, l’Arabie Saoudite et consorts… pour cause d’approvisionnement en pétrole et de concession d’exploitation. Lâcher la proie pour l’ombre les Chinois, vous n’y pensez pas !! LA vie humaine n’est pas si précieuse que cela quand on se compte en milliards

        http://www.bivouac-id.com/billets/chine-19-morts-lors-dattaques-menees-par-des-terroristes-musulmans-ouighours-entraines-au-pakistan/

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        • je ne conteste pas ce que vous dites.aucun peuple n’est pacifique,pas meme les indiens pourtant bouddhistes!mais dans les faits,le monde occidental est le plus belliqueux et agressif.les chinois ont ils attaqué taiwan?non ils essayent de l’annexer en douceur.la france a bien attaqué la lybie!enfin les faits:la chine est elle en guerre contre un autre pays?pas a ma connaissance.y a t il des soldats chinois en afrique?non,mais des français oui!

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          • Les Chinois sont pragmatiques : pourquoi aller faire une guerre au nom des bons sentiments, à l’issue incertaine et coûteuse, alors qu’en s’arrangeant avec les gouvernements en place, on obtient ce que l’on veut ?
            La Chine post Mao exsangue est récente… et, de façon évidente, il n’y a pas d’opinion publique pour s’offusquer de manque de liberté, de démocratie ou de trop de sévices AILLEURS que chez eux… C’est déjà dur chez eux, alors ailleurs… Aucun bénéfice politique à en attendre donc… Donc pas de guerre. Si la crise économique touche violemment la Chine, je doute que l’ennemi extérieur ne soit pas mobilisé par le Parti…

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  5. A la place de cette solution intelligente et bienveillante, nous auront … la guerre …
    curieusement, la guerre est absente de la blogosphère, pourtant on y va tout droit !

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    • Ah non, notre blog préféré le met justement dans ses recommandations blogesques 😉 !
      Minuit Moins Une Le Blog de la crise qui arrive/ De la crise financière à la 3ème guerre mondiale

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  6. Les alternatives à la guerre sont deux : soit la répression pour le maintien du status quo (cf Syrie, mais aussi Grèce) soit la révolution (toujours en Grèce, car ce n’est pas fini), plus ou moins violente (perso j’espère non violente).

    L’histoire nous apprend que les puissances impérialistes se sont partagées le monde avec le congrès du Berlin (1880), ce qui a amené à la 1ère GM. Elles ont convaincu les peuples que pour le bien de la nation, pour sortir de la faim et de la misère, il fallait aller à la conquête des nations et des peuples inférieures.

    Toutefois, les russes envoyés à la boucherie par wagons de milliers ont dit : assez ! Ils ont bien décidé de couper la tête au Tsar… Ils ont été suivis par les chinois 40 ans après.

    Au même temps, les nations occidentales n’avaient rien compris. Elles ont poursuivi dans leur élan de domination et de soumission. Cette fois, cela a produit d’autres -ismes, en Italie et en Allemagne (dans cette dernière par le vote « démocratique ») et par la suite la 2ème GM.

    Restaient alors le modèle actuel de la finance qui dicte les ordres et celui de l’État et ses plans quinquennaux.
    L’Europe, au milieu de tout cela, a profité de cette situation pouvant jouer avec les deux : rien de mieux pour tout le monde d’avoir des multinationales et des puissants syndicats communistes dans le même pays.

    La finance ayant compris cela a identifié dans les syndicats avides l’ennemi a contourner. Elle a donné voix à Solidarnosc en Pologne et a ouvert une brèche. Ensuite tout l’édifice est tombé comme un château de cartes… Et le pire c’est que les socialistes (un autre -isme) ont aidé la finance à atteindre son objectif, partout, en France, en Italie ils sont encore aujourd’hui traités de voleurs (cf. Craxi) et en Grèce on n’en parle pas.
    Reste la Chine, qui a écrasé de milliers d’étudiants sans pitié, en faisant ce que fait la Syrie aujourd’hui, mais si cela ne dérange pas la finance et son club, on peut y faire les jeux olympiques.

    Les govies d’Europe avaient choisi de s’allier avec la finance gagnante sur le modèle reganomics-dame-de-fer qui au passage avait arrêté les ambitions des nippons, tout en expérimentant la gouvernance de la dette dans les pays qui ne voulaient lui dérouler le tapis rouge, voire même en enrôlant l’armée bénie de Dieu (God bless America, et ses alliés) pour détruire les plus hostiles qui voulaient tout pour eux (Sandinistes, Milosevic, Saddam, afghanes, Kadhafi, et beaucoup d’autres).
    Aujourd’hui la finance gagnante poursuit sa course vers l’enrichissement sans limites. Et c’est au tour de l’Europe, en particulier Europe du Sud de laisser tomber sa spécificité acquise dans la période précédente à cause des partis communistes et des syndicats avides.

    La finance gagnante gère des sommes comparables à 15 fois le PIB mondial. Aucun État peux jouer avec elle. Ils peuvent en revanche en épouser les règles maléfiques et se faire la guerre. La Chine l’a fait, comme l’ont fait les autres. La Grèce doit le faire, c’est le message qu’on lui envoie. Tout le monde regarde là bas et se demande : « est-ce que cela se passera chez moi aussi ? »…..

    La balle est dans le camp des citoyens car nous sommes revenus au départ. Dans les années à venir soit les canons seront armés à nouveau pour permettre l’accumulation, la destruction créatrice avec l’aval des misérables désespérés, affamés et manipulés ; soit ces derniers prennent conscience et utilisent leur créativité pour faire autrement.
    Le monde est devenu petit, les riches manipulent des sommes gigantesques et bâtissent des mégapoles dans le désert, tandis que des continents entiers sont mis en vente pour les nourrir.

    La crise énergétique sera la mèche qui donnera le feu aux poudres. La finance veut gagner encore et plus, elle n’hésite pas à s’engraisser en accélérant le processus, qu’elle soit alliée à l’oncle Sam ou au Dragon.
    Envolée du pétrole + émeutes de la faim. Crise des subprimes + révolutions arabes. Crise de la dette + révoltes en Grèce, Portugal, Occupy….
    Nous devons agir pour désamorcer la bombe, nous devons agir au quotidien pour un monde meilleur, en disant les choses telles qu’elles sont, en choisissant ce que nous achetons tous les jours, car c’est un vote économique bien avant que politique. Les idées sont multiples et peuvent constituer une chance pour l’Europe toute et pour tous les autres damnés. Ces derniers doivent devenir les citoyens de demain. Tout le monde doit faire sa part.

    Il n’y a pas de -ismes valables ni de personnages qui parlent d’une tribune en disant qu’ils ont la vérité. Moi compris.

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  7. L’accord grec permettra de gagner du temps, mais pas de sauver la Grèce.

    Hier (21 février), de nombreux experts et décideurs politiques se sont accordés sur le fait que le second renflouement de la Grèce ne permettrait que de faire gagner du temps à Athènes. Certains misent même déjà sur une sortie discrète de la zone euro pour ce pays surendetté et frappé par la récession.

    Le plus grand mérite du plan de sauvetage approuvé mardi 21 février est de garantir que le reste de la zone euro sera protégé des retombées de la crise de la dette grecque, ont affirmé les experts et personnalités politiques. « C’est un résultat important qui permet d’éviter les risques immédiats de contagion », a déclaré le premier ministre italien, Mario Monti.

    Cet accord complexe conclu lors de négociations ardues qui ont duré toute la nuit permet de gagner du temps pour stabiliser la zone euro et renforcer ses pare-feu financiers, mais personne ne sait si la Grèce sera capable de se remettre sur pied et d’éviter le défaut de paiement sur le long terme.

    Le ministre suédois des finances, Anders Borg, s’est montré particulièrement direct dans ses déclarations. « Bien sûr que les Grecs demeurent coincés dans leur tragédie ; c’est un nouvel acte dans une pièce dramatique qui va encore durer longtemps. Je ne pense pas que nous devrions considérer qu’ils ont réglé certains de leurs problèmes, mais je pense par contre que nous sommes parvenus à faire du problème de la Grèce un problème uniquement grec. La Grèce n’est plus une menace à la relance de l’Europe, c’est un pas en avant. »

    Vers une sortie discrète de la zone euro.

    L’accord implique qu’Athènes s’engage à continuer à appliquer des mesures d’austérité. Les fonctionnaires européens affirment en effet qu’une nouvelle vague de réduction des salaires et de privatisations devrait permettre de remettre l’économie sur le chemin de la croissance dès 2014. Mais personne ne semble trouver cet objectif réaliste. Dans un rapport confidentiel, la troïka (le FMI, l’UE et la BCE) reconnaît que les perspectives budgétaires de la Grèce se sont détériorées à un tel point que son ratio dette/PIB pourrait toujours être de 160 % en 2020.

    Jennifer McKeown, économiste senior spécialisée sur l’Europe chez Capital Economics, a déclaré : « Les mesures d’austérité que la Grèce devra mettre en oeuvre et le contrôle renforcé de la troïka sur fond de protestations de la population rendront les choses plus difficiles et entraîneront le pays vers une récession encore plus profonde. Il existe un risque que la Grèce sorte de la zone euro cette année. »

    Eurointelligence, un site économique de commentaires et d’analyses géré par Wolfgang Münchau, un membre de l’équipe fondatrice du Financial Times, a expliqué que cet accord avait « ouvert la voie à une sortie discrète de la Grèce ».

    http://www.euractiv.fr/accord-grec-permettra-gagner-temps-sauver-grece-article

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