Commentaire de Marché

Ralentissement de la croissance aux Etats-Unis : Difficile de forcer à boire un ane qui n’a pas soif !!! par The Wolf

Ralentissement de la croissance aux Etats-Unis : Difficile de forcer à boire un ane qui n’a pas soif !!! par The Wolf

Le PIB américain a augmenté de 2,2% au premier trimestre 2012, après une hausse de 3% les trois mois précédents.

La hausse des stocks des entreprises et une baisse de l’investissement ont été compensés en partie par une hausse plus rapide des dépenses de consommation des ménages et des exportations. Bref  avilissement de la monnaie et endettement massif sont toujours les mamelles de la croissance inflationiste made in  US….. pour le grand bonheur des Paul Krugman, Ambrose Evans  Pritchard  et autres Martin Wolf idéologues anglosaxons patentés du extend and pretend et kick the can généralisés….

 

La croissance économique des Etats-Unis a ralenti nettement au premier trimestre , selon la première estimation officielle du PIB américain de l’hiver publiée vendredi à Washington. Par rapport au trimestre précédent, le produit intérieur brut du pays a augmenté de 2,2% en rythme annualisé de janvier à mars après avoir progressé de 3% pendant les trois mois d’automne, a indiqué le ministère du Commerce. Le chiffre du ministère est inférieur à l’estimation médiane des analystes, qui donnait un taux de croissance de 2,5% au premier trimestre.

  Si l’on compare  les taux de croissance des économies des pays de la zone euro, des Etats Unis et de la Grande Bretagne à partir de 2003 (base 100) sur un graphique(voir plus haut). Il devient clair que les Etats Unis ont distancé les pays européens depuis 2009, et qu’ils ont connu de bien meilleurs taux de croissance. Normal : les Etats Unis ont mené une politique de type néokeynésienne à coup d’incitations fiscales, d’achats massifs d’actifs largement financés par la planche à billets (les fameux »hélicoptères » de Ben »docmatic » Bernanke ). Au final… un taux de croissance fictif  largement financé  par toujours plus de dette et le crédit.

PLUS DE THE WOLF :  

Un des soucis sur cette reprise est donc bien l’émergence à terme de l’inflation, provoquée en bonne partie par l’envolée du prix du pétrole et des matières premières survitaminés par l’argent spéculatif et par la politique économique de la FED. Inflation qui a encore davantage d’impact sur les pays émergents que sur les pays développés et qui peut donc  faire dérailler à tout moment la pseudo reprise économique. Aux Etats-Unis aussi bien qu’en Europe l’inflation  frôle maintenant les 3%. On sait que  c’est voulu par Bernanke qui voit ainsi le moyen de rembourser la dette américaine en monnaie de singe avec des taux maintenus artificiellement à zéro et en réalité devenus mèmz négatifs. Le marché ne prévoit dailleurs pas de recul significatif de cette inflation puisque qu’elle ressort à presque 2.5% à partir du calcul sur les obligations indexées.

Interessant donc de constater que le ralentissement du PIB découle d’une contribution moins forte de la hausse des stocks des entreprises « et d’une baisse de l’investissement privé hors logement qui ont été compensés en partie par une hausse plus rapide des dépenses de consommation des ménages et des exportations », dixit le ministère dans un communiqué.  Revers de la médaille cette hausse des dépenses a été « financée par une baisse notable du taux d’épargne »et par une reprise du crédit : le rythme de croissance ne sera donc pas nécessairement aisé à maintenir. La hausse de la consommation est ainsi passée de 2,1% pendant l’automne à 2,9% de janvier à mars.

 Dans le détail selon les chiffres officiels, l’investissement privé hors logement a reculé, pour la première fois depuis l’automne 2009, de 2,1%.

A l’inverse, l’investissement dans le logement a bondi de 19,1%. Réalisant ainsi sa meilleure progression depuis le printemps 2010, il a apporté 0,4 point de croissance, un peu moins que la hausse des stocks des entreprises (0,6 point), qui avait été le moteur principal de la croissance au quatrième trimestre en assurant 1,8 point de hausse du PIB.

Selon le ministère, la demande intérieure finale pour les produits américains a augmenté de 1,6% au premier trimestre, contre 1,1% au trimestre précédent. Grâce à l’accélération des exportations, le commerce extérieur a finalement eu un effet nul sur la croissance économique du pays pendant l’hiver alors qu’il l’avait légèrement entamée au quatrième trimestre. A noté une météo particulièrement clémente qui a constitué un frein important à l’importation de produits énergétiques

Le ministère indique encore que la baisse de la dépense publique a continué, mais à un rythme moins rapide que pendant l’automne, faisant perdre finalement 0,6 point de croissance au pays contre plus de 0,8 au quatrième trimestre.

En résumé et à  défaut d’ètre de la partie dans le match qui oppose austérité déflationiste contre croissance inflationniste nous nous prononçons désormais  pour un match nul avec zéro pointé et bonnet d’ane….

THE WOLF Le 27 Avril 2012  

EN BANDE SON:

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s