Commentaire de Marché

La véritable crise bancaire : 2e partie Par : Eric Sprott et David Baker(Mai2012)

La véritable crise bancaire : 2e partie Par : Eric Sprott et David Baker 

source Bloomberg

Et c’est reparti. En juillet 2011, nous avons publié un article intitulé « La véritable crise bancaire », où nous discutions de l’instabilité croissante des banques de la zone euro, qui subissaient les contrecoups des retraits massifs des déposants. Depuis ce temps (et deux injections de liquidités par l’entremise des opérations de refinancement à long terme et de nombreux autres plans de relance plus tard), les banques de la zone euro, telles qu’elles sont représentées par l’indice Euro Stoxx Banks, ont chuté de plus de 50 % par rapport à leurs niveaux de juillet 2011, à un point tel où elles sont présentement sur le bord d’un autre effondrement causé par la situation catastrophique qui sévit en Grèce et en Espagne.

 INDICE EURO STOXX BANKS 

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Source : Bloomberg

 Le mercredi 16 mai dernier, on annonçait que les déposants grecs avaient retiré une somme allant jusqu’à 1,2 milliard d’euros de leurs banques locales les lundi et mardi précédents, ce qui représente 0,75 % du total des dépôts(1). Par ailleurs, des rapports indiquent qu’une somme allant jusqu’à 700 millions d’euros a été retirée la semaine précédente, ce qui porte à 3 milliards d’euros la somme sortie du système bancaire grec depuis les élections du 6 mai dernier en Grèce, pulvérisant essentiellement ce qui restait des liquidités du système du pays(2). Selon Reuters, à la fin de janvier 2012, les banques grecques avaient déjà collectivement emprunté la somme de 73,4 milliards d’euros et de 54 milliards d’euros de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque de Grèce, respectivement, ce qui correspond à environ 77 % des 165 milliards d’euros laissés en dépôt dans le système bancaire grec à la fin de mars par les ménages et les entreprises(3). La récente flambée des retraits a forcé les banques grecques à emprunter une somme de 18 milliards d’euros d’un fonds d’urgence (libéré le 28 mai) qui, s’il est épuisé, laissera le pays avec un coussin d’à peine 3 milliards d’euros(4). La situation est très périlleuse. La Grèce est ni plus ni moins à 21 milliards d’euros d’un effondrement total de son système bancaire, ou d’un autre important plan de relance provenant de la BCE.

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 La façon dont les événements se déroulent ne surprend probablement personne, mais le temps que les derniers déposants grecs ont pris pour retirer leur argent nous laisse certainement perplexes. Des documents officiels indiquent que les banques grecques ont seulement perdu le tiers de leurs dépôts entre janvier 2010 et mars 2012, ce qui soulève la question à savoir pourquoi elles ont dû emprunter tant de capitaux auprès de la BCE entre-temps(5). Cela dit, les déposants grecs ont finalement atteint leur trop-plein, et les deux dernières semaines illustrent parfaitement à quelle vitesse les retraits massifs d’épargnants déterminés peuvent entraîner un pays dans une autre crise. Les statistiques présentées ci-dessus démontrent que le système bancaire est presque entièrement décimé en Grèce et que, au moment où l’on se parle, aucune personne ou société sensée n’accepterait de conserver des sommes en dépôt auprès d’une banque grecque, à moins de ne pas avoir le choix.

 Il n’en reste pas moins que nous sommes maintenant au mois de mai 2012 et que la Grèce se retrouve dans la même situation qu’avant le plan de sauvetage de mars 2012. Avant l’aide financière, le solde de la dette grecque s’établissait à environ 368 milliards d’euros, et le rendement des obligations de l’État grec était supérieur à 35 %(6). Le 9 mars, les autorités ont réussi à convaincre les investisseurs privés de renoncer à une somme de plus de 100 milliards d’euros de cette créance et mis en œuvre un plan de sauvetage d’une valeur de 130 milliards d’euros, lequel a incité M. Nicolas Sarkozy à affirmer que la crise de la dette grecque avait finalement pris fin(7). Aujourd’hui, à peine deux mois plus tard, la dette non remboursée de la Grèce a de nouveau atteint près de 400 milliards d’euros (ce qui est supérieur au solde dû avant le plan de sauvetage) et le rendement de ses obligations souveraines est une fois de plus supérieur à 29 %. C’est comme si l’aide financière de mars n’était jamais arrivée… et si vous vous rappelez bien, ce plan de sauvetage grec si élogieux de mars dernier représentait la restructuration la plus importante de l’histoire d’un État souverain. Or, il est maintenant raisonnable de penser que ce record sera anéanti à court terme. Nous serons témoins de soit ce scénario, ou de celui selon lequel la Grèce quittera la zone euro et renouera avec la drachme, d’où la nouvelle ruée hors des banques grecques. 

Pendant ce temps, en Espagne, les déposants ont commencé à retirer leur argent de la Bankia, banque récemment nationalisée qui est la quatrième en importance au pays. Il semble que les déposants aient retiré une somme de 1 milliard d’euros dans la semaine du 7 mai seulement, ce qui a entraîné la dégringolade de 29 % des actions de cette banque en une seule journée(8). Ces retraits massifs de la Bankia coïncident avec le déclassement généralisé, par Moody’s, de 16 banques espagnoles à la lumière des craintes concernant leur exposition de plus de 300 milliards d’euros aux prêts immobiliers du pays, dont la moitié sont considérés comme étant défaillants()9. Les autorités espagnoles se sont empressées de nier qu’une ruée sur la Bankia avait lieu, M. Fernando Jiménez Latorre, secrétaire d’État pour l’économie, ayant déclaré que : « Il est faux de dire que les argents déposés auprès de la Bankia ont été retirés… il est inutile de se préoccuper d’une fuite possible des dépôts hors de cette banque parce qu’il n’y a aucune raison de le faire(10) ». Or, il est quand même étrange que le gouvernement espagnol ait rapidement dû mettre en œuvre un plan de sauvetage de 9 milliards d’euros pour la Bankia le mercredi 24 mai suivant, aide qui totalise maintenant 19 milliards d’euros pour cette banque en difficulté(11). Les États démentent et nient davantage… pour ensuite paniquer et injecter des liquidités – voilà l’approche typique des gouvernements face aux retraits massifs des banques. Or, les plans de relance sont maintenant plus fréquents et les sommes en question sont de plus en plus importantes. 

Les récents retraits massifs de la Grèce et de l’Espagne font partie d’une tendance plus généralisée qui s’amplifie depuis maintenant des mois. Les investisseurs étrangers qui conservent des dépôts dans les pays périphériques de l’Union européenne sont manifestement nerveux et diminuent graduellement leur exposition à la dette souveraine de cette région. Selon les analystes de JPMorgan, les investisseurs étrangers ont vendu une somme d’environ 200 milliards d’euros en obligations du gouvernement italien et de 80 milliards d’euros en obligations espagnoles au cours des neuf derniers mois, ce qui représente plus de 10 % de chaque marché respectif(12). Par ailleurs, la même chose est arrivée aux dépôts étrangers dans ces pays. M. Matt King, stratège obligataire auprès de Citi, signalait récemment que « les dépôts étrangers en Grèce, en Irlande et au Portugal ont chuté de 52 % en moyenne et les participations étrangères dans les obligations d’État ont baissé de 33 % en moyenne par rapport à leur sommet(13) ». L’Espagne et l’Italie ne sont pas à l’abri d’une telle situation, ce premier pays ayant subi les contrecoups de retraits s’élevant à 100 milliards d’euros depuis le milieu de l’an dernier (et certainement plus à l’heure actuelle) et l’Italie ayant vu une somme de 230 milliards d’euros fuir ses coffres, ce qui représente environ 15 % de son PIB(14.) 

Comme nous l’avons déjà mentionné, quel que soit le dénouement de la situation en Europe, un Bankrun est le pire des scénarios, selon les autorités. Un tel scénario effraie tout le monde, car les retraits peuvent devenir incontrôlables bien avant que les gouvernements aient le temps de réagir pour y mettre fin, à moins d’instaurer les mesures les plus draconiennes. Les retraits poussent également les banques à liquider tous les actifs dont elles disposent, mettant ainsi au jour la valeur « réelle » de ceux-ci. Dans la conjoncture actuelle, personne ne veut vraiment en connaître la valeur marchande. Nous observons d’ailleurs ce phénomène en Espagne où, selon Bloomberg, « de nombreuses banques évitent de mettre leurs biens immobiliers en vente pour ne pas avoir à évaluer leur actif à la valeur du marché. À titre de solution de rechange, elles accordent de nouveaux prêts aux promoteurs immobiliers pour leur permettre de rembourser les dettes qui arrivent à échéance et d’éviter le défaut de paiement(15). » Cela vous dit quelque chose? Nous en sommes maintenant au point où des retraits massifs dans un seul pays de la zone euro pourraient rapidement paralyser le système entier – non seulement en Grèce ou en Espagne, mais également dans le reste de la zone euro et ailleurs. Les banques grecques et espagnoles sont comme toutes les autres : elles exploitent leurs activités avec des ratios d’endettement représentant en moyenne 25x leurs fonds propres. Elles sont tellement surendettées qu’un retrait des dépôts, si faible qu’il soit, peut causer un problème de liquidité instantané. C’est pourquoi nous serons probablement témoins d’un autre programme d’émission de monnaie de la part de la BCE avant qu’une autre vague de retraits massifs plus généralisée commence à déferler sur le système. Les autorités de la zone euro ne peuvent tout simplement pas courir le risque de subir les conséquences d’une ruée sur les banques en Espagne, au Portugal ou en Italie, qui sont beaucoup trop gros pour que la BCE vienne à leur rescousse, car elle a déjà atteint les limites de ses capacités. La question n’est plus de savoir si la Grèce restera dans l’Union européenne ou la quittera, mais plutôt si le système bancaire européen est en mesure de surmonter les conséquences d’énormes transferts d’argent.

 Aucune solution n’est réellement proposée ici, et tout le monde le sait très bien. Non seulement nous sommes essentiellement au même point que lors de l’éruption de la crise en 2010, mais le solde de la dette est plus élevé. M. Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada, faisait remarquer, dans un discours en décembre dernier, que « le moment Minsky mondial est arrivé », ce que tout le monde voit maintenant clairement(16.) Le « moment Minsky » fait référence au travail de l’économiste américain décédé, M. Hyman Minsky, qui a mis au point des théories selon lesquelles une accumulation de dette finit par mener à des crises financières. Or, pas besoin d’être un économiste pour comprendre le fond du raisonnement de M. Minsky. À mesure qu’une économie prend de l’expansion, son niveau d’endettement s’accroît. À la longue, on en arrive à un point où la capacité de production de l’économie en question ne peut plus répondre aux obligations liées au service de cette dette – il s’agit là du « moment Minsky »,que nous pouvons maintenant observer aux quatre coins du monde. Lorsque les rendements des obligations grecques ont recommencé à augmenter en février 2012, les investisseurs obligataires se sont rendus à l’évidence qu’une dette de 368 milliards d’euros pour une population de 11 millions d’habitants et un PIB nominal de 312 milliards de dollars représentait une situation intenable. Il était inconcevable de penser que la Grèce puisse verser les intérêts rattachés à un tel niveau d’endettement et il était impossible pour le marché obligataire de continuer de prétendre que tout allait bien, comme il le fait actuellement pour le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon….du moins pour l’instant. 

La Grèce a de toute évidence besoin d’un autre plan de sauvetage de taille, et nous croyons qu’elle l’obtiendra. Pour le système bancaire mondial, le départ de la Grèce de la zone euro s’apparente à la débâcle de Lehman – pourquoi attendre de voir quel carnage cela peut causer? Il est toujours plus facile d’émettre de la monnaie, et émettre une autre tranche de 100 ou 200 milliards d’euros n’est rien comparativement aux billions d’euros qui ont été imprimés depuis novembre dernier. Cela dit, la situation deviendra plus tendue quand le marché reconnaîtra que le moment Minsky est arrivé au sein de l’économie plus large de l’Union européenne, comme en Espagne ou en Italie. Au moment de mettre sous presse, les obligations de l’Espagne se négociaient de nouveau à plus de 6,5 %, témoignant ainsi du manque de confiance du marché dans la capacité de ce pays de soutenir son propre système bancaire. L’Espagne a une population de 47 millions d’habitants, un PIB d’environ 1,3 billion de dollars, une dette nationale d’environ 1,1 billion de dollars payables à la BCE et de 643 milliards d’euros sous forme de divers fonds de sauvetage et, maintenant, un système bancaire qui semble être sur le point de s’effondrer(17). Ce pays est déjà arrivé à son moment Minsky, et il s’agit maintenant de voir comment le marché réagira à cette situation et combien de temps il faudra à la BCE pour lui venir en aide.

  Il ne fait aucun doute que l’aspect le plus contre-intuitif de la débâcle Grèce/zone euro a résidé dans ses répercussions sur l’or, qui a regagné un prix inférieur à 1 600 $ pour la troisième fois depuis le mois d’août 2011, coïncidant chaque fois avec les importantes tensions en Grèce et dans l’ensemble de la zone euro. Certains experts ont suggéré que bon nombre de banques européennes vendent maintenant de l’or pour accroître leurs liquidités, ce qui serait logique si les banques de la zone euro avaient de l’or à vendre. Or, nous ne parvenons pas à déceler la présence d’importants vendeurs d’or physique en Europe. Aussi, depuis la conclusion d’un accord de swap en dollars US (montant illimité) en novembre dernier, les problèmes en Europe ne sont pas centrés sur les liquidités en dollars américains, mais sur l’augmentation des rendements des obligations souveraines et le retrait des dépôts. Au contraire, les ventes d’or semblent une fois de plus se manifester principalement par l’entremise des marchés à terme, qui sont extrêmement endettés et participent très rarement à des transactions physiques de lingots. Les ventes massives sur les marchés à terme semblent maintenant s’atténuer compte tenu du fait que la crise bancaire en Europe a donné aux banques centrales une excuse politiquement acceptable d’agir si la situation se détériorait davantage.

 Le récent prix de l’or a particulièrement été source de frustrations compte tenu de l’augmentation soutenue de la demande émanant de la Chine. En mars dernier, la Chine a importé une autre quantité record d’or de Hong Kong, soit 62,9 tonnes. Les importations aurifères à destination de la Chine se sont élevées à 135,5 tonnes métriques entre janvier et mars 2012, soit une augmentation de 600 % par rapport à la même période l’an dernier18. Pas besoin de vous faire un dessin – la Chine accumule des stocks de ce métal précieux, pendant que les investisseurs de l’Occident se demandent pourquoi le prix au comptant de l’or est si bas.

 IMPORTATIONS D’OR DE LA CHINE – HONG KONG ET PRIX AU COMPTANT DE L’OR

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Source : UBS, Bloomberg

Les banques centrales des pays autres que ceux du G-6 ont aussi continué d’accumuler de l’or physique, les tout derniers rapports indiquant que celles des Philippines, de la Turquie, du Mexique, du Kazakhstan, de l’Ukraine et du Sri Lanka ont acheté l’équivalent de 70 tonnes d’or en mars et avril(19). Nous ne vous ennuierons pas avec l’annualisation de ces statistiques et avec leur comparaison avec l’offre mondiale annuelle du secteur minier, mais nous nous contenterons de dire que les caractéristiques fondamentales demeurent fermement intactes. Il s’agit maintenant d’inciter l’Occident à avoir une meilleure opinion de l’or. Si la crise bancaire s’aggrave en Europe ou si les autorités adoptent d’autres mesures d’envergure, cette opinion changera d’elle-même.

 Bien que les huit derniers mois ne se soient pas déroulés comme nous l’aurions voulu pour l’or, ils ont produit les résultats escomptés pour les banques. La question est maintenant de savoir pendant combien de temps cela pourra durer et pendant combien de temps l’or pourra demeurer sous pression dans une crise bancaire qui a le potentiel de se propager au-delà de la Grèce et de l’Espagne. Une grande partie de la réponse repose sur les mesures que prendront la Réserve fédérale américaine et la BCE, et une partie tout aussi importante est basée sur ce qui reste de la confiance des citoyens européens envers leurs institutions bancaires locales. Aucun de ces éléments ne peut être évalué ou prédit de façon précise, mais nous continuons de croire fermement que les déposants de la Grèce et de l’Espagne choisiront l’or plutôt que les drachmes ou les pesetas s’ils ont la présence d’esprit et la liberté d’action nécessaires pour le faire. La principale raison qui nous incite à avancer que tous les investisseurs devraient détenir de l’or et à croire que l’or s’appréciera davantage réside dans la méfiance grandissante des citoyens à l’égard du système bancaire – et c’est précisément là où nous en sommes. Nous allons attendre de voir ce qui arrivera cet été et porterons une attention particulière à la deuxième vague de retraits massifs qui déferle actuellement sur les banques en Europe du Sud.

source Sprott Asset Management Mai12

1 Hope, Kerin et Wigglesworth, Robin (16 mai 2012) « Greek banks see steady deposits outflow ». Financial Times. Extrait le 22 mai 2012 du site Web suivant :
http://www.ft.com/intl/cms/s/0/3d588c2e-9f3c-11e1-a455-00144feabdc0.html#axzz1v3uDr3Vw
2 Smith, Helena et Treanor, Jill (16 mai 2012) « Greeks withdraw€3bn in 10 days since election ». The Guardian. Extrait le 22 mai 2012 du site Web suivant :
http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/16/greeks-withdraw-3bn-10-days
3 Rueters (28 mai 2012) « Greece Pours $22.6 Billion Into Four Biggest Banks ». Reuters. Extrait le 29 mai 2012 du site Web suivant : http://www.cnbc.com/id/47591006
4 Paris, Costas et Paris, Jenny (22 mai 2012) « Former Greek PM Papademos: Risk of Greece Leaving Euro is Real ». Dow Jones. Extrait le 23 mai 2012 du site Web suivant : http://www.dowjones.com/products/djfxtrader/articles/FormerGreekPMPapademosRiskOfGreeceLeavingEuroIsReal.asp
5 Smith, Helena et Treanor, Jill (16 mai 2012) « Greeks withdraw€3bn in 10 days since election ». The Guardian. Extrait le 22 mai 2012 du site Web suivant : http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/16/greeks-withdraw-3bn-10-days
6 Becatoros, Elena et Steinhauser, Gabriele (9 mars 2012) «Greece secures biggest debt deal in history » Associated Press. Extrait le 20 mai 2012 du site Web suivant : http://news.yahoo.com/greece-secures-biggest-debt-deal-history-193537156.html
7 Reuters (9 mars 2012) « Sarkozy says Greek problem solved ».Reuters. Extrait le 20 mai 2012 du site Web suivant : http://www.reuters.com/article/2012/03/09/us-eurozone-greece-sarkozy-idUSBRE8280QV20120309
8 Vigna, Paul (17 mai 2012) « Whatever You Do, Don’t Say ‘Bank Run ». Wall Street Journal. Extrait le 22 mai 2012 du site Web suivant : http://blogs.wsj.com/marketbeat/2012/05/17/whatever-you-do-dont-say-bank-run/
9 Reuters (17 mai 2012) « Moody’s cuts Spanish banks ratings ».Reuters. Extrait le 22 mai 2012 du site Web suivant : http://www.reuters.com/article/2012/05/17/idUSL1E8GHGOZ20120517
10 Johnson, Miles (17 mai 2012) « Spain denies bank run reports ».Financial Times. Extrait le 20 mai 2012 du site Web suivant :http://www.ft.com/intl/cms/s/0/b6705296-a01c-11e1-94ba-00144feabdc0.html#axzz1vn7yKh26
11 Giles, Ciaran et Woolls, Daniel (28 mai 2012) « Spanish PM adamant bank sector won’t need European Union as Bankia shares plunge ». The Associated Press. Extrait le 28 mai 2012 du site Web suivant : http://www.canadianbusiness.com/article/85633–bankia-bailout-plan-sends-shares-plunging-10-year-spanish-bond-yield-soaring
12 Milne, Richard (23 mai 2012) « Bond exodus on a par with eurozone bank run ». Financial Times. Extrait le 24 mai 2012 du site Web suivant : http://www.ft.com/intl/cms/s/0/8b954e82-a4db-11e1-9a94-00144feabdc0.html#axzz1vn7yKh26
13 Field, Richard (21 mai 2012) « Citi’s Matt King on deposit flight likely to pick up speed in the EU ». Trust Your Instincts Blog. Extrait le 24 mai 2012 du site Web suivant : http://tyillc.blogspot.ca/2012/05/citis-matt-king-on-deposit-flight.html
14 Milne, Richard (23 mai 2012) « Bond exodus on a par with eurozone bank run ». Financial Times. Extrait le 24 mai 2012 du site Web suivant : http://www.ft.com/intl/cms/s/0/8b954e82-a4db-11e1-9a94-00144feabdc0.html#axzz1vn7yKh26
15 Smyth, Sharon et Callanan, Neil (29 mai 2012) « Spain Delays And Prays That Zombies Repay Debt: Mortgages ». Bloomberg. Extrait le 29 mai 2012 du site Web suivant : http://www.bloomberg.com/news/2012-05-28/spain-delays-and-prays-that-zombies-repay-debt-mortgages.html?ftcamp=crm/email/2012529/nbe/AlphavilleLondon/product
16 Carney, Mark (12 décembre 2011) « Growth in the Age of Deleveraging ». Banque du Canada. Extrait le 20 mai 2012 du site Web suivant : http://www.bankofcanada.ca/2011/12/speeches/growth-in-the-age-of-deleveraging/
17 Taylor, Anthony (19 avril 2012) « Spanish Debt as at April 19th 2012 vs GDP ». British American Marketing. Extrait le 20 mai 2012 du site Web suivant : http://www.britishamericanmarketing.com/consultancy/globaleconomicnews/spainish-debt-as-at-april-19th-2012-vs-gdp-florida-investors-macro-financ-view/
18 Bloomberg News (8 mai 2012) « China’s Gold Imports Jump As Country May Become Biggest User ». Bloomberg. Extrait le 20 mai 2012 du site Web suivant : http://www.bloomberg.com/news/2012-05-08/china-s-gold-imports-advance-as-country-may-become-biggest-user.html
19 Williams, Lawrence (25 mai 2012) « Central Banks boost gold holdings yet again ». Mineweb. Extrait le 26 mai 2012 du site Web suivant : http://www.mineweb.com/mineweb/view/mineweb/en/page34?oid=152096&sn=Detail&pid=102055

 

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