Behaviorisme et Finance Comportementale

USA :La faiblesse engendre plus de faiblesse Par Eric Sprott et David Baker

USA :La faiblesse engendre plus de faiblesse Par Eric Sprott et David Baker

Comment les États-Unis peuvent-ils envisager une reprise viable lorsque le « groupe des 99 % » assiste à une baisse perpétuelle de leur revenu réel?

Outre certaines arrestations pour trouble à l’ordre public, le mouvement « Occupons Wall Street » a, en septembre dernier, célébré son premier anniversaire sans tambour ni trompette. Bien que le mouvement semble avoir perdu de son élan, du moins temporairement, il a réussi à mettre en valeur le malaise grandissant ressenti par une bonne partie de la population américaine, un groupe que le mouvement appelle astucieusement le « groupe des 99 % ». Bien que le « groupe des 99 % » représente différentes choses pour différentes personnes, pour nous, il symbolise le consommateur américain. Il représente la majorité des Américains, qui ne sont ni riches, ni pauvres, et dont le pouvoir d’achat totalise environ 71 % de l’économie américaine. Et c’est le pouvoir d’achat de cette grande masse qui fait progresser l’économie américaine. Le problème, par contre, est qu’après quatre ans de soi-disant reprise économique, les membres de ce groupe éprouvent toujours de nombreux problèmes financiers et ont, par conséquent, de la difficulté à maintenir leur niveau de vie, et encore plus à accroître leur consommation.

L’un des principaux thèmes soulevé par le mouvement « Occupons Wall Street » est le sentiment de malaise grandissant ressenti par le citoyen américain moyen à l’égard du déséquilibre croissant au chapitre de la distribution de la richesse aux États-Unis. Les riches deviennent plus riches, alors que les pauvres sont de plus en plus pauvres. Et ce sentiment est entièrement légitime. Selon le Bureau du recensement américain, le revenu médian des ménages américains, ajusté en fonction de l’inflation, a chuté en 2011 pour s’élever à 50 054 $. Il s’agit là d’un niveau inférieur de 4,9 % à celui de 2009 et de 8,9 % au record enregistré en 1999, soit 54 932 $1. Certes, ces données ne sont guère encourageantes. Elles sous-entendent que le ménage américain moyen est aujourd’hui près de 9 % plus pauvre qu’il ne l’était il y a 13 ans.

Les données du Bureau de recensement sont encore plus troublantes si l’on tient compte du fait que le taux d’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) utilisé pour ajuster le revenu annuel ne prend pas en considération le prix des aliments, de l’énergie ou des soins de santé : ceux-ci représentent tous des éléments clés pour le consommateur américain moyen et ont tous, sans exception, considérablement augmenté au cours des dix dernières années, plus particulièrement depuis l’arrivée des mesures d’assouplissement quantitatif. Selon la méthode actuelle de calcul de l’IPC, les éléments relatifs à la nourriture, à l’essence et aux soins de santé ne représentent que 28 % du panier total2. Toutefois, la famille américaine moyenne, particulièrement celle qui fait partie du « groupe des 99 % », dépense, selon le pourcentage de son revenu total, beaucoup plus sur ces trois articles. Le Tableau 1 ci-après compare le prix moyen de l’essence et de certains aliments en 1999, moment où le ménage moyen gagnait un revenu de 54 932 $ en termes réels (ajusté en fonction de l’inflation), comparativement au prix de 2012, où le ménage moyen rapportait un peu plus de 50 000 $ (revenu exprimé selon les mêmes dollars relatifs). Comme nous pouvons le constater, la hausse du prix des aliments et de l’énergie a fortement dépassé le taux d’inflation du CPI officiel, qui, au début des années 1990, a laissé tomber ou transféré plusieurs des composantes « aliment » et « énergie » de son calcul, pour les besoins de sa cause. Si le Bureau du recensement utilisait une mesure plus appropriée de l’inflation pour comparer le revenu du ménage médian entre 1999 et aujourd’hui, il parviendrait à un revenu annuel encore plus bas, ce qui laisse présager une diminution encore plus prononcée de la richesse réelle au cours de cette période.

TABLEAU 1

Table1_FR.gif
Sources :
http://www.dailyfinance.com/2009/12/29/then-vs-now-how-prices-have-changed-since-1999/ http://www.thepeoplehistory.com/pricebasket.html
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2159624/American-children-cost-235-000-raise-age-18.html http://answers.google.com/answers/threadview/id/757601.html
http://assets.aarp.org/rgcenter/econ/fs87_income99.pdf
http://www.davemanuel.com/median-household-income.php
http://www.census.gov/prod/2005pubs/c2kbr-36.pdf 

PLUS DE SPROTT EN SUIVANT :  

Fournie par Shadow Government Statistics, la Figure 2 ci-dessous présente le revenu hebdomadaire moyen du citoyen américain, ajusté en fonction de l’inflation, en utilisant deux différentes mesures de l’inflation. Il s’agit là de nouvelles peu réjouissantes. La ligne bleue présente les revenus ajustés en fonction de l’inflation en utilisant l’IPC du gouvernement, et démontre une faible hausse, quoique régulière, des revenus réels depuis le milieu des années 1990. La ligne verte, toutefois, démontre ce que les revenus ajustés en fonction de l’inflation seraient aujourd’hui si le US Bureau of Labour Statistics (BLS) n’avait apporté aucun changement à l’IPC au début des années 1990, et indique que le revenu hebdomadaire moyen est en fait en chute libre depuis les 17 dernières années3. Inutile d’attribuer nos déboires actuels aux retombées de la crise de 2008-2009. En termes réels, le revenu du travailleur américain moyen est en baisse depuis la fin des années 1990. Il s’agit clairement d’une tendance à long terme qui s’est amplifiée au cours des dix dernières années. La faiblesse engendre plus de faiblesse.

TABLEAU 2 : REVENU HEBDOMADAIRE MOYEN RÉEL DES EMPLOYÉS DE LA PRODUCTION ET SANS FONCTION DE SUPERVISION
Dégonflement par : le CPI-W contre la solution de rechange de SGS (selon la méthode de calcul de 1990)
À septembre 2012, désaisonnalisé (ShadowStatus.com, BLS)

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Source : Shadow Government Statistics, 16 octobre 2012

Pendant ce temps, comme le mouvement « Occupons Wall Street » l’a aussi souligné à plusieurs reprises, le phénomène d’inégalité de la richesse aux États-Unis s’est accru de façon régulière au cours des treize dernières années. La Figure 3 ci-après présente le « ratio de Gini » du revenu des ménages américains, lequel calcule, selon des bases statistiques, l’inégalité des revenus dans un pays donné. Un ratio de Gini de 0 correspond à une égalité parfaite, alors qu’un ratio de Gini de 1 décrit une situation où une personne gagne la totalité du revenu, alors que toutes les autres personnes ne gagnent rien. Comme nous pouvons le constater, une tendance vers l’inégalité se dessine nettement depuis la fin des années 1960, tendance qui semble s’accélérer aujourd’hui. Tout comme le phénomène voulant que la faiblesse engendre plus de faiblesse, le phénomène inverse est à l’œuvre parmi les plus riches.

TABLEAU 3 : RATIO DE GINI DU REVENU DES MÉNAGES AMÉRICAINS
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Source : US Department of Commerce : Bureau du recensement

Les deux principes fondamentaux du mouvement « Occupons Wall Street », soit que les riches deviennent plus riches et que les pauvres deviennent plus pauvres, sont ceux qui nuisent à une reprise réelle de l’économie américaine. Nous ne pouvons tout simplement pas nous attendre à ce que l’économie se rétablisse si le « groupe des 99 % » est incapable de créer plus de richesse et d’empocher un revenu disponible plus élevé au fil du temps. Toute discussion concernant la reprise de l’économie américaine qui ne tient pas compte de la détérioration de la réalité de ce groupe n’est pas, à notre avis, un examen honnête. Et les choses ne font qu’empirer. En plus d’avoir constamment perdu leur pouvoir d’achat aux mains de l’inflation au cours des dix dernières années, le « groupe des 99 % » est maintenant confronté à une détérioration marquée de la qualité de leur emploi (au niveau du salaire moyen), à un sous-emploi chronique chez les jeunes, à l’incapacité des retraités de dégager un revenu de leurs épargnes et à une hausse soutenue de la pauvreté. Les experts de l’industrie peuvent se réjouir d’une hausse de 1,1 % des ventes au détail de septembre, mais ils ne peuvent s’attendre à ce que cette augmentation soit viable, à moins que le moteur de ces ventes soit soulagé de sa peine. 

Dans le même ordre d’idées, il était très intéressant d’observer la réaction à la plus récente publication du BLS concernant le taux de chômage le 4 octobre dernier. Cette publication annonçait, d’un ton optimiste, que le taux de chômage avait atteint 7,8 % aux États-Unis, soit son niveau le plus bas depuis janvier 2009. Au lieu de déclencher l’euphorie, ce rapport a donné naissance à des propos empreints de cynisme, notamment de la part de M. Jack Welch, ancien chef de la direction de General Electric, qui, immédiatement après la publication des résultats, a envoyé le Tweet maintenant célèbre déclarant : « Chiffres de chômage incroyables. Ces types de Chicago sont prêts à tout. Même truquer des chiffres »4. Le Tweet de M. Welch a provoqué une avalanche de réponses défensives, plus particulièrement de la BLS, qui était furieuse qu’on mette en doute ses méthodologies. Or, ce n’est pas la méthodologie qui devrait être la source de préoccupation (après tout, il ne s’agit qu’un sondage, bien que le fait de constamment réduire le « taux de participation » de la population active des États-Unis soit exaspérant); c’est le fait que les statistiques relatives à l’emploi masquent la dure réalité du marché américain de la main-d’œuvre depuis 2008 : les emplois éliminés ont tendance à rapporter un salaire plus élevé, alors que les nouveaux emplois sont moins rémunérateurs.

On peut facilement constater cette tendance. Un examen sommaire des plus récentes annonces de mises à pied indique clairement quel type de travailleurs ont été congédiés en 2012 :

« la Bank of America éliminera 16 000 postes avant le mois de décembre5 »
« le géant pharmaceutique Merck supprimera près de 12 000 emplois6 »
« le géant informatique Hewlett Packard abolira 27 000 emplois d’ici octobre 20147 »
« AMD annonce une réduction de 15 % de son effectif8 ».

Pendant ce temps, les nouveaux emplois soi-disant responsables de la baisse du taux de chômage ont tendance à provenir de sociétés en quête de travailleurs à temps partiel, comme Amazon.com, qui a annoncé son intention d’embaucher 50 000 travailleurs à temps partiel pour la période des fêtes9. Ce phénomène se reflète également dans le dernier rapport du BLS, qui annonçait que 582 000 emplois des 873 000 nouveaux emplois créés en septembre étaient des postes
« à temps partiel, pour des raisons économiques »10. En réalité, sans ces emplois à temps partiel, le taux de chômage aux États-Unis serait désastreux. Les annonces publiques d’embauche des sociétés américaines représentent seulement 84 937 travailleurs pour les huit premiers mois de 2012, ce qui est nettement inférieur aux 224 243 emplois annoncés pour la même période en 201111. Les sondages relatifs à l’emploi du BLS ne tiennent pas compte de la différence entre une mise à pied à la Bank of America et une embauche auprès d’Amazon.com. Or, c’est l’élément ayant la plus grande répercussion sur le montant net de revenu disponible découlant de l’écart entre les pertes et les gains d’emploi.

La tendance voulant que les pertes d’emplois à salaire élevé soient compensées par de nouveaux emplois à rémunération moindre est de plus en plus évidente parmi les membres les plus jeunes du « groupe des 99 % », soit les nouveaux diplômés universitaires. Les données analysées par Center for Labour Market Studies de la Northeastern University ont révélé qu’en 2011, environ 53,6 % des titulaires de baccalauréats âgés de moins de 25 ans étaient sans emploi ou détenaient des postes n’exigeant aucune formation universitaire, soit le pourcentage le plus élevé en au moins 11 ans12. En outre, les données faisant l’objet de l’étude sous-entendent qu’au moins un récent diplômé universitaire sur quatre n’avait pas d’emploi l’an dernier. Cette tendance n’est pas appelée à changer de sitôt. Selon des projections du gouvernement, « seulement 3 des 30 professions recelant le plus important nombre de débouchés d’emplois d’ici 2020 exigeront un diplôme de premier cycle ou de niveau supérieur, soit les enseignants, les professeurs d’université et les comptables. La majorité des débouchés d’emplois se trouvent dans des secteurs comme ceux de la vente au détail, des aliments prêts à manger et de la conduite de camion, emplois qui ne peuvent pas être facilement remplacés par des ordinateurs »13. Comme les deux tiers des étudiants fréquentant les universités partout au pays étaient aux prises avec des prêts étudiants totalisant, en moyenne, 26 600 $ en 2011, l’économie américaine ne sera pas en mesure de compter sur cette catégorie démographique pour stimuler les dépenses pendant les années à venir14. En fait, la plupart des récents diplômés universitaires représentent essentiellement des « pertes économiques » jusqu’à ce que le marché de l’emploi s’améliore aux États-Unis.

Cette tendance aux salaires moins rémunérateurs commence aussi à se dessiner dans les professions qui exigent un diplôme d’études supérieures. Selon des statistiques de la National Association for Law Placement (NALP), des personnes ayant reçu leur diplôme en droit en 2011 et dont on connaissait la situation d’emploi, seule une proportion de 65,4 % a obtenu un poste qui exigeait l’admission au Barreau15. La NALP rapporte que « De plus, comme environ 8 % de ces emplois sont à temps partiel, le pourcentage des emplois à temps plein exigeant l’admission au Barreau est encore plus bas, soit de 60 %16. » Le Tableau 4 illustre la baisse des salaires moyens dans le domaine du droit depuis 2009; le salaire médian au sein des cabinets d’avocats affiche la chute la plus notable, soit une baisse de 35 % au cours des trois dernières années, ceux-ci commençant à faire la transition vers des emplois moins rémunérateurs.

TABLEAU 4 : SALAIRES DE DÉPART POUR LES DIPLÔMÉS DE 2009, 2010 ET 2011

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Source : National Association for Law Placement, Inc.

Songez à l’écart du revenu disponible entre un salaire de 130 000 $ en 2009 et un salaire de 85 000 $ en 2011. C’est précisément cette différence que les statistiques relatives à l’emploi d’aujourd’hui n’expriment pas. Or, elle a une incidence énorme sur les dépenses de consommation.

Quant aux retraités, qui ne s’identifient peut-être pas encore au mouvement « Occupons Wall Street », ils représentent sans aucun doute une composante clé du « groupe des 99 % ». Il s’agit d’un groupe qui non seulement a été aux prises avec l’érosion causée par l’inflation, particulièrement en raison de la hausse massive des coûts des soins de santé (se reporter au Tableau 5), mais qui doit également faire face à la difficulté de générer un revenu de retraite dans un contexte de taux d’intérêt perpétuellement nuls. S’il y a un groupe qui subit les contrecoups de la baisse du niveau de vie depuis les dix dernières années, c’est bien celui-ci. Songez au fait qu’en 2012, par exemple, des épargnes de 1 million de dollars investies dans des obligations du Trésor génériques à 10 ans rapportent actuellement un revenu d’intérêt de près de 17 000 $ avant impôts. Il s’agit là de 17 000 $ en dollars de 2012. À titre de comparaison, une somme de 1 million de dollars investie dans des effets du Trésor à 10 ans en 1999 aurait rapporté un revenu de 47 200 $ avant impôts, et ce, en dollars de 1999, moment où l’essence coûtait 1,22 $ le gallon et le prix de presque tous les effets mobiliers était d’environ la moitié de leur coût actuel. Aucune statistique ne mesure les répercussions de cette baisse sur le revenu disponible des retraités, mais il ne faut pas beaucoup d’imagination pour comprendre que cette situation a complètement transformé les perspectives d’une génération complète d’épargnants.

TABLEAU 5 : EXPLOSION DES COÛTS DE SOINS DE SANTÉ

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Sources : US Department of Labor: Bureau of Labor Statistics

Et c’est sans compter les millions d’Américains qui n’ont pas assez épargné : selon l’organisme Transamerica Center for Retirement Studies, une proportion estimative de 54 % des travailleurs dans la soixantaine ne disposent pas des avoirs financiers nécessaires pour subvenir à leurs besoins à la retraite17. Selon la Employee Benefit Research Institute, 60 % des travailleurs américains détiennent moins de 25 000 $ en épargnes et en placements18. Il s’agit là d’une somme inférieure à 25 000 $ dans un contexte de placement où les obligations du Trésor à 10 ans ne rapportent que 1,7 %. S’ils n’ont pas assez épargné aujourd’hui pour leur retraite, comment peut-on s’attendre à ce qu’ils dépensent plus demain? Ajoutez à cela les 46 millions d’Américains qui sont maintenant inscrits au programme fédéral de coupons alimentaires (soit plus du double du nombre d’inscrits il y a dix ans), et le tableau s’assombrit davantage19. Mais il s’agit là de la réalité du « groupe des 99 % ». C’est la réalité de la catégorie de consommateurs qui est censée stimuler l’économie américaine et ainsi aider les États-Unis à sortir de la récession.

Lorsque M. Ben Bernanke a annoncé la troisième ronde de mesures d’assouplissement quantitatif en septembre dernier, il a discuté de l’importance d’encourager les consommateurs américains à dépenser : « La question reste à savoir si le fait d’améliorer les prix des actifs incitera, de façon générale, les consommateurs à dépenser davantage ou non…si les consommateurs estiment que leur situation financière s’est améliorée parce que leur 401(k) est en meilleure posture ou parce que la valeur de leur maison s’est accrue, ils seront plus portés à alimenter la demande. »

Le « groupe des 99 % » ne dépensera pas plus, à moins que la tendance baissière du revenu réel fasse marche arrière. L’antidote actuel reposant sur des mesures d’assouplissement quantitatif a en effet prêté main forte aux marchés boursiers et réduit le coût des hypothèques. Ces mesures ont toutefois également engendré une hausse du prix de la nourriture et de l’énergie bien au-delà du taux d’inflation, ont détruit les épargnes des retraités au moyen de taux d’intérêt nuls et n’ont pas réussi à insuffler un regain de confiance et à engendrer les investissements nécessaires pour renverser la tendance baissière des emplois moins rémunérateurs, qui persiste.

Fait plutôt triste, la réalité économique de la famille moyenne est pire aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a 10 ans… voire 15 ans, et la tendance voulant que le patrimoine s’amenuise est fermement en place. Les jeunes ont besoin d’emplois mieux payés et les retraités ont besoin de rendement, et aucun des billions de dollars que le gouvernement américain et les autres gouvernements occidentaux ont dépensés et émis n’ont remédié à ces lacunes importantes d’une façon susceptible de refouler cette tendance à long terme. Puisque la fin de l’année approche et que les élections présidentielles aux États-Unis sont terminées, de nombreux indicateurs laisseront sans doute entrevoir une reprise de l’économie américaine. À moins que ceux-ci n’avantagent directement le « groupe des 99 % », nous conseillons aux lecteurs de ce document de les prendre avec un grain de sel bipartisan. La faiblesse engendre plus de faiblesse, et ce, jusqu’à ce que des événements radicaux ne renversent la vapeur. Le « groupe des 99 % » est fermement coincé dans une tendance baissière, et nous ne voyons pas comment cette dernière changera de cap dans un avenir rapproché.

1 Politi, James (12 septembre 2012) « US median income lowest since 1995 ». Financial Times. Extrait le 15 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.ft.com/intl/cms/s/0/ed14fc70-fc51-11e1-aef9-00144feabdc0.html
2 U.S. Bureau of Labor Statistics (septembre 2012) « CPI Detailed Report ». Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant : http://www.bls.gov/cpi/cpid1209.pdf
3 Williams, John (16 octobre 2012) « September CPI, Industrial Production, Real Retail Sales and Earnings ». Shadow Government Statistics. Extrait le 21 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.shadowstats.com/article/no-476-september-cpi-industrial-production-real-retail-sales-and-earnings
4 Stilwell, Victoria (9 octobre 2012) « Jack Welch Leaves Reuters After Twitter-Post backlash ». Bloomberg Businessweek. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.businessweek.com/news/2012-10-09/ex-ge-ceo-welch-leaves-fortune-after-twitter-post-backlash
5 Brown, Abram (20 septembre 2012) « Bank of America Cutting 16K Jobs By Dec.: Big Bank Would End Slim-Down A Year Early ». Forbes. Extrait le 15 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.forbes.com/sites/abrambrown/2012/09/20/bank-of-america-to-cut-16000-jobs-by-dec-big-bank-would-finish-slim-down-a-year-early/
6 Ghosh, Palash (29 juillet 2011) « Pharmceutical Giant Merck to Cut Nearly 12,000 Jobs ». International Business Times. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.ibtimes.com/pharmaceutical-giant-merck-cut-nearly-12000-jobs-819739
7 Preece, Rob (24 mai 2012) « Computer giant Hewlett-Packard to slash 27,000 jobs by October 2014 ». Mail Online. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2149148/Computer-giant-Hewlett-Packard-slash-27-000-jobs-October-2014.html
8 Reuters (18 octobre 2012) « AMD Announces 15% Cut in Workforce ». Reuters. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.foxbusiness.com/industries/2012/10/18/amd-announces-15-cut-in-workforce/
9 Haq, Husna (17 octobre 2012) « Amazon will hire 50,000 temporary workers for the holidays ». Christian Science Monitor. Extrait le 21 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.csmonitor.com/Books/chapter-and-verse/2012/1017/Amazon-will-hire-50-000-temporary-workers-for-the-holidays
10 BLS (5 octobre 2012) « The Employment Situation – September 2012 ». Bureau of Labor Statistics. Extrait le 18 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.bls.gov/news.release/pdf/empsit.pdf
11 Morgan, Timothy Prickett (17 septembre 2012) « IT biz bosses are ‘BIGGEST job cutters’ in the US ». The Register. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.theregister.co.uk/2012/09/17/challenger_gray_job_cuts/
12 Weissmann, Jordan (23 avril 2012) « 53% of Recent College Grads Are Jobless or Underemployed – How? ». The Atlantic. Extrait le 19 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.theatlantic.com/business/archive/2012/04/53-of-recent-college-grads-are-jobless-or-underemployed-how/256237/
13 Associated Press (23 avril 2012) « Half of recent college grads underemployed or jobless, analysis says ». Associated Press. Extrait le 19 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.cleveland.com/business/index.ssf/2012/04/half_of_recent_college_grads_u.html
14 Pope, Justin (18 octobre 2012) « Average debt up again for new college grads ». Bloomberg Businessweek. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://www.businessweek.com/ap/2012-10-18/average-debt-up-again-for-new-college-grads
15 NALP (12 juillet 2012) « Median Private Practice Starting Salaries for the Class of 2011 Plunge as Private Practice Jobs Continue to Erode ». National Association for Law Placement, Inc. Extrait le 19 octobre 2012 du site Web suivant : http://www.nalp.org/classof2011_salpressrel
16 Ibidem.
17 Bayston, Darwin (8 octobre 2012) « Baby Boomers Will Drive the Life Settlement Industry Over the Next 15 Years! ». Life Insurance Settlement Association. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant : http://blog.lisainstitute.org/tag/life-insurance-consumer-disclosure-model-act/
18 Ibidem.
19 RT (17 octobre 2012) « One million more Americans sign up for food stamps in only a year ». RT. Extrait le 20 octobre 2012 du site Web suivant :
http://rt.com/usa/news/million-food-stamps-record-665/

Source Sprott Asset Management Oct12 

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