Art de la guerre monétaire et économique

Déglobalisation : Déçues désormais de leurs incursions en Chine l’heure est au désengagement pour les Banques US

Déglobalisation : Déçues désormais de leurs incursions en Chine l’heure est au désengagement pour les Banques US

Après la vague d’investissement au milieu des années 2000 dans les institutions chinoises, l’heure est plutôt au désengagement.

En juin 2005, lorsque le chef exécutif de Bank of America Ken Lewis s’est rendu à Pékin pour signer un pacte de 3 G$ afin d’acquérir une participation de 9 % dans l’une des plus grandes banques publiques de Chine, il a salué l’accord comme « un investissement à long terme », écrit The Wall Street Journal dans son édition du 13 janvier. 

Pour lui, cet investissement allait permettre à Bank of America d’avoir une véritable porte d’entrée dans la plus importante économie en croissance du monde et une bonne vision de millions de clients potentiels.  À l’époque, il n’était pas le seul à partager ce point de vue. Il semblerait qu’entre 2004 et 2009, les institutions financières mondiales aient investi 33 G$ dans les banques chinoises, selon le site internet du régulateur chinois, China Banking Regulatory Commission. Certes, la transaction de Bank of America a donné un joli profit, mais guère plus. Elle a finalement revendu sa participation en baisse d’environ 1 % à compter de novembre 2011. 

PLUS DE DEGLOBALISATION EN SUIVANT :

D’autres banques ont subi des revers similaires en Chine, de HSBC à Goldman Sachs. Certains des plus grands noms de la finance mondiale ont l’impression que leurs investissements ne leur ont pas permis d’obtenir une véritable entrée dans un marché lucratif et prometteur. En cause également, des règles plus strictes. 

« Les banques sont coincées avec des investissements qui ne sont pas utiles stratégiquement », déclare Derek Ovington, chef régional de la recherche sur les banques chez CLSA Asia Pacific. 

Selon le journal, en 2012, les entreprises mondiales ont vendu environ 44G$ en actions des institutions financières asiatiques à des investisseurs institutionnels ou à d’autres acheteurs stratégiques, contre 32,7 G$ en 2011, selon le fournisseur de données Dealogic. 

Le retrait de la Chine est en train de s’accélérer, notamment en raison des nouvelles réglementations, y compris les règles de Bâle III sur le capital. Si la somme des participations minoritaires de la banque dans d’autres établissements financiers dépasse 10 % de son capital de base, le montant au-delà de ce seuil doit être déduit de son propre capital.En outre, si la banque détient plus de 10 % d’une autre institution financière, jusqu’à concurrence de 100 % de l’investissement pourrait être déduit de son capital de base, selon les avocats et les banquiers.

 Parmi les opérations emblématiques, Goldman Sachs a vendu sa participation dans la Banque industrielle et commerciale de Chine. HSBC, de son côté, tente de vendre sa participation de 15,57 % dans Ping An Assurances, mis à la vente au conglomérat thaïlandais Charoen Pokphand pour 9,39 G$.

 À l’opposé, beaucoup de banques européennes disent catégoriquement qu’elles ne vendront pas, compte tenu de la croissance de la Chine. BNP Paribas a même acheté un supplément de 2 % de La Banque de Nanjing en décembre dernier, complétant sa participation de 12,7 %. Selon Philippe Aguignier, à la tête de la banque de détail BNP en Asie, investir dans une petite banque permet d’avoir plus d’influence, même si la banque française n’a qu’un seul administrateur parmi les 13.

 Source  The Wall Street Journal/F&I Janv13

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s