Déconstructivisme

Broke and WorkđŸ”„ LE WOKISME : LE NIHILISME FRANÇAIS DEVENU RELIGION D’ÉTAT AMÉRICAINE

Ou comment l’Occident a appris Ă  dĂ©construire le rĂ©el
 jusqu’à ne plus savoir ce qu’est une femme.


INTRODUCTION — LE VIRUS N’EST PAS AMÉRICAIN.

IL EST FRANÇAIS.

Ironie absolue de l’histoire.

Le pays de :

  • Descartes,
  • Pascal,
  • Tocqueville,
  • et de la raison classique


a fini par produire :

les ingénieurs philosophiques du relativisme terminal.

Le texte viral de Brivael Le Pogam sur X — relayĂ© par Elon Musk et Javier Milei — touche un point nuclĂ©aire :

le wokisme n’est pas nĂ© dans les ghettos amĂ©ricains.

Il est né dans les laboratoires intellectuels français.

Puis :

  • exportĂ©,
  • mutĂ©,
  • industrialisĂ©,
  • bureaucratisĂ©,
  • et finalement transformĂ© :

en systĂšme de contrĂŽle moral global.


I. FOUCAULT, DERRIDA, DELEUZE :

LES TROIS CAVALIERS DU RELATIVISME

Ce qui est fascinant,
c’est que chacun de ces penseurs a commencĂ© :
par une critique intellectuelle sophistiquée.

Puis cette critique est devenue :

une machine civilisationnelle.


FOUCAULT :

“LA VÉRITÉ N’EXISTE PAS”

Chez Michel Foucault,
la vérité devient :

  • suspecte,
  • oppressive,
  • liĂ©e au pouvoir.

Science ?
Pouvoir.

Médecine ?
Pouvoir.

École ?
Pouvoir.

Justice ?
Pouvoir.

Famille ?
Pouvoir.

Résultat ?

Si toute vérité est domination,

alors toute norme devient oppression.

Et Ă  partir de lĂ  :
plus aucune institution ne peut survivre longtemps.


DERRIDA :

“LE SENS N’EXISTE PAS”

Jacques Derrida introduit la déconstruction permanente.

Les mots n’ont plus :

  • de centre,
  • de stabilitĂ©,
  • de vĂ©ritĂ© durable.

Tout devient :

  • interprĂ©tation,
  • glissement,
  • nĂ©gociation infinie.

Autrement dit :

le langage cesse d’ĂȘtre un outil de description du rĂ©el.

Il devient un champ de bataille idéologique.

Et nous y sommes désormais complÚtement.


DELEUZE :

“L’IDENTITÉ EST UNE PRISON”

Chez Deleuze :

  • le devenir prime sur l’ĂȘtre,
  • le flux prime sur la stabilitĂ©,
  • le nomade prime sur l’enracinement.

Le problĂšme ?

Une civilisation ne peut pas survivre longtemps :

sans continuité,

sans transmission,

sans structures stables.

Le culte absolu du mouvement finit toujours :
par dissoudre les formes elles-mĂȘmes.


II. LE GRAND DÉTOURNEMENT AMÉRICAIN

Et c’est là que survient :

la mutation monstrueuse.

Ces théories françaises arrivent :

  • dans les universitĂ©s amĂ©ricaines,
  • Ă  Yale,
  • Berkeley,
  • Columbia,
  • Harvard.

Mais elles rencontrent alors :

  • le puritanisme amĂ©ricain,
  • la culpabilitĂ© raciale,
  • le messianisme moral,
  • l’obsession identitaire.

Résultat ?

Le relativisme français fusionne avec la morale punitive américaine.

Et de cette fusion naĂźt :

le wokisme.


III. LE WOKISME N’EST PAS UNE IDÉOLOGIE CLASSIQUE.

C’EST UNE RELIGION DE LA CULPABILITÉ.

VoilĂ  le point essentiel.

Le wokisme fonctionne :
comme une religion inversée.

Ancien christianisme :

  • pĂ©chĂ©,
  • confession,
  • repentance,
  • purification.

Version woke :

  • privilĂšge,
  • culpabilitĂ© historique,
  • autocritique,
  • rééducation.

Et surtout :

hérésie.

Toute dissidence devient :

  • violence,
  • haine,
  • danger moral.

Le systÚme ne débat plus.

Il excommunie.

Medieval scene with masked figures and children symbolizing justice, intolerance, and exclusion
A dramatic medieval-style painting depicting masked figures and children, exploring themes of justice and exclusion.

IV. POURQUOI LE WOKISME DÉTRUIT LE RÉEL

Le problĂšme fondamental du wokisme est simple :

il remplace le réel par le langage.

La biologie ?
“Construction sociale.”

Le sexe ?
“Spectre.”

La nation ?
“RĂ©cit.”

L’histoire ?
“Oppression.”

Le mérite ?
“Domination systĂ©mique.”

La beauté ?
“Norme oppressive.”

La compétence ?
“Privilùge.”

À partir de là :

plus rien n’a de fondement stable.

Tout devient :

  • fluide,
  • nĂ©gociable,
  • manipulable,
  • rééducable.

V. LE WOKISME EST LE NIHILISME HABILLÉ EN MORALE

C’est probablement le cƓur du problùme.

Le wokisme prétend défendre :

  • les minoritĂ©s,
  • la justice,
  • l’inclusion,
  • les victimes.

Mais sa logique profonde est différente.

Elle consiste Ă  :

déconstruire toute structure de stabilité.

Famille.
Nation.
Sexe.
Histoire.
Culture.
Tradition.
Mérite.
Transmission.

Pourquoi ?

Parce qu’une sociĂ©tĂ© stable produit :

  • des hiĂ©rarchies,
  • des continuitĂ©s,
  • des hĂ©ritages,
  • des normes.

Et le wokisme considĂšre :

toute structure comme suspecte.


VI. LE PARADOXE :

LE WOKISME A ÉTÉ ADOPTÉ PAR LE CAPITALISME GLOBAL

VoilĂ  le grand retournement historique.

Les théories postmodernes se voulaient :

  • anti-bourgeoises,
  • anti-capitalistes,
  • rĂ©volutionnaires.

Mais elles ont fini :

absorbĂ©es par les multinationales elles-mĂȘmes.

Pourquoi ?

Parce qu’un individu :

  • dĂ©racinĂ©,
  • fragmentĂ©,
  • dĂ©sidentifiĂ©,
  • culpabilisĂ©,
  • et sans structure stable


est beaucoup plus facile :

  • Ă  manager,
  • Ă  surveiller,
  • Ă  influencer,
  • et Ă  transformer en consommateur pur.

Le wokisme est devenu :

l’idĂ©ologie culturelle du capitalisme liquide.


VII. LA SILICON VALLEY ENTRE DÉSORMAIS EN RÉACTION

C’est ce que comprend trùs bien Brivael Le Pogam à la fin de son texte.

Le centre de gravité commence à se déplacer :

  • vers les ingĂ©nieurs,
  • les bĂątisseurs,
  • les entrepreneurs,
  • les techniciens,
  • les crĂ©ateurs de systĂšmes rĂ©els.

Autrement dit :

les gens confrontés au réel matériel.

Car dans le réel :

  • un pont tient ou s’effondre,
  • un moteur fonctionne ou casse,
  • un code compile ou non,
  • une fusĂ©e dĂ©colle ou explose.

Le réel finit toujours :
par humilier les constructions purement idéologiques.


VIII. LE VRAI COMBAT :

CONSTRUCTION CONTRE DÉCONSTRUCTION

Le conflit actuel dépasse largement :

  • la gauche,
  • la droite,
  • ou les guerres culturelles classiques.

Le vrai affrontement devient :

civilisation constructive

CONTRE

civilisation déconstructive.

D’un cĂŽtĂ© :

  • transmission,
  • continuitĂ©,
  • enracinement,
  • vĂ©ritĂ©,
  • mĂ©rite,
  • rĂ©alitĂ© biologique,
  • structures stables.

De l’autre :

  • fluiditĂ© permanente,
  • relativisme,
  • culpabilitĂ©,
  • fragmentation,
  • dissolution identitaire,
  • et nĂ©gociation infinie du rĂ©el.

CONCLUSION — UNE CIVILISATION NE SURVIT PAS LONGTEMPS SANS CROIRE EN QUELQUE CHOSE

Le plus dangereux dans le wokisme,
ce n’est pas son absurditĂ©.

C’est :

son vide.

Une civilisation peut survivre :

  • Ă  la pauvretĂ©,
  • Ă  la guerre,
  • Ă  la crise Ă©conomique.

Mais elle survit difficilement :

à la destruction de son propre principe de réalité.

Car une société qui ne croit plus :

  • Ă  la vĂ©ritĂ©,
  • Ă  la transmission,
  • au mĂ©rite,
  • Ă  la continuitĂ© historique,
  • ni mĂȘme Ă  la rĂ©alitĂ© biologique


finit toujours :
par devenir incapable de se défendre.

Le wokisme n’est peut-ĂȘtre pas :
la cause premiÚre du déclin occidental.

Mais il pourrait bien ĂȘtre :

le langage culturel de sa phase terminale.

Chalkboard text questioning 'wokisme' as justice or intolerance and the limits of tolerance and exclusion
A chalkboard questions whether ‘wokisme’ is a quest for justice or new intolerance.

https://blogalupus.substack.com/p/capitalisme-orbital


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