Crony Capitalism

Dexia: La mauvaise gestion par l’Etat très critiquée

Dexia: La mauvaise gestion par l’Etat très critiquée

Dexia est une banque née d’une fusion de banques publiques. Dexia est en partie issue de la Caisse d’aide à l’équipement des collectivités locales (CAECL), établissement public administratif géré par la Caisse des dépôts. La CAECL devenu le Crédit Local de France en 1987 avant de fusionner en 1996 avec le Crédit Communal de Belgique, banque détenue par les communes belges et chargée de leur octroyer des crédits

La France est venue au secours de Dexia en 2008 et en 2012 en la recapitalisant (les Etats français et belges sont aujourd’hui actionnaires à environ 95% de la « Bad bank» Dexia) et en lui apportant des garanties (la dernière, en 2012,à hauteur de 85 milliards d’euros). l’Etat français et la Caisse des Dépôts ont déjà ainsi injecté 5,5 milliards d’euros pour sauver Dexia. Sur cette somme, 3 milliards sont déjà partis en fumée, et il n’est pas impossible du tout qu’il faille un jour remettre au pot !

Dexia a eu peu d’impact sur les comptes de la Banque Postale, par contre la Caisse des dépôts (CDC) a, pour la deuxième fois de son histoire, terminé l’année 2012 avec une perte nette de 458 millions d’euros après 2 milliards d’euros de dépréciations exceptionnelles, dont 1 milliard pour sa participation dans France Télécom. Sans les dépréciations sur la banque franco-belge Dexia de 450 millions d’euros la CDC aurait été à l’équilibre en dépit des dépréciations exceptionnelles

Dexia. Les coûts pour la France sont évalués à plus de 6 milliards par la Cour des comptes

Les déboires de Dexia, en cours de démantèlement, ont coûté 6,6 milliards d’euros à la France jusqu’à présent, selon la Cour des comptes, qui souligne la responsabilité des dirigeants de la banque franco-belge dans sa débâcle.

«Le coût pour le contribuable national a été important, 6,6 milliards d’euros à ce jour, et des risques élevés persisteront longtemps encore», a déclaré Didier Migaud, premier président de la Cour, lors d’une conférence de presse.

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Sauvé de la faillite à l’automne 2008, Dexia, principal acteur du financement des collectivités jusqu’à ses déboires, a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui a rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.

Dans son rapport rendu public jeudi, la Cour des comptes note «des risques persistants pour les finances publiques» à l’avenir, en raison de fortes incertitudes, notamment l’évolution de la situation de la zone euro. Elle juge également «non négligeable» un risque de recapitalisation de la banque, susceptible d’alourdir la facture, sans toutefois avancer de montant. La Cour éreinte en outre la gestion de cet établissement, notamment sa stratégie de croissance des années 2000, poursuivie alors que les premiers signes de la crise de 2007 étaient déjà apparus. «Le conseil d’administration, qui comptait peu d’experts ou de professionnels aguerris des questions bancaires, ne s’est pas opposé à une telle stratégie, qui a perduré jusqu’au milieu de l’année 2008, c’est-à-dire bien trop longtemps compte tenu de la montée des risques et de la dégradation rapide du résultat du groupe», a souligné M. Migaud. A cet égard, la Cour critique également la Caisse des dépôts qui détenait justement cette expertise financière et était, fin 2007, son principal actionnaire côté français, à hauteur de 11,9%. En raison des failles dans la gestion de la banque et du coût qu’a représenté son sauvetage pour les contribuables, la Cour déplore également que «la mise en cause des responsables [ait] été tardive et incomplète», alors que plusieurs d’entre eux ont bénéficié d’avantages «significatifs» lorsqu’ils ont quitté le groupe.

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La Cour des comptes très critique sur les salaires des anciens dirigeants

Dans son rapport “Dexia, un sinistre coûteux, des risques persistants”, rendu public le 18 juillet, la Cour des comptes pointe la mise en cause “insuffisante” des dirigeants et le maintien “contestable” de leurs avantages financiers : retraites chapeaux, salaires, indemnités…

Les fonctionnaires ne doivent plus pouvoir réintégrer la fonction publique après avoir perçu des indemnités liées à la fin de leurs fonctions de dirigeant dans une entreprise publique. C’est l’une des recommandations de la Cour des comptes dans son rapport “Dexia, un sinistre coûteux, des risques persistants”, rendu public jeudi 18 juillet [cliquez ici pour lire le rapport].

Au gré des 236 pages de ce rapport très critique – c’est un euphémisme –, les sages observent la mise en cause “très insuffisante” des dirigeants dans le naufrage de la banque. Cette mise en cause a “essentiellement consisté en leur éviction”. Et elle s’est accompagnée du maintien “contestable” d’avantages financiers, notamment en matière de retraites chapeaux.

825 000 euros d’indemnité de départ

La Cour se penche notamment sur les conditions du départ de l’administrateur délégué belge Axel Miller. On apprend que son contrat prévoyait une indemnité de départ de 3,7 millions d’euros. Le conseil d’administration lui a finalement accordé 825 000 euros équivalent à une année de salaire fixe.

Le rapport constate un peu plus loin le “processus tardif” de remise en cause des retraites chapeaux (pages 77 et 78). En résumé, Dexia s’est montrée très généreuse avec ses anciens dirigeants via un dispositif de retraite supplémentaire. Le rapport parle d’un régime “contestable” et d’avantages annexes “substantiels”…

Source Acteurs Publics 19/7/13

http://www.acteurspublics.com/2013/07/18/la-cour-des-comptes-tres-critique-sur-les-salaires-des-anciens-dirigeants

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