A Chaud!!!!!

Etats-Unis : le PIB gonflé par un nouveau calcul intégrant la production intellectuelle

Etats-Unis : le PIB gonflé par un nouveau calcul intégrant la production intellectuelle

EN LIEN: Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 1er Aout 2013 : Les Etats Unis flirtent avec la récession selon l’ECRI  Par Bruno Bertez

Cela pourrait se traduire par un ouf de soulagement outre-Atlantique : les Etats-Unis viennent en effet de trouver la recette miracle pour afficher au monde entier que tout va bien dans le meilleur des mondes, et que la croissance américaine reprend de la vigueur.
Comment cela ?


C’est avec une relative discrétion qu’à compter du 31 juillet prochain, la production intellectuelle rentrera dans le calcul du PIB des Etats-Unis. Les dépenses en recherche et développement ainsi que la création artistique seront donc désormais considérées comme des investissements.

Une mise à jour de formules mathématiques dirons-nous poliment … qui permettra au gouvernement américain d’afficher une croissance de près de 3%. Pas belle la vie ?

PLUS DE MANIP EN SUIVANT:

Bien sur, le pays de l’oncle Sam dispose de sérieux arguments pour justifier la nécessaire évolution de l’indicateur.
Selon Steve Landefeld, directeur du Bureau de l’analyse économique (BEA) du ministère du Commerce des Etats-Unis, chargé de mesurer le PIB, la créativité et la recherche a été sous-évaluée jusqu’à présent dans les calculs. « Alors que notre économie repose de plus en plus sur le savoir, les statistiques officielles ne reflètent pas correctement cette réalité » estime-t-il.
Ajoutant que le produit intérieur brut (PIB), qui, selon lui, « résume à lui seul la taille de l’économie » est un cas flagrant de manque de pertinence d’indicateur.

Désormais le BEA prendra davantage en compte la création dans le domaine de la propriété intellectuelle, tant en ce qui concerne les livres, les films, la musique, la photographie, les médicaments issus de la biotechnologie. Ces derniers seront ainsi considérés comme des investissements susceptible de générer des recettes dans le futur, et donc comptabilisés comme des actifs et non comme des dépenses.
Une baguette magique qui permettra également que leur coût de fabrication soit pris en compte dans le calcul du PIB, ainsi que les recettes générées ultérieurement.
Certes, tous les cinq ans environ, l’organisme modifie ses méthodes de calcul, tenant compte de l’évolution de l’économie et de la qualité des données. Il s’agit donc cette fois-ci de tenir compte dans le PIB des actifs immatériels (Recherche & Développement, royalties), qui n’ont jamais été comptabilisés jusqu’ici.
Mais rendons à César, ce qui est à César, les Etats-Unis ne font ainsi qu’appliquer des recommandations de l’ONU datant de 2008. Si l’Australie a été pionnière dans le domaine, c’est avec un zèle non négligeable, que le gouvernement américain s’est empressé de mettre en œuvre une méthode lui permettant d’afficher que la récession n’est pas à l’ordre du jour.
Précisons que l’Union européenne devrait suivre le pas en 2014.

Sources : NYTimes, Boursier.com

Elisabeth Studer www.leblogfinance.com 31 juillet 2013

EN RAPPEL: En entrevue à la télévision de Bloomberg i, Lakshman Achuthan, directeur de l’Economic Cycle Research Institute, a dit croire que les États-Unis sont en récession depuis la mi-2012.

Achuthan a expliqué que les économistes du National Bureau of Economics, l’autorité suprême qui détermine s’il y a récession chez l’Oncle Sam prennent jusqu’à deux ans avant d’affirmer qu’il y a une contraction de l’économie. 

ans un échange musclé avec l’animateur Tom Keene, . Achuthan a aussi expliqué que les données du PIB sont constamment révisées, surtout à la baisse, et souvent de l’ordre de 2% à 4%. 

Comme la croissance actuelle de l’économie aux États-Unis est faible (de 1,1% au premier trimestre de 2013 et 1.7% au 2ème), il ne serait pas surprenant de constater après de multiples révisions que le pays de l’Oncle Sam est en récession, fait-il valoirà juste titre.

2 réponses »

  1. En même temps, ils dégainent les premiers mais le ouf de soulagement dépassera sûrement le gouvernement américain, la « Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social » ou commission Stiglitz n’ayant pâti que du tempérament, pour être aimable on dira, primesautier et vélléitaire de Nicolas Sarkozy, tout autant que son côté kéké ou bling-bling (Amartya Sen ayant probablement découvert dans quelle galère il s’était fourré, a été notablement discret, bien que conseiller du Président…).
    Nul doute, que la décision US libérera quelques verrous psychologiques ailleurs !!

    J'aime

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