A Chaud!!!!!

Politique Friction du Mercredi 1er Janvier 2014: Le pacte de Hollande avec le Medef Par Bruno Bertez

Politique Friction du Mercredi 1er Janvier 2014: Le pacte de Hollande avec le Medef Par Bruno Bertez

Permalien de l'image intégrée L’essentiel des vœux de Hollande se résume à ceci : Je propose aux organisations patronales un pacte: Elles se chargent de mener une politique volontariste vis à vis de l’emploi pour que je reste en place avec mes amis et en échange, je fais en sorte de baisser vos charges en réduisant le pouvoir d’achat net des Français.

En clair si vous acceptez de jouer avec moi, vous serez récompensées par des baisses de vos charges, et je ferais en sorte que ces charges que vous supportiez, elles soient transférées par le biais de l’impôt sur les Français. Ou encore, vous baissez les chiffres du chômage et moi je prends en charge ce que vous ne pouvez pas faire, la baisse des revenus nets.

Dans le cade de notre Collaboration, nous ferons d’une pierre trois coups:

  • -Nous plairons à notre maîtres Allemands en réduisant le niveau de vie des Français pour exporter, comme eux le font si bien!
  • -Vous consoliderez votre position comme interlocuteur du pouvoir social-démo français sur le dos des libéraux qui nous gênent tous et de ce peuple qui ne comprend rien!
  • -Vous serez assurés d’être personna grata dans les allées du Pouvoir et nous vous garantissons la disparition des brimades, et la levée des mesures prises contre vous, en particulier celles qui touchent à vos rémunérations.

Permalien de l'image intégrée

Hollande est un chef de tendance de parti et donc un diviseur.

Nous l’avons diagnostiqué dès les premiers jours, Hollande n’est pas capable d’endosser le costume présidentiel. Un président, c’est quelqu’un qui représente tout le pays, tous les citoyens ou qui, du moins s’efforce de le faire. Par définition, il doit, dès le lendemain de son accession au pouvoir, devenir le président de tous les Français.

Nous avons relevé, dès les premiers mois, ce vice, cette erreur fondamentale qui consiste à rester chef de tendance, voire régulateur de tendance de parti politique. Comme le vocabulaire, l’indique, un chef de parti …. partitionne, coupe, sépare entre ceux qui sont avec lui et ceux qui sont contre lui.

Dans une situation de crise, il est évident, et toute l’histoire le montre, que l’appel à l’unité et au partage des efforts est indispensable. C’est la condition de la légitimité des actions menées.

 Or Hollande a voulu tenir les promesses faites aux marginaux qui ont fait l’appoint de leurs voix dans son élection, les déviants, les marginaux, les improductifs, les profiteurs en tous genres.

Ce faisant il s’est coupé des forces vives, de ces forces qui font et construisent un pays et assure à la fois sa prospérité et sa cohésion.

Je suis absolument contre les primaires à la mode. Elles obligent les candidats à polariser, à cliver afin de gagner ces primaires. Elles les obligent à chercher une majorité non pas au-dessus des clivages, mais en créant des clivages. Ce sera la surenchère au meilleur socialiste, au meilleur voleur fiscal, au meilleur destructeur des bases de la famille etc. Idem à droite, le succès ira au meilleur tribun sur l’immigration, sur la baisse des impôts, sur la démagogie en quelque sorte.

Par construction le système des primaires ne donne aucune légitimité pour rendre cohérente l’action gouvernementale. .

 Très souvent, pour compenser l’action clivante des élections, les élus se recentrent au bout de quelques mois ou semaines et, enfin ils commencent à endosser un costume présidentiel. Mais Hollande faute de charisme, faute d’intelligence de la vraie politique n’a pas saisi les occasions qui lui étaient offertes de se recentrer vraiment.

Comme un politicien de cour d’école il a confondu tendre la main au MEDEF avec recentrage et recherche de cohésion nationale. Il a cru que le MEDEF représentait quelque chose socialement or le MEDEF ne représente rien en terme citoyen. Il ne représente ni la liberté, ni la prospérité, il ne représente que les très grandes entreprises qui licencient. Il est au mieux, la statue du commandeur de la contrainte internationale. Mais la Banque remplit déjà cet office de contrainte imposée.

Le seul positionnement possible et non clivant pour les milieux économiques, ce n’est ni la lutte contre le chômage, l’emploi ne se décrète pas, ni la recherche de subventions, c’est l’exigence de la liberté de gestion. Par leur connivence avec les pouvoirs politiques, les gestionnaires de l’économie se discréditent et détruisent leur crédibilité.

Et c’est sur ces gens, que compte Hollande, c’est sur leur complicité qu’il table pour s’exonérer d’un véritable recentrage et tendre la main au pays.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 1er Janvier 2014

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON: 

   NI PUB, NI SPONSOR, NI SUBVENTION, SEULEMENT VOUS ET NOUS….SOUTENEZ CE BLOG FAITES UN DON

Image d’aperçu

8 réponses »

  1. Tout homme où femme qui se présentent à l’élection présidentielle devrait se démettre de tout mandant électif démissionner de tout parti politique ainsi que tout emploi privé où publique,

    Un homme, une politique, un programme, un peuple, ensuite une fois élu demander par les urnes une majorité pour gouverner.

    Mais le système a été perverti comme d’habitude afin de conserver le pouvoir par et pour le plus grand nombre possible (beaucoup veulent avoir une part du gâteau) nous sommes retournés dans un régime de type 4ème république pour la prise de pouvoir.

    Ce n’est plus un homme rassembleur devant les Français mais un parti donc forcement clivant qui se présente à l’élection une fois au pouvoir il ne peut que récompenser son camp et punir l’adversaire ainsi il divise attise les haines et rancœur afin de se maintenir ainsi que ses amis au pouvoir.

    Un pouvoir qui tel une pieuvre tant ses tentacules dans tout l’appareil d’état : législatif, exécutif, médiatique, économique…. Je le dis bien haut et fort nous ne sommes pas loin de la définition du mot Tyrannie que donnait ARISTOTE concernant notre pays. Seule une insurrection populaire pourra remettre de l’ordre dans ce foutoir d’un gouvernement mafieux à la Don Corleone qu’à des hommes d’état…..

  2. Bonsoir,
    Outre la qualité intrinsèque des papiers de M. Bertez, il y a aussi la qualité des choix musicaux qui accompagnent chaque chronique. Souvenirs de nuits studieuses en classe prépa avec le regretté Bernard Lenoir en (léger) fond sonore. Que le temps passe…
    Excellente année 2014.

  3. Bonsoir,
    Au delà de Hollande, n’est ce pas la faillite de tout un système parlementaire ploutocratique qui s’annonce ?
    Je pense que les festivités ne commenceront vraiment qu’à partir du moment où les OAT coinceront, qu’en pensez vous ?
    Merci encore pour votre travail et bonne année 2014 ^^

  4. bonjour

    Hollande représente la banque et le medef qui est la même chose sous une forme différente . Son appel à l embauche n est qu un effet d annonce démagogique qui a l avantage de justifier les baisses de charge consenties à ses mandants.
    Hollande n a pas été élu par des marginaux mais par un conglomérat de citoyens exaspérés par l agent américain Sarkozy.
    Les faveurs faites aux minorités sont des instruments d affaiblissement de la famille et de division populaire. Rappelons qu’une élue PS a osé prétendre que les enfants appartiennent à l état avant la famille ! Cette entreprise de démolition de la famille vient de loin : des Etats unis
    http://www.youtube.com/watch?v=N3NA17CCboAs
    Le capitalisme est en bout de course , il ne produit plus de richesses mais gèle les capacités de production et conduit à la récession. Il ne promet plus que « du sang et des larmes », du chômage de masse durable et un appauvrissement continu des populations.
    C est la déréglementation généralisée appelée faussement mondialisation ( phénomène ancien) qui est la cause de ces maux . Mais en dernière analyse c est une réponse capitaliste à la baisse du taux de profit , à l a surproduction causée par l absence de plan, par la concurrence généralisée , par l absence de demande solvable , au bout du compte en raison de la séparation du producteur et de ses instruments de production.
    On ne racommode pas le capitalisme on change de logiciel !
    Ou les multinationales et leurs actionnaires gagnent la bataille et la population française se retrouve au niveau de l Espagne il y a 60ans ou on actionne la triple sortie et on met en oeuvre le programme du CNR adapté aux besoins actuels.
    Une alliance est possible entre L UPR d Asselineau , les divers communistes dissidents les citoyens qui se sont abstenus et tous ceux qui ne croient plus aux promesses de la castre politique qui ne pense qu à la gamelle!

  5. La quenelle, les blagounettes, le transfert à présent probable de la cotisation familiale des entreprises vers… les familles, qui vont se cogner une fois de plus le choc de simplification fiscale ( je ne vois pas d’autre levier pour baisser les charges des entreprises ).
    François XVI divise pour régner, mais qui sème le vent récolte la tempête.
    Sauf que les elites se mettront à l’abri alors et les riches qui se feront pendre aux grilles, ce sera ce qui reste des classes moyennes coincées dans ce pays.
    Je comprends mieux maintenant les manoeuvres préventives de l’armée suisse.

  6. Bonjour,

    Tous mes vœux pour cette nouvelle année en souhaitant ardemment que la qualité de vos billets continue à favoriser notre réflexion sur la marche du monde.

    « Le seul positionnement possible et non clivant pour les milieux économiques, ce n’est ni la lutte contre le chômage, l’emploi ne se décrète pas, ni la recherche de subventions, c’est l’exigence de la liberté de gestion. Par leur connivence avec les pouvoirs politiques, les gestionnaires de l’économie se discréditent et détruisent leur crédibilité. » Je crois que vous résumez parfaitement la situation. Nous assistons au contraire à course à l’abime dont je persiste à penser qu’elle est moins le fait de l’Allemagne que de la veulerie de l’oligarchie qui préside aux destinées de ce pays. En d’autres temps, Lénine aurait dit : »Les capitalismes nous vendront jusqu’à la corde qui les pendra. » Hollande en est la triste incarnation et vous soulignez, à juste titre, la perversité d’un système qui permet à ce genre d’individu d’arriver aux plus hautes sphères du pourvoir (je vous recommande d’ailleurs assez éclairant en particulier le paragraphe « L’intelligence et la détermination d’une dictature »: https://www.dropbox.com/s/ryu7owxrn50r383/20131230hollande.pdf). Ce que Pétain et Laval n’ont pas pu faire, Hollande risque de le réussir!
    Les américains ne sont pas à blâmer, ils jouent simplement leur carte. Tant pis pour nous si nous ne pouvons pas suivre. Nous avions nos cartes mais nous jouons comme des débutants à moins que nous nous soyons couchés avant la partie! Churchill, dans ses mémoires de guerre, soulignait déjà ce paradoxe eu égard au comportement des européens avec les américains entre les deux guerres, attitude qui a mené droit à la seconde. Tout en déplorant qu’en France « …la vie politique fût en perpétuelle agitation et marquée par des agitations sans grande portée… » ou « …qu’il est toujours difficile pour un gouvernement ou un parti qui pose en principe la nécessité de détruire le capital, de maintenir la confiance et le crédit qui jouent un rôle si important dans l’économie hautement artificielle d’une île telle la Grande Bretagne…(il parlait du gouvernement travailliste de MacDonald en 1929 mais son propos sonne étrangement aux oreilles des européens actuels) », il fustigeait avec une grande clairvoyance des comportements équivalents chez les gouvernements anglais et français de l’époque, incapables car déjà vendus ou battus, d’avoir un minimum de clairvoyance quant à leur avenir proche et plus soucieux de leur réélection prochaine que d’améliorer réellement les conditions de vie de leurs coreligionnaire (Je souligne que des personnes comme Keynes dans « Les conséquences économiques de la paix » ou Bainville dans « Les conséquences politiques de la paix » avaient déjà tout écrit avant 1925, ouvrages disponibles par ailleurs tous les deux chez TelGallimard dans un seul volume).
    Au XIXème siècle, d’autres avaient déjà bien analysé les données du problème semble-t-il. La leçon n’a guère porté: http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2014/01/citation-du-jour-marx-parle-de-la.html

    Bonne fin de journée

Laisser un commentaire