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Olivier Delamarche/BFM : « Lorsqu’on paie en Yen, on paie avec des billets de Monopoly » – 22/04/2014

Olivier Delamarche/BFM : « Lorsqu’on paie en Yen, on paie avec des billets de Monopoly » – 22/04/2014

Le 22 avril, le déficit commercial causé par les Abenomics, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, dans Intégrale Placements, avec Antoine Larigaudrie, sur BFM Business. Selon Olivier Delamarche, les Abenomics sont clairement un échec et il estime qu’après onze « quantitative easing », le Japon ne veut toujours pas voir l’évidence

« Les «Abenomics» en panne au Japon

Des nouvelles incitent au pessimisme.

La première, tombée lundi, est celle du déficit commercial mensuel record enregistré fin mars: 14 milliards de dollars au lieu des 10 envisagés. Ce qui laisse entrevoir, si une correction n’intervient pas en cours d’année, une nouvelle détérioration des résultats commerciaux nippons après la très mauvaise année 2013 conclue par un déficit d’environ 120 milliards de dollars, soit presque le double de celui enregistré en 2012.

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Du côté gouvernemental, le pari, depuis l’entrée en fonction de M. Abe fin décembre 2012, est de déprécier le yen pour rendre les produits nippons moins chers. Et de fait: la monnaie japonaise a perdu en 2013 près de 20% face au billet vert.

Le problème est que, dans le même temps, le coût des importations énergétiques s’est accru. Et que les industriels nippons ont, eux, préféré poursuivre leur politique de délocalisation en Chine ou en Asie du Sud-Est… où les difficultés économiques régionales ont simultanément pesé sur leurs ventes. Plutôt que de jouer sur la baisse des prix, les grands exportateurs ont donc préféré poursuivre leurs restructurations mondiales…

Telle est la seconde leçon pour les «Abenomics» qui, après une année 2013 très faste pour la bourse de Tokyo, entrent dans une période de turbulences: si elle a bien réussi, jusque-là, à doper la consommation intérieure, la politique menée par le très nationaliste Shinzo Abe ne parvient ni à redresser les comptes de l’Archipel (la dette publique demeure supérieure à 200% du PIB), ni à engendrer une transformation productive. Plus grave: la hausse de la TVA depuis le 1er avril, de 5% à 8%, promet de peser sur le budget des ménages.  » Source le Temps

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