Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito du Jeudi 23 Octobre 2014 : A propos des crises en cours. Le discours des Pouvoirs, par-delà le vrai et le faux Par Bruno Bertez

L’Edito du Jeudi 23 Octobre 2014 : A propos des crises en cours. Le discours des Pouvoirs, par-delà le vrai et le faux Par Bruno Bertez

Les dominants dominent par le discours et par la force. Le discours des pouvoirs n’est ni vrai, ni faux, il est par-delà le vrai et le faux. 

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J’ai été journaliste, et même patron de presse. De temps à autre, je fais encore fonction de journaliste, j’informe, j’écris sur l’actualité. De préférence, d’ailleurs, sur l’actualité. Par choix méthodologique, car je considère que pour être lu, il faut partir de ce que les gens voient, entendent, répètent. Mais l’actualité pour moi n’est qu’un prétexte. C’est une étiquette sur le flacon de mes papiers, ou mieux, un entonnoir afin d’accrocher le lecteur. Les idées pures, déconnectées de la pratique, voire de la praxis, n’intéressent pas et ne m’intéressent pas. Je ne suis pas plus philosophe que journaliste en ce sens.

Je ne suis pas non plus un prescripteur, je n’engage pas mon travail, ma crédibilité, pour persuader de faire quelque chose ou d’acheter quelque chose. En clair, je ne vends rien, même si, quelquefois, je donne ce que l’on peut appeler des avis de gestionnaire, comme c’est le cas quand je traite de choses boursières ou patrimoniales.

Je reproche à la profession journalistique d’être dans le Système, de penser et d’écrire de l’intérieur. Ce que je formule de la façon suivante. Ils sont parties prenantes de la névrose dans laquelle nous vivons. La névrose, c’est un monde parallèle. Ou encore une sorte de prisme au travers duquel on voit le monde. A ce titre, ils ne peuvent rapporter, analyser, décrire, commenter, que de l’intérieur de la prison  que constitue l’enfermement névrotique. Ils ne sont pas auxiliaires, corps intermédiaires de la démocratie, mais roue de transmission des Pouvoirs. Ils sont d’une certaine façon les inf(i)ormiers au services des soi-disant psychiatres, docteurs qui gouvernent, qui dominent. Ils sont, mêmes, et encore quand ils sont dans l’opposition, dans le champ que l’on a balisé pour eux. J’ai coutume de dire que celui qui est au revers de la médaille fait partie de la médaille, j’ai coutume d’affirmer que, marcher en dehors, sur le côté des rails, c’est toujours suivre les rails. Ce que je pointe, ce n’est pas la corruption, la flagornerie, la fainéantise, c’est l’aliénation de celui qui se croit observateur alors qu’il n’est que comparse, quelquefois involontaire, comparse connivent. Prendre pari pour ou contre Sarkozy, c’est encore être sur le champ qu’ils balisent, car la question ce n’est pas « Qui ? », mais « Pour faire quoi »? A partir de quelle analyse, de quelle vision du monde, de quel projet, de quelle conception de la société? Et surtout à partir de quelle légitimité? Prendre parti pour ou contre le rabotage des prestations familiales, c’est accepter d’escamoter l’essentiel à savoir: l’interrogation sur la légitimité des exigences de l’UE et  de l’Allemagne, sur le bien-fondé de l’austérité pour plier devant les usuriers, sur l’efficacité des tentatives de faire face au surendettement généralisé par la compression des revenus, etc. etc. Prendre parti pour la croissance tout en voulant rester dans l’UE et dans le carcan de l’euro, quand on est la fille de Jacques Delors , responsable de l’Acte Unique qui a signé notre perte, c’est au-delà du vrai et du faux, c’est être ailleurs dans un monde ou l’eau et le feu se marient, dans l’enfer de Méphistophélès ou les catégories du vrai, du faux, du réel s’évanouissent., dans cet enfer ou les ombres sont séparées des corps. C’est avoir vendu son âme au diable de la volonté de puissance exercée sur les hommes en échange de l’abandon  de la puissance authentique de transformer et de modifier le réel.

Par mépris, je me permets de dire que tous ces gens sont des passe-plats du Système. Nous en avons l’illustration proche et scandaleuse dans le conflit qui oppose Valeurs Actuelles au journal Le Monde. 

Le Système produit, pour se maintenir, pour se reproduire, tout un discours, toute une symbolique, dont le but ultime, caché, c’est, et c’est seulement cela, le maintien de l’ordre. Quand je parle de l’ordre, ne vous y trompez pas, ce n’est pas l’ordre qui règne à Varsovie, avec les bruits de bottes, la censure, etc. ; non, c’est l’ordre « soft », mou, voire le désordre, dont ils ont découvert les vertus et à partir duquel les dominants exercent, imposent et perpétuent leur position de Pouvoir. Mes analyses tiennent compte de la modernité, du fait que le contrôle est, surtout à notre époque, celui des esprits; ils contrôlent ce que l’on pense, ils contrôlent ce que l’on doit penser. Ils tracent la grille, le cadre analytique à l’intérieur duquel nous formons nos opinions. Leur projet, pour nous, c’est exactement le même que celui qu’ils utilisent dans leurs équations ; leur projet, c’est notre modélisation, à prendre au sens mathématiques. Ils veulent nous « corrélationner » comme ils le font avec leurs variables sur les marchés, on titille ici et cela réagit là-bas.

Les discours du Pouvoir ne s’inscrivent pas dans l’ordre du vrai et du faux. Seuls les imbéciles et les idiots mentent purement et simplement. La vérité n’est pas le référent des discours du Pouvoir, ils sont dans le ni-vrai, ni-faux. Le Pouvoir ne s’exprime pas pour dire la vérité, mais pour influencer. Nous sommes dans l’utilitaire. Ce qui est  dit est utile dans le cadre des objectifs que ces gens poursuivent. Le terme de manipulation est presque trop fort, il s’agit moins de manipuler que de tordre d’une certaine façon afin que les perceptions s’écartent de ce qu’elles devraient être. La petite série Française, « Les hommes de l’ombre » a bien perçu ce phénomène.

Vous avez remarqué l’appel constant, maintenant, pour valider les discours des Pouvoirs, l’appel constant aux spécialistes. Ils sont là, larbins de service, comme les journalistes, du type « C dans l’air », pour valider, estampiller, les discours des Pouvoirs. On vend des pseudos savoirs, par des pseudos spécialistes. Il y a aussi une autre pratique référentielle, c’est celle du consensus. Ainsi, tel produit de cosmétique à l’efficacité douteuse, mais au prix élevé, est validé par l’affirmation: « 92% des femmes disent que cela marche »! Si vous regardez les pubs de la télé, vous m’avez compris. La preuve que cela marche, dit le consensus bidon ainsi proposé  c’est que les gens, les idiots de service, se mettent à danser de joie, de servilité. Voilà comment on vous traite, on vous persuade et on vous donne le spectacle de vos propres danses ridicules et débiles, sinon humiliantes. Regardez le nombre de fois où on vous fait danser à la télé ! La pub et le marketing qui sont maintenant à la base du discours politique, ont découvert que ce qui marchait, ce ne sont pas les produits en tant que tels, mais le type de relations qu’ils étaient capables de suggérer entre les gens. Un parfum, une voiture ou du Schweppes; on ne vous vend pas du parfum, une voiture ou une boisson, mais la possibilité de séduire et de baiser. Le  marketing est marketing, non pas d’usage et/ou d’échange, mais de séduction et d’identification. Même quand on renverse, comme la fille du Schweppes qui fait la pirouette et déclare qu’elle, elle ne baise pas!  Eh bien, ce sont toutes ces techniques qui sont utilisées par les Pouvoirs pour vous contrôler, pour baiser la société civile. Baiser, c’est dialectique, on baise et on se fait baiser. Vous, vous baisez dans l’imaginaire, eux, ils vous baisent pour de bon!

J’en viens à ce qui m’a inspiré cet article.

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Nous avons en ce moment, quatre crises majeures :

  • -Crise sanitaire, Ebola
  • -Crise géopolitique, l’Etat Islamique
  • -Crise économico-financière, la chute des marchés
  • -Crise sociale, dislocation, la radicalisation sociale

Observez bien ce qu’ils vous disent, tous et ensemble, sur ces crises et décodez les discours à la lueur de notre exposé ci-dessus. Ils vous disent, non pas ce qui est, ou encore moins ce qu’il faut faire; non, ils vous disent ce que vous devez en penser. Et ce que vous devez en penser, c’est:

  • -Rien n’est de leur faute
  • -Ils ont la situation bien en mains
  • -Obéissez, faites ce que l’on vous dit.
  • -Et, si cela ne marche pas, peu importe, ce sera de votre faute, de la faute des autres. Eux, ils sont infaillibles.

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Tout ce qui gêne leurs objectifs est rejeté, escamoté: le discours peut se résumer à ceci, « ne venez pas mettre votre nez dans tout cela, vous êtes plus bêtes que nous, nous évoluons dans une sphère où l’on sait tout sur tout et où vous, vous ne savez rien ». Et ils réussissent, non pas à traiter les problèmes, mais à maintenir ce qui est la seule chose qui les intéresse, leur leadership. Ce qui les intéresse c’est de donner le spectacle de leur leadership ! Nous sommes en charge voilà à quoi se résume leurs interventions. Non pas qu’ils acceptent les responsabilités qui en découlent, bien sûr que non ! En affirmant leur leadership, ce qu’ils affirment, c’est le symétrique : vous êtes des sujets. Acceptent-ils la responsabilité de la cassure provoquée par cette austérité qu’hier encore ils défendaient et qu’aujourd’hui ils renient, tout en ne la reniant pas et tout en la pratiquant?

Pourtant, ils échouent souvent, si on mesure leur action à l’aune de la réalité, mais cela ne les gêne pas, au contraire, car plus ils échouent et plus ils ont prétexte à renforcer leur pouvoir, leur domination et leur emprise. C’est toujours parce que l’on n’en pas fait assez! On n’a pas assez contrôlé, pas assez fait de fausse monnaie, pas assez monté les impôts, pas assez rogné les niveaux de vie, pas assez interdit, etc. Bref, d’une certaine façon, ils n’ont pas encore assez montré leur autorité, voilà ce qui est sous-jacent; et conclusion, il faut qu’ils en montrent plus.  D’où le remplacement des gentils  Ayrault par le ministre de l’Intérieur aux coups de menton et visage carré de chef. De l’énergie, de la force, de l’autorité, que diable, disent en chœur les Gattaz, et les apprentis fascistes non élus de Bruxelles.

Le fait que leurs discours soient des discours d’influence, ni-vrai ni faux, n’est pas sans conséquence, malgré leurs victoires au jour le jour. Notre sentiment est que le peuple fait semblant d’être dupe, semblant d’accepter, mais qu’il n’en pense pas moins. Même s’il ne le formule pas. La crédibilité de la parole politique, journalistique, médiatique au sens large, tend asymptotiquement vers zéro. C’est ce que mesurent les enquêtes sérieuses.

Le peuple fait semblant d’accepter, mais il n’adhère pas. Voilà l’important, il n’adhère pas, il ne se motive pas. Comme le disent les communistes, vous faites semblant de me payer, je fais semblant de travailler. Et bien c’est la même chose, vous me dites des choses bidons, et bien moi aussi je bidonne. Ce qui fait que le Système patine, il tourne à vide, comme dans le cas d’un embrayage qui est défectueux, tout tourne dans le vide.

Les pouvoirs se sont rendus maîtres des mots, des signifiants et même des symboles, mais pas du signifié, du sens, même si c’est leur objectif suprême par la reprogrammation des citoyens. Ils sont Maîtres du signifiant, mais pas du sens et encore moins du réel. Tout ce qu’il y a derrière les mots et les images leur échappe. Leur échappe encore. Et c’est pour cela que leur échec dans la Sphère réelle est notre seul allié. La force des citoyens, c’est la faiblesse des dominant, leur incapacité à résoudre vraiment les problèmes. 

Ce qui marche, à l’échelle de l’histoire, ce n’est ni le vrai, ni le faux, mais l’authentique. Mais cela c’est… une autre histoire, c’est celle de l’adaptation efficace.

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BRUNO BERTEZ Le Mercredi 22 Octobre 2014

illustrations et mise en page by THE WOLF

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17 réponses »

  1.  » .. Le fait que leurs discours soient des discours d’influence, ni-vrai ni faux, n’est pas sans conséquence, malgré leurs victoires au jour le jour. Notre sentiment est que le peuple fait semblant d’être dupe, semblant d’accepter, mais qu’il n’en pense pas moins. Même s’il ne le formule pas. La crédibilité de la parole politique, journalistique, médiatique au sens large, tend asymptotiquement vers zéro. C’est ce que mesurent les enquêtes sérieuses .. » :

    Bien sur que le peuple n’est plus dupe, il suffit de constater la hausse des abstentionnistes allant croissante d élection en élection, et la chute de la presse officielle écrite. INTERNET est un recours heureusement, vos analyses et clairvoyances de l’ex-agent de l’intérieur ( si j ose dire ) que vous étiez , était impensable il y a moins de dix ans …

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    • Votre commentaire me fait plaisir.

      Je vous remercie d’insister sur le fait que le peuple n’est plus dupe. Qui est dupe de la manoeuvre de Valls qui veut changer les mots, pour masquer sa déroute? Personne, sauf peut-être Juppé et quelques centristes pressés d’aller à la soupe!

      Changer le nom du parti socialiste, c’est faire de l’Orwell, du 1984, avec pas mal de retard. Avouez que celà est pitoyable. La barque socialiste, le radeau est en train de couler et il met une nouvelle étiquette pour quelques centristes viennent l’aider à écoper! Et il y en a qui n’attendent que celà, avoir un alibi pour plonger dans l’assiette au beurre.

      Mais la manoeuvre fonctionne au niveau de quelques infrastructures politiques et médiatiques. La preuve, on l’obtient en décodant. L’appel de Valls est en fait une autre facon de proposer la stratégie du bloc républicain pour faire barrage au Front National.

      Et même si ces gens, tentés de le rallier, ne passent pas la frontière car on ne les paie pas assez, les comportements en sont modifiés. Ainsi Sarkozy a largué Buisson et son analyse droitiste pour se positionner au centre, dans le style Chaban Delmas.

      Lui aussi veut faire barrage au Front. Voir la belle analyse de Buisson dans le Nouvel Obs. Buisson a bien compris que Sarko veut renier le mouvement droitiste qui lui a permis d’éviter le ridicule en 2012 et se placer sur le terrain du marécage européo-social-centriste. Sarko se place au centre de l’UMPS. Buisson en tire la conclusion que Sarko sera mort politiquement avant d’être mort judiciairement. C’est aller un peu vite car il préjuge des choix futurs du Medef, or c’est lui qui fera l’élection.

      Sur mon propre parcours, j’aime l’idée d’ex agent de l’intérieur, mais je précise que ma tactique qui consistait à faire des alliances à droite et à gauche pour constituer un groupe de presse indépendant était assimilable à la pratique qui consiste à se servir des uns pour taper sur les autres. Je n’étais rallié à personne.

      J’ai mis en pratique le conseil de Trotski qui disait: « si tu veux tuer les enfants du tigre, alors il faut aller dans la tanière du tigre ».

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  2. Depuis des années, la BCE prête des centaines de milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques achètent des obligations émises par leur Etat.

    Les banques italiennes achètent des obligations de l’Etat italien. Les banques espagnoles achètent des obligations de l’Etat espagnol. Les banques portugaises achètent des obligations de l’Etat portugais. Etc.

    Regardez bien les graphiques 3A et 3b :

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=74349

    En clair : il ne reste plus que la BCE pour empêcher l’effondrement généralisé des Etats européens.
    Malheureusement, cette gigantesque bulle de dette publique continue à gonfler.
    Malheureusement, cette gigantesque bulle de dette publique ne peut pas gonfler jusqu’au ciel.
    Il arrive toujours un moment où une bulle finit par faire …
    … plop !
    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

    Jeudi 23 octobre 2014 :

    La dette publique en hausse à 92,7% du PIB dans la zone euro.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,499 milliards d’euros.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2168,855 milliards d’euros.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 224,129 milliards d’euros.

    4- Irlande : dette publique de 209,702 milliards d’euros.

    5- Chypre : dette publique de 19,365 milliards d’euros.

    6- Belgique : dette publique de 433,274 milliards d’euros.

    7- Espagne : dette publique de 1012,606 milliards d’euros.

    8- France : dette publique de 2023,668 milliards d’euros.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1552,344 milliards de livres sterling.

    Cliquer pour accéder à 2-23102014-AP-FR.PDF

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  3. « La question est de savoir si l’Allemagne voit la nécessité pour l’Union européenne de se maintenir et de ne pas être dominée par la Russie… »
    Je cite Soros dans la Tribune :

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141023tribe2d4b2ace/le-plan-de-george-soros-pour-sauver-l-europe.html

    On croît rêver…

    Les faucons se déchaînent : les Allemands les agacent au plus haut point, c’est du pousse au crime ce texte, et pas un journaliste pour rétorquer face à de tels propos outranciers.

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  4. le spécialiste:
    « Pour George Soros, l’Europe est bel et bien entrée dans une guerre avec la Russie. Le légendaire créateur du fonds éponyme et de l’Open Society était de passage à Bruxelles jeudi pour promouvoir son dernier livre, « Wake up Europe !», qu’il vient de publier dans la New York Review of Books. Pour La Tribune, il revient sur les erreurs de politique économique dans la zone euro, l’ambivalence allemande, la menace russe et la nécessité pour l’Europe de « faire face à la réalité ».

    « L’Europe doit mobiliser toutes ses ressources pour financer l’effort de guerre ».
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141023tribe2d4b2ace/le-plan-de-george-soros-pour-sauver-l-europe.html

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  5. l’ambivalence allemande

    les allemands sont tentés par la carte Russe, d’ou ama le mini krach europe + la coupe des financements par les banques à la macro en europe depuis mi septembre
    d’ou une mini récession (entièrement provoquée par la baisse de la Q de monnaie)

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  6. « La question est de savoir si l’Allemagne voit la nécessité pour l’Union européenne de se maintenir et de ne pas être dominée par la Russie.  »

    on rêve

    « Si tel est le cas, alors elle doit aider ceux qui, particulièrement en Ukraine, sont activement engagés dans la résistance contre l’agression russe. Dans le cas contraire, alors l’Allemagne devra résister directement elle-même ou bien devenir un allié de la Russie. Mais nous aurons alors une autre sorte d’Allemagne que celle que nous connaissons aujourd’hui et une autre sorte d’Europe, dans laquelle je ne pense pas que j’aurai envie de vivre. »

    on dirait du bhl!

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    • vous avez vu où que l’Ukraine est attaquée par la Russie ?
      L’Ukraine est attaquée par les US et l’UE… avec comme pion des mondialistes : Porochenko (mis en place par un coup d’état).
      De plus, pour ceux qui l’ignorent, Poutine s’est montré extrêmement patient avec tous ces mafieux… Quand en 2008, la russie s’est aperçue que l’Ukraine revendait du gaz à l’UE.. je vous rappelle que l’Ukraine selon les accords de Yalta, bénéficiait de prix réduit sur le gaz et profitait également du loyer du port de Sébastopol… l’Ukraine achetait son gaz à 287/1000 et le revendait à l’UE pour 320/1000. L’Ukraine et l’UE se faisait du fric sur le dos de la Russie.
      Qui peut accepter ça ??
      l’UE cherchait pour sa part à sortir de la dépendance énergétique de la russie, mais un rapport de l’époque montrait l’impossibilité de cet état de fait…
      C’est ainsi que l’UE et l’Ukraine ont pensé « bananer » la Russie… Poutine s’est rendu compte du manège et en 2009, il a fermé les robinets et mis tout le monde le nez dans son caca…
      Aujourd’hui encore l’UE paie son gaz au prix fixé par la Russie 387/1000, l’Ukraine paie plus cher 467/1000.
      Mais les mafieux de l’UE et l’Ukraine ne l’entendent toujours pas comme ça, et à nouveau ils cherchent un moyen de continuer à « bananer » la Russie.. ils ont envisagé des « ventes inversées ».. l’UE qui achète moins cher voudrait vendre à l’Ukraine pour que celle ci échappe à la sanction… Sauf que Poutine a dit : attention, si je m’aperçois qu’il y a des « ventes inversées »… je coupe à tout le monde…
      L’UE a alors pensé « collectiviser » le prix du gaz pour aider l’Ukraine à payer son gaz… problème l’UE n’a pas le début du premier euro pour ça…

      Que voulez vous, ils financent déjà la guerre, ils ne peuvent pas être partout…

      Perso, je pense que Poutine a raison et qu’il défend les intérêts de son pays comme n’importe qui de sensé le ferait… si l’UE est insensée, c’est un autre problème. c’est le notre.

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  7. RAS: « la fille du Schweppes  » est votre voisine si vous êtes +-à geneve, elle sort avec arpad busson
    hihi

    « La crédibilité de la parole politique, journalistique, médiatique au sens large, tend asymptotiquement vers zéro. C’est ce que mesurent les enquêtes sérieuses. »
    voire les audiences de Max keiser vs CNBC

    « Maîtres du signifiant, mais pas du sens et encore moins du réel. »
    c’est le carnaval parfois la négation totale par rapport au signifié

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  8. Un conseil de travaux pratiques. lisez Soros

    Soros est ce que j’appelle un Maître. Il fait partie de la classe des Maîtres.Il est un de ses gestionnaires qui, comme Buffet, incarnent une tendance, celle de ces gens qui croient avoir une mission: penser.

    Ils prétendent penser le Système à la lueur soit de leur expérience pratique, soit de leurs lectures philosophiques. Soros est plus dangereux que Buffet, car il se pare de l’auréole de la philosophie de Karl Popper, laquelle a des dehors inoffensifs.

    Qui pourrait être contre des sociétés ouvertes au sens de Popper et de Soros. Moi même je suis pour qu’une société soit ouverte, à ce ci près que :
    -je ne prétends pas détenir la vérité mais la chercher
    -je ne prétends pas l’imposer
    -je pars de la société, de ce qu’elle est et non pas des idées a priori
    -je défends l’idée que la société civile a un temps à elle, un temps pour évoluer et que personne n’a le droit de dicter ce temps ou ce rythme.

    En pratique Soros s’est trompé sur tout ce qu’il a entrepris en dehors de la finance. Son échec le plus retentissant étant son intervention dans les affaires russes.

    Echouer cela veut dire qu’il y a quelque chose que l’on n’a pas compris , n’est ce pas. Si on échoue dans l’action dite rationnelle, logique, c’est qu’il y a quelque chose que l’on n’a pas compris. On en a vu l’exemple avec les marxistes communistes, ils ont transformé une philosophie de la liberté et de la désaliénation en un nouveau servage sanguinaire et génocidaire.

    La plupart de ces gens oublient de se poser plusieurs questions:

    -Qui suis je pour prétendre détenir la vérité?
    -Qui suis je pour savoir ce qui est bon pour l’homme
    -Ma vérité n’est elle pas produite par ma situation?
    -Est ce que je ne suis pas un reflet au lieu d’être un observateur?
    -Suis je vraiment désintéressé?
    -Quelles sont les limites de mes outils intellectuels, n’en y a t il pas d’autres?

    Je n’ai rien contre Soros. je ne l’admire ni ne l’envie. Je pense qu’il s’enfonce dans la mauvaise foi et la malhonnêteté intellectuelle en répétant ses vérités au lieu de continuer à chercher. Une personne qui est vraiment une personne de progrès, une personne que j’appelle « bien », continue, elle ne radote pas, elle ne rabache pas. il y a tant à découvrir! En particulier, à un moment de sa vie, vers la fin, elle s’interroge sur elle-même, sur ses croyances, sur la propre logique, sur ses propres invariants et les remet en question. Soros devrait se demander déjà qui t’ fait roi?

    Il ne suffit pas d’être pour un monde ouvert, l’ouverture ne tombe pas du ciel, non il faut encore ce dire qu’elles sont les forces à l’oeuvre qui poussent à l’ouverture? Sont elles légitimes? Est que la mondialisation de la finance, est ce que la destruction des spécificités, des nations, des familles, est ce que tout celà est positif et si oui quel est le rythme optimum de l’ouverture.

    Est ce que cette ouverture n’est pas instrumentalisée par les plus puissants, par l’Imperium et l’Hegemon? La finance n’est pas un Projet, c’est une logique, un Système de profit maximum et de capitalisation, est ce que cette finance assise sur la création de fausse monnaie, bien public détourné par les Banques Centrales, les kleptos et les guelfes noirs est légitime, alors qu’elle a pour origine un mensonge, un extorsion, un abus?

    Peut-on construire un Système sain, humain, sur un crime originel? La finance moderne est née de l’escroquerie américaine, lorsque l’Amérique a refusé de payer ses dettes et de restreindre son crédit et sa création de dollars. Elle a connu son essor quand l’eurodollar est passé d’une fonction de financement du commerce international au lieu de naissance, du crédit financier, mer des Sargasses de la finance dite de type Wall Street; lorsque du financement du « trade » on est passé au financement des assets et des spéculations et à la finance d’arbitrage.

    Ce cancer de l’eurodollar, né dans le vice et le mensonge et l’extorsion impériale n’entache-t-il pas toute la séquence qui a suivi? Comment d’un mal peut-il jaillir un bien? La mutation du marché de l’eurodollar n’a été voulue par personne, elle a été produite par un Système inique fondé sur le profit maximum sans production, par l’accumulation maximum par le jeu sur les signes monétaires et quasi monétaires. Par l’arbitrage entre ce qui ne coûtait rien la monnaie, et de qui valait plus, les assets à risque.

    Ce que l’on appelle l’ouverture, un monde ouvert est merveilleux, c’est un rêve, mais faut-il qu’elle découle du besoin de libre circulation du Capital? Faut-il que l’ouverture se fasse sous le signe et la dictature du Capital? Ce qui s’est passé du temps d’Eltsine, du pillage de la Russie par les Chicago Boys est-ce bien? Le pillage de l’Europe Historique par le capital bancaire usurier est il bien?

    Soros devrait, à son age s’interroger sur son parcours, déméler ce qui est son oeuvre de ce qui ne l’est pas, ce qui est du à son génie et ce qui est du aux circonstances, aux autres. C’est le moment de faire l’inventaire. Il devrait se poser la question d’Obama: « ce que j’ai construit, l’ai je bien construit moi-même »? Ne suis je pas un grand initié par mes contacts au plus haut niveau, par mes fréquentations et mes fonctions de conseil auprès de certains grands de ce monde? Ne suis je pas un pur produit de ce capitalisme financier, de cet impérialisme décrit pas Lénine?

    Soros n’est pas pour un monde ouvert, c’est une évidence que l’on percoit dès qu’il ouvre la bouche, il est pour un monde fermé, pour un monde clos par sa parole; le comble de son illusion est qu’il croit détenir la clef … qui ouvre alors que c’est celle qui enferme!

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  9. Vol au dessus d’un nid de coucou …tu viens Grand chef on se casse ?
    film à revoir car il est une allégorie juste du monde actuel et à venir. Un asile psy avec l’inflexible infirmière en blouse blanche qui administre l’ordre ds nos pauvres têtes malades…

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  10. Cet article me fait penser au référendum sur l Europe il y a quelques années. Une majorite de français avait dit non malgré tous leurs efforts pour nous faire penser que c était oui la bonne voie à suivre. Ils ont alors imposé leur vision des choses quelques mois plus tard. Les français ne savent pas ce qui est bon pour eux, ils ne sont pas initiés, ils ont déjà du mal à répondre aux questions de Jean Luc reichman alors sur une question aussi complexe…décidons pour eux de ce qui est bon pour nous, euh pardon je voulais dire de ce qui est bon pour la France. Les journalistes ne se sont pas indignés plus que ça.

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