Conspirationisme

L’Edito de Bruno Bertez: Les « conspis » marquent contre leur camp !

L’Edito de Bruno Bertez:  Les « conspis » marquent contre leur camp !

Vous savez pour me lire depuis longtemps les uns et les autres que je ne partage pas les théories dites conspirationnistes. Mon expérience personnelle, mes informations sur certains dessous des cartes, mes analyses me permettent de considérer que les analyses « conspi » sont souvent redevables d’interprétation rationnelles plus simples. Bien sûr il y a de vraies conspi », il m’a été donné de participer à certaines d’entre elles lorsque j’étais comme l’on dit « aux affaires », mais elles sont rares.

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L’une de ces interprétations rationnelles est l’influence des services de Com: les communicants des pouvoirs tordent de façon concertée et insidieuse les faits, les évènements, les propos et ainsi propagent des scénarios faux. Ils le font avec l’aide inconsciente mais intéressée des journalistes des médias MSM. En fait ces journalistes dans leur majorité sont plus paresseux et incompétents que menteurs.

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Ainsi on a eu un bel exemple de ce qui pouvait passer pour une « conspi », il y a peu avec la question des « migrants »: les communicants ont conseillé aux pouvoirs politiques et aux fonctionnaires européens de mettre en avant l’apport des migrants à la croissance future. Cela a été fait avec un bel et touchant ensemble. Vous avez vu cette imbécilité reprise par exemple par Moscovici et le sinistre Gattaz.

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Il n’y a pas concertation, il y a source d’inspiration commune. Quelqu’un tire les ficelles. La bêtise et la fainéantise font le reste. C’est souvent le cas. Tout ce qui se passe et se dit en ce moment sur la guerre au Moyen Orient et le terrorisme est en revanche à analyser à la lueur de cette affirmation selon laquelle il existe une source d’inspiration commune. Et il faut l’avoir présent à l’esprit quand on cherche à comprendre: il y a un fil conducteur, tenu quelque part …

Ce qui passe pour des « conspi » , pour des complots résulte souvent de la convergence d’intérêts communs; les pouvoirs politiques, les kleptos, les fonctionnaires internationaux ont des intérêts objectifs qui sont communs et même sans se concerter, le seul fait qu’il aient des intérêts communs et une culture commune, rien que cela, fait que ce qu’ils font et disent apparait comme des conspirations. C’est plus un effet de la logique du Système que le résultat d’une intentionnalité.

En fait ce que je propose c’est qu’au lieu d’invoquer des thèses « conspi », on commence par poser des questions, par relever des anomalies flagrantes, des contradictions, c’est didactique et convaincant. Beaucoup plus que les affirmations péremptoires. Je propose que dans ces situations, redevables d’une critique forte, on remplace ces thèses « conspi » par une locution prudente et raisonnable qui se formulerait de la sorte: « tout se passe comme si … et derrière, on enfile la suite sans excès verbal, sans exagération. Pourquoi sans excès? Tout simplement parce que la réalité est assez scandaleuse en elle-même sans avoir besoin d’en rajouter. L’understatement minimaliste est souvent plus efficace que l’emphase.

Je soutiens que l’abus du conspirationnisme a été dialectiquement retourné et que finalement il se retourne contre ceux qui s’y réfèrent et surtout contre les idées qu’ils essaient de faire passer. Les « conspi » marquent contre leur camp.

Mais il faut oser analyser l’utilisation de l’insulte « conspirationniste » qui est lancée dès qu’un observateur s’étonne de certains faits ou de certaines coïncidences. Qualifier une analyse de « conspi » c’est la déprécier avant toute critique et surtout empêcher que le public la lise.

Taxer de « conspi » c’est un moyen de rendre nulle et non avenue une réflexion sur les anomalies que l’on relève dans tous les comptes rendus des faits graves qui se multiplient dans nos sociétés.

Il existe des associations, des organisations financées, largement, et ces associations, ces groupes ont précisément pour fonction de dénoncer et  d’épingler l’étiquette « conspi » sur un certain nombre de faits ou de révélations. Et sur des personnes. Regardez les processus en cours afin de discréditer des gens  comme Onfray, ou Houellebeck, ou même Finkelkraut qui n’aboient pas avec les chiens de garde de la bien  pensance. Là il y a « conspi » des soi-disant anti-conspis! Par des déjeuners, des coups de fil et même par l’oreiller…  etc

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De la même façon qu’il y a des groupes « antifa » qui sont organisés et financés, il y a des groupes qui font la chasse à ce qui est »conspi »; par extension, ces gens qui sont des sortes de mercenaires des « dominants » font tout le sale boulot, boulot qui consiste à dénigrer les expressions raisonnables de doutes, de critiques sur les versions officielles abracadabrantes qui nous ont régulièrement servies.

De la même façon que le qualificatif d’extrême droite est utilisé pour museler et tenter de salir environ 30% de la population; le qualificatif de « conspi » a pour but de cataloguer les personnes, et ainsi, indirectement, de les faire taire, ou prêcher dans le vide.

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La pratique du « conspirationnisme  » comme théorie du mode de fonctionnement du monde répond en fait à un objectif et à un besoin: il faut rendre concret, visible ce qui est caché et inconscient. Il y a un besoin de personnification. Il faut désigner. Mais c’est compliqué et difficile. D’où le recours à la facilité de tout faire remonter au conspirationnisme.

C’est une tentation que d’utiliser cette théorie/ vision du monde pour convaincre, car elle donne à voir en désignant des coupables, des conspirateurs en chair et en os. Mais en donnant à voir, on commet une approximation, un à peu près qui se retournent contre la thèse, elle devient elle-même incohérente et invraisemblable, difficile à croire pour de gens de bon niveau, des gens non-primaires.

Rien que cela doit faire réfléchir, la vérité ne se propage, ne se diffuse que de haut en bas, des couches supérieures leaders d’opinion, vers les couches inférieures, preneuses d’opinion.

Et le conspirationnisme n’est pas un bon vecteur pour toucher le haut de la société.

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BRUNO BERTEZ Le 28/11/2015

illustrations et mise en page by THE WOLF

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3 réponses »

  1. Je suis d’accord avec vous mais les conspi dont on ne parle jamais sont les plus grosses et celles qu’on a sous les yeux… A titre de simple exemple ; quand Georges Bush, Donald Rumsfeld, Condoleeza Rice, Colin Powell, Dick Cheney et tant d’autres cherchent à convaincre le monde entier d’un mensonge pour légitimer une guerre, il y a, d’évidence, concertation.

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