Allemagne

Merkel: celle qui a trollé 2015 ( Eric Verhaeghe ) / Le privilège exorbitant de l’Allemagne (Michel Santi)

Merkel: celle qui a trollé 2015

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LE 27/11/2015 JUSQU’ICI TOUT VA BIEN

Merkel, paneuropéenne et panne européenne

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Le premier désastre qu’Angela Merkel représente pour l’Europe est celui de son « paneuropéisme », c’est-à-dire de sa conviction qu’elle peut tout en Europe, et que l’Europe lui doit tout. Sur ce point, les conséquences les plus douloureuses sont probablement les moins connues des citoyens.

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Par exemple, Angela Merkel a pensé que ses éleveurs de vaches tireraient profit d’une suppression des quotas laitiers. Sans que personne n’y prenne garde, l’Allemagne a donc imposé à l’Europe une dérégulation du marché laitier au 30 mars 2015. Dans le même temps, l’Allemagne a attisé une politique de sanctions contre la Russie, dont les mesures de rétorsions ont consisté à bloquer les importations agricoles venues d’Europe (10% des débouchés européens).

Grâce à cette brillante politique, les filières bovine et laitière ont connu une crise de surproduction en Europe, qui a frappé de plein fouet les éleveurs français… et n’a finalement pas épargné les éleveurs allemands.

La stratégie allemande, qui est en fait une non-stratégie et une série de choix à courte vue, explique largement la faillite communautaire à laquelle 2015 a donné lieu. Merkel, ce n’est pas la PanEurope, mais la panne de l’Europe.

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Merkel exige tout de la Grèce

Au chapitre des méfaits les plus connus de Merkel dans la gestion interne de l’Europe, on citera évidemment sa désastreuse gestion de la crise grecque, qui a transformé le continent en un champ de foires aux caprices teutons. Alors que l’Allemagne s’est montrée très tolérante dans l’application des règles à ses provinces ethniquement proches (les Etats baltes, la Slovénie, qui ont tous bénéficié de régimes de faveur pour entrer dans la zone euro), Merkel affublée de son sinistre Dr Schaüble ont pris plaisir à infliger diverses humiliations aux Grecs.

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Certes, le duo Tsipras-Varoufakis n’avait pas forcément besoin d’aide pour mener les Grecs dans le mur (cette capacité d’auto-destruction ayant suscité une grande admiration de la part des thuriféraires français du Front de Gauche). Il n’en reste pas moins que Merkel a mené une sorte de croisade extrême contre les Grecs qui avait tout du deux poids deux mesures.

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Durablement, le spectacle de cette mise au pilori a convaincu de nombreuses opinions publiques en Europe que l’édifice communautaire agissait à sens unique: au bénéfice ultime de l’Allemagne, sans considération des souffrances infligées aux peuples des marches.

Merkel impose une suicide migratoire

Photo published for Refugee crisis: Nativity 2015Permalien de l'image intégrée

Cet acharnement contre la Grèce a trouvé une issue particulièrement grotesque lorsque, mimant une fausse générosité, Merkel a annoncé son désir d’accueillir 800.000 migrants en Allemagne durant l’année, bousculant au passage la règle de la demande d’asile dans le premier pays d’accueil. Ce signal a fait l’effet d’un cataclysme: dans une parfaite complicité avec l’islamiste turc Erdogan, Merkel a donné le coup d’envoi d’une interminable épopée de réfugiés Syriens vers Munich.

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Les raisons de cette folie n’ont échappé à personne: l’Allemagne est épuisée par le plein emploi et a besoin de main-d’oeuvre qualifiée pour assurer sa croissance. Les Syriens constituaient les acteurs idéaux de cette farce qui se joue au détriment des autres nationalités, pour lesquelles le nombre d’expulsions a doublé. La terrible ironie veut d’ailleurs que les Bavarois parquent leurs migrants dans le camp de Dachau.

Photo published for Salvini interpreta le parole della Merkel in chiave legaiolaGerman chancellor Angela Merkel drinks beer during a political Ash Wednesday meeting of her Christian Democratic Party, CDU, in Mecklenburg-Western Pomerania , in Demmin, eastern Germany Wednesday Feb. 13, 2013. The so-called 'Political Ash Wednesday' is a day when the German political parties traditionally rally their supporters and deliver fiery speeches (AP Photo/dpa, Stefan Sauer)

Face aux colonnes des ces hères dépenaillés qui se sont formées d’Istanbul à la frontière autrichienne, Merkel n’a pas hésité à imposer à la Grèce la création en urgence de camps de réfugiés, après avoir saigné le pays aux quatre veines.

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Dans la foulée, elle a imposé de nouveaux transferts de souveraineté, conduisant à la création d’un corps de garde-frontières européens, menaçant de sanctions économiques les membres de l’Union qui refusent d’accueillir les migrants appelés par l’Allemagne, et obligeant à négocier l’adhésion de la Turquie à l’Union.

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Merkel est-elle responsable de la vague terroriste?

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Si l’on admet que le terrorisme de Daesh a bouleversé l’équilibre mondial cette année, alors il faut s’interroger sur la responsabilité d’Angela Merkel dans la précipitation des événements.

Premier point: il est quand même étonnant que l’Allemagne ne soit pas la cible du terrorisme islamiste… Peut-être la bonne entente historique entre l’Allemagne et la Turquie, et plus encore peut-être la bonne entente entre Angela Merkel et Erdogan expliquent-elles beaucoup de choses.

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En attendant, je ne puis m’empêcher de me souvenir des propos tenus par le ministre souverainiste grec Kammenos en mars 2015:

« Si l’Europe nous lâche en pleine crise, on l’inondera de migrants, on leur distribuera des papiers valides qui leur permettront de circuler dans l’espace Schengen. Ainsi, la marée humaine pourra se rendre sans problèmes à Berlin. Et tant mieux si, parmi ces migrants, se trouvent des djihadistes de l’État islamique »

On ne pouvait pas mieux résumer les événements qui ont suivi: l’Allemagne n’a pas lâché les Grecs, et les Grecs ont laissé des terroristes en grand nombre.

Il suffit de suivre l’enquête sur les attentats du 13 novembre pour comprendre notre douleur…

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Merkel, la dominatrice de Hollande

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Le drame de l’Europe dans cette affaire est au fond le produit du hasard. Lorsque Merkel avait un Sarkozy face à elle, elle avait un contrepoids. L’arrivée de Hollande a renforcé l’Allemagne par l’affaiblissement de la France. Notre Président velléitaire et en adoration permanente face à la domination féminine a livré le continent tout entier à la folle rigidité germanique.

German Chancellor Angela Merkel (R) and her husband Joachim Sauer arrive to take a bath in the swimming pool of the Aphrodite Terme in the coastal town of Sant'Angelo d'Ischia on the southern Italy's Island of Ischia during their Easter holiday on March 31, 2013. AFP PHOTO/MARIO LAPORTA

Paradoxalement, Hollande en redemande: le projet de gouvernement budgétaire européen nous achèvera et subordonnera définitivement les souverainetés (ou ce qu’il en reste) nationales aux diktats tudesques.

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Merkel, ou l’Europe de la Stasi

Pour comprendre le problème qui se pose à une Europe dominée par Angela Merkel, il faut accepter de sortir des visions historiques à trois balles que nous impose notre élite décadente, selon laquelle l’histoire de l’Humanité raconterait l’émergence linéaire et simpliste d’une technocratie sage et bisounoursienne, et dont l’édifice communautaire serait une manifestation institutionnelle. En creusant un peu, on se rappelle forcément qu’Angela Merkel est la fille d’un pasteur hambourgeois qui a choisi, en 1954, de s’installer en Allemagne de l’Est. Eh oui! en pleine guerre froide, en pleine tension entre les deux Europe, la famille Merkel est passée de l’autre côté du mur. Angela elle-même y a mené une très belle carrière universitaire avant la chute du Mur.

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Merkel

Autant dire que, depuis son arrivée au pouvoir, Merkel a fondamentalement changé la nature du projet européen. L’esprit libre et libéral qui y prédominait auparavant a soudain beaucoup mieux assumé ses relents d’ordre international de type soviétique: un centre, un « Grand Frère » dirige, commande, et les satellites obéissent.

Ajoutons que, dans cette affaire, 2015 a permis de savoir que les services secrets allemands espionnaient tous leurs voisins européens pour le compte de la CIA… et pour leur propre compte, bien entendu.

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Mais voulons-nous de cette Europe-là?

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http://www.eric-verhaeghe.fr/merkel-celle-qui-a-trolle-2015/

La fin des nations : L’UE dévoile une Force frontalière permanente qui agira « Même si un gouvernement est contre » !!

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Comme le révèle le FT via Zero Hedge, l’UE dévoile une Force frontalière permanente qui agira « Même si un gouvernement est contre » , c’est la fin de la souveraineté nationale dans une tentative d’intégration et de fédéralisation de la dernière chance, une prise de pouvoir ouverte par Bruxelles en somme  :

Le Week-end dernier, nous avons écrit que, dans la tentative de l’Europe pour contenir la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale, il faudrait directement avoir le contrôle sur le contrôle des frontières de l’un des pays (la Grèce) qui, au cours de l’été a perdu sa souveraineté (mais au moins il a encore l’euro), et qui sert comme un tremplin pour des dizaines de milliers de migrants qui poursuive leur voyage en Allemagne (où, comme signalé plus tôt, ils ne sont plus souhaitées, à cause d’un taux d’approbation qui plonge pour Angela Merkel suite à leur arrivée).

Nous avions ajouté que le déploiement d’agents supplémentaires débutera la semaine prochaine, et nous avons constaté que nos amis qui continuent à parler de la Grèce ont écrit :

« les masques sont tombés. Main dans la main, l’Union européenne et l’agence Frontex veulent annuler la souveraineté nationale et prendre en charge les contrôles aux frontières avec le prétexte de » préserver les frontières de l’espace Schengen « . Avec des revendications controversées, ils utilisent le cas de la Grèce pour créer un exemple qui pourrait bientôt arriver « dans la zone frontalière près de chez vous. » Et le plan est tout en allemand. « 

Enfin, nous nous étions demandé si cela était simplement de la Paranoïa

« Ou tout simplement une autre confirmation que la zone euro utilise tous les crise incrémentées et produites pour cimenter son pouvoir sur la discrète souveraineté européenne de l’Etat et nettoient les frontières culturelles et religieuses qui empêchent la fusion de l’Europe en un super Bruxelles, contrôlé  par Berlin et Francfort ? « 

Ce n’était pas de la paranoïa, parce que, selon un article du FT publié il  y a quelques instants, « Bruxellespropose la création d’une force européenne des frontières qui pourrait prendre le contrôle des frontières extérieures du bloc -. Même si un gouvernement y est opposé »

Comme même le pro-UE FT note prudemment, « Le mouvement représenterait sans doute le plus grand transfert de souveraineté depuis la création de la monnaie unique. »

Nous sommes d’accord, parce que cela est précisément ce que nous avons dit qui se passerait.

… La Commission européenne dévoilera la semaine prochaine des plans pour remplacer l’agence des frontières Frontex avec une force de frontière permanente et des garde-côtes– déployé avec le dernier mot de la commission, selon des responsables de l’UE et des documents vus par le Financial Times.

Le plan représente une tentative de la dernière chance pour sauver la zone de Voyage sans passeport Schengen, en introduisant un genre de police des frontières commune demandé à plusieurs reprises par Paris et Berlin. La Grande-Bretagne et l’Irlande sont indépendants de la politique migratoire de l’UE, et ne serait pas obligé de prendre part au programme.

Naturellement, le premier cochon (PIGSS ndlr) sacrifié sera la Grèce: l’Etat qui a déjà perdu sa souveraineté des contrôles de capitaux qui vont probablement persister dans une certaine forme, à perpétuité, et qui est le plus en difficulté et donc le moins équipé pour dire non. Ça se propage à partir de là et ça va devenir rapidement la norme pour un «projet» qui les apparatchiks européens pensent depuis longtemps.

En effet, comme le FT ajoute, « les dirigeants européens ont discuté d’une force frontalière commune depuis plus de 15 ans, mais ont toujours lutté pour surmonter les objections profondes pour céder les compétences nationales pour surveiller, ou l’appliquer aux frontières – l’une des fonctions essentielles d’un Etat souverain . La Grèce, par exemple, que récemment décidé d’accepter la proposition de l’UE d’envoyer des équipes frontalières, après des mois de querelles sur leur mission « .

Mais maintenant, dans la foulée des attentats suicides de Paris et des lois d’urgence « pré-crimes» indéterminées  instituées en France, la sagesse conventionnelle à Bruxelles est que l’empressement des Européens pour échanger leur souveraineté (et donc la liberté) contre la sécurité (de la frontière), est beaucoup plus grand.

Le résultat ? une perte de souveraineté sur les frontières, qui va effectivement faire de l’Union douanière une grande super-entité contrôlée par Bruxelles :

Un des éléments les plus controversés de la réglementation serait que la Commission aura le pouvoir d’autoriser le déploiement à une frontière, sur la recommandation du conseil de gestion de la frontière européenne nouvellement formée et de la Garde côtière. Ce serait également applicable aux membres non européens de Schengen, comme la Norvège.

Et le drame absolu : 

Bien que les Etats membres seraient consultés, ils n’auraient pas le pouvoir d’opposer leur veto unilatéralement à un déploiement.

Et juste comme ça, adieu la souveraineté … tout cela au nom de stopper l’assaut sans fin de réfugiés syriens, qui, ironiquement, a été déclenchée en premier lieu car l’Europe pouvait obtenir ses approvisionnement en gaz naturel du Qatar à la place de la Russie.

L’Europe a une réponse toute prête, bien sûr, en disant que les Etats individuels sont clairement incapables de se défendre contre les hordes barbares de réfugiés :

« Dimitris Avramopoulos, qui est responsable de la politique migratoire de l’UE, a déclaré: »… La crise des réfugiés a montré les limites de l’agencement actuelle frontière de l’UE, le Frontex, pour répondre efficacement et remédier à la situation créée par la pression sur les frontières extérieures de l’Europe. « Il a dit l’EBCG serait un moyen de« protéger et renforcer Schengen« .

En fait, ce serait une façon de remettre tout contrôle militaire à un corps de bureaucrates non élus

Fini la souveraineté nationale donc : La crise des migrants augure-t-elle l’effondrement de l’UE ?

Voici Sputnik sur la création de ce corps spécial pour endiguer l’immigration :

Afin de faire face à la crise migratoire, l’exécutif communautaire envisage de créer un corps de garde-frontières chargé d’intervenir chaque fois qu’un pays de l’UE aura de la difficulté à gérer l’afflux de réfugiés.

La Commission européenne a proposé de mettre en place un corps de garde-frontières européen fort de 1.200 personnes pour affronter d’urgence les défis de la crise migratoire, a annoncé à l’agence Sputnik une source au sein du Parlement européen.

Selon la source, le corps européen doit être engagé chaque fois qu’un Etat membre de l’espace Schengen aura du mal à maîtriser seul l’afflux de migrants. L’interlocuteur de l’agence a également souligné que le corps devrait être prêt à se déployer en deux ou trois jours dans les « endroits où cet afflux serait particulièrement important ».

Le 15 décembre, l’exécutif communautaire doit présenter ses propositions sur la mise en place d’un corps de garde-frontières et de garde-côtes européen, ainsi que ses recommandations sur l’installation des réfugiés syriens dans les pays membres de l’UE.

Selon l’agence Frontex chargée de gérer la coopération opérationnelle aux frontières de l’UE, près de 1,2 million de migrants, pour la plupart des Syriens, sont arrivés en Europe depuis le début de l’année 2015. La Commission européenne estime qu’il s’agit de la crise migratoire la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.L’augmentation des flux de réfugiés préoccupe les populations et les autorités européennes et pousse chaque pays concerné à adopter des mesures restrictives à l’échelle nationale. Des responsables politiques européens appellent à réviser les normes en vigueur dans l’espace Schengen.

Zero Hedge conclu :

Maintenant, nous admettons que pour cela peut etre un choc pour certains europhiles naïfs, qui ne réalisent pas encore que tout cela était planifié à l’avance, et prédit que il y a longtemps des 2008, quand une présentation interne de AIG répondait à la simple question : Qu’est-ce que l’Europe veut.

La réponse :

Utiliser les questions mondiales comme excuses pour étendre son pouvoir:

  • les questions environnementales: accroître le contrôle sur les pays membres; L’idée avance de la gouvernance mondiale
  • terrorisme: utiliser l’excuse pour un plus grand contrôle sur la police et les questions judiciaires; augmenter l’étendue de la surveillance
  • crise financière mondiale: tuer deux oiseaux (marché libre; économies anglo-saxonne) avec une pierre (à l’échelle de la réglementation européenne ; des tentatives de gouvernance financière mondiale)
  • UEM : créer une crise pour forcer l’introduction de « gouvernement économique européen »

Tous est en place, mais même cette prévision agressive et précise ne  prédit pas que l’Europe serait assez hardie pour prendre efficacement le contrôle sur ​​la frontière, et de la souveraineté de la population sur tout le continent. Elle est sur ​​le point de le faire.

FT via Zero Hedge – resistanceauthentique – Sputnik 

https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/12/11/la-fin-des-nations-lue-devoile-une-force-frontaliere-permanente-qui-agira-meme-si-un-gouvernement-est-contre/

Le privilège exorbitant de l’Allemagne Par Michel Santi

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Le 2/11/2015

Selon ces barèmes de calcul, la masse salariale dans ce pays ne se maintiendrait au niveau actuel des 49.2 millions de travailleurs âgés entre 20 et 65 ans qu’à la condition expresse d’une immigration annuelle d’au moins 200’000 personnes. Dès lors, ce problème semble aujourd’hui réglé grâce à l’afflux massif de réfugiés, à condition toutefois que celui-ci se maintienne dans la durée… Pas vraiment en fait car cette ruée sur l’Allemagne comme cet afflux irrésistible de main d’oeuvre ne font en réalité que déplacer le problème. En l’occurrence, de le reléguer au reste de l’Europe qui se voit une fois de plus sommée de gérer tant bien que mal les décisions unilatérales de la maîtresse des lieux européens.

Car, d’une manière ou d’une autre, c’est le salaire minimum allemand (de €8.50 par heure) qui sera remis en question par cette arrivée massive de travailleurs syriens et levantins principalement concentrés dans ce pays. Si ce salaire minimum ne pourra être réduit dans l’immédiat pour des motifs légaux ou simplement éthiques, l’augmentation massive du nombre de salariés agira insidieusement en comprimant le salaire minimum réel et, ce, de manière indirecte. Cet afflux d’hommes et de femmes disposés à accepter un emploi au salaire minimum brouillera logiquement l’ensemble du spectre de l’emploi, et entraînera à la baisse le niveau d’exigence des travailleurs situés dans cette fourchette des salaires.

Au final, ce plancher de verre du salaire minimum finira par céder, ou sera à tout le moins contourné par le travail gris et par d’autres moyens plus ingénieux. A l’évidence, c’est l’ensemble de l’Union qui en souffrira d’autant plus que les pays du Sud de l’Europe pâtissaient sérieusement de salaires allemands systématiquement à la traîne qui s’apparentaient à une concurrence déloyale déguisée. En conséquence, n’attendons rien de bon de la part des allemands à présent qu’ils ont ouvert les bras à cette masse de réfugiés car c’est à un authentique choc de l’offre de la masse salariale qu’ils vont désormais confronter les autres membres de l’Union. Dans tous les cas de figure, les salaires européens sont condamnés à baisser et la crise européenne à s’aggraver. Laquelle crise fut précisément sous tendue par les écarts du coût du travail entre les différents pays européens.

L’afflux de réfugiés en Allemagne exacerbera donc les déséquilibres qui ne pourront être compensés que par des dévaluations intérieures supplémentaires (c’est-à-dire encore et toujours l’austérité) dans les nations du centre et du sud, faute de réajustements monétaires au sein d’une zone partageant la même monnaie. Bref, la situation du premier exportateur mondial ira en s’améliorant pendant que le reste de ses consœurs européennes peineront à survivre non sans subir des taux de chômage à deux chiffres.

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http://www.michelsanti.fr/?p=6382

EN BANDE SON : 

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