A Chaud!!!!!

Pour qui sonne le glas ? Regards et Commentaires sur la mini série “Show me a hero” Par T34

 Pour qui sonne le glas ? Regards et  Commentaires sur la mini série “Show me a hero” Par T34

Multiculturalisme : La cohabitation introuvable ! Le 6 Aout 2016

Show me a Hero est une minisérie télévisée américaine, en 6 épisodes d’une heure, diffusée en 2015 par la chaîne HBO, reconnue pour la qualité de ses productions audiovisuelles. Écrite par le scénariste engagé David Simon, connu pour ses précédentes productions The Wire (Sur Ecoute) et Génération Kill, elle relate l’histoire mouvementée de la ville de Yonkers, dans la banlieue de New York, à la fin des années 1980, et raconte avec finesse le rôle des principaux protagonistes dans les évènements qui ont touché la ville à cette époque.

La série, inspirée de faits réels, s’inscrit véritablement dans la veine réaliste française de la fin du 19è siècle. L’on croirait Zola réincarné en auteur­producteur. David Simon s’évertue en effet à décrire aussi minutieusement et efficacement que possible les divers milieux sociaux qui sont parties prenantes à son récit, ainsi que leurs interactions, afin de rendre la série aussi dramatique que possible. La réalisation, excellente, nous plonge littéralement dans les remous de l’affaire judiciaire qui frappa la ville à l’époque et le spectateur se laisse gagner par la formidable tension dégagée par cette tragique fresque sociale. Show me a Hero, c’est d’abord et avant tout l’histoire de la construction de logements sociaux pour des familles issues de milieux défavorisés, essentiellement noires et hispaniques, dans la ville de Yonkers, et les réactions extrêmement virulentes de la population blanche de classe moyenne à l’encontre de ce projet constructiviste.

La série elle­même ne s’intéresse pas au lancement de cette politique fédérale mais au bras de fer qui opposa de 1987 à 2007 (la série s’arrêtant elle en 1994) un juge fédéral américain, sollicité par la NAACP (National Association for the Advancement of Coloured People, Association nationale visant la promotion des droits des personnes de couleur) à la ville de Yonkers, dont les maires successifs s’opposèrent farouchement à l’établissement d’Habitations à Loyer Modéré (HLM ou project) dans leur ville. Le destin politique et familial de Nick Wasiscko, ancien flic élu maire de Yonkers en raison de son hostilité au plan du juge fédéral relatif à la construction de ces HLM, constitue le fil rouge de la série.

Parce qu’il s’agit évidemment d’une série éminemment politique, même si la corruption des milieux politiques et les liens incestueux avec la presse et la police avaient été davantage étudiés et dénoncés dans The Wire. Wasiscko s’engagea pendant sa campagne à lutter corps et âme contre la volonté du juge fédéral, mais finira par reculer face aux lourdes sanctions infligées à la ville (amende de 100 USD le 1er jour, puis doublée chaque jour qui s’ensuit…). Faisant preuve d’un certain réalisme politique, dans la mesure où toute opposition au jugement aurait conduit la ville de Yonkers à la banqueroute, il n’en sera pas moins critiqué, vilipendé et finalement totalement discrédité pour avoir ainsi abdiqué le coeur de son engagement politique. Les scènes d’opposition au maire de la part de citoyens courroucés et furieux se révèlent absolument saisissantes (et pourraient inspirer les libéraux de manière générale pour manifester leur colère ou opposition à tout projet d’inspiration socialiste).

Là réside très certainement la force de cette minisérie: un hyperréalisme percutant mêlé à une observation très subtile des rapports de force et des enjeux politiques et sociaux touchant la ville. Bien que la série n’impose pas de morale de l’histoire, aucun libéral ne pourra s’empêcher d’y percevoir un sentimentalisme de bon aloi et une vision très left­wing des problèmes sociaux. L’on y retrouve l’atavisme cher à Zola, dans un monde où les individus ne semblent plus avoir de prise avec la réalité, totalement conditionnés et déterminés par leurs origines raciale et sociale.

Alors, pourquoi regarder Show me a Hero?

Ne subissons­nous pas assez la propagande socialiste au quotidien pour nous en passer en matière de fiction?

Eh bien, parce qu’indirectement, implicitement, nous y retrouvons tous les maux de l’Etat­Providence, présentés de manière crue et terriblement concrète.

Tout d’abord, l’opposition à la construction de ces logements sociaux dépassait les simples enjeux de politique partisane, dans la mesure où les deux partis (démocrate, le parti de Nick Wasiscko au pouvoir, et le parti républicain dans l’opposition) concouraient sur le sujet. Il ne s’agissait donc pas d’un enjeu de politique partisane mais d’une certaine vision de la société: ceux (les habitants blancs) qui avaient travaillé de manière acharnée toute leur vie pour s’offrir une petite maison avec jardin (The American dream) leur ouvrant l’accès à la classe moyenne ne pouvaient accepter de payer pour des gens qu’ils considéraient ne pas mériter ce qu’on leur promettait. Pourquoi ces assistés sociaux ne pouvaient­ils pas eux­mêmes se lever le matin pour aller gagner leur dû et ainsi construire la vie de leurs rêves? En outre, le fait que les populations concernées provenaient majoritairement des minorités noires et hispaniques ne faisait qu’ajouter de l’huile sur le feu.

Racisme? Non, juste l’envie de vivre au quotidien avec des voisins partageant leur vision de la vie, leur éthique du travail, leurs coutumes et leurs moeurs. Ainsi, l’un des principaux opposants au projet met en avant l’insalubrité et l’insécurité gangrenant les projects construits dans une autre banlieue de New York. Le spectateur français retrouvera dans cette série profondément américaine un sujet bien français. Qui pourrait blâmer le Français moyen de ne pas se montrer enthousiaste à l’idée de voir s’installer dans sa ville une cité de Mantes­la­jolie?

Ensuite, cette série met en exergue l’inflation démesurée et hors de contrôle des pouvoirs de l’Etat fédéral américain. Ce qui aurait paru impensables aux fondateurs de la démocratie américaine est malheureusement devenu réalité. Le New Deal est passé par là. Peu importe les réalités locales dont ils se moquent éperdument, les hommes politiques et fonctionnaires de l’Etat fédéral se montrent prêts à tout pour étendre leur pouvoir et leur influence. Whatever the cost may be.

Enfin, cette série évoque un thème trop peu abordé de manière générale. La disparition de rôles masculins dans la population noire aux Etats­Unis. Comme l’a très justement formulé le grand économiste noir américain Thomas Sowell:

“The welfare state has achieved something that even slavery couldn’t : the destruction of the Black family”

http://www.pennlive.com/opinion/2015/05/poor_blacks_looking_for_someon.html

Il est frappant, terrible même, de constater l’absence presque totale de tout modèle parental masculin noir dans la série. Oui, il s’agit d’un sujet sensible et difficile, mais ô combien essentiel. “The Welfare State is the Single Mother State”. Autrement dit, l’Etat­providence, en provoquant la destruction de la famille traditionnelle et en favorisant l’émergence de nombreux foyers monoparentaux (avec souvent une femme à leur tête) a conduit au renforcement de politiques d’assistance qui justifient son expansion continuelle et irréductible. Ainsi, alors que la série s’évertue à nous convaincre, par un sentimentalisme bien­pensant, de la noblesse d’une société multi­culturelle et solidaire, elle ne fait que mettre en exergue, par un réalisme d’une intensité rare, presque déroutante, les maux qui gangrènent notre société.

Dans sa recension de la série, Télérama écrit: “Show me a Hero montre l’aveuglement d’une minorité bruyante face aux laissés­pour­compte déjà enfermés dans un cercle de misère et de criminalité”. Télérama, dans un élan d’humanisme de salon, absout de toute faute les milieux sociaux défavorisés et les défausse de toute responsabilité dans la conduite de leur destinée. Au contraire, dans sa peinture de la colère de la population blanche (pressentant d’une certaine manière le phénomène Trump), cette série offre, presque contre son gré, un formidable exemple d’engagement social et associatif au service d’une cause juste: la défense de la liberté et d’une société dont les jours sont désormais comptés.

T34 Le 6 Aout 2016

Commentaire d’Eric Verhaeghe

Le multiculturalisme américain au bord du gouffre

L’embuscade tendue à des policiers à Bâton Rouge montre à quel point l’idéal multiculturel aux États-Unis est en souffrance. Contrairement à tout ce qu’on avait pu croire depuis plusieurs années, le fossé entre Blancs et Noirs ne s’est pas rempli. Il s’est même creusé et enflammé.

Alors que les Afro-Américains représentent 13% de la population américaine, la politique de discrimination positive dont ils ont bénéficié ne semble pas véritablement avoir atteint son objectif.

D’un côté, le mouvement Black Lives Matter (La vie des Noirs compte) exacerbe fortement les tensions avec la police. Il illustre l’échec massif d’une politique de lutte contre les discriminations par les quotas.

D’un autre côté, la communauté WASP n’hésite plus, avec Donald Trump, a affirmé des valeurs de rupture avec cette politique héritée des années 70. On lira par exemple ce genre de message sur Twitter, qui en dit long sur l’état d’esprit émergent à l’occasion de la campagne présidentielle américaine:

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3 réponses »

  1. Le projet socialisme part d’une utopie et essaye de créer son paradis pour tous sur les bases de l’égalitarisme et de la fraternité.
    Le problème est que son modèle se base sur une erreur fondamentale, celle de l’uniformité des races en niant toutes les différences qui font leurs personnalités, basées sur des informations scientifiques, donc irréfutables.
    Chaque race humaine ou sous-espèce d’hominidé possède son ADN propre, sa façon de vivre et des caractéristiques qui lui sont propres.
    Quant on regarde l’évolution des sociétés humaines, il semble évident que les européens et les asiatiques ( qui sont proches sur le plan de l’ADN mais pas de la culture) ont réussis de grandes choses. L’Afrique subsaharienne étant très en retard, même comparés aux amérindiens.
    On longtemps imputé à la ségrégation le fait que les noirs soient toujours à la traine mais je ne suis pas certain que ce soit le problème.
    Le noir est souvent mal perçu dans les sociétés, ce qui n’est pas le cas des autres minorités.
    La première génération de discrimination positive faisait du noir l’ami du blanc mais cela n’a pas marché.
    On est passé à une discrimination positive beaucoup plus agressive car le noir, au vu des tests de QI réalisés aux USA, est considéré comme moins intelligent que les autres espèces d’hominidé.
    Dans les nouvelles séries et films américains ou même français, le noir représente l’intellectuel, supérieurement intelligent et le blanc l’idiot.
    Malheureusement, cette politique a eu deux effets assez néfastes, elle a exacerbé le racisme anti-blanc puisque beaucoup le noir se considère non plus l’égal du blanc mais son supérieur.
    Pour les blancs, qui se sentent à leur tour stigmatisés par cette politique ( qui est clairement raciste anti-blanc, puisqu’on remplace un racisme par un autre), elle a fait ressurgir un mouvement de rejet envers les noirs.
    Morale de l’histoire : les différences qui nous séparent sont plus grandes que nos maigres points communs et cela rend le vivre ensemble impossible puisque l’égalité est impossible.
    Je suis content de voir enfin un article qui condamne le socialisme pour son rôle destructeur envers la famille traditionnelle et l’éviction du père de cette famille.
    La base du collectivisme, socialisme, communisme, mondialisation part de la destruction de ce qu’ils appellent la famille patriarcale ( ce qui n’est plus vrai de nos jours) mais eux le croient toujours.
    L’absence du père ( absence physique ou féminisation) à un rôle primordial sur l’éducation des enfants car il représente l’autorité et la compréhension des règles sociales, des interdits.
    Des études ont montré que l’on trouve dans les populations a risques ou fragilisées un taux d’absence des pères très élevé ( dans les prisons, plus de 80% par exemple)
    Pour les socialistes, ce n’est pas le père qui doit élever les enfants mais le système collectiviste.
    En France, le ministère de l’enseignement est devenu celui de l’éducation car selon les intellectuels gauchistes, c’était aux profs d’élever les enfants, pas aux parents.
    Théorisé en 1930, il ne prendra effet qu’à la fin des années 1950, début des années 1960 ( à cause de la guerre bien sûr), même s’il fut testé sur les colonies de vacances à la fin des années 40, cela s’appelait « l’éducation nouvelle ».
    Aujourd’hui les écoles sont devenus des garderies pour enfants car on n’y apprend plus rien. Les enseignants ont échoué sur le plan de l’éducation et ont perdus leur métier d’origine, la transmission des savoirs. Les écoles sont devenus la vitrine de notre société, violence, irrespects, décadence, sexe, drogue et inculture y prolifèrent partout, héritage de cette maladie sociale, appelé socialisme dont on a toujours pas trouvé le vaccin.
    Chacun son rôle et le monde ira mieux.

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  2. Soft power ..destruction de la famille .L’etat doit remplacer la famille../
    Elaboration /..au nom de la liberté ..!!

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