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Mouvement Liberté : Réflexion ; Pour Ne Pas Perdre Le Fil Par Bruno Bertez

Réflexion ; Pour Ne Pas Perdre Le Fil

wolf news 2

Par Bruno Bertez Le 31 Juillet 2016

Nous avons souvent expliqué que nos écrits doivent se lire comme un feuilleton, un livre ou une chronique. Ils se suivent, se complètent et s’éclairent les uns après les autres.

Malgré les sollicitations d’amis comme Pierre Marcel Favre, l’excellent éditeur Suisse, nous ne sommes pas intéressés par la publication sous forme « livre » car le livre est « mort », statique, il ne permet pas de coller à l’actualité du vivant. A peine est-il publié qu’il faut, sur les matières que je traite, réviser et préparer une nouvelle édition. La compréhension se produit, elle n’est pas une donnée que l’on découvre, c’est un processus. Avec des essais et erreurs, bien sûr. L’approche n’est jamais que tang(d)entielle.

Seuls la continuité et le tout permettent de donner un sens à notre histoire présente.

Ce qui est fascinant, c’est le fatras quotidien, le chaos des nouvelles, l’actualité qui fuse de toutes part, qui se fait sous nos yeux, qui se dissimule pour mieux nous embarrasser dans nos commentaires. L’actualité est à décoder et tout est fait pour gêner le vrai décodage, la reconstruction du sens caché et même inconscient.

Ce qui se donne à voir c’est pour enfumer et donc pour induire en erreur. Tout ce qui vous est présenté est déjà transformé, traduit, torturé et prend un air d’évidence qui laisse votre esprit critique sans défense. C’est vrai bien sûr en ces temps de guerres, de tueries et d’attentats, mais c’est encore plus vrai en matière économique et sociale, depuis que nous sommes en crise.

L’une des réussites des élites par exemple est d’avoir réussi à vous faire oublier l’origine de tout ce que nous connaissons maintenant : la crise de 2008, crise de la finance, crise du système de la dette. Leur succès est d’avoir cassé le lien qui donne son sens au présent. Si il faut vous laminer, ce n’est plus une conséquence de la crise de la dette, une conséquence de la volonté de puissance allemande, non, c’est … parce qu’« il faut » … être moderne.

L’actualité est une reconstruction, elle ne se donne pas à voir comme telle. Tenter d’y voir plus clair dans un monde d’enfumage est bien plus passionnant qu’écrire un livre définitif. Les théories, les clefs se fabriquent en même temps que les serrures, et que se dressent les portes à ouvrir.

Pour que les gens acceptent de s’intéresser à des matières complexes, comme celles que je traite, il faut qu’ils y aient un intérêt, une curiosité ; car c’est un travail ou si on veut un investissement, pas une consommation. Il faut de l’attention, du vocabulaire, des outils intellectuels. Il faut de la motivation. L’enjeu, ce n’est pas d’être intelligent ou cuistre, mais de retrouver le fil du sens de sa vie. Etre désaliéné, cesser d’être étranger à soi-même.

Nous essayons de partir de ce qui apparait, de ce qui se produit afin que le lien puisse être fait entre l’Idée et la Réalité. On réussit à faire passer une idée à partir des faits, pas toujours, mais quelquefois. Les idées en tant que telles, ne passent pas ou plus. Le monde moderne rejette l’intellectualisme, tout s’acharne à rabaisser le travail théorique, la critique philosophique.

L’opposition n’est pas entre intellectuel et manuel, non elle est entre la perception, l’évidence, l’immédiat, les émotions d’un côté   et l’élaboration intelligente, le travail qui consiste à essayer de comprendre de l’autre. Ce travail est tourné en dérision. « Chien de lisard » dit-on déjà chez Stendhal ! Les mass médias bannissent l’intelligence car elle les met en danger. Elle est l’arme pour détruire leur nocivité et donc leur emprise. La fonction des mass médias est de légitimer ce que l’on sait déjà, de vous faire accepter ce qui est.

Les élites harkis travaillent pour les dominants

Bien peu comprennent que c’est un processus de domination : aux dominants le travail de l’intelligence est réservé et aux autres les jeux du cirque, le foot, la TV, les réseaux sociaux. Il est évident qu’il y a des élites qui pensent et qui nourrissent les classes ultra supérieures de théories, d’outils qui leur permettent d’exercer et de maintenir leur domination, même maintenant alors que nous sommes dans une véritable crise de reproduction de cette domination. Ces élites sont des sortes de traitres sociaux, ils détournent le bien commun, la connaissance, au profit des intérêts particuliers, comme ils le font déjà avec cet autre bien commun, la monnaie. Ils mettent un savoir et des acquis qui n’appartiennent à personne, qui sont des produits de l’histoire de l’humanité, au service d’intérêts particuliers. Nous pensons plus particulièrement à ces outils qui « s’originent » dans les théories de la communication, laquelle a été récupérée sous forme de propagande et de manipulation des sujets.

L’une des armes des dominants et de leurs élites complices est la destruction radicale de la notion de Vérité. Nous sommes au-delà du mensonge, nous vivons dans le ni vrai ni faux, dans un monde ou les catégories traditionnelles, éternelles ne sont plus adaptées. La parole politique ou publicitaire n’est ni vraie ni fausse, elle crée un autre monde. Un monde de croyances. Elle fait vivre dans un autre monde, elle structure cet autre monde et maintenant elle structure les êtres, les sujets eux-mêmes. Ils nous ont fait rentrer, eux les soi-disant laïcs récupérateurs de nos idolâtries, dans un nouveau monde de croyances, croyances humanistes par exemple. Ce qui fait que pour oser manifester son amour pour la vérité, il faut renoncer à ces nourritures humanistes, à ces biscuits et « nonos » du chienchien de Léo Ferré, et oser être cynique, il faut oser avoir « le regard méchant » de Musil. Il faut renoncer à la consommation de leur production de pseudo-vérités/croyances.

Nous sommes plus loin que dans le mensonge ou l’enfumage nous sommes « Ailleurs », dans un monde que l’on a construit, que l’on construit sous nos yeux aveugles, pour mieux nous dominer. Nous habitons, nous sommes traversés par ce que nous appelons la Névrose Sociale.

Ils ont commencé par détruire la notion même de Vérité

La notion de vérité est centrale, elle a à voir avec celle de liberté. S’il n’y a pas de vérité, alors les Pouvoirs ont gagné. C’est le règne des sophistes, de ceux qui ont le droit, l’accès à la parole. Alors tout est relatif, historique, tout peut être construit ; c’est le constructivisme de nos ennemis, socialistes, dirigistes, planistes qui prend le pouvoir.

La vérité est en quelque sorte la référence de la liberté. Mais les élites ont fait un grand pas, elles ont réussi à persuader le peuple que la Vérité n’existe plus, et elles ont réussi à le faire en détournant la science; sous prétexte que la science révise sans  cesse ses connaissances, elles nous ont fait croire que tout était révisable.  Comme si le progrès continu des sciences, sa capacité à renouveler la connaissance de la vérité impliquait que la vérité n’existe pas ! La vérité existe, et ce n’est pas la vérité qui change, non, c’est la connaissance de la vérité qui progresse ! Ils nous font prendre un contre-sens pour du sens. Des gens comme Macron par exemple tentent de conquérir le pouvoir à partir de ces idées, des idées comme la Modernité ! La Modernité serait en quelque sorte la valeur qui permet la destruction de la vérité d’hier en introduisant un recours à la magie qui ferait que tout ce qui est à venir est supérieur à ce qui est.

Des imbéciles usurpateurs comme Foucault on beaucoup fait pour tuer les notions de vérité et d’objectivité, et les livrer sur un plateau d’argent aux classes dominantes. Ils ont détruit sans bien comprendre des catégories indispensables à la constitution du sujet et à la vie en   société au profit des Pouvoirs lesquels les ont récupérées, tordues, inversées pour en faire des chaines de la nouvelle servitude. Au lieu de vous renvoyer à la vérité, à l’objectivité, à la connaissance, à la rationalité, les pouvoirs vous renvoient à l’opinion, à la solidarité, à l’utile ! A ce qui marche.  La nouvelle vérité est au service des Pouvoirs et c’est radical, y compris dans ce qui est fondamental, la constitution des sujets. Vous êtes des produits ; des produits non pas du vrai, du symbolique, mais des produits de leur imaginaire. Vous êtes dans la célèbre « bouteille à mouches ».

Pour ne pas perdre le fil malgré l’enfumage

Nous avons dès le début de 2009 émis un diagnostic et un pronostic :

1- nous sommes dans une crise de reproduction du système, celui-ci bute sur ses limites, il a tenu, il a joué les prolongations par le crédit et le crédit est à la fin de son cycle.

2- Dans la voie qui est choisie qui est celle de tenter de prolonger le cycle du crédit, d’en repousser les limites, il n’y a pas de solution et surtout pas de possibilité de retour en arrière, nous avons écrit : « ils ont brulé nos vaisseaux ». C’est le toujours plus.

L’histoire récente est celle d’une illusion, illusion de la toute-puissance, illusion de la maitrise de tout, y compris de la Rareté et de la Valeur. La folie consiste à croire que la manipulation des perceptions et des chiffres dans les livres de compte change le Réel. Et c’est ainsi que l’on a créé un univers parallèle de valeurs financières, de richesses nominales, de promesses, d’actifs virtuels   qui n’ont plus aucune chance de pouvoir être honorés, sauf à accepter la destruction de ce en quoi ils sont libellés : la monnaie.

Toute l’histoire depuis cette date s’analyse comme le déroulement de cette tentative démiurgique, faustienne de donner vie aux ombres, de continuer encore un peu : on ne peut plus arrêter les faux remèdes, on ne peut qu’en augmenter les doses. Au besoin en en changeant les noms comme on essaie de le faire en ce moment avec « l’helicopter money » qui n’est rien d’autre qu’un QE avec des bretelles et des moustaches…

Mais au passage, tout notre système se modifie, il mute et se pervertit. Les changements touchent les produits, les processus, les structures, les superstructures, les théories, les corps sociaux, et en fine ils touchent l’ordre supérieur, l’ordre politique.

Qui ne voit que la dislocation des bipartismes, la dislocation des blocs comme l’européen la montée de ce qu’ils appellent les populismes, le discrédit de Clinton, l’ irrésistible ascension de Trump, le refus de l’invasion migratoire, celui de la destruction des classes moyennes etc etc, tout cela c’est l’ordre politique qui se défait sous nos yeux.?

Et ce n’est pas parce que les gens sont mauvais, méchants, fascistes, extrémistes, non, c’est parce que l’ordre politique est en cours de destruction par ceux-là même qui se plaignent de la monté des populismes, il est détruit par ceux-là même qui tentent de le prolonger à leur seul profit.

Au-delà du politique, il y a le géopolitique, c’est à dire la guerre ou la paix. Et la prochaine étape, ce sera la guerre, nous en avons semé les germes. Les esprits se préparent, les ennemis se fabriquent, les sociétés se remilitarisent.

La guerre sera la grande réconciliation entre la névrose et le réel.

EN BANDE SON: 

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29 réponses »

  1. tout est résumé la
    « Pour que les gens acceptent de s’intéresser à des matières complexes, comme celles que je traite, il faut qu’ils y aient un intérêt, une curiosité ; car c’est un travail ou si on veut un investissement, pas une consommation. Il faut de l’attention, du vocabulaire, des outils intellectuels. Il faut de la motivation. L’enjeu, ce n’est pas d’être intelligent ou cuistre, mais de retrouver le fil du sens de sa vie. Etre désaliéné, cesser d’être étranger à soi-même. »

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  2. Bonsoir,

    ce soir je me suis autorisé une folie.
    Comme m’a téloche à du mal à tomber en panne, je l’ai allumer à l »heure du JT de 20h sur Rance 2.
    Tout va bien, y a les …… JO de Rio.

    La journalerie s »exalte parce qu’une escrimeuse Française, tant mieux pour elle, se qualifie difficilement en demi finale.
    On croirait pourtant qu’elle a gagné mais en fait non.
    L’auto-congratulation du gagne petit.
    Le fléau de notre société ou l’échec est un symbole de réussite.

    Les US eux sont prunch en nombre de médaille…..sont super forts.
    A défaut d’or papier ils auront au moins du physique…
    Bref
    La France elle, est …..20 ème mais la journaleuse de service nous explique qu’on a bon espoir…..(d’en ramener une en chocolat peut être. Y a du cacao au Brésil).

    Affligeant !
    Mais tellement en adéquation avec l’article.

    L’année 2016 aura été un grand cru d’enfumage.
    Tous ces événements festifs, l’Euro, le Tour de France etc, JO de Rio auront permis d’endormir la masse et de traiter avec légèreté la réalité.

    En cette période de JO, je vais moi aussi profiter de l’occase pour placer la citation que mon grand-père me rappeler souvent avec sagesse.
    « On te montrera toujours la médaille d’un coté, mais pense toujours à connaitre le revers qu’on te cache, car un jour elle tourne ».

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  3. Facile ..selon cette démonstration de ce dire » moi je n’aurais pas fait cela » mais ailleurs dans d’autre circonstances ?…
    .
    Au final nous sommes tous des aveugles pris dans les filets de Mâyâ, pour les Indous, elle est la puisance qui nous fait voir les choses comme elles ne sont pas.
    Erreurs de jugements,d’appréciation,de perspectives,erreurs par omission,présomption,inopportunité,vanité,oubli ou ignorance..
    Humain trop humain ou pas assez…

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    • Bonjour,

      Extra votre vidéo.
      Non violente et participative, elle démontre a quel point la manipulation conduit le comportement et la transmission.
      Elle prête à faire rire, mais ça simplicité pousse à la réflexion sur le traitement et le conditionnement de notre quotidien.

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      • Merci ..
        J’imagine le conditionnement quotidien d’un être humain urbain « connecté »:il se léve le matin:infos- radio..il lit ses mails,il sort prend son portable reçoit des sms et en écrit,il arrive à son job ,il travaille,pause déjeune re-:portable etc…il rentre chez lui tv :..infos « propaganda »…il va faire des achats « musique » immmode qui inonde tous les magasins ..il va au restaurant re-musique abjecte ..impossible de parler..il monte dans sa voiture re- radio- infos propaganda ..le systéme inonde l’espace de bruits dans la ville,les.aeroports -gares-bus..
        A quel moment cet être peut -il se « connecter » avec lui même?
        Les seuls endroits ou régne le calme sont les endroits dit de luxe magasins restaus etc..!!!
        Ce qui était autrefois offert a tout un chacun :bonne nourriture,culture, calme ,nature ,espace, devient hors de prix.
        Je pense que si demain une panne d’électricité faisait cesser ce flot de bruits et d’images le silence ferait craquer.la majorité des gens .Ils seraient perdus ..sans repéres.
        Ce sera bien ce jour la:enfin, le silence…regarder les étoiles…!
        Vivement que » ça » craque..

        .
        .

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    • normies.
      oui c’est facile. je sors le dernier d’un avion car c’est completement debile de se lever des que l’avion a stoppé pour attendre de sortir de l’avion debout pendant 10minutes avant d’attendre tous ensemble 20min pour ses bagages.

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  4. Billet « super » intéressant, si la fin est en trop, pour moi (entre montée d’une idée de purge inévitable et nécessaire, et la manière dont l’état réel du monde – malade à un point ignoré, probablement – peut se précipiter, au sens chimique, presque : qui vivra verra ? d’une part) (l’ensemble du texte est passionnant, mais devient serviteur des dernières lignes, dommage, d’autre part).
    Jacques Bouveresse, honnête homme et fin esprit encore vivant (trésor national méconnu) me vient comme pivot entre Musil et Foucault (par Nietzsche, notamment)… Pour nos esprits curieux et équilibristes !
    Un livre, pourquoi pas tout de même ! Histoire de poser les rouages, certes eux aussi évolutifs, mais fondamentaux !

    Sur les JO qu’un commentateur prend en illustration, j’ai bien aimé (mais mon approche n’est pas celle de Bruno BERTEZ (tentation anti-capitaliste, anti-monnaie / Francis COUSIN et la critique de la Valeur en oscillantes réf.), écouter Jean-Marie BROHM enfonce le clou de cette organisation supra-nationale au service de la marchandise absolue : http://sortirducapitalisme.fr/158-les-jo-une-institution-capitaliste-et-une-mystification-ideologique-avec-jean-marie-brohm-sociologue

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  5. Guerre et pais, les deux facettes de la même pièce, comédie de boulevard. La première réconcilie les pauvres et les riches, dans le même élan; utiliser le matériel des premiers par les seconds.
    Puis quand la nausée est là, on pétitionne….. jusqu’à la prochaine…. Ainsi va le monbde jusqu’a son extinction-résurrection. Amen à peine dit-on en latin! Les jeux du cirque étant remplacés par ceux des champs…..

    http://wp.me/p4Im0Q-1e8

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  6. Comme disait Rand à peu près : les gens ont trop de soucis, trop de problèmes pour penser. Or, ils se sentent coupables de ne pas penser. Ils savent qu’ils devraient le faire. Alors quand des gens importants valorisent le fait de ne pas penser (en fournissant toutes sortes de prétextes et de de moyens en ce sens dont la dérision, la distraction, la foi ) les gens leur sont très reconnaissants. Ils sautent sur l’occasion.

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    • Rand a écrit des 10 (100?) pages sur la vérité manipulée par les concepts de modernité. (les concepts de modernité à la sauce Hidalgo Aubry Delors)

      James Taggart est le harki type tel que décrit. (« harki » étant malheureusement loin d’être péjoratif et donc pas si approprié pour qualifier james taggart)

      D’ailleurs au fur et à mesure de la décomposition, il(s) éprouve(ent) de plus en plus de ressentiment et de mal être.
      C’est cette tranche de l’électorat, trahi et si instable qui peut se retourner en un quart de temps, qui permet sans doute l’accession de gens rogue au pouvoir avec autant de pouvoirs.
      C’est ce qu’il va se passer en autriche, aux us et en France en 2017. (comme en 33, ce sont les professions sup et protégées, qui après avoir été trahies ont fait AH)

      ps:
      « bureau de coordination » de atlas shrugged = « ministère du redressement productif »
      pps:
      hidalgo aubry delors n’ont jamais lu la greve, c’est impossible d’etre aussi khon et de l’avoir lu

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  7. « La guerre sera la grande réconciliation entre la névrose et le réel »

    Je rejoins ce diagnostic et je pense qu’il faut dès maintenant réfléchir à ce qu’elle sera. Pour moi elle sera d’un nouveau type étant donné que nous Occidentaux du XXIème avons gommé l’un des composants essentiels de ce qui faisaient les guerres classiques : la notion de frontière.

    Hier on se battait entre pays et la confrontation se faisait à la frontière et la fin du conflit entraînait souvent une modification de ladite frontière (« j’ai gagné je te prends ce bout de ton territoire »).
    Aujourd’hui rien de tel. Avec Schengen nos frontières sont un horizon brumeux, notre espace géographique devient un espace mental, bâti autour de valeurs fumeuses (l’Europe le vivre ensemble etc etc « la France c’est avant tout un système de valeurs communes » comme pourrait dire le piteux de Tulle).

    Comment alors dans cette patrie devenue spectrale aller à la guerre? Et contre qui? Le défi s’annonce passionnant…

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  8. Ma vision pessimiste sur la nature de l’homme me fait toujours espérer de me tromper dans mes conjonctions mais quand je lis les dernières nouvelles dont la principale actualité du moment c’est la chasse aux Pokémons juste après quelques jours d’attentats sanglants et barbares, il me semble que raison et logique ont définitivement quitté le pays France triste fin concernant notre civilisation !….

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  9. « L’Amérique aussi, dans sa façon essentielle de considérer la vie et le monde, a créé une « civilisation », qui se trouve en parfaite contradiction avec l’ancienne tradition européenne. Elle a définitivement instauré la religion de l’utilitarisme et du rendement, elle a placé l’intérêt pour le gain, la grande production industrielle, la réalisation mécanique, visible, quantitative, au-dessus de tout autre. Elle a donné naissance à une grandeur sans âme de nature purement technico-collective, privée de tout arrière-plan de transcendance, de toute lumière d’intériorité et de vraie spiritualité. Elle aussi a opposé à la conception de l’homme intégré en tant que qualité et personnalité dans un système organique, une conception où il n’est plus qu’un simple instrument de production et de rendement matériel dans un conglomérat social conformiste. »
    Julius Evola
    révolte contre le monde moderne

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  10.  » Hier on se battait entre pays et la confrontation se faisait à la frontière et la fin du conflit entraînait souvent une modification de ladite frontière  » Ou le nationalisme, c’est la guerre ?
    Comme le fait remarquer très justement régis Debray dans sa conférence sur l’UE sur France-culture. (émissions – allons aux faits) c’est plutôt l’impérialisme, l’empire qui est la cause des guerres.
    L’Empire , Les USA, avant l’empire germanique-hitlerien – avant l’empire français contre l’empire germanique ou prussien, l’empire Austro-Hongrois, l’empire britannique, l’empire ottoman, l’empire carolingien, l’empire musulman ..
    Un pays seul, sans colonies, sans vassaux, sans hégémonie, à défendre ou à étendre ne part pas en guerre. La nation, c’est la paix..
    Ce n’est jamais un peuple, fut-il endoctriné, qui déclare la guerre à un autre peuple. Le peuple obéit; Il faut un pouvoir politique ambitieux, impérialiste, de gros intérêts à défendre, une idéologie enflammée. Même quand c’est une guerre tribale, comme en Afrique ou au Moyen-Orient, entre des territoires et des populations restreints, ces éléments sont présents.

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  11. Bruno Bertez
    Pour ne pas perdre le fil deuxième partie
    Le 10 Aout 2016

    Je soutiens que, depuis le début de la manifestation de la Grande Crise, les responsables de la conduite des affaires mettent en place des politiques qui, certes font gagner du temps, mais en contrepartie renforcent les forces de crise. Ils la retardent tout en la rendant encore plus inéluctable et surtout encore plus dévastatrice.

    Ces autorités ont enclenché une terrible mécanique de dislocation qui maintenant remonte au corps social et politique lui même. Elles ont mis en branle des forces de division d’abord, de dislocation ensuite et d’affrontement, enfin. Le tout enrobé de mensonges et de propagande.

    Ils produisent de l’extrémisme et ils en profitent pour le mettre hors jeu de la démocratie en le diabolisant . Ils produisent des divisions et ils appelllent à Union Nationale. Ils produisent de la violence et ils en tirent argument pour vous contrôler, vous épier, vous désarmer, vous rendre inoffensifs. Ces gens détruisent les fondements même de nos sociétés.

    Ces gens sont des mystificateurs:

    A une crise de surendettement, ils ont répondu par la céation forcée de nouvelles dettes;

    A l’insuffisance de production de richesses pour honorer et payer les dettes, ils ont répondu par l’austérité et la mise au rebut de forces productives

    A l’insuffisance du taux de profits puis de la masse de profits pour faire tourner le système, ils ont répondu par l’inflation du capital fictif, non productif, inflation du capital de poids mort

    A l’insufisance de revenus dans le système ils ont répondu par la suppression des revenus de l’épargne et par la baisse du pouvoir d’achat par accroissement des ponctions fiscales.

    Ils en sont au fameux « coûte que coûte » ; le « coûte que coûte » de Draghi en 2012, est maintenant le credo universel. Coûte que coûte, à tous prix, bien sur puisque… c’est vous qui payez!

    Leur credo, leur mythe de la modernité masquent une volonté farouche sinon sanguinaire de préserver l’ancien, leur ancien, fut-ce au prix d’un retour -de moins en moins localisé- à la barbarie. Là bas, ils font la guerre, mais ici chez nous, nous voila revenus au temps de l’Inquisition, de l’Excommunication.

    L’état a cessé de faire semblant d’être au service de l’intérêt général, il se montre de plus en plus cyniquement comme ce qu’il est : la chappe de plomb qui , par l’usage de la violence et de la propagande essaie de faire taire les contradictions, de mater les antagonismes; et ce que nous affirmons est encore plus vrai du Super-état que constitue L’Union Européennne, sa Commission , ses structures et superstrcutures aux 32 000 fonctionnaires priviligiés mais irresponsables. Priviliégiés en récompense de leur alliance avec les dominants et irresponsables car maintenant détenteurs d’un capital de pouvoirs qu’ils ont extorqué aux peuples souverains. Les fonctionnaires européens sont la feuille de vigne qui masque un régime obscène.

    Ces gens sont des incompentents, et l’histoire les jugera comme criminels.

    Tout vient de la conjonction de deux éléments:

    -la volonté de prolonger un ordre dépassé, un ordre que l’on avait tenté de prolonger en faisant toujours de plus en plus de dettes. Un ordre inefficace qui a fait son temps, ce qui explique que les remèdes ne sont pas des remèdes d’intérêt général mais des remèdes au profit des interêts d’une classe, celle des ploutocrates, de leur alliés « ponctionnaires « et de ceux qui leur font l’appoint lors des élections, les marginaux et les déviants et tous les assistés.

    -la domination intellectuelle de grands prêtres du système, qui sont au service des dominants et produisent des théories, rideaux de fumée qui se font passer pour des sciences alors qu’elles ne sont que des voiles obscurantistes.

    Les théories dominantes sont des idéologies qui comme telles ne peuvent que faillir, elles marchent sur la tête et au lieu d’éclairer la réalité, ce sont des théories qui la noient dans le brouillard.

    Ce qui est présenté comme des remèdes, comme des solutions, ce sont des subterfuges pour faire durer un monde dominé par ce que nous appelons au sens très large, les usuriers, ceux qui détiennnet les créances du système. Pas toutes les créances, non! Seulement les créances privilégiées, car toutes les autres, comme les retraites, vos retraites, par exemple, ils s’en foutent, elles seront détruites. D’ailleurs ils les détruisent en continu, quotidiennement en les désolvabilisant, en « bouffant » les fonds de réserves.

    Le Wall Street Journal et l’OCDE ont publié des indications paradoxales sur les conséquences des taux nuls ou négatifs sur les taux d’épargne dans les pays ou ils sont pratiqués. Ils constatent que les consommateurs dans les pays concernés épargnent plus au lieu d’épargner moins et que les entreprises conservent plus de cash. En Suisse, Suède, Allemagne, Danemark, Japon et même aux USA, il y a une tendance nette à la hausse des taux d’épargne depuis l’effondrement des taux et les taux négatifs.

    Nous avons toujours adopté ce point de vue, les taux nuls ou négatifs obligent à épargner plus! Au delà de la « rationalité » apparente qui voudrait que si l’épargne est moins récompensée, alors on épargne moins, il y a une rationalité supérieure bien plus efficace et agissante; si on réduit la rémunération de l’épargne , alors on a besoin d’épargner plus pour sa sécurité ou ses vieux jours. Les taux bas ou négatifs sont un signal qui dit: il faut épargner plus, l’avenir ne sera pas rose. Les taux nuls ou négatifs produisent de l’humeur déflationniste.

    Les taux négatifs sont une erreur intellectuelle qui illustre parfaitement le penser -faux de nos dirigeants. Ils pensent « linéaire » et « continu », ils sont incapbles d’intégrer les ruptures qui font que certains phénomènes s’inversent lorsque certains seuils sont atteints.

    Ils croient qu’en ruinant l’épargne, en supprimant sa rémunération, ils incitent à la consommation et soutiennent ainsi l’activité économique! Ce qu’ils croient être de la rationalité est une idiotie concrète. En laminant l’épargne , on ne favorise pas la consommation, on oblige à épargner plus. Les ménages rognent sur tout ce dont ils peuvent se passer maintenant pour préserver leur santé financière future et ne pas tomber dans la dépendance. A partir d’un certain stade, l’effet de la suppression de la rémunération de l’épargne la rend encore plus indispensable, encore plus désirable, on ne peut plus se passer d’épargner si on ne veut pas déchoir. Les taux bas ou négatifs envoient des messages, ils parlent, ils disent que demain ce sera pire qu’aujourd’hui.

    Dans les périodes ou l’humeur des citoyens est maussade, quand ils ont peur de l’avenir, ils donnent la priorité à leur sécurité future et si on baisse la rémunération de leur épargne, ils calculent fort justement que pour subsister à l’avenir, il leur faut épargner plus maintenant. Le taux d’épargne monte au lieu de baisser. L’utilité d’un euro ou d’un franc suisse dans 10 ans devient très élevée, cet euro ou ce franc suisse deviennent vitaux. Au lieu d’être dévalorisée par le temps l’utilité de cet épargne devient tellement grande qu’elle devient désirable coûte que coûte, quelle que soit la situation.

    Donc les politiques de taux négatifs sont des extrapolations de raisonnements linéaires totalement idiots. Mais c’est normal, les idiots produisent des raisonnements idiots n’est ce pas? Ils connaissent les livres, ils ne connaissent pas la vie, pas la réalité.

    Mais il y a plus, car si vous faites baisser les taux ou si vous les mettez négatifs,alors les actifs financiers anciens se revalorisent, vous vous enrichissez en dormant; leur prix augmente ce qui leur donne un attrait spéculatif sans fatigue et sans risque; ceci vient détourner les agents économiques d’investir dans des équipemments neufs. Les taux bas, à partir d’un certain point détournent de l’investissement productif, ils leur font concurrence. Un récent prix Nobel l’a fort justement démontré il y a peu de temps. Nous, nous soutenons cette idée depuis des années.

    Mais il y a plus, car si vous gonflez la valeur des actifs financiers anciens, vous augmentez alors la masse de capitaux qu’il faut honorer, qu’il faut rémunérer dans le système, vous augmentez ce que l’on apelle la contrainte de profit; vous renforcez l’insuffisance de profit dans le système! En fait vous renforcez la crise de l’insuffisance de profit. La crise est une crise d’insuffisance du taux de profit et de l’insuffisance de la masse de profits pour rémunérer tout le capital, le productif, le fictif, le parasitaire, le capital de poids mort, qui se trouvent dans le système.

    Le système pour se rééquilibrer a besoin de détruire du capital fictif, il n’a pas besoin de l’inflater! Les managers, lesquels sont sous la dépendance des institutions financières et doivent leur obéir, ces managers sont obligés comme on dit de « délivrer ». « Délivrer », c’est fournir aux détenteurs de capitaux la rentabilité qu’ils espérent , c’est à dire que c’est ratifier les cours de bourse élévés en produisant une marge de rentabilité à la hauteur des cours, à la hauteur des anticipations contenues dans les cours de bourse. Ce qui veux dire que vous devez « sortir » un bénéfice de plus en plus élevé afin de ne pas être mis à la porte. Et aussi afin de toucher vos bonus.

    Les taux bas augmentent le taux de profit qui est exigé dans l’économie dès lors que le pouvoir est en faveur du capital. Celui-ci force les managers, sous peine d’être « virés » ou de subir une OPA, à délivrer des profits à la hauteur de leurs espoirs, ils les forcent à rogner les investissements au strict minimum, à la productivité maximum, il les force a réduire les risques, à faire des buy-backs, à distribuer des dividendes , il les force à faire de l’ingénierie financière et des acquisitions.

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    • Texte acidulé à point, la suite ne peut devenir qu’extra pimentée.

      Ce qui justifie toutes les mesures (inutiles) de nos politiques qui se préparent à affronter l’inévitable conflit de l’argent gratuit des ponctionnaires contre un peuple dépossédé des efforts passés, présents et avenirs.

      Plus besoin de faire la révolution, elle devient indépendante de toutes volontés et s’impose d’elle-même dans une simple évolution. Le hors-contrôle politique devient une évidence qui s’affiche au grand jour par les acteurs, sensés représenter l’autorité et la puissance de l’état, transformés en porte-parole de circonstances.

      La raison devenue déraisonnable, le sens sans direction, la conscience inconsciente, l’esprit sans idées, nous voici enfin libres !

      Cela devient une profonde bouffonnerie, avec de grands moments d’histoires où le mensonge devient vérité plus vite que la vérité n’a le temps d’être transformée en mensonge.

      L’art sans la manière et la manière sans l’art. Le brut du brut. L’arc-en-ciel des savoirs transporte l’information à la vitesse lumière pendant que nos politiques et leurs méthodes ancestrales s’enfoncent dans le néant d’un surplace ou d’un recul intenable.

      Il est toujours impossible de remonter le temps au grand dam de ceux qui refusent l’adaptation à cette évolution.

      Les plus machiavéliques tirent encore des plans sur la comète pour quelques marrons supplémentaires.

      Le chaos s’installe durablement avec une multitude de conflits insolubles dans ce contexte.

      Merci.

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  12. Oui. Mais la désintégration ne fait que commencer. La bataille, avant, sera gigantesque. Chacun sait – même s’il l’oublie – que ce n’est pas la force, aujourd’hui, qui peut asservir tout un peuple. Ce n’est même pas un ensemble de règles – plus il y a de règles, et moins les règles ont de la valeur .
    L’enjeu est idéologique, moral, c’est par l’esprit qu’on assujettit les hommes, qu’on en fait des esclaves. consentants. Autant vous dire que la bataille de l’information, de l’éducation, de la communication va être formidable sur toute la planète..

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  13. Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites à propos du livre, qu’il est mort.
    Je pense que ce que vous écrivez se substitue à la presse officielle, journaux papiers, télévision qui est complétement menteuse et corrompue. Le livre est un complément pour une approche plus globale du problème, regardez le succès de livres comme  » le suicide français » de Zemmour, « le moment est venu de dire ce que j’ai vu » de De Villiers ou  » La France Orange mécanique » de Laurent Obertone ( celui qui est le plus lucide à mon avis).
    Ces livres ont permis de faire découvrir la réalité à des centaines de milliers de gens
    J’étais à une des séances de Zemmour, les gens venaient de très loin, j’y ai même rencontré des socialistes repentis.
    En France l’Edition, presse périodique et livres ont longtemps été le monopole de la CGT du livre qui a fortement détruit le potentiel du livre.
    Le résultat est un livre beaucoup plus cher que dans le reste de l’Europe ( environ 30% plus cher et donc moins abordable)
    L’autre résultat est que tous les auteurs français à part de très rares exceptions sont des auteurs gauchistes puisque les membres de la CGT font partie des comités de lecture des maison d’édition et empêche la diffusion d’auteurs de droite.
    Cela s’est récemment libéré car les éditeurs font maintenant imprimer leurs livres à l’étranger ( Allemagne, Espagne, Bulgarie par exemple) et cela permet d’éviter de passer par les grosses presses françaises, presque toutes sous le contrôle de la CGT
    En France, il était pendant longtemps impossible de faire paraitre un article de la presse quotidienne sans que les commissaires politiques de la CGT lisent avant l’article, même au Figaro puisque plus de 80 % des journalistes de ce journal sont de gauche, contrairement à ce que les français croient, même s’ils s’adressent à un lectorat de droite.
    Les milices de la CGT, qui n’est qu’une mafia politique déguisé en syndicat, ont de nombreuses fois détruit physiquement des imprimeries non CGT et violenté le personnel.
    Ils ne risquent rien puisque les juges français sont comme les journalistes, a 95% de gauche et enterrent les dossiers même si c’est en train de changer, mais plutôt lentement.
    Les éditions Ring qui ont publié Obertone ont été qualifiés d’éditeur fasciste par beaucoup de journalistes mais elles sont l’avenir d’une profession qui à encore de beaux jours devant elle.
    Le livre numérique ne représente que moins de 5% du marché.

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    • @ lucius,

      Tout est dans la puissance des réseaux et des outils informatiques.

      Le lecteur n’est pas simplement passif, comme derrière son livre, sa radio ou sa TV. Il participe, réagit, devient acteur et non plus simple spectateur. Cela s’appelle : l’interactivité. (comme vous le fait avec vos commentaires)

      L’interactivité est l’une des évolutions colossales, encore largement sous-estimée. (hic)

      Il y en a plein d’autres, comme les liens, qui favorisent l’accès direct aux arguments.

      Ou, la vitesse des flux, qui permet une spontanéité et une réflexion instantanée. (Même une erreur d’appréciation devient un élément de réflexion!)

      Mais aussi la longue traîne qui permet de consulter notre passé.

      Et sans parler de la réalité augmentée, ou la puissance virtuelle fusionne avec le réel.

      Nous vivons une aventure hors normes depuis plus de 30 ans déjà… Avec des milliards de connectés,…cela commence à secouer très fort.

      Bref, un changement radical et profond dans notre évolution humaine et de notre manière d’appréhender notre monde.

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    • @Lucius
      Comme vous avez raison concernant le vérroullage du monde de l’édition Française
      Deux ecrivains furent « viré » de Gallimard
      L’un pour avoir dit cela:

      et surtout écrit écrit cela:

      Il s’agit de Richard Millet le 2eme lien est instructif: Millet face au tribunal de la bien pensance et du formatage de la pensée unique.

      L’autre Mg Dantec quitta Gallimard car il refusa de caviarder don dernier TDO: American blackbox…

      Ces deux la furent les premiers « éclaireurs » qui décrivirent l’age sombre que nous vivons, , bien avant tous ceux qui aujourd’hui » capitalisent « sans beaucoup de danger personnel ni talent littéraire et récoltent les fruits de ce qui fut semé par le courage de ces deux écrivains …et qui furent selon l’adage « le premier qui dit la vérité sera exécuté »

      Concernant les éditions ring juste une petite info:
      http://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-culturelle-dantoine-guillot/laffaire-dantec-premiere-partie
      De l’origine…!!

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  14. @ Merci

    Il y a un malentendu, vous n’avez pas bien compris ce que j’ai voulu dire.
    Je suis 100% d’accord avec tout ce que vous dites et cela fait longtemps que j’agis sur internet car j’ai rapidement saisi tout son potentiel.
    Il ne s’agit pas d’opposer le livre ( ou la télé ) mais de les voir comme un complément.
    Pourquoi ?
    Tout simplement car d’abord la génération des plus de 60 ans utilise pas ou peu internet, et le livre est le meilleur moyen de la toucher.
    Ensuite, même parmi les plus jeunes, il y a encore beaucoup de lecteurs qui vont sur internet mais lisent aussi. Le livre a un aspect plus reposant que l’internet, qui, parce qu’il sous entend une interactivité possible, garde l’intervenant dans un état de nervosité permanente.
    Je n’ai pas voulu opposer les deux systèmes mais je pense qu’ils ont tous deux leur utilité.
    Je conserve donc mon opinion concernant le livre, ce qui ne m’empêche pas de passer du temps tous les jours sur internet car je sais que c’est là que se joue la bataille de la vérité ( et donc de la liberté ) au quotidien.

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  15. @ lucius,

    « Je n’ai pas voulu opposer les deux systèmes  »

    Il ne s’agit absolument pas d’opposer deux ou plusieurs « systèmes », nous sommes d’accords, mais de comprendre pourquoi le livre, par exemple, en son temps a révolutionné le savoir et que l’évolution actuelle est cent mille fois plus percutantes que l’imprimerie en son temps.

    Comprendre pourquoi les politiques s’en prennent avec des excuses bidon aux 5° pouvoirs, celui de l’information, qu’ils ont perdu à tout jamais.

    Qu’aujourd’hui encore la France demande une action mondiale contre les messages cryptés, démontre qu’ils ont déjà perdu la guerre et pas simplement des batailles.

    Qu’il s’agit d’épouser son temps, de le comprendre, de le synthétiser, pour une adaptation et un accompagnement incontournable.

    Quand vous lisez des textes, comme ceux de Mr Bertez, entres autres, vous savez que derrière il y a une profonde réflexion issue d’une expérience, d’un savoir, d’une recherche… que nous ne possédons pas, mais qui nous permet d’ouvrir notre conscience a des sujets structurant nos sociétés. Mais en plus du livre, vous suivez en temps réel cette évolution, vous prenez des initiatives dans ce réel, suite aux conclusions que vous en tirez. Vous investissez l’avenir avec des données qui sont elles-mêmes en pleines mutations.

    Le suivi n’est plus le même qu’avec le livre et vous participez directement ou indirectement à cette évolution. Ce qui déstabilise les politiques dans leurs méthodes qu’ils ne remettent pas suffisamment en causes, découvrant leur nature profonde, créant un bouleversement de la structure étatique.

    Pourquoi s’en prendre aux Assanges et autres Snowdens d’une force inouïe ? Posser la question, c’est déjà le début d’une réponse.

    Les plus de 60 ans n’ont pas vu venir cette évolution, comme les politiques et même une majorité de la population qui utilisent la techno comme un jeu vidéo sans comprendre qu’il font partie des enjeux actuels. Et puis un jour, c’est les taxis qui se réveillent, le lendemain les notaires, les avocats, les médecins, les industriels, les banquiers, des pans entiers de la société se retrouvent confrontés à leurs propres jeux en accusant les autres, c’est tellement plus facile.

    Même si demain un imbécile coupait le jus, le surlendemain, les réseaux se reformeraient avec toujours plus de puissance et de pertinence.

    Les trois lignes à retenir d’un super bouquin de trois cents pages ne sont pas suffisantes. Plongez dans le présent, comprenez le passé et investissez l’avenir qui est déjà là.

    La poésie a évolué, la partition aussi et une petite musique commence à chatouiller nos oreilles, la preuve vous êtes là pour l’écouter.

    Car nous n’avons encore rien vu de cette révolution culturelle mondiale hors normes, qui débouche sur de multiples conflits majeurs et exponentiels si nous restons sur des positions d’arrière garde d’aujourd’hui.

    Les politiques ne font plus de belles histoires depuis un moment déjà et même s’ils possèdent un pouvoir de nuisances, ils la subissent aussi. À chacun de peser cette évolution et d’en comprendre les enjeux. Ce n’est plus à prendre ou à laisser et désolé pour ceux qui ne l’acceptent pas.

    Partir en guerre c’est très facile, gagner c’est une autre histoire, perdre c’est redoutable.
    Or plus nous perdons et plus la violence s’affiche derrière nos écrans. Cette violence journalière est déjà mesurable de seconde en seconde…!!!

    Ce n’est pas du catastrophisme, c’est la réalité qui charge. En garde, feu,…

    Merci.

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    • @ lucius,

      Un très vieux lien, 2014, une éternité sur le net ! Juste une approche, pas suffisante, mais indispensable…Et si, il y a du sang qui coule sous les ponts, aujourd’hui, ce n’est pas faute d’avoir levé du lièvre, et pas qu’un peu.

      Merci.

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  16. @ Merci

    Vous dites ne pas vouloir opposer les deux systèmes mais c’est pourtant ce que vous faites.
    Je suis d’accord avec vos arguments sur l’internet, même si vous l’idéalisez un peu trop, d’autres systèmes viendront à mon avis peut être le remplacer tandis que le livre continuera à exister.
    Je ne suis pas d’accord concernant vos préjugés sur les livres.
    J’ai appris la connaissance avec les livres et la vérité par internet, les 2 systèmes sont complémentaires à mon avis.
    Vous dites » Les trois lignes à retenir d’un super bouquin de trois cents pages ne sont pas suffisantes »
    Je pense que vous n’avez pas du ouvrir beaucoup de livres, vous devriez le faire, cela changerait surement votre opinion concernant les livres
    Je connais beaucoup de livres passionnants de la première ligne jusqu’à la dernière mais aucun qui n’ait qu’une phrase de bien et pourtant les éditeurs soviétiques comme Gallimard éditent des tas d’obscurs navets littéraires , ils privilégient l’origine politique de l’auteur sur la qualité du manuscrit. Ce sont eux qui ont fait mal au livre en France.

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    • @Lucius

      Les enjeux de ce texte sont ailleurs que dans le livre, et comprendre le « pourquoi“ me semble primordial.

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