Art de la guerre monétaire et économique

Etats-Unis : Démission de Michael Flynn, et si l’arme du Logan Act se retournait contre le Bilderberg ? All bark, no bite ?

Démission de Michael Flynn :
et si l’arme du Logan Act se retournait contre le Bilderberg ?

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Après la démission de Michael Flynn lundi dernier, tombé sous le coup du Logan Act, une loi de 1979 à laquelle personne jusqu’ici n’avait eu recours, les Démocrates, les globalistes, les médias assermentés à l’establishment, en un mot toutes les forces d’agitation anti-Trump s’aventurent sur un terrain miné. Car nombreux sont ceux qui, parmi eux, pourraient se retrouver derrière les barreaux !

Michael Flynn poussé à la démission par l’establishment américain

Michael Flynn a été poussé à la démission de son poste de conseiller à la sécurité nationale parce qu’il aurait laissé entendre fin décembre à l’ambassadeur russe, lors d’une conversation téléphonique, que les Etats-Unis abandonneraient les sanctions d’Obama à l’égard de la Russie, une fois Trump au pouvoir. Même si le détail de cette conversation n’est pas clair, Michael Flynn a soulevé contre lui l’opposition virulente des propagandistes et du monde politique anti-Trump. Leur arme : le Logan Act, une loi qui interdit à un citoyen sans permission officielle des autorités américaines d’influencer les décisions politiques d’un pays étranger.

Lundi dernier, les Démocrates demandaient au président du House Oversight and Government Reform committee, Jason Chaffetz, de poursuivre les investigations sur Flynn. Mais ont-ils choisi la bonne stratégie ? Barack Obama et Nancy Pelosi, la chef de file des Démocrates, pourraient bien en faire les frais.

Le recours au Logan Act : un jeu à double tranchant

En 2008, sous la présidence de Bush, le sénateur Obama se rendit en Irak « en privé » pour tenter de persuader les dirigeants irakiens de reporter après les élections, un accord sur le retrait de la présence militaire américaine, sans l’accord de Bush bien sûr. A l’époque, malgré la violation manifeste du Logan Act, les médias n’avaient rien dit.

Dans le même ordre d’idées, Nancy Pelosi se rendit en 2007 en Israël et en Syrie. A Damas, elle aurait dit au président syrien Bashar al Assad que les dirigeants israéliens étaient prêts à engager des négociations de paix. Ces derniers restèrent abasourdis, et le département d’Etat américain dut présenter ses excuses pour cette visite, demandant à Pelosi de ne plus se mêler des affaires de la Syrie ou de tout autre pays. Beaucoup de confrères de Pelosi pourraient aussi bien être poursuivis au nom du Logan Act : « Si Flynn a eu des entretiens avec Kislyak, et par là-même, avec les Russes (…), il faut vite oublier le Logan Act parce que la moitié du Congrès depuis les années 1980 serait en prison si le Logan Act était appliqué », explique Ed Turzanski, membre du Foreign Policy Research Institute.

Le groupe Bilderberg dans le viseur du Logan Act

Et que dire du très secret groupe Bilderberg, ce puissant réseau qui rassemble des mondialistes plus ou moins connus dans les sphères diplomatiques, économiques, politiques ou médiatiques ? « C’est illégal, déclarait l’animateur de radio Alex Jones ; des représentants du gouvernement qui rencontrent des intérêts privés ou des représentants d’autres gouvernements et discutent de sujets politiques, cela constitue une violation du Logan Act ». Chaque année, de nombreux Américains éminents participent à ce sommet secret. Aucun d’entre eux n’a jamais été poursuivi. En 2014, Diederik Samson, dirigeant du parti travailliste néerlandais, invité au sommet Bilderberg à Copenhague, reconnut ouvertement que les participants cherchaient à influencer les décisions politiques, bien que le groupe le nie officiellement.

On pourrait multiplier les exemples ! David Rockefeller, une des figures en vue du Council on Foreign Relations, se vante dans son autobiographie d’être un mondialiste, conspirant, avec des complicités étrangères, en vue de la construction d’une structure politique et économique globale. Et on ne compte plus les visites de l’ancien secrétaire d’Etat, adepte du « nouvel ordre mondial », Henry Kissinger aux dirigeants étrangers, en particulier à Vladimir Poutine et au dictateur chinois.

Démission de Michael Flynn : on se trompe d’accusé

En définitive, Démocrates et médias se sont ridiculisés dans l’affaire Flynn : celui-ci n’était pas une « personne privée », mais bien un haut-fonctionnaire du président entrant. En revanche, ce récent recours au Logan Act pourrait donner des idées à l’Attorney General américain, Jeff Sessions qui, au nom de cette même loi, pourrait citer à comparaître les membres du groupe Bilderberg !

http://reinformation.tv/logan-act-bilderberg-michael-flynn-breves-66390-2/

All bark, no bite ?

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Publié le 17 février 2017

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La démission du conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn plonge certains commentateurs qui plaçaient beaucoup d’espoir dans la présidence Trump dans un profond désarroi. Il est vrai qu’il était l’un des architectes de la nouvelle politique étrangère de l’administration entrante. Mais, qui pouvait croire qu’il serait facile de reprendre la main sur une politique étrangère solidement ancrée depuis une trentaine d’années ? Michael Flynn a frappé d’entrée en voulant réorganiser le Conseil de Sécurité Nationale. Plus concrètement, c’est maintenant le président ou le vice-président qui décide si la présence du Chef d’État Major des Armées et du Directeur du Renseignement National est requise au Conseil de Sécurité. Cela signifie que la CIA, agence indépendante qui est malgré tout chapeautée par le DRN en cette circonstance, peut-être dorénavant court-circuitée du CSN.

Bien sûr, le contrôle du renseignement – ou intelligence en anglais – est crucial puisque ce sont ces services qui disent ce qui est et ce qui n’est pas en la matière, que ce soit faux ou vrai. Et on connaît les caviardages voir mensonges dont ont été coutumiers les services américains depuis quelques années. De même que le parti pris pro-Clinton de la CIA lors de la campagne présidentielle.

La réplique des services de renseignement ne s’est pas faite attendre, autant pour défendre leur autonomie de décision que pour contrecarrer la politique d’apaisement avec la Russie voulue par la nouvelle administration. Cela signifie qu’il ne sera pas possible d’impulser une nouvelle politique étrangère sans avoir purgé au préalable les postes clés des divers services de renseignement. Il est impossible de purger entièrement tous les services, sinon ceux-ci ne pourraient plus fonctionner. Mais, comme lors de tout changement majeur de politique d’un pays, il suffit en général de contrôler les postes clés pour que le reste des fonctionnaires – l’intendance pour employer un terme gaullien – suive. Tous les fonctionnaires des administrations nazi, soviétique, fasciste, franquiste, vichyste, etc. n’ont pas été intégralement virés une fois ces régimes tombés et ont continué à constituer l’ossature des nouvelles administrations.

Cela ne signifie donc pas que c’est impossible. Et visiblement, Donald Trump et son entourage semblent vouloir s’atteler à la tâche puisqu’ils souhaiteraient nommer Stephen Feinberg pour auditionner lesdits services d’intelligence.

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C’est une lutte mortelle pour ceux qui, au sein de ces services, et même à l’extérieur, refusent la réorientation de la politique étrangère de la présidence Trump. Leur ligne d’attaque visera cette politique de détente. Que ce soit sur le terrain en cherchant à intensifier les combats en Ukraine ou en Syrie, ou en attaquant Donald Trump sur ses liens supposés avec la Russie dans le but de le destituer. Les médias génériques ne seront pas en reste pour jeter de l’huile sur le feu. Il n’est donc pas anormal pour la nouvelle présidence de faire preuve de la plus grande prudence et accessoirement d’éviter d’être entraînée dans la chute de Michael Flynn. D’où la nécessité aussi, de reprendre peu à peu la main sur les fonctionnaires de l’État fédéral américain, histoire de pouvoir placer des fusibles à des niveaux moins élevés.

On aurait beau jeu de choisir la neutralité d’un Glenn Greenwald et de déclamer en chœur avec les médias génériques, que Donald Trump appréciait les lanceurs d’alertes quand il était dans l’opposition mais beaucoup moins maintenant. Cette neutralité journalistique est tout à fait honorable. Mais, il y a quand même une différence qu’il ne faut pas oublier de mentionner, les Snowden et Manning l’ont fait en trahissant leur service (NSA) et donc en prenant le risque d’avoir toute la puissance de coercition de ces services aux trousses. Ceux d’aujourd’hui, le font protégés au sein même de ces services.

Il se dit que c’est dans la difficulté que se révèle le caractère de chacun. Il me semble prématuré d’abandonner tout espoir de changement de politique étrangère américaine avant même que Donald Trump ait cessé d’aboyer ou même essayer de mordre. Au fond, personne d’autre que lui-même ne peut dire s’il en est capable.

Chansonnette : Le beau Danube bleu de Johann Strauss II par l’Orchestre philharmonique de Vienne.

Image : Michael Thomas Flynn, 2013 par Tom Williams.

https://commentairesengoguette.wordpress.com/

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EN BANDE SON : 

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