1984

Syrie-Al-Tanaf : Les confins de l’Apocalypse!

Les confins de l’Apocalypse!

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Aux Etats-Unis, on se prépare à une confrontation directe avec le Hezbollah : un rapport du Congès US a rappelé, encore une fois, que le Hezbollah libanais constituait avec l’Iran, la plus grande menace existentielle à l’État d’Israël. Les membres du Congrès US étant traditionnellement majoritairement acquis à Israël, considèrent donc le Hezbollah libanais comme une menace directe aux intérêts US. C’est un peu retors mais suffisant pour une guerre. D’autant plus qu’elle est déjà intégralement financée par de tierces parties.

Al-Tanaf est une région aride et désolé de l’extrême Sud de la Syrie où une armée de mercenaires reçoit en ce moment des armes et une formation militaire de la part de forces US et britanniques (et celles de huit pays de l’Otan). Elle cache aussi une base opérationnelle pour ces forces dans l’objectif affiché de combattre Daech mais qui, en réalité, vise toujours au même objectif initiale de la guerre en Syrie : changer le régime de ce pays et le remplacer par un autre.

Et la coalition internationale pro-islamique a également frappé des forces pro-régime près d’Al-Tanaf, non loin des frontières irakienne et jordanienne. Pourquoi ? Parce que les forces de Bachar al-Assad progressent désormais dans cette direction, après avoir remporté une série de victoires sur les islamistes à l’ouest.

Et les forces pro-régimes étaient déjà bien avancées dans le pays lorsque la coalition a déclenché son bombardement à Al-Tanaf. Que ce soit à Raqqa ou à Al-Tanaf, la coalition internationale pro-islamique et les FDS ne visent pas simplement à éradiquer l’Etat Islamique (EI).

Elles visent aussi à torpiller, à chaque fois, les victoires des forces de Bachar al-Assad contre l’EI. L’Occident veut donc – bel et bien – remplacer les islamistes de l’EI par d’autres islamistes, comme nous l’avons écrit dès le début du « conflit syrien » en 2011.

http://lesobservateurs.ch/2017/06/09/qatar-syrie-coalition-occidentale-frappe-larmee-syrienne/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Daech n’est qu’un prétexte et un alibi à la fois. Aux dernières nouvelles, cette organisation terroriste s’en prend à l’Iran et l’Arabie Saoudite à la fois tandis qu’aux quatre coins du monde, le moindre pétard est revendiqué en son nom, histoire de maintenir la stratégie de la tension.

Cette stratégie s’est aggravée avec le conflit profond opposant désormais deux factions ennemies au sein du camp atlantico-arabe et qui s’est manifesté de façon spectaculaire au sein du Conseil de Coopération du Golfe : 

  • L’Allemagne, la Grande Bretagne, la Turquie et l’État profond US (dont les soutiens d’Obama et d’Hillary Clinton) ont pris position pour le Qatar et les frères musulmans tandis que Trump, l’Arabie Saoudite et ses alliés ont décidé de se débarrasser du système ancien basé sur l’utilisation du terrorisme islamiste tout en tenant, pour le cas de Ryad, de se refaire une virginité après des décennies de soutien à tous les groupes terroristes ayant semé le désordre et le chaos dans le monde musulman. Tous, cependant, considèrent laux côtés de Tel-Aviv le maintien d’Al-Assad à la tête de la Syrie comme un danger mortel.

Et c’est à Al-Tanaf que se joue la nouvelle partition où l’Iran est à la fois le soutien militaire et économique de la Syrie et l’un des pays ayant intérêt au maintien des méthodes de l’État profond US car le terrorisme islamiste justifie en quelque sorte sa potsure stratégique.

A Al-Tenaf, il fait chaud et il n’y a pratiquement rien à voir mis à part la désolation. C’est des confins frontaliers. Les confins de l’Apocalypse!

https://strategika51.wordpress.com/2017/06/10/les-confins-de-lapocalypse/

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L’Armée arabe syrienne (c’est-à-dire celle de la République) est parvenue à la frontière syro-irakienne.

Au cours des deux derniers mois, les Forces de la Coalition US ont bombardé par trois fois des miliciens ou des militaires fidèles à Damas probablement pour couper la route de la soie et empêcher la jonction des armées syriennes et irakiennes.

Le rétablissement de la route Damas-Bagdad marquerait l’échec de la mission fixée par l’administration Obama à Daesh au début 2014 [1].

Le porte parole du Pentagone, Jeff Davis, a remercié la Russie pour son « action stabilisatrice » dans cette zone.

http://www.voltairenet.org/article196747.html

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