Allemagne

Pangermanisme : Contre les fuites de capitaux vers l’Allemagne, Hans Werner Sinn réclame un contrôle des mouvements de capitaux!

Contre les fuites de capitaux vers l’Allemagne, Hans Werner Sinn réclame un contrôle des mouvements de capitaux!

La dette Target 2 de l’Italie au sein du système de compensation interne de la BCE est devenue un sujet névralgique.

Le passif italien a atteint 426 milliards d’euros en avril, soit 26 % du PIB. Ce constat reflète les sorties chroniques de capitaux d’Italie. Certains craignent de voir ces montants atteindre des montants systémiques, ce qui déboucherait sur une crise. (…)

Les Allemands se pensent déjà ruinés par l’Italie et veulent arrêter les frais !

« Selon Hans-Werner Sinn, un économiste très écouté de l’université de Munich, il n’existe aucun mécanisme qui permettra à l’Allemagne de récupérer les quantités astronomiques d’argent qu’elle possède disséminées dans la zone euro, notamment les 923 milliards de crédits Target 2* qui sont dus à la Bundesbank. «Nous ne reverrons jamais la couleur de cet argent. Il est déjà perdu», a-t-il déclaré… »

Déséquilibre croissant de la balance Target2, qui transcrit les mouvements de capitaux à l’intérieur de la zone euro : l’Italie et l’Espagne plongent de plus en plus dans les déficits (plus de 400 milliards d’euros chacune) quand l’Allemagne accumule les excédents (près de 900 milliards d’euros).

By Brunobertezautresmondesbrunobertez.com juin 1er, 2018

Le turbulent Hans Werner Sinn réclame que l’Allemagne, la Bundesbank en l’occurence  mette en place un contrôle des mouvements de capitaux pour limiter la croissance des balances Target2!

L’actualité italienne fait resurgir ce sujet bien sur.

Il ne voit que ce moyen , que ce levier pour obtenir un repaiement de ces balances Target2.

Selon lui ce système Target2 n’a pas de base légale dans le Traité de Maastricht.

L’analyse technique de Target 2 est complexe, mais les Allemands le connaissent bien ils l’ont compris depuis longtemps alors que les autres citoyens européens, sauf les Asseliniens, n’y ont jamais rien compris.

En fait la demande de Sinn n’est ni plus ni moins qu’une demande indirecte de sortie de l’euro pour l’Allemagne.

Reste la question comment rembourser, avec quels moyens de paiements?

Qui paye les dettes Target 2 en cas d’une sortie de l’euro?

Si un pays forme le projet de quitter l’euro, les risques virtuels qui sont stockés dans les soldes Target 2 se matérialisent. Faisons l’hypothèse que l’Italie décide de sortir, mettons via l’article 50 du traité de Lisbonne. La Banca d’Italia se scinde de la BCE et réacquiert l’autonomie de son bilan. Dans ce cas, les soldes Target 2 deviendraient des dettes et créances exigibles entre autorités monétaires bien distinctes. Dans ce scénario, qui s’accompagnerait probablement d’un fort stress économique et financier, du fait de l’abandon de l’UE, la Banca d’Italia – qui très vraisemblablement repasserait sous le contrôle du gouvernement – ne ferait certes pas sa priorité du paiement de cette dette (d’autant plus qu’elle est à vue, de maturité zéro) se montant à 440 milliards d’euros aux autres banques centrales de la zone euro.

Et donc, dans cette perspective, l’on comprend les préoccupations allemandes. Leur créance “potentielle” sur la zone euro qui dépasse les 900 milliards [d’euros] pourrait devenir impossible à recouvrer si elle était confrontée à  la sortie unilatérale d’un pays périphérique tel que l’Italie ou l’Espagne, ou, aussi bien,  si c’était le gouvernement allemand qui optait pour un retour au mark. Le président de la Bundesbank Weidmann en est pleinement conscient et ce n’est pas par hasard qu’il a proposé voici quelques années de collatéraliser les soldes Target 2,  requérant des banques centrales [quand elles font un débit Target] qu’elles apportent en garantie des sûretés réelles, telles que par exemple de l’or.

À l’heure actuelle, il n’est pas clair si, en cas de sortie unilatérale, les soldes Target doivent être réglés et, le cas échéant, en quelle monnaie ils doivent être repayés.

Sur ce point, on peut débattre pendant longtemps : dans une célèbre réponse, datant de janvier 2017, à une question de deux députés européens italiens, le président Mario Draghi a déclaré publiquement que dans le cas d’une sortie unilatérale de la monnaie unique les soldes [Target] devaient être réglés immédiatement, et en euros . Une interprétation franche et radicale, qui a contribué à raviver les tensions du débat sur l’avenir de la zone euro, à la veille du vote présidentiel français. Le même Draghi cependant,  quelques mois plus tard, faisait machine arrière, puisqu’à une question de la part de parlementaires européens néerlandais,  il répondait que la BCE elle-même ne pouvait faire d’hypothèses sur la fin de l’euro, étant donné l’irrévocabilité dudit euro.

À bien la considérer en effet, la déclaration de Draghi implique que, réciproquement, des pays créditeurs comme l’Allemagne ou les Pays-Bas devraient être “récompensés” pour leur éventuelle sortie par un règlement en euros – et non dans leur monnaie nationale – de leurs créances Target 2. Une incitation à la sortie, en pratique, que la BCE ne pourrait pas légitimement faire valoir

Par ailleurs, en se fondant sur la documentation juridique afférente au système de paiements qu’est TARGET 2, il semble que les comptes techniques sur lesquels les transactions sont réglées ressortissent aux législations nationales. En conséquence, dans le cas d’une sortie unilatérale de l’union monétaire de l’un des pays membres, on ne saurait exclure qu’une tentative de redénomination dans une monnaie autre que l’euro (telle que la nouvelle lire, la nouvelle drachme, la nouvelle peseta, lesquelles fort vraisemblablement se seront dépréciées [par rapport à l’euro rémanent]) ne puisse être avalisée par les tribunaux du pays sortant.

Et donc, du point de vue allemand, soit que se concrétise le risque d’un Italexit initié par un gouvernement non coopératif avec la discipline fiscale de la zone euro, soit que l’on aille vers une réforme de l’union monétaire qui épouse le principe de la mutualisation des risques [financiers], il conviendrait qu’il existât une procédure bien réglée régissant les sorties de l’euro. À leurs conditions, évidemment.

https://www.upr.fr/actualite/france/lallemagne-propose-une-voie-de-sortie-de-leuro-pour-se-proteger-elle-meme-un-article-de-leconomiste-italien-marcello-minenna-traduit-par-vincent-brousseau

OK++++++++++++++++++++++++++++

EN BANDE SON : 

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