1984

Mondialistes et communistes main dans la main en Chine au Forum économique mondial, le Davos d’été…

Mondialistes et communistes main dans la main en Chine au Forum économique mondial, le Davos d’été…

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Le Forum économique mondial (WEF), a lieu tous les ans en Chine depuis 2007 – la 12e édition s’est achevée vendredi, à Tianjin. Celui qu’on surnomme « le Davos d’été » a drainé tout ce qui peut se trouver de banquiers, d’hommes d’affaires, d’universitaires et de grands dirigeants du monde de la technologie… dans une veine plus mondialiste que jamais. « Façonner les sociétés innovantes dans la Quatrième révolution industrielle », tel était le thème de cette édition. Le fondateur et président du WEF, Klaus Schwab, est persuadé que la Chine peut et même va jouer un rôle moteur ; mais des droits de l’homme bafoués et de la guerre commerciale acharnée menée par la très communiste Pékin, il n’a jamais été question.
 
La Chine garde donc les mains libres pour siniser et marxiser plus que jamais son pays, tout autant qu’elle mène une conquête économique et financière effrénée. Le communisme du XXIe siècle a revu sa copie, pour servir le nouveau mondialisme, voire lui donner tout son sens. « La Chine embrasse le monde à bras ouverts » a déclaré le Premier ministre chinois – mais c’est pour mieux le dévorer.
 

Le Davos d’été réunit la crème mondialiste

 
Trump a peut-être lancé, lundi, une nouvelle série de taxes douanières sur des centaines de milliards de dollars d’importations chinoises (immédiatement répercutés par Pékin sur les produits américains), mais la guerre commerciale qui se joue réellement pour les États-Unis ne semble guère inquiéter l’immense majorité des participants au WEF. Les élites milliardaires du monde entier s’y sont fort bien entendues, tant les Goldman Sachs, Microsoft, Facebook et Google que leurs homologues chinois Alibaba, Dentsu Group, China Minsheng Investment Group, Hanwha Energy Corporation, Huawei Technologies ou Tsinghua Holdings…
 
Puisque c’est une vision commune qui les unit, souligne William F. Jasper du New American, celle du Nouvel Ordre Mondial, où le communisme marche de concert avec le capitalisme.
 
La kyrielle de conférences, pendant ces trois jours, a tout évoqué dans tous les domaines, sciences, technologie, affaires, finances, éducation, culture, politique… Mais, curieusement, rien sur la persécution religieuse en Chine, l’emprisonnement des dissidents politiques, la torture, le génocide, la censure, la police sur Internet, la surveillance orwellienne, le cyberespionnage et le sabotage, le vol de propriété intellectuelle… la dictature communiste chinoise n’existe pas sur ces écrans de contrôle. 

 

Tous les rapports visent la Chine, mais ça ne gêne en rien le Forum économique mondial

 
Et quand le Premier ministre chinois Li Keqiang s’est prêté à un jeu de questions- réponses, lors de son discours d’ouverture, il ne s’est pas trouvé une seule voix pour poser les questions qui fâchent. Il faut dire que le meneur était le fondateur et président du WEF, le très globaliste Klaus Schwab, ardent défenseur de la cause de Pékin dans le jeu mondial. La plus « osée » concerna néanmoins les progrès de la Chine en matière de DPI, à savoir les droits de propriété intellectuelle : ce à quoi Li Keqiang a répondu que la Chine était « fermement résolue à protéger les DPI », par ses « contributions au progrès de l’humanité ».
 
William F. Jasper parle des « nouveaux vêtements de l’Empereur » que tout un chacun s’acharne à voir, quand la réalité saute pourtant aux yeux…
 
Parce que la dénonciation des pratiques commerciales déloyales, voire scandaleuses de la Chine, ne date pas d’hier et vient même d’en haut. De nouveaux rapports explosifs d’agences fédérales et de responsables du renseignement ont montré en juin que Pékin étant loin de se réformer en la matière. Cette agression économique prend de multiples formes, des droits de douane élevés, à l’accaparement des dettes des pays en développement en passant par les prêts préférentiels et surtout l’investissement massif tous azimuts. La Chine ne craint pas d’utiliser l’espionnage et l’infiltration, voire le vol pour acquérir des technologies clés et des propriétés intellectuelles d’autres pays. La politique industrielle chinoise cherche à « introduire, digérer, absorber et innover les technologies et la propriété intellectuelle (PI) du monde entier » dit un rapport de la Maison Blanche daté du 19 juin.
 
Mais cette guerre, il n’y a apparemment que Trump qui tente de la faire – et ce ne sera pas suffisant.
 

Les planificateurs du WEF veulent « ce qui vient de la Chine » communiste

 
Le WEF, lui, caresse la Chine dans le sens du poil – il a d’ailleurs choisi Pékin pour être le centre d’une plate-forme destinée aux responsables gouvernementaux, aux entreprises et aux universitaires pour proposer des politiques sur les futurs développements technologiques : « La Chine représente une énorme opportunité pour le reste du monde de voir ce qui va arriver (…) Nous avons beaucoup à apprendre d’elle » a déclaré l’un de ses dirigeants. La Chine communiste nous a suffisamment appris dans les dernières décennies et pas dans le bon sens…
 
Mais le son de cloche est unanime, même dans les médias. Une journaliste aux ordres, note The New American, écrivait qu’« alors que la Chine est l’un des États au monde où le contrôle est le plus fort, le gouvernement national a laissé certains secteurs, tels que les sociétés Internet, prospérer sans restriction »… Sans restrictions ?! Et la censure draconienne du Net ?! A laquelle va d’ailleurs participer Google, soit dit en passant… Les rares entreprises d’Internet qui prospèrent « sans restriction », ces championnes nationales sont soit des entreprises d’État, des extensions du gouvernement communiste, soit des structures officiellement privées qui bénéficient d’un traitement de faveur, dans leur soumission au Parti. En cas de « rébellion », tout s’effondre et la case prison n’est pas loi – nombre de dirigeants y ont disparu.
 
Mais qu’importe. La planification centrale et la collaboration entre les gouvernements et les entreprises se fera au cœur du système despotique chinois, en dépit de tous les pouvoirs en place. Le WEF a choisi la date de l’Assemblée générale des Nations unies pour tenir son propre Sommet sur l’impact du développement durable à New York, afin d’appuyer le message de gouvernance mondiale des Nations unies sur les migrations, les réfugiés et le changement climatique – contre l’America First de Trump.
 
Clémentine Jallais

https://reinformation.tv/mondialistes-communistes-chine-forum-davos-jallais-88305-2/

Des camps de rééducation politique en Chine communiste – comme au bon vieux temps

Camps rééducation Chine communiste

Ces camps de rééducation existent donc bel et bien au nord-ouest de la Chine, dans le Xinjiang et ce sont les Ouïghours, peuple turcique à majorité musulmane, qui sont principalement visés. Le gouvernement en nie toute existence, préférant parler de « formation professionnelle »… formation pour le moins coercitive qui passe en particulier par l’interdiction de la pratique religieuse et l’endoctrinement. Il faut mettre au pas ces communautés coupables de n’être point assez chinoises et de porter, de ce fait, des ferments potentiels de rébellion. Pékin veut définitivement modeler les Ouïghours musulmans à son image – les chrétiens subissent le même sort. Pas de liberté pour les ennemis du communisme.
 

Être Chinois ou ne pas être – ou plutôt être communiste ou ne pas être…

 

Lundi, l’ONG Human Rights Watch a publié un rapport révélant l’ampleur de la répression que le gouvernement chinois fait peser sur l’ensemble de la population ouïghoure, nous apprend Breitbart. Et de deux manières bien complémentaires : par la détention arbitraire de familles entières dans des « camps de rééducation » et par l’organisation d’une surveillance humaine et technologique méthodique de tous les citoyens libres du Xinjiang. Des deux côtés, les droits de l’homme, définis comme tels, sont largement violés : droits fondamentaux à la liberté d’expression, à la religion et à la vie privée, et surtout protections contre la torture, les mauvais traitements et les procès inéquitables. Des violations « d’une ampleur jamais vue en Chine depuis la Révolution culturelle de 1966-1976 », selon l’ONG qui a pu recueillir le témoignage de cinq personnes vivant dans les camps et de 58 anciens résidents du Xinjiang, vivant depuis à l’étranger.
 

De la détention arbitraire de masse : les belles heures du patriotisme chinois

 
Selon le rapport, jusqu’à un million de personnes vivraient dans les camps de rééducation politique. Un rapport similaire publié dans Radio Free Asia suggère qu’un Ouïghour sur six au Xinjiang a été détenu dans un tel camp. Ceux qui se sont échappés ont rapporté qu’ils devaient atteindre un certain « niveau » de patriotisme pour pouvoir sortir : par exemple, apprendre plus de 1 000 caractères chinois, ou encore, selon les rapports d’autres ONG, manger du porc, écouter et regarder des heures de propagande pro-Xi Jinping… Certains Ouïghours ont signalé à Human Rights Watch que la moitié ou plus des membres de leur famille proche se trouvent dans ces camps. Une femme a déclaré que son mari, ses quatre frères et leurs douze neveux, c’est-à-dire tous les hommes de la famille, y étaient détenus depuis 2017. En dehors du camp, ce n’est pas tellement mieux. Chaque résident, dont l’ADN a été en général extrait de force par la police, est suivi dans tous ses déplacements, les contrôles sont systématiques, les restrictions récurrentes. Chaque profil a son propre indicateur de fiabilité politique… Même les pays voisins ont été mis sous pression, de sorte que certaines familles ont été, sans doute ad vitam, divisées, laissant parents et enfants de part et d’autre des frontières.
Sous prétexte de terrorisme, on peut tout mettre en place – ou presque.
 

Les camps de rééducation : un « soft power » de contrôle sociétal ?

 
Car c’est bien sous prétexte de terrorisme que le gouvernement chinois a investi tant de « ressources » financières, humaines et techniques pour le contrôle social au Xinjiang. Depuis mai 2014 et le lancement de sa campagne « Strike Hard » au Xinjiang, le gouvernement chinois a mis peu à peu en place un certain nombre de mesures de plus en plus répressives, comme l’interdiction des transports publics aux barbus, la fermeture des mosquées ou l’interdiction de pratiquer l’islam…
Depuis la fin 2016, les sanctions se sont multipliées, le nombre de personnes officiellement arrêtées a triplé. Et ces fameux camps de rééducation politique ont vu le jour, en marge des prisons réglementaires.
Des camps qui n’ont aucun  fondement en droit chinois, mais dont Pékin garantit bien sûr les bonnes intentions… Dès le lendemain de la parution du rapport, le ministère chinois des Affaires étrangères accusait Human Rights Watch de « préjugés contre la Chine ». Et jeudi, Li Xiaojun, du Bureau d’information du Conseil des Affaires d’Etat, répondait aux questions des journalistes aux Nations unies, en insistant sur le fait qu’aucun « mauvais traitement » des musulmans n’était commis dans le pays.
« Ce que la Chine est en train de faire, c’est de créer des centres de formation professionnelle, des centres éducatifs (…) c’est comme si vos enfants allaient dans des écoles de formation professionnelle pour acquérir de meilleures compétences et de meilleurs emplois après l’obtention du diplôme » ! La générosité communiste est toujours à prendre avec des pincettes…
 

La Chine offre des diplômes « sans heurt »

 
Il a refusé l’expression « camps de rééducation » disant que c’était la marque de fabrique « des pays d’Europe orientale », comprenez des gouvernements soviétiques du XXe siècle… Sauf qu’en l’occurrence, la Chine est le plus grand disciple sur terre de ces totalitarismes qui perdurent de manière revisitée à travers elle – un programme communiste dépourvu de son volet économique n’en demeure pas moins communiste.
Il suffit de relire le discours de la Ligue de la jeunesse communiste chinoise du Xinjiang, en mars 2017 : « La formation n’a qu’un seul objectif : apprendre les lois et les règlements… éliminer les idées sur l’extrémisme religieux et le terrorisme violent, et guérir les maladies idéologiques. Si l’éducation ne se déroule pas bien, nous continuerons à dispenser une éducation gratuite jusqu’à ce que les élèves obtiennent des résultats satisfaisants et obtiennent leur diplôme sans heurt »…
Et pendant ce temps, la Chine caracole sur la scène internationale, sans heurt non plus.
 
Clémentine Jallais

OK++++++++++++++++++++++++++++++++

EN BANDE SON : 

3 réponses »

  1. « 在豬裡,一切都很好 !
     » Zài zhū lǐ, yīqiè dōu hěn hǎo ! »
    (« Dans le cochon, tout est bon ! »)
    apprend-on a dire en cœur aux Ouïgours.

    Moi, je trouve ça sympa.

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  2. Le communisme est (rayez une ou plusieurs mentions ou laissez les toutes)
    – un leurre
    – un prétexte
    – une billevesée
    – une « absconsserie »
    – un cancrelat
    – un leitmotive (+ méthode Émile Coué de la Châtaigneraie)
    – un système de maintien du pouvoir dictatorial inique

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