1984

Bloomberg ou Goldstein, le simulacre ne tient plus, le système veut le retour à la normale: guerres= profits

Bloomberg ou Goldstein, le simulacre ne tient plus, le système veut le retour à la normale: guerres= profits

Préambule : Michael Bloomberg, PDG du service d’information financière éponyme et ancien maire de New York, est officiellement candidat à l’investiture présidentielle du Parti démocrate (DNC)

Qu’est-ce que ça signifie ? Surtout, le DNC est perdu parce qu’aucun des candidats actuels ne semble avoir le bagage pour attirer des masses d’électeurs – jeunes, vieux, blancs, de couleur, pauvres et riches – vers les urnes le 3 Novembre 2020. Si l’on veut battre Trump, il faut quelqu’un du calibre de Bill Clinton ou de Barack Obama. En d’autres termes, quelqu’un avec une image pragmatique et modérée et une expérience éprouvée au niveau politique.

Bloomberg est-il cette personne ? Oui, et il obtiendra principalement le soutien des chefs d’entreprise qui ont peur des candidats de gauche populistes et anti-establishment comme Elizabeth Warren et Bernie Sanders, qui ont préparé des plans fiscaux de confiscation pour les riches.

Bloomberg lui-même est également incommensurablement riche. Avec une valeur estimée à 53,4 milliards de dollars, il se classe parmi les dix Américains les plus riches, selon le magazine économique Forbes.

Mais… selon les derniers sondages, Bloomberg peut compter sur le soutien de moins de 4 % de l’électorat.

Bloomberg veut également sauter les quatre premières primaires et se concentrer sur les États Super Tuesday, où la plupart des délégués du parti votent. Cette stratégie va à l’encontre de toutes les méthodes conventionnelles pour gagner.

Inquiétant : l’âge des principaux candidats :

Bloomberg : 77
Joe Biden : 77 ans
Bernie Sanders : 78 ans
Elizabeth Warren : 70 ans
Donald Trump : 73 ans

L’Outsider Pete Buttigieg a… 37 ans, il est gay, vient du MidWest politiquement fragile, et a combattu avec l’armée américaine en Afghanistan. Il aurait l’intention de former un ticket avec Tulsi Gabbard (Hawaii), qui se situe sur l’aile droite de la DNC.

Aussi inquiétant: Avons-nous besoin de milliardaires pour sauver le monde ? 1 Américain sur 500 000 est un milliardaire. Parmi les Républicains, le seul candidat est un milliardaire. Maintenant, parmi les démocrates, un candidat sur neuf est milliardaire.

Le Parti démocrate aime à se faire passer pour le parti du peuple, mais compte maintenant plus de milliardaires parmi ses candidats que les républicains en 2016.

Avec la candidature du milliardaire et « philanthrope » Michael Bloomberg aux prochaines présidentielles US sous les couleurs du terrible parti « Démocrate », la dystopie décrite par George Orwell en 1948 devient une réalité: le système ne veut plus se risquer avec une marionnette ou un autre simulacre. Emmanuel Goldstein de 1984 n’est pas loin.

Les médias nous ont convaincu, preuves à l’appui, que 2+2=5 et que 1+1=3 même si depuis un peu plus de deux millénaires, on a tenté de convaincre le monde, souvent avec un bon coup de marteau sur le crâne, que 3=1 ou que 1=3.

En réalité, George Soros aurait tres bien pu se présenter pour le parti Démocrate américain mais le vieux philanthrope n’a plus l’âge. Voici donc Bloomberg TV (les programmes de ces chaînes de TV sont parmi les plus lénifiants et les plus ennuyeux de la planète).

Michael Bloomberg, l’un des poulains du vrai Emmanuel Goldstein, a déclaré publiquement que sa candidature vise à contrecarrer celle de Donald Trump. Vaste programme.

Trump, pourtant une pure créature du « bling-bling », et des paillettes dorées de la télé-réalité la plus poussée, a profondément déçu Emmanuel Goldstein. D’où la fureur de la tentative de destitution.

Donald Trump avait le profil du parfait simulacre de président des États-Unis d’Amérique. Il s’est avéré incontrôlable même si c’était initialement l’effet recherché par le système. Ses Tweets ont dérangé au plus haut point les Gardiens du Temple. Trump a eu beau tenté d’apaiser le Moloch avec toutes les concessions morales et éthiques imaginables qu’aucun président US avant lui n’a osé faire. Il s’est retrouvé sans aucun pouvoir, saboté par un État profond sans âme, peuplé de bureaucrates anonymes, zélés et non élus.

En filigrane le système reproche à Donald Trump l’absence d’une vraie « guerre » dans la plus pure tradition hollywoodienne, avec zéro mort et plein d’effets spéciaux comme ceux de George Lucas et la guerre des étoiles. Une guerre où l’ennemi sera montré en train de former de longues lignes de prisonniers se rendant à la merci des soldats de la liberté ou fêtant sa libération. Une guerre qui permettra plutôt aux grandes corporations de gagner des dizaines de milliards de dollars en contrats de reconstruction et au passage, faire main basse sur les réserves d’or et/ou sur les richesses minières et énergétiques du pays conquis par le rêve hollywoodien.

Le problème est que « l’achat d’une guerre tous packs inclus » en pré et post-payé comme ce fut lors de l’invasion de l’Irak est une option impossible en 2019. Le mythe de la « guerre sans fin contre la terreur » typiquement Goldsteinien, a volé en mille éclats lors de la guerre du Levant. C’est en Syrie que furent débusqués un par un tous les mensonges autour d’Al-Qaïda, Daech et d’autres effluves de chlore vert jaune. Le mensonge ne tient plus. Cette nouvelle donne est mauvaise pour le profit universel.

Un simulacre ne doit pas outrepasser son rôle assigné. La marionnette Obama avait bien joué sa partition hypocrite et bien pensante dans la pure tradition du politiquement correct. Obama avait lancé une offensive hybride généralisée ayant emporté des régimes entiers et semé un chaos indescriptible au Proche et Moyen-Orient. Il a envoyé des renforts en Afghanistan où se déroule la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis. Il avait endossé le programme secret d’assassinats ciblés par des drones de plus en plus sophistiqués. Enfin, il déterré une nouvelle guerre froide 2.0 avec la Russie, désigné encore une fois comme le parfait villain.

Trump pose manifestement problème avec ses Tweets. Quel meilleur rival peut-on lui opposer qu’un autre milliardaire New-Yorkais?

En réalité, un Michael Bloomberg à la Maison Blanche n’aura qu’un seul et unique programme: la guerre= plus de profits. C’est aussi simple que cela.

L’avenir n’est pas pacifique. La dystopie mondiale s’est bien mise en place. Les gens ou la populace ne pensent qu’à consommer dans un circuit fermé ou en rond comme celui d’un hamster domestique. La plupart des gens se fichent pas mal de ce qui se passe autour d’eux. Jusqu’au jour où des missiles leur tombe sur la tête. Et encore…

La guerre c’est la paix. Ça devrait être la devise officielle des Likudniks (la « Gauche » dite « Caviar » a toujours été plus belliciste et arrogante que toute les courants de la « Droite » réunies).

On y est. On est en pleine troisième guerre mondiale, avec ses fronts chauds, ses nouvelles lignes Maginot, ses arrières, ses drôles de guerres, la crise financière et monétaire, ses révolutions « colorées »ou pas, ses guerres hybrides, ses attaques sous faux drapeau, ses faux spectacles, la super propagande et le mensonge permanent.

Les États-Unis vivent une très grave crise politique et économique marquée par un conflit interne au sommet du pouvoir. Cette lutte s’est traduite par un coup d’Etat soft en cours et une déstabilisation de l’ensemble du monde.

L’Europe est en train de sombrer dans la pauvreté et un esclavage socio-économique sans précédant dans l’histoire au milieu de l’autosatisfaction béate d’un exceptionnaliste européocentré qui n’a rien à envier à l’exceptionnalisme américain. Les européens ont toujours été pires que les Américains à cet égard. Et à bien y voir de près, les bureaucrates sans âmes et sans cervelles de Bruxelles sont probablement pires que tout ce que vous pouvez imaginer comme dictature exotique. Israël est encore une fois sur la corde raide d’une guerre civile latente couvant depuis son origine en 1948. Le reste du monde est en feu ou menacé par l’incendie. Ceux qui peuvent se le permettre se préparent à la guerre. Les autres à une forme plus élaborée et brute de servitude.

C’est le règne de la folie universelle. On invente des diversions de plus en plus puériles pour détourner l’attention des esclaves. Cela marche à merveille. Il ya aura toujours des esclaves croyant être libres (uniquement pour s’autodétruire). Divide ut regnes.

Même mort ou fictif, Emmanuel Goldstein ne cesse de ressusciter. L’Anté-Christ n’est pas loin. Il va falloir serrer les sangles. La chute est vertigineuse. La science n’est plus que de la propagande. La philosophie a échoué et les religions sont combattues.

La bêtise humaine est coriace. L’esprit humain est donc limité. Ce qui explique pourquoi toutes les religions nous parlent d’une sorte d’ingérence extraterrestre ayant aidé les hommes à évoluer. On voit le résultat aujourd’hui, au milieu d’une énième ère de décadence: tuer son semblable pour le profit, c’est le niveau zéro de la civilisation.

Allumez la télé et regardez Bloomberg TV. Vous serez heureux. A votre insu. Et sans le vouloir.

Le vieux chevalier blanc entre en scène


Par James Howard Kunstler – Le 8 novembre 2019 – Source kunstler.com

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On dit qu’il a vu les petits toutous dans le jardin et ne les a pas trouvés en forme – non, pire, dangereusement affaiblis, mous, insipides, leurrés dans  une sorte d’hébétude pathologique – et maintenant, peut-être que Michael « Mike » Bloomberg va endosser sa vieille armure d’acier et son plastron en Kevlar, prendre sa lance, et s’en aller dans une Lincoln Navigator pour tuer le Golem d’Or de la Grandeur rodant dans la campagne … le dernier grand espoir de la génération des Boomers. En  tout cas c’est la rumeur, ou peut-être plutôt un rêve fiévreux des élites rétives qui mijotent dans leurs domaines privés, écoutant des discours ennuyeux sur la confiscation de la richesse, venant de très loin dans les fourrés des États bouseux.

Voici ce qui est généralement mal compris au sujet de la carrière de maire de Michael Bloomberg à New York City. Il n’a pas tant géré ou dirigé personnellement la fabuleuse renaissance de Manhattan et de Brooklyn après le 11 septembre, la rénovation de tous ces quartiers sordides, la construction de tant de nouvelles tours d’appartements étincelantes, le merveilleux polissage du joyau vert d’Olmstead, Central Park, le nettoyage du quartier dégoûtant autour de Times Square, et la défaite de la criminalité de rue – des améliorations palpables à coup sûr – alors qu’il présidait à la financiarisation de l’économie gérée par les élites de Wall Street, au prodigieux avantage du Old Gotham, alors que tous les actifs arrachés à une industrie américaines sclérosée ont été transférés hors du pays et convertis, abracadabra, en une infinité de crédits numériques sur les comptes bancaires des Too Big To Fail, dont la relance de New York City fut un simple effet secondaire. Et ainsi, Mike Bloomberg est maintenant appelé à défendre l’empire de l’argent sous la menace grave de ces nains du jacobinisme socialiste qui viennent infester le Parti démocrate. Ou quelque chose comme ça – tout n’est-il pas affaire de narratif, de nos jours ?

Les gens semblent oublier que Mike était républicain lorsqu’il a présidé à toute cette gloire, mais soyons réalistes, ce dont l’autre parti a peut-être vraiment besoin, c’est d’une approche moins démocratique de la situation actuelle : l’inégalité historique de la richesse et le crépuscule écœurant du long « siècle américain », et de tous ses usufruits.

Bien sûr, à 77 ans, Mike représente aussi le super-bouffon du wokesterisme, la religion des néo-Jacobins, à savoir les vieux hommes Blancs – horreur et effronterie ! L’ultime soufflet à la face à tous les trans-humains délirants du campus, les boiteux, les paralysés, les mal-genrés, les victimes perpétuelles, les opprimés de l’intersectionnalité, les obsédés du téléphone ! Vont-ils tolérer que ce milliardaire imposteur soit envoyé au combat par tous ces vilains du Capitole portant haut de forme et chaussette de soie ? Plus précisément, Bernie va-t-il siffler « faute », comme il ne l’a pas fait en 2016 après que les rats d’égouts du DNC, pro-Hillary, ont inondé la zone et l’ont noyé avec leurs super-délégués ? Elizabeth Warren va-t-elle entamer une danse de la guerre « cherokee »  ? Hillary trouvera-t-elle un moyen de délivrer 7,5 grammes de plomb dans le bulbe rachidien de Mike ?

Et comment Mike se mesure-t-il à son ancien camarade, new-yorkais lui aussi, un Boomer et parfois adversaire, M. Trump ? Malgré tous ses attributs dorés, il est indéniable que M. Trump est aimé par ce qu’on appelait autrefois le Sel de la Terre – et plus récemment les « déplorables » – malgré le fait que le président n’a peut-être jamais pris le métro de New York de sa vie bien remplie, alors que Mike était un célèbre usager-debout-dans-le-métro de sa ville à son heure de gloire. Quelle horrible ironie ! En outre, le président DJ Trump n’est presque jamais vu vêtu d’autre chose que la camisole de force d’un costard-cravate, boutons de manchette dorés et tout le toutim, tandis que Mike est souvent apparu, dans les riches propriétés des Hamptons, entre amis, en jean, polo et mocassins Gucci en parfaite décontraction ce qui, de nos jours, équivaudrait à des vêtements de hippie.

L’argument de vente le plus évident de Mike est qu’il semble être ce que l’on appelait autrefois « une personne normale », c’est-à-dire une personne qui parle, agit et se comporte normalement de façon générale. Mais, normal pour qui de nos jours ? Peut-être pas pour les clients de WalMart, qui s’éreintent par dizaines de milliers dans les arènes du pays profond où M. Trump jette ses sorts magiques de manière bourrue, en langage clair et simple, très apprécié dans notre époque de baratins d’avocats, ignobles et affabulateurs, de conneries crypto-métaphysique sur l’identité sexuelle, et d’ambiguïté cupide des membres de l’Ivy League incrustés au New York Times.

En parlant de cela, que pourrait faire Mike Bloomberg au sujet du cirque de la destitution dirigé par l’imbécile Adam Schiff, qui risque de finir en un méli-mélo d’humiliation si intense, que même toute l’armée planétaire d’avocats marrons, convertis en guerriers ninjas, ne pourra pas sauver l’honneur perdu du Parti démocrate ? Ou, comment une campagne de Bloomberg va-t-elle traverser le blizzard d’inculpations contre les anciens agents, les redevables, les corsaires, les petites mains, fantassins et sirènes médiatiques de l’État profond d’un Barack Obama en fuite ?

James Howard Kunstler

Traduit par Hervé, relu par jj pour le Saker Francophone

https://lesakerfrancophone.fr/laissez-entrer-dans-le-vieux-chevalier-blanc

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