Constructivisme

J.K. Rowling victime de l’ordre moral : Harry Potter est-il transphobe ? Par Nicolas Gauthier

J.K. Rowling victime de l’ordre moral : Harry Potter est-il transphobe ?

Comme si une pandémie mondiale ne suffisait pas aux malheurs de notre chère petite planète bleue, voilà maintenant que les lobbies LGBT ou AZERTYUIOP – on ne sait plus trop bien, le clavier de nos ordinateurs n’y suffira bientôt plus – partent en guerre contre la génitrice d’Harry Potter, et ce, le jour de la fête des Mères, tant qu’à faire.

De quelle abomination J.K. Rowling s’est-elle rendue coupable ? Celle d’avoir réagi à un article publié sur le site Devex, appelant à « créer un monde post-Covid plus égalitaire pour les personnes qui ont leurs règles ». Réponse de la matrone de Poudlard : « Les personnes qui ont leurs règles. Je suis sûre qu’il existait un mot pour ça. Quelqu’un peut m’aider, Wumben ? Wimpund ? Woomud ? » En fait, « Women » était le bon choix et c’était son dernier mot, Jean-Pierrette ou Jeanne-Pierre, allez savoir, désormais… Et un Pernaut, sinon rien…

Commentant l’affaire, RTL nous assure que « beaucoup d’internautes sur Twitter ont immédiatement taxé les commentaires de J.K. Rowling “d’anti-trans” et de “transphobles”, en ajoutant que les personnes transgenres, non binaires et non conformes au genre peuvent également avoir leurs règles ». Bref, il n’y a pas que les Anglais qui débarquent, les nigauds étant aussi manifestement de la partie.

Au fait, « beaucoup », c’est combien ? 820.000, à en croire nos confrères de 20 Minutes. Mais 820.000, sur 7,55 milliards d’habitants, c’est assez peu, si l’on y réfléchit un peu…

Mais il est à croire que la nécessaire hiérarchisation des priorités n’est pas toujours le fait de l’homme du commun, à en croire un certain Zeke Smith, toujours cité par le même 20 Minutes : « Coucou ! Je suis un homme ! J’ai mes règles ! » Fort bien, et content pour lui. Petit détail : Zeke Smith est transsexuel. Homme devenu femme ou le contraire ? Femme à barbe ou professeur Dumbledore ?

Dans un semblable registre poétique, et à en croire la même source, cet autre agité des réseaux sociaux, Cass Blist, se présentant comme « trans non binaire » et qui s’interroge, dans Le Huffington Post, sur l’épineux problème consistant à « avoir ses règles quand on n’est pas une femme ». Il est un fait avéré qu’il est encore plus compliqué de correctement replier une carte routière quand on n’est pas un homme. Et que nous, pauvres mâles blancs cinquantenaires que nous sommes, c’est notre cœur qui n’en peut plus de saigner, devant un simple baiser refusé…

On notera encore que J.K. Rowling fait, aujourd’hui, figure de dangereuse récidiviste. Déjà, en décembre 2019, elle volait au secours de Maya Forstater, très virilement virée d’une ONG pour avoir osé affirmer que « les hommes ne puissent devenir des femmes »… Un tel soutien lui avait valu l’infamant qualificatif de « TERF ». Soit transgender exclusionary radical feminist, « féministe radicale excluant les trans », une fois translated in the langue of chez nous. Le lecteur – et la lecteuse – s’y perdent ? Tout comme l’auteur de ces lignes.

Heureusement que 20 Minutes nous en dit plus : « Ce terme, péjoratif, désigne ainsi les militantes estimant que les personnes trans et leurs droits sont étrangers aux combats féministes et/ou lesbiens. En 2018, un petit groupe de manifestantes avait, ainsi, bloqué la tête du cortège de la Marches des fiertés de Londres en proclamant des slogans hostiles aux femmes trans qui, selon elles, ne pouvaient se revendiquer lesbiennes. » And mon cul, c’est du chicken ?

En attendant, Hermione est une fille. Harry et Ron demeurent, jusqu’à preuve du contraire, des garçons : leurs baguettes magiques en témoignent. Jusqu’à quand ?

Nicolas Gauthier  8 Juin 2020 Bld Voltaire

https://www.bvoltaire.fr/j-k-rowling-victime-de-lordre-moral-harry-potter-est-il-transphobe/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=j-k-rowling-victime-de-lordre-moral-harry-potter-est-il-transphobe&utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=925256ae14-MAILCHIMP_NL&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-925256ae14-30707081&mc_cid=925256ae14&mc_eid=b338f8bb5e

J.K. Rowling a été accusé d’être transphobe après avoir tweeté sa réponse à un article sur les menstruations.

L’auteur de Harry Potter a suscité l’indignation en ligne après avoir fait part de sa réaction à un article intitulé « Créer un monde post-COVID-19 plus égalitaire pour les personnes qui ont leurs règles ». Elle a déclaré « Les personnes qui ont leurs règles. Je suis sûre qu’il y avait un mot pour ces personnes. Que quelqu’un m’aide. Wumben ? Wimpund ? Woomud ? » Des expressions anglaise pour désigner les femmes.

Son commentaire a suscité la fureur en ligne, beaucoup soulignant que certaines personnes qui s’identifient comme des femmes n’ont pas leurs règles et que d’autres qui s’identifient comme des hommes transsexuels ou non binaires les ont.

Des fans déçus et d’autres utilisateurs ont qualifié les remarques de la scénariste d’« anti-trans » et de « transphobes », car les transgenres, les personnes non binaires et non conformes au genre peuvent également avoir leurs règles.

La productrice a maintenu son tweet et a insisté plus tard sur le fait que « si le sexe n’est pas réel, il n’y a pas d’attirance pour le même sexe ».

« Si le sexe n’est pas réel, la réalité vécue des femmes dans le monde est effacée. Je connais et j’aime les transsexuels, mais effacer le concept de sexe enlève à beaucoup la capacité de discuter de leur vie de manière significative. Ce n’est pas de la haine de dire la vérité. »

La personnalité des médias a apparemment nié les allégations de transphobie en insistant sur le fait qu’elle « respecte le droit de chaque personne trans à vivre de la manière qui lui semble authentique et confortable ».

J. K. a développé : « L’idée que des femmes comme moi, qui ont fait preuve d’empathie envers les personnes trans pendant des décennies, se sentent proches parce qu’elles sont vulnérables de la même manière que les femmes – c’est-à-dire à la violence masculine – “détestent” les personnes trans parce qu’elles pensent que le sexe est réel et qu’il a des conséquences vécues – est une absurdité.

Je marcherais avec vous si vous étiez victime de discrimination parce que vous êtes trans. En même temps, ma vie a été façonnée par le fait d’être une femme. Je ne crois pas qu’il soit haineux de le dire.

J’ai passé une grande partie de ces trois dernières années à lire des livres, des blogs et des articles scientifiques rédigés par des personnes transgenres, des médecins et des spécialistes des questions de genre. Je sais exactement quelle est la différence. Ne jamais supposer que parce que quelqu’un pense différemment, il n’a aucune connaissance. »

Bien qu’elle ait tenté de clarifier ses commentaires, l’auteur du best-seller s’est heurté à une réaction négative, en écrivant simplement : « Pourquoi faites-vous cela ? »

Source : Daily Mail – Traduit par Anguille sous roche

EN BANDE SON :

2 réponses »

  1. Etre ou ne pas Etre : A l’image des Noirs qui ne pourront jamais être Blancs les Trans souffrent du fait qu’elles/ils ne pourront jamais être Femme ou Homme d’où cette haine viscérale de ne pouvoir jamais être tout à fait ce que l’on désire tant être… L’objet du désir devient ainsi par trans-position l’objet à détruire !

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