Art de la guerre monétaire et économique

10 arguments pour l’immigration qui sont faux !

 Comment ces arguments peuvent-ils survivre, alors qu’ils ne reposent sur aucune réalité et que leur fausseté est vérifiable? Tout simplement parce qu’ils sont devenus des mantras, des actes de foi que la plupart des gens ne questionnent pas, et qu’ils sont trop ignorants pour savoir qu’ils reposent sur une déformation de la réalité et de l’histoire. 

 Trop souvent, les immigrationnistes utilisent également des procédés argumentaires fallacieux en réinterprétant à leur avantage les termes du débat. C’est particulièrement flagrant avec l’utilisation du terme “immigré”. Lorsque la plupart des Français trouvent qu’il y a trop d’étrangers dans leurs pays ou qu’ils pensent que l’impact de l’immigration est globalement négatif, ils ne visent pas les Américains, les Japonais ou les Italiens, et ils n’ont pas à l’esprit la définition officielle de ce qu’est un immigré. Au contraire, ils pensent principalement aux individus d’origine afro-maghrébine, qu’il s’agisse d’étrangers, d’immigrés, ou de Français de papier de troisième génération. En effet, le critère primordial est ethnique, et n’a évidemment pas grand chose à voir avec le statut officiel d’immigré. 

 C’est un fait qu’il est primordial d’avoir à l’esprit lorsqu’on débat de l’immigration. Ainsi, lorsque dans cet article, nous critiquons l’immigration, il s’agit essentiellement de l’immigration d’origine africaine. C’est un point du débat que nous développerons dans un autre article mais l’immigration européenne arrive beaucoup mieux à s’assimiler, car elle est beaucoup plus proche génétiquement et culturellement.

 Dans cet article, nous allons donc reprendre un par un les 10 arguments pour l’immigration les plus souvent utilisés, et nous allons prouver qu’ils sont faux. Ces arguments sont utilisés à la fois pour justifier l’immigration, mais surtout pour déresponsabiliser et excuser les immigrés de tous leurs comportements indésirables.

 C’est un article long, car il doit être précis, mais nous développerons chaque réponse dans des articles spécifiques. Ci-dessous, la liste des 10 arguments que nous allons réfuter ici : 

  1. “La France a toujours été un pays d’immigration”
  2. “Les immigrés ont reconstruit la France”
  3. “On les a fait venir et on était bien content qu’ils viennent”
  4. “On les a parqués dans des banlieues”
  5. “Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire”
  6. “L’immigration est une chance économique pour la France”
  7. “Ils ne sont pas plus criminels que les autres”
  8. “Ils sont plus criminels simplement parce qu’ils sont plus pauvres”
  9. “Ils sont discriminés par une société raciste”
  10. “C’est idiot de stigmatiser une population entière à cause de quelques éléments isolés, c’est un problème d’individus et pas de groupes”

1) “La France a toujours été un pays d’immigration”

On nous répète incessamment que la France est une terre d’immigration, même notre Président de la République l’affirmait en octobre 2019 dans un entretien avec Valeurs Actuelles. Et pourtant, cela relève plus d’un acte de foi doublé d’une ignorance de l’histoire, car cette déclaration est tout simplement fausse.

 En effet, les travaux du démographe Jacques Dupâquier ont montré que le fond génétique des Français est resté quasiment homogène et inchangé pendant plus de 15 siècles, de la conquête romaine à la seconde moitié du XIXe siècle. 

Même les “Invasions barbares” du IIIème au Vème siècle n’ont modifié la démographie qu’à la marge : l’addition des Francs, Wisigoths, Burgondes et autres peuples germaniques n’a jamais représenté plus de 5% de la population totale. 

Au cours des 5 siècles suivants, le seul mouvement migratoire à citer concerne les Vikings en Normandie, qui n’ont jamais représenté qu’une fraction très limitée de personnes (quelques milliers) qui se sont très rapidement mélangées avec les populations romano-franques.

A partir de l’an Mil et jusqu’à la seconde moitié du XIXème siècle, la population française est extrêmement stable dans sa composition culturelle et ethnique. Aucun mouvement de population notable n’est constaté en France durant ces 900 ans. 

 En réalité, les premières vagues d’immigration ne commencent que dans les années 1860, sont très limitées en proportion et concernent quasi-exclusivement des populations européennes. En 1911, on compte selon l’historien Daniel Lefeuvre environ 3% d’étrangers en France, qui sont pour la plupart originaires de Belgique ou d’Italie. En raison du besoin de main d’oeuvre, ces vagues s’intensifient dans l’entre-deux-guerres, mais concernent à 90% des Européens, et l’installation des immigrés est souvent temporaire. On constate notamment une inversion des flux dans les années 1930. 

 C’est à partir de 1945 que l’immigration prend un tournant en France : non seulement les chiffres de l’immigration décollent, mais en plus celle-ci change largement de nature. Pour la première fois de son histoire, la France accueille désormais des vagues considérables d’immigrés d’origine extra-européenne, dont l’écart génétique et culturel avec la population autochtone est bien plus marqué.

Pour s’en convaincre, une statistique et le graphique associé suffisent : alors que pratiquement aucun nouveau-né ne portait un prénom arabo-musulman dans les années 1950 en France, c’est désormais le cas de près d’un enfant sur 5.

Cent ans d'immigration racontés par les prénoms | Cairn.info
Proportion de nouveaux-nés ayant un prénom arabo-musulman en France depuis 1900

Pour récapituler, non seulement la France n’a connu quasiment aucune vague d’immigration notable pendant près de 14 siècles, mais en plus, ce n’est que depuis 60 ans que la France accueille en son sein des populations d’origine afro-maghrébine, dont l’intégration à la société française est incomparablement plus difficile que pour Européens de sang. 

Sources :

“Histoire de la population française. Tome 1”, par Jacques Dupâquier. (1995)

“L’archipel français”, par Jérôme Fourquet. (2019)

2) “Les immigrés ont reconstruit la France”

Les personnes qui utilisent cet argument pour l’immigration n’ont probablement jamais compris à la signification réelle de ce qu’ils disaient. Commençons par rappeler que la France existe depuis des siècles et que la quasi-totalité du patrimoine historique français a été construite par des Français de sang, à la sueur de leur front. 

 Tordons désormais le cou à ce mythe de la reconstruction de la France par les immigrés. La “reconstruction” dont il s’agit concerne évidemment celle qui suit la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, tous les historiens de l’économie française s’accordent pour estimer qu’en 1950-1951, la France s’est relevée des destructions de la guerre. A cette époque, très peu d’immigrés extra-européens étaient en France. En 1951, on compte 160 000 coloniaux en France qui représentent alors moins de 1% de la population active totale, selon Daniel Lefeuvre.

Mineurs français 1948
Les mineurs de la Béraudière en 1948

Renault-Billancourt, qui est le premier employeur d’Algériens, occupe 19 000 manœuvres et OS au début des années 50, parmi lesquels 3200 sont nord-africains, soit moins de 17%. Donc 4/5 des ouvriers les plus humbles de Renault-Billancourt viennent de France et de pays européens. En 1953, 115 000 des 220 000 Algériens présents en France sont au chômage (au moment où les statistiques officielles enregistrent 180 000 demandes d’emploi non satisfaites). On est donc très loin du mythe selon lequel les Français de sang auraient profité des masses immigrées corvéables à merci pour “reconstruire le pays”.

Source : “Pour en finir avec la repentance coloniale”, par Daniel Lefeuvre. (2006)

3) “On les a fait venir et on était bien content qu’ils viennent”

Cet argument pour l’immigration est dans la continuité du précédent. Commençons par rappeler que même si cet argument était vrai, ce “on” général qui semble désigner collectivement les Français est fallacieux : l’avis des Français sur l’immigration n’a jamais été demandé, et à ce titre, il n’y jamais eu de volonté collective d’accueillir en France l’immigration africaine.

 En réalité, il est tout simplement faux de dire qu’on les a fait venir quand on avait besoin d’eux, sous la pression du patronat. Les candidats se pressaient déjà aux portes des usines, il était donc inutile de se lancer dans un racolage coûteux.

D’ailleurs, les patrons se sont longtemps montrés rétifs à embaucher les Algériens (unique source d’immigration africaine à cette époque), de 1920 à l’indépendance de l’Algérie. En témoigne (parmi d’autres exemples) une déclaration du directeur de la Compagnie des mines de houille de Marles en 1937. Ce dernier informe que sa société ne pense pas « devoir utiliser cette main d’œuvre dont la qualité professionnelle nous paraît inférieure à celle des ouvriers de la métropole ». En juin 1953 est publiée par le CNPF (ancêtre du MEDEF) une longue étude intitulée “L’immigration nord-africaine et l’économie métropolitaine” dans laquelle elle réitère ses préventions à l’égard de l’embauche des Algériens.

Enfin, et c’est probablement le point le plus important, rappelons que ces ouvriers immigrés ont avant tout saisi une chance de trouver un emploi dans un pays occidental, et qu’ils ont travaillé comme les ouvriers français et ont été payés comme les ouvriers français. Ces ouvriers maghrébins sont venus de leur propre gré, car la France était une opportunité pour eux. Ni plus, ni moins. 

 Les Français ne sont jamais allés chercher les immigrés sous prétexte qu’ils avaient besoin d’eux. Les immigrés sont venus parce que les Français les ont laissés saisir cette opportunité.

Source : “Pour en finir avec la repentance coloniale”, par Daniel Lefeuvre. (2006)

4) “On les a parqués dans des banlieues”

 Encore une fois, c’est l’un des mantras que répètent ad nauseam les immigrationnistes. “On les a parqués dans les banlieues”. Qui est “on” ? Pour ma part, ni moi ni aucun de mes ancêtres n’a parqué qui que ce soit dans une banlieue française. 

 Cet argument provient d’une déformation de la réalité. En effet, pour commencer, rappelons que les banlieues et les grands ensembles n’ont pas attendu les immigrés pour exister : au départ, elles étaient occupées par des Français de souche à faibles revenus. Les logements sociaux sont intéressants car ils ne sont pas chers, et c’est la raison pour laquelle les habitants sont en moyenne plus pauvres. 

 Personne n’a parqué les populations afro-maghrébines dans les logements sociaux des banlieues des grandes villes. Les immigrés s’y sont installés parce qu’encore une fois, ils ont saisi l’opportunité d’être logé en payant un loyer minimal. Ils s’y sont installés parce que ce ce sont généralement des populations pauvres et que les populations pauvres vont vivre dans ces quartiers. 

 La raison pour laquelle ces banlieues sont désormais habitées ultra-majoritairement par des individus d’origine étrangère est que les Français autochtones les ont peu à peu quittées au fur et à mesure que les immigrés s’y installaient. C’est un phénomène bien connu qu’on appelle aux Etats-Unis le “white flight” : à partir d’un certain seuil de population d’origine étrangère dans une zone urbaine, les Français de sang (et même les Français blancs issus de l’immigration européenne) quittent massivement ces quartiers. La réalité se trouve donc à mille lieues d’un prétendu “parcage” des immigrés.

 

Ajoutons enfin que cet argument repose sur un présupposé, qui est le fait que la banlieue soit un lieu de vie désagréable et qu’il est peu enviable d’y habiter. Pourtant, il serait bon de rappeler les conclusions des travaux du sociologue (de gauche) Christophe Guilluy : les populations des banlieues sont en fait largement plus favorisées que celles qui habitent la France périphérique !

 Les populations des banlieues sont très mobiles et connaissent bien plus fréquemment l’ascension économique et sociale que celles de la France périphérique : c’est simplement dû au fait qu’elles habitent un territoire fortement générateur d’emplois et de croissance économique, celui des métropoles. Ce territoire est régulièrement l’objet de l’attention de l’Etat et de ses politiques publiques (politique de développement, politique de la ville…), est bien quadrillé d’infrastructures (transports publics, etc.). Ces populations immigrées de banlieues ont donc plus d’opportunités à leur disposition pour trouver un emploi, plus de chance de connaître l’ascension sociale et économique, et plus d’accès aux services publics.

Source : “La France périphérique”, par Christophe Guilluy. (2014)

5) “Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire”

 Cet argument est probablement l’un des plus fallacieux, et il est pourtant constamment agité par les thuriféraires de l’immigration. Pour comprendre pourquoi cet argument est irrecevable, il faut adopter une vision économique. 

 Quels sont les “métiers que les Français ne veulent pas faire” ? Pourquoi les Français ne veulent pas faire certains métiers ? Parce qu’ils sont trop pénibles ? Certainement pas, les Français ont toujours exercé des métiers parmi les plus pénibles, et ils continuent à le faire. 

Les marins-pêcheurs de chalutier sont quasi-exclusivement des Français blancs. Les agriculteurs, qui se suicident au rythme d’un par jour, sont quasi-exclusivement des Français blancs. Ce sont pourtant des métiers pénibles et physiquement exigeants. 

Marins-pêcheurs de chalutier
Des marins-pêcheurs à Capbreton

 En réalité, si les Français ne veulent pas faire certains métiers, c’est généralement parce qu’ils considèrent que ces métiers ne sont pas assez bien payés. A partir de là, il n’y a que 2 possibilités : les employeurs n’ont aucun moyen de mieux rémunérer ce type d’emploi, auquel cas cela signifie que leur activité n’est pas assez rentable et qu’elle devrait donc s’arrêter. La deuxième possibilité est qu’en augmentant les salaires proposés, ces emplois seraient alors occupés, et la question ne se poserait pas.

 La présence d’immigrés venant de pays plus pauvres en France a donc plutôt pour conséquence de tirer les salaires des Français à la baisse!

C’est d’ailleurs le constat qui a été fait en Angleterre en 2008 par la Chambre des Lords qui a étudié l’impact de l’immigration sur le marché de l’emploi britannique. Voici l’une de leurs conclusions : “L’argument selon lequel une immigration soutenue est nécessaire pour pourvoir les postes vacants, et que les immigrants font le travail que les locaux ne peuvent pas ou ne veulent pas faire, est fondamentalement erroné.”  Ils notent que non seulement le “travail que les natifs ne veulent pas faire” n’est pas fait par les immigrés, mais en plus les salaires sont tirés vers le bas pour les travailleurs peu qualifiés. Une bonne raison pour refuser l’immigration, finalement.

 On touche ici du doigt l’une des grandes incohérences de la gauche qui se prétend sociale mais qui s’oppose violemment aux intérêts des travailleurs Français pauvres en promouvant l’importation d’une immigration qui tire à la baisse les revenus des travailleurs Français.

Pour finir, l’utilisation de cet argument, qui relève plutôt du mythe, est particulièrement cocasse quand on connaît les très hauts taux de chômage des populations immigrées et étrangères, bien supérieurs à ceux des Français indigènes.

 Cet argument est donc plus un argument contre l’immigration que pour l’immigration. Echec et mat.

Source : “The Economic Impact of Immigration”, House of Lords (2008)

6) “L’immigration est une chance économique pour la France”

Une telle affirmation relève là encore de l’acte de foi, et non d’une tentative d’examiner objectivement la question. Pour en arriver à une telle contre-vérité, il faut par exemple, à la manière du Figaro en 2014, ne regarder que l’immigration européenne : ils titraient ainsi “Les immigrés contribuent plus à l’économie britannique qu’ils ne lui coûtent” en référence à un article de Dustmann & Frattini.

Comment Le Figaro manipule l’opinion en écrivant “les immigrés” alors qu’il s’agit des immigrés européens…

Quel était le réel bilan que vous pouviez lire dans cette étude ? L’immigration européenne a rapporté 4 milliards de livres au Royaume-Uni de 1995 à 2011 quand l’immigration extra-européenne en a coûté… 118 milliards. Un exemple parmi d’autres de manipulation classique des chiffres consiste donc à ne jamais considérer uniquement l’immigration extra-européenne (ou simplement africaine), alors qu’il s’agit bien de cette immigration là que critique une bonne partie des Français. 

 Si le fait d’accueillir 10 millions d’étrangers augmentera mécaniquement le PIB de la France, cela permettrait-il pour autant d’augmenter la richesse par tête ? Que nenni. 

Alors que quelques employeurs profiteront peut-être d’une main d’oeuvre peu chère, les travailleurs faiblement qualifiés seront les premiers à y perdre en terme de salaire et d’emploi, et les études sont nombreuses à le prouver (Chiswick, 2006; Jaeger, 1998; Borjas, 2004; Dustmann, 2013; Nickell & Salaheen, 2008). Incroyable mais vrai, la gauche prétendument “sociale” fait semblant de l’ignorer, car elle sacrifierait n’importe lequel de ses idéaux sur l’autel de l’anti-racisme et de la diversité.

 En réalité, le coût total de l’immigration à l’échelle de la France est quasiment impossible à déterminer précisément. Les estimations les plus optimistes, en s’appliquant à oublier un très grand nombre de paramètres qui pèsent négativement sur la balance, arrivent timidement à des bilans à peine positifs. L’étude de référence sur “L’Impact budgétaire de 30 ans d’immigration en France” publiée en 2018 par le CEPII estime le coût de l’immigration à environ 40 milliards d’euros. 

 Il semblerait pourtant que même ce chiffre soit sous-estimé. L’étude s’arrête en 2011, tandis que le phénomène migratoire a au contraire connu une forte hausse depuis dix ans. Cette étude exclut également les coûts de l’immigration irrégulière, alors qu’ils sont considérables au moins depuis la crise des réfugiés de 2015. Pour finir, seules les dépenses individualisables au niveau des foyers sont prises en compte, réduisant l’analyse aux dépenses sociales et d’éducation, et oubliant ainsi une bonne partie des dépenses. 

 En réalité, quasiment toutes les tentatives d’estimation du coût de l’immigration “oublient”  de très nombreux paramètres, qui sont pourtant des pertes nettes considérables pour la France : coût de l’immigration clandestine, coût de la politique d’asile, coût des migrants en matière de santé, coût de l’insécurité (j’ai prouvé ici que l’immigration était responsable d’une grande partie de la délinquance en France), coût de la paix sociale, évasion sociale colossale, coût des étudiants étrangers, et enfin, coût de la propagande pour convaincre les Français indigènes que l’immigration est une richesse.

 La prochaine fois que quelqu’un prétend trouver un bilan économique positif de l’immigration à la France, posez-lui donc les questions suivantes : prend-il en compte tous ces paramètres, prend-il en compte les descendants d’immigrés, et distingue-t-il l’immigration africaine du reste? 

Sources :

Christian Dustmann, Tommaso Frattini, The Fiscal Effects of Immigration to the UK, The Economic Journal, Volume 124, Issue 580, November 2014, Pages F593–F643

“L’Impact budgétaire de 30 ans d’immigration en France”, CEPII (2018)

7) “Ils ne sont pas plus criminels que les autres”

 Parmi les arguments pour l’immigration, celui-ci consiste tout simplement à nier l’existence de la sur-criminalité des populations issues de l’immigration. C’est par exemple le cas de l’ultra-immigrationniste Aurélien Taché, qui demandait il y a quelques mois à ce qu’on lui “donne les titres de presse qui montrent que des demandeurs d’asile ont fait de la délinquance”. On peine à imaginer qu’il croit vraiment ce qu’il dit, tant cet aveuglement est aberrant, mais on peut lui rappeler l’histoire récente de Tommie Lindh, ou encore de ce Congolais qui a violé une vieille dame de 92 ans dans un EHPAD. 

 Mais évidemment, même si nous faisions une liste des centaines de faits divers atroces impliquant des immigrés, cela ne convaincrait pas un immigrationniste. Cela est compréhensible, et même défendable dans la mesure où l’argument du lien entre immigration et criminalité doit s’appuyer sur des moyennes et non des cas isolés !

 Avant d’évoquer ces moyennes, rappelons un élément fondamental : l’immigration que nous critiquons est majoritairement l’immigration africaine. Nous n’avons aucune difficulté à admettre que les Est-asiatiques en France ne posent aucun problème de délinquance, ou même qu’ils puissent être encore moins délinquants que les Français de sang. (Pour autant, cela ne justifierait pas leur venue en France, mais c’est un autre débat.)

 Même en France où il est difficile d’établir des statistiques ethniques, le lien entre immigration et sur-criminalité existe et a été prouvé plusieurs fois, j’y ai consacré un article entier en faisant une liste de 10 preuves irréfutables. Je vous renvoie à mon article, mais je vais rapidement rappeler les éléments les plus accablants :

  • D’après le bilan statistique “Insécurité et délinquance” publié par le Ministère de l’Intérieur, les étrangers sont en moyenne 3 fois plus souvent mis en cause pour homicides que les Français, et 8 fois plus souvent mis en cause pour vols violents sans armes.
  • Le bilan de l’étude de Hugues Lagrange, datant de 2010 et publié dans “Le Déni des Cultures” est le suivant : A statut social égal, « les adolescents éduqués dans des familles (originaires de pays) du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus ».
  • L’enquête de délinquance autorapportée conduite en 2000 par Sebastian Roché et publiée dans La Revue Internationale de Criminologie conclut que les jeunes d’origine maghrébine sont presque deux fois plus nombreux que les Français autochtones à commettre plus de dix actes peu graves, et presque trois fois plus nombreux que les Français autochtones à commettre plus de trois actes graves.
  • Selon l’étude menée entre 1985 et 2000 sur les dossiers du tribunal de Grenoble par des chercheurs du CNRS, les Français autochtones sont 2 fois plus victimes de faits graves qu’ils n’en sont les auteurs, tandis que les Africains d’origine (Afrique du Nord et subsaharienne) sont auteurs de faits graves trois fois plus qu’ils n’en sont victimes.

Sources :

Hugues Lagrange, 2010, Le déni des cultures, Paris, Seuil

“Insécurité et délinquance”, SSMSI, 2018

Sebastian Roché. Ethnicité et délinquance des jeunes en France : Une question politique à la lumière des résultats d’un enquête auto-déclarée. Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique et Scientifique, Polymedia Meichtry SA 2004, pp. 3-28.

Dagnaud M., Roché S. (2003), Mineurs et justice : Analyse des dossiers judiciaires des auteurs mineurs de délits graves jugés dans l’Isère de 1985 à 2000, rapport de recherche pour France 5, Grenoble, CERAT-PACTE, 25 p.

8) “Ils sont plus criminels simplement parce qu’ils sont plus pauvres”

 Quand ils ne nient pas tout simplement la sur-délinquance des individus issus de la diversité, les immigrationnistes trouvent toutes sortes d’excuses à cette criminalité, au premier rang desquelles se trouve évidemment la pauvreté. 

C’est l’un des arguments pour l’immigration qu’on entend tout le temps, qui semble admis par tous, et pourtant… il est faux. La pauvreté ne cause pas la délinquance. Pour s’en convaincre, je vous renvoie vers l’excellente étude de l’Institut pour la Justice sur ce sujet. 

Citons simplement la conclusion de ce dossier :

“L’idée que la délinquance serait la conséquence de la pauvreté, ou, plus largement, qu’elle serait la conséquence du fait de vivre dans un « milieu socialement défavorisé », devrait être abandonnée purement et simplement. Elle devrait être abandonnée tout d’abord parce qu’elle est fausse, et qu’elle nous détourne des moyens vraiment efficaces pour combattre le crime. Mais elle devrait être combattue également car elle a des effets très pernicieux, et pernicieux d’abord pour les catégories les plus défavorisées de la population.”

On pourrait également rappeler l’étude de Hugues Lagrange citée plus haut qui observe que le différentiel de criminalité entre familles autochtones et familles originaires d’Afrique existe et est très marqué, même à statut social égal. Le constat est identique pour Sebastian Roché, cité précédemment lui aussi, qui affirme qu’à “niveau socio-économique équivalent, les enfants d’immigrés sont plus délinquants que les autres” et que même chez les enfants de cadres supérieurs sans enjeu de précarité, il y a davantage de comportements délictueux chez ceux dont un parent serait né sur le continent africain par exemple.

 La rhétorique simpliste selon laquelle la criminalité d’origine étrangère s’explique par des différences de niveau social ne tient donc absolument pas debout.

Source : “La pauvreté est-elle la cause de la délinquance?”, Institut pour la Justice, Notes et Synthèses n°45, décembre 2017

9) “Ils sont discriminés par une société raciste”

 Cet argument est très utile pour les défenseurs de l’immigration. Non seulement il permet de culpabiliser le Français de sang, l’homme blanc, l’empêchant ainsi de s’opposer à l’arrivée de populations allogènes dans son pays, mais en plus, il déresponsabilise les immigrés de tous leurs échecs ou leur criminalité.

Ils réussissent moins bien à l’école ? Discriminations! Ils sont 2 fois plus au chômage que les Français autochtones ? Discriminations! Ils caillassent les pompiers ? Discriminations!

 En réalité, non seulement les discriminations n’existent pratiquement pas, au contraire, elles sont plutôt dirigées contre les blancs, mais en plus, elles n’expliqueraient de toute manière pas les mauvais scores des immigrés afro-maghrébins dans tous les indicateurs de réussite.

 Pôle Emploi a expérimenté le CV anonyme en 2010, pour mettre en lumière les prétendues discriminations à l’embauche. L’étude a finalement montré qu’avec un CV nominatif, 9,6% des candidats « issus de l’immigration et/ou résidant en Zone Urbaine Sensible » décrochaient un entretien d’embauche, contre 11,9% des « autres candidats ».  Avec des CV anonymes, le taux d’accès à ces entretiens tombait à 4,6% pour les personnes issues de l’immigration (contre 9,6% avec un CV nominatif) et grimpait, pour les natifs, à 17,8% (au lieu de 11,9) ! La conclusion de cette étude était donc plutôt que les immigrés étaient avantagés à l’embauche, tandis que les blancs étaient discriminés.

Affiche racisme anti-blanc
Le service public français fait de l’anti-racisme, on est donc aux antipodes du “racisme structurel”…

 Quand on observe la communication des grandes entreprises, ce constat crève d’ailleurs les yeux. Les banques ou les cabinets de conseil les plus prestigieux organisent tous des événements de recrutement consacrés aux minorités ethniques. La politique de discrimination positive existe et est entièrement assumée. 

 En ce qui concerne l’éducation, le constat est exactement le même. Selon Felouzis (2003), « à niveau académique égal » les élèves originaire du Maghreb, d’Afrique noire et de Turquie ont plus de chances de passer en seconde que les autres élèves. On ne compte plus le nombre de dispositifs mis en place au profit des immigrés pour augmenter la “diversité” dans certains établissements : l’ENA (cela s’est soldé par un échec), les grandes écoles (avec GEPPM), Sciences Po (qui a simplement baissé ses critères d’entrée), les lycées militaire (ça a aussi été un échec), les écoles de journalisme… 

 Aux Etats-Unis, où les statistiques ethniques sont permises, on remarque (comme je l’avais détaillé ici) que les Noirs et les Hispaniques sont très largement privilégiés pour intégrer les prestigieuses universités, malgré des résultats académiques très inférieurs à ceux des Blancs, et surtout des Asiatiques.

 En réalité, les différences de résultats (académiques, professionnels, etc) résultent nettement plus de différences de compétences et de potentiel innées des différentes populations. Pour s’en convaincre, il suffit d’étudier la réussite des Est-Asiatiques, ou même des Juifs, dans tous les pays du monde, malgré des discriminations incontestables. Quels que soient les pays où ils émigrent et quelles que soient les discriminations qu’ils subissent, les Minorités chinoises ou japonaises réussissent mieux que les populations autochtones, en terme de réussite académique, de réussite socio-professionnelle ou encore de niveaux de revenus. A l’inverse, les minorités d’origine afro-maghrébine sont surreprésentées dans les statistiques criminelles et sous représentées dans les indicateurs de réussite de tous les pays occidentaux, quels que soient le niveau de vie ou la politique des ces derniers.

 Pour finir, rappelons que si des discriminations existent parfois, elles résultent d’une méfiance légitime à l’égard de certaines populations, consécutive à un constat objectif. Si la police contrôle plus Abdelkader, 25 ans, habillé en survêtement-capuche, que Vincent, 45 ans, habillé en costume pour aller au travail, c’est tout simplement parce que le profil d’Abdelkader correspond beaucoup plus au profil de délinquant que la police connaît bien, et ce n’est pas parce qu’Abdelkader est maghrébin (cf par exemple Jobard et al., 2012; ou encore Jounin et al., 2015). Si un locataire préfère louer son appartement à des Français de souche qu’à certains immigrés, c’est bien souvent parce qu’il sait qu’il aura moins de risque de voir son loyer impayé.

Le sujet des discriminations est extrêmement large et je ne peux pas l’aborder de façon exhaustive ici, mais je veillerai à le faire dans d’autres articles plus complets.

Sources :

“Evaluation de l’expérimentation du CV anonyme”, Pôle emploi, juillet 2011

“La ségrégation ethnique au collège et ses conséquences”, Georges Felouzis, 2003

10) “C’est idiot de stigmatiser une population entière à cause de quelques éléments isolés, c’est un problème d’individus et pas de groupes”

 Cet argument correspond au très célèbre “pas d’amalgame”, qui est d’une bêtise sans nom. Les amalgames, et mêmes les stéréotypes, sont précisément les marqueurs d’une pensée normale et construite. Un amalgame consiste à associer des traits mesurables à des catégories. Sans amalgame, la pensée n’est tout simplement pas possible.

Ainsi, un exemple très simple d’amalgame est le fait de dire que “les femmes sont en moyennes plus petites que les hommes”. Cela ne veut pas dire que chaque femme est plus petite que chaque homme, mais qu’en prenant une population, les hommes seront en moyenne plus grands que les femmes.

 Pour l’immigration, c’est la même chose, et c’est d’autant plus important que les actions d’une minorité d’individus au sein d’un groupe peuvent avoir des répercussions considérables pour tout le groupe. 

 L’intérêt d’appliquer des raisonnements au niveau des groupes apparaît évident en ce qui concerne le problème des attentats islamistes : même si les djihadistes représentent une part ultra-minoritaire au sein des musulmans, 100% des djihadistes sont musulmans. Par conséquent, si vous accueillez 10000 musulmans chez vous, vous acceptez de prendre le risque que certains d’entre eux puissent faire des attentats. A l’inverse, si vous accueillez 10000 bouddhistes, vous êtes certain qu’aucun d’entre eux ne fera jamais d’attentat islamiste sur votre territoire.

 En terme de délinquance, le raisonnement est moins binaire, mais similaire : même si les délinquants représentent une part minoritaire des immigrés, les conséquences de leurs actes sont importantes pour toute la société. En conséquence, en accueillant un Soudanais, vous prenez beaucoup plus de risques d’accueillir un potentiel délinquant qu’en accueillant un Japonais, même si la probabilité d’être criminel reste faible pour chacun d’entre eux. 

 Lorsqu’on raisonne à l’échelle d’une société, il est donc primordial d’observer des moyennes par groupe. Ainsi, les amalgames ne consistent pas, comme essaient de le faire croire les immigrationnistes, à expliquer que nous pensons que “chaque immigré africain est un délinquant”, mais simplement à expliquer que chaque immigré africain a une probabilité bien plus grande de “poser problème à la société” qu’un Français d’origine.

Pour finir, il est important de noter que la marotte “pas d’amalgame” ne s’applique de toute manière qu’à la question de la délinquance immigrée, alors que beaucoup d’autres arguments contre l’immigration existent et sont suffisants : le coût de l’immigration qui est considérable pour la France, le partitionnement géographique qui existe dans tous les pays multiculturels, la disparition progressive de l’identité française, la chute du capital social et des comportements pro-sociaux qui apparaissent dans les sociétés multi-ethniques, la culpabilisation morale subie par les Français, le ralentissement du système éducatif en raison des capacités cognitives moindres de certains immigrés, …

Conclusion : ces arguments pour l’immigration sont des mythes infondés

Dans cet article, j’ai repris la liste des 10 arguments pour l’immigration que j’entends le plus fréquemment. En réalité, on constate qu’il s’agit surtout d’arguments permettant de déresponsabiliser et d’excuser les populations d’origine étrangère de leurs comportements indésirables. 

 Il est incroyable de voir que ces arguments pour l’immigration puissent encore être répétées alors qu’ils ne reposent pas sur la vérité : très souvent, ce sont des idées reçues, ou des mythes qui dépendent initialement de sophismes. Notre devoir est de rappeler la vérité, et de combattre sans relâche pour qu’elle triomphe. 

 C’est la raison pour laquelle je vous invite à éventuellement relayer cet article, ou simplement à retenir tous les contre-arguments que j’ai présentés, pour ne plus jamais laisser dire ces lieux communs sans contradiction.

http://jereinforme.fr/10-arguments-pour-limmigration-qui-sont-faux/

Contrairement aux Etats-Unis où les statistiques raciales sont publiées et accessibles très facilement, le tabou des statistiques ethniques en France rend difficile l’étude de ce phénomène. Pourtant, quand on creuse réellement, on découvre qu’il existe des dizaines de chiffres permettant d’affirmer sans équivoque que la surdélinquance des individus d’origine étrangère existe.

Précisons pour commencer que la surdélinquance se retrouve à la fois auprès des étrangers, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas la nationalité française, et auprès des immigrés ou descendants d’immigrés d’ascendance extra-européenne (majoritairement africaine également).

Il ne s’agit pas ici d’évoquer les causes ce phénomène (même si nous verrons rapidement que le facteur social n’est pas une bonne explication) mais simplement de faire un constat rationnel à partir des chiffres. Voici donc 10 preuves du lien entre immigration et délinquance.

Preuve 1 : la surreprésentation de la criminalité étrangère selon le Ministère de l’Intérieur

En janvier 2019, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié sa 3e édition du bilan statistique « Insécurité et délinquance » pour l’année 2018. C’est une analyse des faits de délinquance enregistrés par la police et la gendarmerie en 2018.

On y trouve pour les différents types de crimes et délits le pourcentage d’étrangers mis en cause. Bien entendu, les immigrés et descendants d’immigrés ne rentrent pas dans cette catégorie. Ainsi, alors que les étrangers représentent environ 6% de la population française, ils représentent :

  • 16% des mis en cause pour homicides
  • 15% des mis en cause pour coups et blessures volontaires
  • 14% des mis en cause pour violences sexuelles (viols, tentatives de viol et agressions sexuelles)
  • 17% des mis en cause pour vols avec armes
  • 32% des mis en cause pour vols violents sans armes
  • 27% des mis en cause pour vols sans violence
  • 27% des mis en cause pour cambriolages
  • 26% des mis en cause pour vols d’accessoires et dans les véhicules
  • 14% des mis en cause pour “escroqueries et infractions assimilées”

Par ailleurs, alors que les étrangers originaires de pays d’Afrique correspondent à 3% de la population vivant en France, ils représentent :

  • 9% des mis en cause pour coups et blessures volontaires
  • 11% des mis en cause pour vols avec armes
  • 24% des mis en cause pour vols violents sans armes
  • 17% des vols sans violence contre les personnes
  • 13% des mis en cause pour cambriolage
  • 18% des mis en cause pour vols d’accessoires et dans les véhicules
  • 8% des mis en cause pour escroqueries et infractions assimilées

On peut conclure de ces chiffres que les étrangers sont en moyenne 3 fois plus souvent mis en cause pour homicides que les Français, et 8 fois plus souvent mis en cause pour vols violents sans armes.

Preuve 2 : le pourcentage d’étrangers parmi les mis en causes selon l’ONDRP

Chaque année, l’ONDRP publie un rapport annuel. De 2009 à 2013, on trouvait dans ce rapport le pourcentage d’étrangers parmi les mis en cause pour crimes et délits non routiers (hors infractions à la législation pour les étrangers), par la police. Voici les chiffres qu’on obtenait :

  • 2009 : 15,7%
  • 2010 : 16,4%
  • 2011 : 17,9%
  • 2012 : 18,6%
  • 2013 : 20,2%

A partir de 2014, alors que la proportion d’étrangers mis en cause augmentait d’environ 1% chaque année, le chiffre n’est plus publié dans le rapport annuel. Par ailleurs, l’ONDRP va même disparaître d’ici la fin de l’année 2020, selon un communiqué récent.

Preuve 3 : l’étude de Hugues Lagrange sur la criminalité par origine ethnique

En 2010, le sociologue Hugues Lagrange publie “Le déni des cultures”, un ouvrage qui jette un pavé dans la mare puisqu’il ose pour une fois étudier le facteur culturel (et non le facteur social inconditionnellement invoqué par la gauche) pour expliquer les problèmes posés par l’immigration et son intégration, notamment la délinquance. Lagrange a effectué une enquête auprès de plus de 4500 adolescents habitant dans les quartiers sensibles d’Ile-de-France, dans le XVIIIe arrondissement et dans la périphérie de Nantes. Sa conclusion est très claire : A statut social égal, « les adolescents éduqués dans des familles (originaires de pays) du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus ».

Sources :

  • Lagrange Hugues. Déviance et réussite scolaire à l’adolescence. In: Recherches et Prévisions, n°88, 2007. pp. 53-70.
  • Hugues Lagrange, 2010, Le déni des cultures, Paris, Seuil

Preuve 4 : l’étude de Sebastian Roché sur le lien entre immigration et délinquance

L’enquête de délinquance autorapportée conduite en 2000 par M. Sebastian Roché et publiée dans La Revue Internationale de Criminologie apporte également des chiffres sur le sujet de la délinquance des jeunes d’origines étrangère en France :

  • Les jeunes d’origine maghrébine sont presque deux fois plus nombreux que les Français autochtones à commettre plus de dix actes peu graves.
  • Les jeunes d’origine maghrébine sont presque trois fois plus nombreux que les Français autochtones à commettre plus de trois actes graves.
  • 68% des délits peu graves sont commis par des adolescents dont un parent ou les deux sont nés en France.
  • 32% des actes peu graves sont commis par des personnes dont les deux parents sont nés hors de France.
  • 54% des actes graves sont commis par des adolescents dont un ou deux parents sont nés en France.
  • 46% des actes graves sont commis par des jeunes dont les deux parents sont nés hors de France
  • Les jeunes d’origine étrangère ne sont pas l’objet d’un contrôle policier plus fort dès lors qu’on contrôle le nombre de délits commis.

Les chiffres de Sebastian Roché sont également utilisés dans un rapport de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs, et nous les reprenons ci-dessous :

Actes peu graves commis suivant les origines ethniques
Actes graves commis suivant les origines ethniques

Source : Sebastian Roché. Ethnicité et délinquance des jeunes en France : Une question politique à la lumière des résultats d’une enquête auto-déclarée. Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique et Scientifique, Polymedia Meichtry SA 2004, pp.3-28. 

Preuve 5 : l’étude de Roché et Dagnaud sur les dossiers judiciaires dans l’Isère

Selon l’étude menée entre 1985 et 2000 sur les dossiers du tribunal de Grenoble par des chercheurs du CNRS : les Français autochtones sont 2 fois plus victimes de faits graves qu’ils n’en sont les auteurs. Les Africains d’origine (Afrique du Nord et subsaharienne) sont auteurs de faits graves trois fois plus qu’ils n’en sont victimes.

L’étude montre également que 66,5% des mineurs jugés ont un père né à l’étranger (pour 49,8% dans un pays du Maghreb), et 60% ont une mère née à l’étranger.

Ces résultats font donc apparaître une très large sur-délinquance des jeunes issus de l’immigration, puisqu’en 1999 selon l’Insee, l’Isère n’est pas un département particulièrement marqué par l’immigration : celle-ci représente 6,1 % de la population. Deux tiers des mineurs délinquants sont d’origine étrangère alors qu’ils représentent une proportion largement minoritaire.

Notons aussi que selon les études de Roché, l’origine sociale n’explique pas tout. «Certes, 80% des jeunes délinquants d’origine maghrébine ont des parents ouvriers ou employés, souligne-t-il. Mais, à niveau socio-économique équivalent, les enfants d’immigrés sont plus délinquants que les autres. L’échec scolaire et un rapport difficile à l’autorité représentent des facteurs déterminants.»

Ainsi, même chez les enfants de cadres supérieurs sans enjeu de précarité, il y a davantage de comportements délictueux chez ceux dont un parent serait né sur le continent africain par exemple.

Source : Dagnaud M., Roché S. (2003), Mineurs et justice : Analyse des dossiers judiciaires des auteurs mineurs de délits graves jugés dans l’Isère de 1985 à 2000, rapport de recherche pour France 5, Grenoble, CERAT-PACTE, 25 p.

Preuve 6 : le fichier Canonge sur les statistiques ethniques de la criminalité en France

Le Système de traitement des infractions constatées(STIC) est un fichier de police informatisé français du ministère de l’Intérieur regroupant les informations concernant les auteurs d’infractions interpellés par les services de la police nationale. Dans le cadre du STIC, le logiciel Canonge permet de rassembler dans un même fonds documentaire le signalement des auteurs d’infractions, comprenant en particulier des renseignements sur la couleur des yeux ou des cheveux, la présence de signes particuliers, les photos anthropométriques, ainsi que le type ethnique.

On sait qu’en 2006 à Paris, le fichier Canonge comprenait environ 103 000 hommes, dont 29% de Nord-Africains et 19% de Noirs, mais seulement 37% de Blancs. Le lien entre immigration et délinquance est ici très clair.

Preuve 7 : l’origine ethnique des détenus selon l’INSEE

Une étude publiée par l’INSEE en 2000 pointe notamment du doigt la criminalité maghrébine en France, où près de 40% des détenus avaient un père né à l’étranger ou dans les anciennes colonies, et un quart dans un pays du Maghreb.

Les hommes nés à l’étranger sont également deux fois plus nombreux en prison que dans l’ensemble de la population : 24 % contre 13 %. C’est particulièrement le cas des hommes nés au Maghreb, qui représentent 11,6% de la population carcérale mais seulement 5,4% de la population.

Source :Francine Cassan, Laurent Toulemon et Annie Kensey, « L’histoire familiale des hommes détenus », Insee Première, Insee, no706,‎ avril 2000, p. 1-4

Preuve 8 : le pourcentage de détenus musulmans

L’un des chiffres qui fait souvent débat, et qui est lié à la question de le délinquance provenant de l’immigration, est le pourcentage de musulmans parmi les détenus dans les prisons françaises. Un article publié dans le Washington Post en 2008 estimait que “60% à 70%” des détenus étaient musulmans en France. Ce chiffre était repris la même année par Le Monde dans un article.

Le sociologue Farhad Khosrokhavar avançait des chiffres du même ordre de grandeur dans son ouvrage “L’islam dans les prisons” paru en 2004. On pouvait y lire que dans les prisons françaises, le taux de prisonniers musulmans dépassait “souvent les 50 %, avoisinant parfois les 70 %, voire les 80 % dans les prisons proches des banlieues, soit huit prisonniers sur dix”. Lors d’une Commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes en février 2015, Khostokhavar réaffirmait son avis sur la disproportion considérable existant entre le pourcentages de musulmans dans la population et dans les prisons :

“Lorsque j’ai évoqué, en 2004, la fourchette de 40 à 60 % de détenus musulmans, cela a créé un tollé, car ni l’administration pénitentiaire ni l’opinion publique n’avaient d’idée à ce sujet : pour la première fois, on pointait du doigt un phénomène de société massif, qui avait échappé à la vigilance des uns et des autres. En réalité, peu importe le chiffre exact : ce qui compte, c’est la disproportion entre le nombre de musulmans dans les prisons et les 7 à 8 % de personnes qui se réclament de l’islam en France. Nous pourrions connaître le chiffre exact si nous avions la possibilité de mener des enquêtes statistiques exhaustives en France, mais la loi ne nous y autorise pas.” 

Source : Commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes (Mardi 10 février 2015)Audition, ouverte à la presse, de M. Farhad Khosrokhavar, directeur de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales

Cela paraît donc difficile d’avoir un chiffre précis, mais on peut au moins avoir une borne inférieure : en effet, dans une lettre de septembre 2018, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avançait que un détenu sur quatre (25,81% de la population écrouée hébergée à cette période) avait fait la démarche de s’inscrire au dispositif de restauration adapté pendant le mois de ramadan.

Ce chiffre est donc une estimation minimale de nombre de détenus musulmans, car un certain nombre de musulmans ne s’inscrivent pas au dispositif, comme le confirme Samia El Alaoui, aumônière musulmane interrégionale des prisons du Nord, qui rattrape “les non-inscrits en leur distribuant quand même des colis de rupture de jeûne”, avec son mari Hassan. Elle estime que sur le plan des colis, “on dépasse de 15 à 20% les chiffres des inscrits”.

Preuve 9 : le pourcentage de détenus étrangers

Une autre preuve du lien entre immigration et délinquance est le nombre de détenus de nationalité étrangère en France. Les données du ministère de la Justice révèlent que 22% des détenus sont étrangers : 14.964 ressortissants étrangers sont détenus dans les prisons françaises, sur un total de 69077 détenus au 1er février 2017. Parmi eux, quatre pays d’origine rassemblent 42% de l’ensemble des ressortissants étrangers. Il s’agit de l’Algérie (1954 détenus), du Maroc (1895), de la Roumanie (1496) et de la Tunisie (1102).

Preuve 10 : les viols à Paris selon l’ONDRP

L’étude intitulée “Les viols commis à Paris en 2013 et 2014 et enregistrés par les services de police”, effectuée par l’ONDRP, porte sur sur un échantillon de 688 viols commis dans la capitale et qui ont fait l’objet d’une plainte. Parmi les mis en cause dans les affaires de viols sur majeurs dont la nationalité est connue, 52% sont de nationalité étrangère. Concernant les viols sur mineurs, la part d’étrangers est de 22%. Ces pourcentages considérables sont à comparer avec la part de la population de nationalité étrangère en France, qui est de 6%!

Notons tout de même que ces statistiques se basent uniquement sur les viols déclarés aux autorités, qui sont une minorité des viols. Rappelons également que ces statistiques ne nous permettent pas d’avoir des informations sur l’origine des mis en cause de nationalité française, qui peuvent tout à fait être nés étranger à l’étranger.

Pour finir, notons que selon l’étude du psychiatre Patrice Huerre publiée au début des années 2000, 72% des « tournantes » en France sont commis par des violeurs d’origine maghrébine ou subsaharienne. Pour la question de l’appartenance ethnique des familles, 52% sont originaires des pays du Maghreb, 20% d’Afrique Noire, le restant des sujets étant issu de familles d’origine française.

Conclusion

Qu’il s’agisse des étrangers, des immigrés ou des fils d’immigrés, qu’il s’agisse des crimes, des viols, des actes peu graves ou des vols, le lien entre délinquance et immigration est mis en lumière par de multiples preuves. Dans des articles suivants, nous nous intéresserons aux causes de cette criminalité allogène, en réfutant l’explication mono-causale habituelle de la gauche anti-raciste, qui consiste à ne voir rien d’autre que le facteur social.

http://jereinforme.fr/immigration-delinquance-10-preuves/

 

EN BANDE SON :

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