Americanism

Elections US : Trump a-t-il touché le fond ? Par André Archimbaud

Le journaliste Tucker Carlson présentait, récemment, son explication sur l’effondrement de Trump. Selon lui, les marionnettistes de Biden se sont intelligemment focalisés sur l’inversion des écarts bonne voie/mauvaise voie. En effet, la question « Notre pays est-il sur la bonne ou mauvaise voie ? » offre toujours une réponse fiable.

Ne pouvant faire campagne sur la réalité, le clan Obama-Biden a choisi, avec la complicité des médias, de provoquer une dépression nerveuse collective. Car « lorsque le peuple se sent malheureux, il veut du changement ! »

Pour gagner, affirme Carlson, il faut punir le peuple : « Plus le peuple souffre, plus  aura l’occasion de gagner. » Opération réussie : début mars, les Américains concluent majoritairement dans les sondages que le pays « est sur la bonne voie », la pandémie bien contrôlée, l’économie florissante. Aujourd’hui, après la victoire du lobby du confinement, c’est l’inverse.

Début mars, avec la distanciation, le sport, les commerces ont cessé d’exister, les enfants et les étudiants ont été abandonnés par le système scolaire. Malgré cela, à la fin du mois de mars, 40 % d’Américains continuaient de penser que le pays allait dans la bonne direction, croyant encore que la crise n’était qu’un simple incident de parcours. Mais 40 %, c’était encore trop pour espérer une victoire de Biden.

On passa donc, grâce aux « experts », à la quarantaine massive, qui provoqua une épidémie fulgurante de chômage total ou partiel et qui précarisa des dizaines de millions de citoyens. C’est pour sauver des vies, affirmait-on. La science surgissant des cieux au-dessus des politiques, alliée du camp du bien contre celui du mal, insistait-on : le confinement est la seule solution. Ceux qui s’y opposent sont des désaxés qui méritent l’asile.

Les gouverneurs embarquèrent alors dans le confinement, bon nombre d’entre eux – des démocrates, le plus souvent – prirent des mesures policières drastiques et surréalistes (notamment envers les activités familiales de plein air). Bref, tout comme l’emploi, la vie devenait impossible. En un mois, la consommation d’antidépresseurs augmenta de 21 %. La machine anxiogène battait à plein régime. On va tous mourir, on va tous finir dans la misère, on va tous finir comme des zombies. Fin avril, seuls 22 % des Américains pensaient que le pays allait dans la bonne direction.

Survint le piège du désordre de la rue, exempt, lui, de confinement, explosant en une guerre culturelle incessante et provoquant la bascule d’une population ahurie et fatiguée qui ne sait plus si elle doit « risquer de tuer ses enfants » en les envoyant à l’école à la fin de l’été. Une bascule non pas vers la loi et l’ordre mais vers la nostalgie de l’anesthésiste en chef qu’était Obama, anxiolytique suprême. Donc vers Biden. Fin de l’interprétation Carlson.

Passons à la nôtre, plus simple : en 2016, Trump se présente comme un populiste. Il gagne. Hillary Clinton se présente comme une mondialiste. Elle perd. En 2020, il semble se présenter comme un conservateur obsédé par la gauche. Il perdra. Biden se présente comme un populiste en plagiant le Trump de 2016. Il gagnera. Quand une élection se joue sur le contraste droite-gauche, c’est toujours la gauche qui gagne. Quand elle se joue sur l’opposition entre ceux d’en haut (L’Internationale capitaliste) et ceux d’en bas (la majorité des citoyens, en voie de prolétarisation), les populistes gagnent contre les mondialistes. Trump a-t-il perdu sa boussole ?

https://www.bvoltaire.fr/trump-a-t-il-touche-le-fond/

Tout indique, en effet, que le Mai 68 rampant observé aux États-Unis est habilement orchestré sur fond de dépression nerveuse collective causée par la peur d’une apocalypse sanitaire, ceci afin de servir de faux arguments à Trump (« Biden, candidat du chaos antiaméricain »), Trump s’épuisant sur le « gauchisme » des démocrates, les républicains – encore ! – se fixant sur de nouvelles baisses d’impôts.

C’est un piège. Car l’Amérique n’a plus peur du socialisme en ces temps où il est, pour elle, plus important de rester vivant en recevant des subventions que de cultiver sa liberté. Car la liberté demande des efforts.

Tout allait bien, en effet, pour Trump jusqu’à ce qu’il pousse pour la réouverture de l’économie. Tant qu’il confinait, il était perçu comme un leader. Depuis qu’il veut relancer la production, il est perçu grâce aux médias comme un démagogue qui fait passer sa réélection avant l’intérêt du peuple. Et aujourd’hui, l’intérêt, c’est de ne pas mourir, et c’est de ne pas lutter dans des débats horriblement clivants. L’intérêt, c’est simplement de retourner à « avant ». Bref, c’est de revenir à l’époque radieuse où l’Amérique était gouvernée par un anesthésiste en chef qui déconstruisait le pays mais, au moins, sans douleur.

Trump, fabuleusement intuitif, avait pourtant pressenti que le peuple américain atteindrait, un jour, sa date de péremption, qu’il serait, un jour, fatigué. Sa plaisanterie favorite, qui faisait la joie de la foule de ses meetings 2015-2016, s’énonçait ainsi : « Nous allons gagner, gagner, et encore gagner ! » Il ajoutait ensuite la partie comique : « Et viendra un moment où vous me direz “Assez, Monsieur le Président ! Nous sommes fatigués de gagner !” »

Trump l’insoumis se voit, en l’espace d’un mois, confronté à un peuple qui, majoritairement, est prêt à choisir la soumission pour avoir la paix. Il ne lui reste plus que le soutien des ouvriers redneck (les Blancs pauvres qui n’ont rien à perdre) et les  sionistes (qui veulent vitrifier l’Iran). Les électeurs indépendants, les femmes blanches des banlieues aisées et les Afro-Américains le lâchent, comme lors des législatives de 2018, les médias faisant porter à Trump le chapeau des désordres sociaux actuels.

Ce serait ainsi à Biden de produire la liste de son futur gouvernement d’union nationale, soigneusement choisi par Barack Obama, afin de projeter l’illusion d’un Biden modéré, qui représente la loi et l’ordre, et surtout ce temps retrouvé où tout était harmonieux et paisible : l’époque Obama. Et ce gouvernement « bipartisan » inclurait alors ces respectables généraux qui viennent d’ouvertement critiquer Trump, allant jusqu’à insinuer que ce dernier a des pulsions césariennes (Trump a évoqué l’appel à l’armée pour suppléer à la police, débordée).

Tel est le sens de l’opération John Bolton, ex-collaborateur de Trump qui passe et repasse sur les médias hostiles à Trump et sur Fox News, pour retourner contre lui une partie de son électorat. Un Trump qui a sérieusement besoin de se renouveler. En 2016, il avait su gérer les angoisses économiques du pays pour se faire élire. Il doit maintenant annihiler cette peur de l’apocalypse cultivée contre lui par la classe des privilégiés. Ses vrais ennemis.

https://www.bvoltaire.fr/trump-a-t-il-perdu-la-main/

Romney adore la haine de Trump : vers une alliance Obama-néoconservateurs ?

Après les généraux de juin qui présentaient Trump comme un factieux tandis que brûlaient statues et symboles de l’ordre américain, après les nouveaux lanceurs d’alerte (des services de renseignement, bien sûr) sur la mollesse de Trump face à l’intrusion inacceptable des Russes dans les affaires intérieures américaines en Afghanistan (ce qui a eu, tout de même, pour résultat de geler les initiatives de Trump en vue de son retrait du pays), certains républicains (qui ont le soutien des « grands » médias, y compris chez Fox News) ont décidément mis le turbo pour faire élire Biden plutôt que Trump.

C’est le cas de , qui voit un acte grave de corruption en la décision, par Trump, de commuer la peine de Roger Stone, son homme de l’ombre, Trump considérant que ce dernier est une victime, au même titre que Flynn et d’autres, du « Spygate ». Ce coup d’État rampant fait l’objet d’enquêtes criminelles dangereuses pour l’administration Obama partante. Celle-ci avait lancé à l’assaut de Trump la bureaucratie du renseignement, avec l’aide des médias et des saboteurs républicains au Congrès, ce qui coûta à Trump la Chambre des représentants en 2018, ouvrant ainsi la voie à une procédure de destitution, tirée par les cheveux, qui s’étendit jusqu’à début février.

Cela ne marchant pas, il fallut ensuite “arsenaliser” la crise du Covid-19, présentant Trump comme un incapable. Cela ne fonctionna pas, Trump passant au contraire pour un chef d’État courageux, protecteur de sa population. Fin avril, au plus haut dans les sondages, fort de ses soutiens de 2016 (les travailleurs industriels et les protestants fondamentalistes, auxquels s’ajoutaient les femmes blanches des banlieues résidentielles), et enrichi, en 2020, de celui d’une masse croissante d’Hispano-Américains, comme d’un solide contingent d’hommes afro-américains, Trump paraissait tout simplement imbattable.

Il fallut, pour ses adversaires, reprendre le contrôle de la thématique raciale afin de couper les Noirs et les indépendants du trumpisme en ravivant la mythologie des droits civiques. Ce fut le travail de Black Lives Matter. Il fallut aussi convertir une crise technocratique (l’engorgement du système hospitalier dont on craignait qu’il ne vînt à exploser) en une massive et collective dépression nerveuse (« nous allons tous mourir ! »). Ce fut le travail de la bureaucratie sanitaire.

Désormais, les morts-vivants, en quête d’apaisement, fatigués par la guerre civile, sont mûrs pour un Biden aux allures de guérisseur, soudain amoureux du programme économique de Trump. Il suffirait donc à  de médiatiser certains de ses futurs ministres ou hauts fonctionnaires, issus de l’establishment, donc incluant des républicains, pour qu’une fois de plus rien ne change aux États-Unis. Michelle Obama rejoindra-t-elle l’équipe Biden ? Ce serait une mauvaise nouvelle pour Trump, qui s’est trop embourgeoisé, aboyant contre le mauvais facteur (les « gauchistes »).

Car l’adversaire reste le même : le parti unique de l’establishment impérial. Un establishment qui veut bloquer les enquêtes du Spygate. D’où cette « union sacrée » anti-Trump que l’on observe aujourd’hui. Bel et bien sortie du bois, ladite union offrirait tous les arguments d’une victoire éclair au Trump de 2016. Mais aujourd’hui ? Il reste un peu plus de trois mois à Trump pour redevenir le révolutionnaire qu’il était en 2016.

https://www.bvoltaire.fr/romney-adore-la-haine-de-trump-vers-une-alliance-obama-neoconservateurs/

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« L’ORDRE, ET L’ORDRE SEUL, FAIT EN DÉFINITIVE LA LIBERTÉ »

Le socialisme, la révolution sociale ne consiste point, comme nos intellectuels, révolutionnaires de haute et de basse bourgeoisie, voudraient nous le faire croire, à introduire dans les relations économiques des désordres là où il n’y en a pas encore tout à fait, là où il y a encore quelque peu d’ordre.

Le socialisme, au contraire, la révolution sociale, au contraire, consiste au contraire à étendre autant que nous le pouvons le pauvre peu d’ordre économique et social qui soit demeuré dans le désordre économique bourgeois, à introduire autant que nous le pouvons des ordres économiques et sociaux dans le désordre capitaliste bourgeois.

Car ce sont les désordres économiques, bourgeois, qui font les servitudes, bourgeoises, et au contraire ce sont les ordres économiques et sociaux étendus ou introduits qui font les libérations économiques. […] Une révolution sociale, bien entendue, est essentiellement une opération de mise ou de remise en ordre, en un certain ordre, social.

Tout désordre, comme tel, et considéré comme une fin, est une opération de réaction, une opération de servitude. Et cette révolution sociale […] ne peut consister que essentiellement à étendre au contraire et à introduire des ordres ; elle ne peut que consister essentiellement à étendre, autant que nous le pouvons, le peu d’ordres économiques existants, institués ou sauvés, et surtout à introduire, autant que nous le pouvons, des ordres économiques nouveaux dans le désordre capitaliste bourgeois, désordre économique. Autant que moral.

Toute Révolution, bien entendue, est une opération d’ordre. Toute opération de désordre, bien entendue, est une opération de réaction. L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. Les seuls démagogues ont intérêt à essayer de nous faire croire le contraire.

Charles Peguy – Les Cahiers de la Quinzaine (1905) –

EN BANDE SON :

 

2 réponses »

  1. important Spécial Infowars
    Dans ce rapport d’urgence de samedi, Alex Jones expose les derniers développements du plan mhttps://www.darkmoon.me/2020/trump-warns-gates-controlled-u-n-wants-permanent-u-s-shutdown/ondialiste pour créer une dépression mondiale et détruire l’Amérique pour toujours.

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