Article du Jour

Articles du Jour : L’agonie de la liberté – Le Totalitarisme nouveau est arrivé ! Par Maxime Tandonnet et Charles Gave

L’agonie de la liberté

Les grands mots, « dictature, totalitarisme » n’apportent rien de bon dès lors que tout ce qui est excessif est insignifiant, comme dirait l’autre. Pourtant, c’est un fait que la liberté est à l’agonie. Hier, une vidéo montre le président, à Beyrouth, qui hurle contre un journaliste, M. Malbrunot, au sujet d’un article qui lui a déplu. Et la liberté de la presse, la liberté d’informer? Ce qui sidère n’est pas tant la scène, mais la vertigineuse soumission qu’elle suscite. Dans un climat d’apathie générale, de résignation, de peur et même de lâcheté, un énorme couvercle d’indifférence s’est abattu sur cette scène. C’est bien ce qui est terrible: tout se passe comme la chose était normale. La liberté de voyager, de quitter les frontières, de foutre le camp, de s’évader, de se rendre au bout du monde, la liberté la plus chère aux hommes a disparu du ciel, comme suspendue et nul ne sait quand elle reviendra. Le suffrage universel ne veut plus rien dire, trafiqué, corrompu jusqu’à la moelle: à Paris, les Parisiens ne voulaient plus de Mme Hidalgo, Mme Hidalgo est repassée. Les Français (à 80%) ne veulent plus du duo Macron-le Pen: ils auront sans doute le duo Macron-le Pen. A tout moment, comme il l’a fait pendant deux mois, le pouvoir peut assigner les Français en résidence. Le Parlement, symbole de la liberté, est en miettes, les partis politiques aussi. La liberté de la presse est en train de mourir sous nos yeux rongée par l’uniformisme et l’autocensure. La pensée est embrigadée et soumise au grand troupeau bêlant du politiquement correct. Et tout le monde s’en moque éperdument. La liberté va de pair avec l’ordre et l’autorité; elle crève du chaos, de l’arbitraire, de la démagogie. C’est ce qui nous arrive.  Un jour les Français regretteront d’avoir lâchement renoncé à la liberté au profit de l’égalitarisme ou nivellement par  la médiocrité.

Maxime TANDONNET

Il n’y a rien de plus imprudent que de ne pas comprendre ce qui sous-tend l’action de nos ennemis. La tentation est toujours forte de penser que s’ils raisonnent de travers, c’est sans doute parce qu’ils sont demeurés et/ou de mauvaise foi et qu’il suffit d’attendre pour que les idées saines, les nôtres, triomphent. Historiquement, rien n’est plus faux. Cette stratégie peut -être en effet extraordinairement dangereuse si vos adversaires se mettent à utiliser des arguments qui peuvent toucher une partie importante de la population et que vous ne les comprenez tout simplement pas, tant ils sont en dehors de vos schémas de pensée habituels. La tentation est alors de vous retirer dans vos certitudes et, se faisant, de laisser le champ libre à l’adversaire. Pour résumer ce que j’essaie de dire, il ne suffit pas que vos idées soient les bonnes, il vous faut aussi comprendre les idées que vous trouvez dangereuses, pour mieux les combattre.

Pourquoi suis-je en train de vous raconter ce qui peut apparaître comme une évidence pour quiconque s’est intéressé un peu à la rhétorique ?

Tout simplement parce qu’aux USA, en France et en Grande-Bretagne nous avons eu depuis quelques mois nombre d’incidents à connotation raciale, ce qui n’est guère nouveau, mais que les explications données à ces incidents étaient par contre complètement nouvelles. Et ces explications ont semblé être acceptées par les média et une grande partie de la population, ce qui était aussi tout à fait inattendu. Ce qui était nouveau, ce n’était donc pas le ou les crimes racistes, c’était l’explication fournie à ces crimes et la réaction des media à ces faits.

Et comme toujours quand quelque chose me surprend, j’essaie de comprendre, et donc je me mets à lire. Et tres rapidement, Emmanuelle me signala un livre dans lequel toute la genèse et les développements de ces nouvelles façons de penser était décrites et fort bien expliquées. Ce livre, paru il y a plus de deux ans, s’appelle « Le multiculturalisme comme Religion Politique », édité chez ‘’Politique Lexio » et son auteur Mathieu Bock-Coté (MBC) est bien connu des lecteurs ou des auditeurs français, bien que vivant au Québec où il enseigne la sociologie. C’est de loin le meilleur livre que j’ai lu sur l’évolution intellectuelle de la gauche depuis 1960, aussi bien en Amérique qu’en France et sur les liens qui unissent ces deux gauches.

Comme à l’accoutumée quand je fais la découverte d’un grand livre, il va se retrouver au dernier étage de ma bibliothèque où il côtoiera les ouvrages de René Girard, Bertrand de Jouvenel, Arnold Toynbee, Soljenitsyne, Bastiat, Tocqueville, Jean-François Revel, Milton Friedman, Von Mises…J’ai souvent écouté ou lu Bock-Coté, j’ai même participé à une émission sur Sud- Radio avec lui, mais je ne me doutais pas qu’il pouvait atteindre ce degré de profondeur. Ceux qui veulent comprendre ce qui nous menace pour mieux lutter pour défendre leurs idées doivent donc lire ce livre.  Pour les cossards parmi les lecteurs (et je sais qu’il y en a, l’étant moi-même), je me vois obligé de faire un petit résumé de cet ouvrage, au risque de trahir la pensée de l’auteur, ce dont je le prie de m’excuser

Commençons par un peu d’histoire. Dans les années 60, en France, un certain nombre de grands esprits, (Foucauld, Derrida, Bourdieu, Lacan…) se rendent compte que le Marxisme tel qu’il est pratiqué en URSS ou en Chine est un désastre. Comme ils haïssent et la démocratie et l’économie de marché, il leur faut inventer quelque chose de nouveau, et ils vont donc s’essayer à « fusionner » le Marxisme, le Freudisme et l’antiracisme.

L’idée est la suivante : l’opposition de base n’est pas entre la bourgeoisie et le prolétariat, mais entre les « oppresseurs » et les « opprimés ».  Cette oppression passe par l’éducation et le langage (le logos) et aussi bien les oppresseurs que les opprimés n’ont pas vraiment conscience de leurs statuts respectifs puisqu’ils attribuent les succès aux mérites des uns et les échecs à l’incompétence des autres. Ni les oppresseurs, ni les opprimés n’ont conscience de cette relation oppresseur/opprimé, ce qui veut dire que tout continue sans qu’aucun effort politique n’ait lieu pour changer quoi que ce soit.

Et c’est là qu’arrivent nos intellectuels français. Pour casser le côté soi-disant « héréditaire » de cette relation dominant-dominé, il faut d’abord détruire l’école, outil de domination, pour libérer les dominés de leur sujétion perpétuelle. La destruction de l’école Républicaine était donc voulue. Et le moins que l’on puisse dire est que les partisans de ces thèses ont parfaitement réussi dans leurs efforts de dynamiter nos systèmes d’enseignement depuis qu’ils s’y sont attelés il y a un peu plus de soixante ans.  Mais, comme l’avait prévu Gramsci, ces idées sont maintenant en train de passer du monde de l’enseignement à la société toute entière ce qui ne manquera pas d’avoir des effets profonds sur nos structures politiques.

Quittons donc l’historique et venons-en aux idées développées par cette nouvelle gauche.

  • L’histoire est toujours racontée par les vainqueurs, et les vainqueurs ont toujours été les plus violents (premier non sequitur). Comme notre civilisation s’est imposée au monde entier, cela veut donc dire qu’elle a été de loin la plus violente (deuxième non sequitur), et la conclusion est qu’ayant été la plus violente elle a été aussi la plus injuste (troisième non sequitur).
  • La bataille à mener n’est donc pas pour le contrôle des moyens de production, comme le pensaient les marxistes, mais sur l’essence même de la civilisation imposée par la majorité. Nos pays doivent abandonner les principes de base qui fondent notre civilisation, c’est à dire le marché libre et le pouvoir dévolu par la majorité des votants à ceux qui vont gouverner au travers d’élections fréquentes et contradictoires. Nos systèmes politiques, basés sur ces deux idées, sont en fait profondément injustes puisque ces principes impliquent la disparition par absorption des cultures minoritaires, la seule façon de cesser d’être opprimé étant de rejoindre la civilisation dominante en intégrant sa culture. Et la disparition d’une culture est un génocide. Toutes les cultures doivent en effet être acceptées comme égales[CG1], la démocratie n’étant pas la dictature de la majorité mais la protection des minorités.
  • Qui plus est, tous les pays dominants se trouvent être de race blanche (autre ânerie). Et donc, toutes les minorités non blanches dans ces pays ont été certainement traitées de façon particulièrement abominable puisque le seul choix qui leur était offert était de disparaitre en abandonnant leur propre culture et en s’assimilant à la culture dominante, ou d’être l’objet d’un racisme perpétuel.
  • Le rôle de l’Etat « juste » dans un tel monde n’est donc plus de s’occuper de la majorité qui l’a élu mais d’aider à la préservation des cultures minoritaires en transférant des ressources prélevées sur la majorité blanche pour que ces cultures minoritaires puissant se développer et survivre.
  • Il n’est pas besoin de signaler à ce point que cela ne peut se faire que si le contrôle de l’état est enlevé à la population blanche majoritaire qui a du mal à comprendre pourquoi elle devrait s’appauvrir au profit exclusif de gens qui refusent de s’intégrer. Ce qui veut dire que les souverainetés nationales doivent être abandonnées pour être transférées à des technocrates non élus travaillant dans des organisations extérieures à chaque pays, qui préfigurent le futur gouvernement mondial.
  • Et donc, ceux qui acceptent ces thèses ne sont favorables ni à des élections, ni à des référendums, ni à des consultations populaires, mais tout comme leurs ancêtres Marxistes, préconisent un gouvernement « mondial », le pouvoir étant exercé par une classe d’inamovibles oints du seigneur, chargés de guider l’humanité vers des lendemains qui chantent puisque dans le monde qu’ils nous préparent toutes les cultures vivront harmonieusement les unes avec les autres.
  • Pour empêcher l’horrible majorité blanche de se révolter, la souveraineté juridique et judiciaire doit être transférée en dehors de chaque pays à des cours de justice internationales qui mettront au point une jurisprudence garantissant la supériorité des droits de l’homme sur les droits des citoyens nationaux.
  • Le meilleur exemple d’une telle démarche se trouve bien sûr dans la construction européenne, que tous les partisans de ces analyses, dans le monde entier, considèrent comme la matrice du futur gouvernement mondial. Et du coup, la moindre tentative d’un pays européen ou d’un autre pour retrouver tout ou partie de sa souveraineté, ou pour préserver son identité nationale (refus de l’immigration), est accueillie avec fureur tant cela apparaît comme un véritable blasphème contre la nouvelle religion.
  • Mais il y a plus: comme chacune des minorités est d’un poids électoral assez faible, le pouvoir en place qui aura accepté l’idée du gouvernement mondial doit tout faire pour fédérer toutes les minorités pour qu’elles se lancent toutes ensemble contre la majorité ; les féministes s’allieront au LBGT et aux mouvements racialistes, les homosexuels avec les tenants des frères musulmans et les écologistes, tout est bon pour occuper le terrain politique, le but restant toujours le même : délégitimer la majorité « historique» et donc raciste en la convainquant qu’elle est à l’origine de tous les crimes de l’histoire..
  • A cet effet, sont créées des administrations spéciales qui financeront toutes les organisations issues de ces minorités, et curieusement dès que l’argent arrive, toute une série de gens, qui ne se rendaient pas compte qu’ils étaient horriblement opprimés, le découvrent avec bonheur et se mettent à battre le pavé des studios de télévision avec beaucoup de conviction.
  • De façon peu surprenante, les partisans du multiculturalisme se trouvent dans les media, chez les bureaucrates non élus, dans les organisations internationales ou les NGO financées par les milliardaires américains que tout le monde connait, ce qui ne surprendra personne. Et comme la Loi est l’’expression de la culture dominante, la respecter c’est faire le jeu des oppresseurs

C’est le combat du Parti Démocrate aux USA, de monsieur Macron en France, de madame Merkel en Allemagne, de la BCE et de Bruxelles aujourd’hui qui ont intégrés toutes ces idées dans leurs programmes ou leurs actions et dont aucun n’entend respecter la Loi des oppresseurs. Nous sommes donc dans une situation curieuse ou ceux mêmes qui sont chargés de faire respecter la Loi sont obligés de cacher leur véritable but quand ils cherchent à se faire élire, qui est de détruire la Nation, source de tous les maux.

Résumons-nous : Il y a quelques années, dans l’une de ces chroniques du Lundi, j’avais mentionné qu’en Océanie, la coutume était de scinder la population en hommes des arbres et en hommes des bateaux : Les hommes des arbres vivait sous leurs arbres (auprès de mon arbre, je vivais heureux… Georges Brassens), tandis que les hommes des bateaux, eux, coupaient les arbres pour faire des pirogues et aller voir si l’ile d’à côté n’était pas plus verte.

Cette distinction s’applique au monde entier : les hommes des arbres sont les locaux, contents de vivre et de mourir là où is sont nés, tandis que les hommes des bateaux, les globalistes, ne pensent qu’à aller voir l’ile d’à côté et cette opposition est beaucoup réelle que la distinction entre la droite et la gauche.  Les locaux veulent gérer leur commune ou leur pays, les internationalistes, le monde.

Et MBC, à ce point du raisonnement mentionne un fait très important : ces croyances, comme c’était le cas pour le Marxisme, sont d’une nature religieuse et ressortent de la Foi. Ce qui veut dire, comme l’a montré Karl Popper que l’on ne peut pas prouver qu’elles sont fausses…Toute opposition, considérée comme un blasphème, est donc instantanément assimilée à un désir de maintenir l’opprimé dans son oppression. Et c’est là que l’on nous ressort à chaque fois « les heures les plus sombres de notre histoire » … Discuter avec des gens qui vous traitent de racistes et d’oppresseur à la moindre objection, garantit que le débat sera bref.

Et voilà comment nous sommes passés du Marxisme scientifique au Marxisme multiculturel, et il est frappant de constater que ni l’un ni l’autre n’admettent la contradiction. Celui qui n’est pas d’accord avec eux est automatiquement un salaud. Les mauvaises idées, fondées sur la haine de l’autre qui ne peut être qu’une ordure puisqu’il n’est pas d’accord avec moi qui suis fondamentalement bon, et l’envie mimétique qui pousse mon adversaire à vouloir me liquider pour s’emparer de ce que je n’ai pu acquérir que par des crimes, ont décidément la vie dure. Comme le disait Soljenitsyne, la frontière entre le bien et le mal passe en chacun d’entre nous. Ces gens pensent au contraire que la frontière se situe en dehors d’eux, ce qui est le cas de tous les gens qui aiment le totalitarisme, qui, du coup, est en train de faire un brillant retour sur la scène politique.

Au XX -ème siècle, nous avons assisté à la victoire de la démocratie et du capitalisme d’abord sur le Nazisme, ensuite sur le Socialisme Scientifique, mais la lutte entre totalitarisme et démocratie ne s’arrêtera jamais, contrairement à ce que pensait Francis Fukuyama.

Au XXI -ème siècle, il va nous falloir nous débarrasser du marxisme multiculturel. Et la guerre a déjà bien commencé. Nous avons connu quelques solides escarmouches : Le Brexit, les dernières élections anglaises, la victoire de Trump aux USA en 2016 peuvent être considérées comme des victoires pour les hommes des arbres, les élections françaises et le changement de majorité en Italie comme des victoires pour les hommes des bateaux. Cet été nous avons assisté à un coup d’état mené par les hommes des bateaux en Europe contre la souveraineté fiscale des nations du vieux continent, et il s’est produit bien entendu sous les applaudissements des médias

(Voir à ce sujet https://www.youtube.com/watch?v=Tzjf9leUN8w&t=1087s.

Aux USA, le coup d’état contre le Président Trump n’est à ce jour pas éclairci.

Et donc la bataille centrale de notre époque, notre Armageddon, va avoir lieu cette fois ci aux USA entre l’inattendu représentant des hommes des arbres, Donald Trump et les hommes de l’état profond US qui sont les maitres d’œuvre de cette tentative de prise de pouvoir au niveau mondial pour le compte des hommes des bateaux.

  • Si Trump l’emporte et garde le Sénat, alors, on peut espérer que le camp adverse sera saisi d’une immense panique à l’idée de perdre toutes ses prébendes et reconnaîtra sa défaite, ce qui implique un changement de direction, voir un éclatement du parti démocrate, une mise au pas du système judiciaire, qui cesserait d’être l’outil de transformation sociale utilisé par la gauche, pour dire à nouveau le Droit, et une complète transformation des media aux USA, qui redeviendraient des organes d’information à la place d’être des vecteurs de propagande. On peut rêver…
  • Si Trump perd, et surtout s’il perd après des fraudes électorales massives (que les démocrates sont en train de préparer par une utilisation hors norme du vote par correspondance), alors je craindrais le pire tant les risques de guerre civile apparaîtraient aux USA entre les côtes atlantiques et Pacifiques, fiefs électoraux des hommes des bateaux, et le reste du pays.

Jamais, dans ma vie, une élection n’aura été aussi importante, et jamais je n’ai eu aussi peur.

  • La nouvelle inquiétante est que les sondages sont mauvais pour Trump.
  • La bonne nouvelle est que pour la première fois dans l’histoire des USA, près des deux tiers des américains refusent d’indiquer leurs préférences électorales tant les hommes des bateaux font régner la terreur contre tous ceux qui supporteraient le Président sortant, ce qui revient à dire que les sondages ne veulent sans doute pas dire grand-chose.

Nous saurons à quoi nous en tenir le 4 Novembre au matin, sauf si le score était très serré, ce qui serait la pire des situations car elle pourrait facilement nous amener à une guerre civile que je crains par-dessus tout et dont nous avons peut-être vu les prémisses cet été aux USA.

 

« IL N’Y A RIEN DE MOINS INDÉPENDANT QU’UN CITOYEN LIBRE »

Loin que les classes éclairées et aisées, sous l’Ancien régime, fussent opprimées et asservies, on peut dire que toutes, en y comprenant la bourgeoisie, étaient souvent beaucoup trop libres de faire ce qui leur convenait, puisque le pouvoir royal n’osait pas empêcher leurs membres de se créer sans cesse une position à part, au détriment du peuple, et croyait presque toujours avoir besoin de leur livrer celui-ci pour obtenir leur bienveillance ou faire cesser leur mauvais vouloir.

On peut dire que, dans le dix-huitième siècle, un Français appartenant à ces classes-là avait souvent beaucoup plus de facilité pour résister au gouvernement, et pour forcer celui-ci de le ménager, que n’en aurait eu un Anglais du même temps, dans la même situation. Le pouvoir se fût cru parfois obligé envers lui à plus de tempérament et à une marche plus timide que le gouvernement anglais ne s’y fût cru tenu vis-à-vis d’un sujet de la même catégorie : tant on a tort de confondre l’indépendance avec la liberté. Il n’y a rien de moins indépendant qu’un citoyen libre.

Alexis de Tocqueville – L’Ancien Régime et la Révolution (1856)

EN BANDE SON :

1 réponse »

  1. La liberté d’informer qui???En campagne en 2017,Macron est venu dans les Hauts de France expliquer que cette région était peuplée d’alcooliques ,de consanguins………et les gens applaudissaient! On aurait dit du Coluche……….

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