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Les vieilles armes du mensonge et de l’ignorance…

Les vieilles armes du mensonge et de l’ignorance

 Publié le 01/03/2021 à 18:07 France Soir

Auteur(s): Laurence Beneux, journaliste-auteur pour FranceSoir

Tribune : Accusation de complotisme, attaques personnelles, des stratégies de manipulation qui ne datent pas d’aujourd’hui.

« Complotiste », ce mot me rappelle bien des souvenirs ! Depuis quelques mois, on voit le mot fleurir partout. Répété abondamment, il finit par entrer dans la banalité : beaucoup l’utilisent couramment, sans plus s’interroger sur son sens. C’est devenu un anathème à la mode ! Ou parfois une insulte. Traiter quelqu’un de complotiste, c’est lui prêter une conviction réputée folle: un complot est à l’œuvre, invraisemblable, inenvisageable. On pourrait souligner que les complots existent, l’histoire l’a prouvé, et qu’en envisager l’existence ne relève pas forcément du délire paranoïaque, mais ce serait passer à côté du problème : l’accusation de complotisme n’est plus que stratégie rhétorique. Il s’agit de disqualifier un discours gênant en faisant l’économie de l’argumentation. On exagère les propos d’autrui, voire on lui en invente, en spéculant inconsidérément sur ses intentions, puis on le traite de dingue. Car au fond, c’est bien une forme de folie que le terme « complotiste » insinue. Au mieux, une folie douce, au pire, une folie contagieuse et dangereuse. Qu’il faut à tout prix empêcher de devenir épidémique.closevolume_off

Dans tous les cas, l’accusation de complotisme s’apparente à une méthode stalinienne visant à réduire autrui au silence en le traitant de fou. C’est violent. C’est totalitaire. Et je reconnais d’autant mieux le procédé que j’en ai été victime.

Il y a une bonne vingtaine d’années, Serge Garde, dans l’Humanité, et moi-même dans le Figaro, révélons l’existence de milliers de documents pédopornographiques découverts à Zandvoort, aux Pays Bas, et nous alertons l’opinion publique sur l’existence d’une criminalité organisée extrêmement dangereuse : les réseaux pédocriminels. L’affaire fait grand bruit, nos articles sont repris dans tous les médias, tant et si bien que la garde des Sceaux de l’époque, Élisabeth Guigou, finit par intervenir au JT de France 3 pour assurer qu’elle « ne veut pas que rien ne soit laissé au hasard dans cette affaire ». Le classique « il faut que toute la lumière soit faite » des politiques, quand une affaire menace de virer au scandale. À ce détail près qu’en l’occurrence, l’inconscient de la ministre lui dicte une jolie double négation ! Ha, la vérité ! Vous voulez l’enfermer, elle sort quand même ! En 2000, le problème de la pédocriminalité demeure largement tabou et l’opinion publique en ignore à peu près tout. Visiblement, les autorités de l’époque entendent bien qu’il en demeure ainsi !

Une contre-offensive ne tarde donc pas à se mettre en place, qui vise à discréditer nos révélations. Des pseudo « contre-enquêtes » sont ficelées en quelques jours, alimentées par des fuites émanant visiblement du parquet, et ne reculant pas devant des procédés fort discutables.

Les réseaux sociaux sont alors quasi inexistants et les chaînes d’information en continu n’existent pas. Il n’est donc pas possible d’asséner des contre-vérités à longueur de journées et les polémiques enflent plus lentement qu’aujourd’hui. Mais les stratégies adoptées sont les mêmes.

À titre personnelle, la publication de cette enquête est le résultat de plus d’un an de travail, et je vous prie de croire que chaque information a été scrupuleusement vérifiée et recoupée. J’ai rencontré de nombreux enquêteurs, victimes, avocats, experts, magistrats. J’ai étudié des affaires similaires. J’ai une foule de documents en tout genre. Bref, je connais très bien mon sujet.

Attaquer l’enquête et les faits révélés est donc une entreprise périlleuse quand il s’agit de désamorcer une information dérangeante mais vraie. Le problème avec la vérité, c’est que ses contempteurs se retrouvent vite à court d’arguments crédibles.

Ils choisissent donc d’autres options qu’une argumentation qui aurait le mérite d’être honnête, mais serait vouée à l’échec quant au but recherché.

Attaquer les personnes à l’origine des informations dérangeantes est bien plus simple. La calomnie ou la critique personnelle virulente présente de multiples avantages. Elles peuvent non seulement discréditer la personne qui en est victime, mais aussi la rendre antipathique. Et elles constituent une menace non dite pour qui serait tenté de lui exprimer son soutien.

J’ai donc la surprise d’apprendre que des journalistes enquêtent sur ma petite personne. Mais comme il n’y a vraiment pas grand-chose à trouver, mes détracteurs doivent faire preuve de créativité. 

Je me retrouve donc d’abord qualifiée de « militante », sans qu’il soit précisé pour quoi je milite, ni en quoi, d’ailleurs, cela serait un problème. 

J’entends ensuite avec stupéfaction, un élu, invité sur un plateau télé, m’accuser d’être une « mauvaise citoyenne » : soutenir que la justice peut être défaillante serait une affirmation dangereuse, signant un indéniable manque de civisme. Il emprunte en cela un argument utilisé en Belgique dans le cadre de l’affaire Dutroux : les comités blancs, organisateurs de la marche blanche qui a suivi la découverte des petits corps de Julie et Mélissa, sont régulièrement accusés d’être des « anarchistes ».

Puis des voix s’élèvent pour contester l’existence d’un « grand complot ». Je suis interloquée : je n’ai jamais soutenu qu’un tel « grand complot » existât. Mais ça ne fait rien, me voilà qualifiée de « complotiste ». Il faut « raison garder » m’exhorte-t-on par média interposé. Le conseil vaut pour toute personne qui aurait le mauvais goût d’accorder du crédit à mon travail.

Faire dire à quelqu’un ce qu’il n’a pas dit pour le faire passer pour un illuminé est une stratégie classique de manipulation, ou à tout le moins d’enfumage. Il s’agit de créer de la confusion autour de l’information dérangeante, et de détourner l’attention des faits.

Quand il n’est pas question de « complotisme », les réseaux pédocriminels sont qualifiés par de « fantasmes de journaliste », un peu hors sol ou en quête de « sensationnalisme ».

Je suis mise en garde de ne pas me risquer à avancer que des « notables » pourraient faire partie de ces réseaux. Imaginer que des personnes influentes puissent avoir intérêt à nier l’existence d’une telle criminalité relèverait, selon certains journalistes, d’une paranoïa dangereuse pouvant alimenter celle d’une opinion publique crédule voire un peu bête.

La polémique est aussi amenée sur le terrain de la foi : on parle de « croyants » (les illuminés et autres complotistes, qui envisagent l’existence de réseaux pédocriminels) et de « non croyants » (les personnes raisonnables qui accepte le discours officiel : les prédateurs sexuels de mineurs sont toujours des criminels isolés, qui s’en prennent généralement aux enfants de leur propre famille). La rationalité a donc complètement déserté le débat public.

J’observe cet abandon de la raison avec un certain effarement. À moi, il semble que c’est une partie de la presse qui a perdu ses repères.

Tous ces professionnels qui « débunkent » l’information – pour reprendre un terme à la mode – ces « décodeurs » qui critiquent le travail de collègues sur un problème qu’ils connaissent visiblement fort mal, semblent avoir oublié le B.A-BA de la profession. Ils ont une opinion a priori, et cherchent avec zèle ce qui pourrait la conforter au mépris de la vérité. Les faits sont devenus complètement secondaires, et d’ailleurs, d’aucuns n’hésitent pas à les tordre. J’ai vu de pures spéculations présentées comme des faits. On disserte sur des victimes à qui on n’a jamais parlé, sur des documents que l’on n’a jamais vus, on fait mentir des expertises… Tout est bon !

Des officiels mentent avec aplomb, et des confrères relaient complaisamment leurs propos sans la moindre vérification ou velléité de contradiction. Plusieurs cadres de la police soutiennent que ces réseaux n’existent pas, sans jamais être contredits. Or, en se renseignant un tout petit peu, mes confrères si prompts à pourfendre la « fake news », auraient su que quelques réseaux pédocriminels avaient déjà été démantelés, donnant lieu à des condamnations criminelles, y compris en France. Et qu’ainsi, un officier de la direction de la police judiciaire prétendant le contraire n’est qu’un menteur.

Certains « conflits d’intérêt » auraient du pousser ces journalistes à prendre les fuites du parquet des mineurs de Paris avec beaucoup de prudence. En effet, j’apprends, et révèle rapidement dans le Figaro, que la justice française a été saisie de l’affaire de Zandvoort un an avant la publication de l’enquête. Et que ce même parquet des mineurs l’a classée moins de deux mois plus tard pour « absence d’infraction pénale » ! (Je rappelle que l’on parle de viols d’enfants, dont certains n’étaient que des bébés). Inutile de dire que dans ces conditions, voir ressurgir cette affaire, par voie de presse, quelques mois plus tard, est extrêmement gênant pour l’institution judiciaire qui a tout intérêt à « minimiser la portée de cette affaire » pour reprendre les termes du chef du parquet des mineurs de Paris. Pourtant, cet intérêt évident à nier les faits ne tempère pas le zèle de certains de mes confrères à soutenir aveuglément la version officielle.

Je propose alors à certains de ces journalistes de consulter les documents et preuves que j’ai à ma disposition afin d’éclairer leur lanterne. Hélas, seule une journaliste de l’émission « Arrêt sur images », tentée de rejoindre l’équipe des « décodeurs» de mon enquête sur les réseaux pédocriminels, accepte. Elle vient me voir au Figaro, pour consulter notamment un CD-Rom dont beaucoup parlaient sans l’avoir vu ; le projet de « débunkage » est alors abandonné par l’émission.

Les autres confrères qui se sont complaisamment lancés dans une critique aveugle d’une enquête journalistique qui ennuie beaucoup le gouvernement, refusent tout bonnement de venir voir de quoi ils parlent. Il faut dire qu’ils se sont tellement laissés embourber dans un marécage de mensonges, d’opinions sans arguments, d’attaques personnelles flirtant avec la calomnie, qu’il leur serait certainement très malaisé de revenir en arrière.

Vingt ans et quelques coups de filet plus tard, d’Angers à Madagascar, en passant par les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, et de nombreux autres pays, il ne fait plus de doute que les détracteurs de l’existence des réseaux pédocriminels avaient tort. Quelques procès médiatisés ont secoué la chape d’incrédulité qui assurait à cette dangereuse criminalité organisée un confortable silence. Plus personne ne peut plus en nier la réalité, même si le phénomène, et sa gravité pour la sécurité publique, demeurent largement sous-estimés. Le grand public sait même que l’on trouve des pédocriminels chez des « notables », y compris dans des sphères extrêmement influentes. Le livre de Camille Kouchner nous le rappelait encore récemment. Reste à prendre des mesures à la hauteur du problème, à doter enfin la justice d’armes efficaces pour protéger les enfants de prédateurs puissants, ingénieux, prêts à tout pour s’assurer l’impunité.

Par contre, force est de constater que les stratégies de désinformation n’ont pas changé. Leurs conséquences sont juste devenues plus violentes, les réseaux sociaux et les chaines d’information continue leur offrant une caisse de résonnance largement  amplifiée.

Laurence Beneux est journaliste et auteur de « Le livre de la honte – les réseaux pédophiles » aux éditions du Cherche-Midi et de « Droits des femmes et des enfants, l’intolérable indifférence » aux édition Michalon.

Auteur(s): Laurence Beneux, journaliste-auteur pour FranceSoir

J’ai lu le livre de Camille Kouchner, « La Familia Grande »… Je vais essayer d’en faire un résumé. Cela va être plus long que d’habitude et pas marrant du tout. Je sais que la plupart ne lisent que les titres des articles : on va voir si certains font un effort.

Le style est assez télégraphique, c’est plutôt un journal à posteriori. En fait, l’acte de pédophilie est évoqué en deux pages, mais bien entendu il sous-tend la raison du bouquin. C’est sûr qu’on voit son parcours, tu te dis : c’est une chance de ne pas avoir fini pendue ou dans un asile. Elle a été marquée, en ayant des crises de boulimie ou d’anorexie, et ensuite de gros problèmes pulmonaires. Je pense que le livre est aussi une psychothérapie.

Elle décrit sa famille, le monde dans lequel elle a baigné. C’est assez effrayant… Surtout que nous sommes dans un milieu de gens aisés, qui font partie de la classe dirigeante : c’est la prétendue élite.

C’est même parfois un peu gênant de lire ce déballage car le récit est détaillé, assez cru. C’est parfois glauque ou glaçant, comme la description des obsèques de sa mère qui est le premier chapitre de l’ouvrage, où l’on voit la vacuité de ce monde de mensonges.

Pourtant, ils ont tout pour vivre heureux : matériellement ce sont des privilégies. Ben non, la conclusion est que l’on est en présence de grands malades. De psychopathes. Tu te demandes si tu vis sur la même planète. Ce sont les mêmes qui ont déversé, et continuent de le faire, leur idéologie gauchisante, libertaire, de la jouissance sans entrave et moralisatrice envers le populo qui vote mal. Ils sont le camp du bien : en fait, des pourris.

Je ne suis pas sûr que l’objectif initial du livre était de faire la démonstration de la dégénérescence de cette petite oligarchie : de fait, c’est ce qui arrive… Comme souvent !

C’est la gauche Guevariste, Allende, Mitterrand, dans sa putriderie. Mais, ouf, dans les beaux quartiers.

Pour planter le décor, ses grands-parents ont eu trois enfants : sa mère Evelyne, sa tante Marie-France et un oncle, qui n’apparaît quasiment pas dans l’histoire.

Ses grands-parents ont vécu au gré des mutations du mari qui était haut-fonctionnaire, dans des régions exotiques, en particulier en Nouvelle-Calédonie. En fait, on se rend compte que la grand-mère Paula a toujours détesté son mari, qui en plus a eu le grand tort d’avoir commencé sa carrière sous Vichy. Le crime abominable ! Même s’ils ont eu trois enfants.

C’était une virago fémino-gauchiste : Simone de Beauvoir, qui testait les maîtresses de Sartre, était son idole. Nous sommes dans les années 50… Pour vous dire le niveau neuronal, ils ont divorcé mais ensuite se sont remariés et nouveau divorce. Et, là, elle a dit «  J’avais raté mon premier divorce, celui-là je l’ai réussi »…

A ce stade, tu sens qu’il y a un problème. Elle débarque à Nice, avec ses enfants, refait sa vie professionnelle, tout en continuant l’éducation libertaire de ses enfants.

Cette même Paula a expliqué à sa fille Evelyne, la future mère de Camille, comment jouir en faisant du cheval ou du vélo : la gamine avait 12 ans… Plus tard, Evelyne dira à sa fille Camille, qui avait une dizaine d’années  : « Tu comprends, j’ai fait l’amour à l’âge de 12 ans. Faire l’amour, c’est la liberté. Et toi, qu’est-ce que tu attends ? »…

En fait, tout ne repose que sur le sexe : c’est une obsession…

Le must du must de la libération de la femme était de ne pas porter de culotte ni sous-tif. La révolution va se loger dans les sous-vêtements, Lénine est dépassé… C’est la transgression des conventions bourgeoises. Le prolétariat, par contre, est totalement absent de leurs débats intellocrates. Le populo, moins on le voit, mieux on se porte.

Bref, les années passent. Evelyne, bien éduquée, part à Cuba et y rencontre Bernard, président à l’époque de l’UEC (Union des Etudiants Communistes). Visiblement, c’était un dogmatique : quand on voit la suite de son parcours, ça fait rigoler. Ils deviennent amants : jusque-là, rien de spécial. Sauf qu’ils rencontrent le Lider et, lui, saute sur l’occase : on connait la suite. Par contre, Bernard est vite consolé par Marie-France : apparemment, les deux sœurs avaient l’habitude de s’échanger leurs amants. Je suis d’accord, c’est un peu compliqué à suivre.

Ceci n’empêchera pas Bernard et Evelyne de convoler. Ils ont trois enfants, dont les jumeaux, Camille et Victor. Et, là, c’est le cirque complet : en fait, il n’y a aucune éducation. Bernard n’est jamais là, il est toujours en missions humanitaires. Et quand il revient c’est un fou, il est abominable, il hurle. Ils mettent ça sur le fait qu’il voit des horreurs : « Il faut le comprendre. Avec tout ce qu’il voit, avec tout ce qu’il fait… Peut-être qu’il ne sait pas gérer sa colère. Vous ne pouvez pas lui en vouloir. Ce n’est pas grave. »…

Les gauchistes trouvent toujours la bonne excuse.

La mère s’occupe de son métier : elle est prof de droit, une pointure semble-t-il. Elle confie les gamins à des nounous. Ben, oui, c’est mieux quand t’as du pognon, elle leur demande de l’appeler par son prénom et c’est le discours “vous êtres libres”. La nourriture, ce sont des surgelés, car faut pas perdre son temps avec la cuisine. Les bonbons à gogo, la colo en été : en réalité, elle se débarrasse d’eux : de fait, ils sont livrés à eux-mêmes. Surtout, je ne sens aucune affection dans tout ça. Bien entendu, Bernard et Evelyne baisent à droite, à gauche.

Ensuite divorce, les jumeaux ont 6 ans, le Bernard est expédié comme un malpropre. « Enfin, c’était un non événement ! De toute façon, votre père n’était jamais là. C’était un soulagement. Pas une cata, en tout cas. ».

Les gamins sont un peu perturbés, ils posent des questions. Un jour, excédée, la grand-mère Paula les plante en plein Paris : vous êtes assez grands pour rentrer à la maison… Tu sens l’azimutée…

Bernard, qui avait un droit de garde, refait sa vie avec la Ockrent qui s’avère être une marâtre :

« Tes enfants ne parlent pas à table. Ils sont muets ou idiots ? » ; « Tes enfants font trop de bruit, dis-leur de rire moins fort ». Écho paternel : « Bien sûr qu’ils doivent mieux se tenir ! » ; « Vous venez saluer les invités au moment de l’apéritif, après vous partez, après vous vous taisez. Pipi, laver les dents, dodo. » !

Du coup, ils voulaient plus aller chez eux. Vous voyez l’ambiance ! Des parents dingos ! Enferrés dans leur idéologie gauchiste ! Faut avouer, ça doit te marquer.

Sauf que la réalité va les rattraper.

Et nous arrivons à l’épisode Duhamel. Le mec cool, sympa, qui a joué l’incruste, la saloperie mondaine. Quand tu as l’expérience, tu vois venir ce genre d’escroc. C’est le gourou d’une secte qui sait séduire, hypnotiser les gens, les rendre dépendants. Le pervers manipulateur dans sa splendeur.

Le tennis, le piano, ils avaient droit à tout, sauf que ça restait dans le cercle. En plus, la Marie-France s’est maquée avec son cousin, Le piège complet. La Camille et ses frères étaient totalement sous l’emprise. Après c’était une gamine et c’est facile d’embobiner les enfants, mêmes les adultes… La preuve avec le covid…

Donc arrivent les vacances traditionnelles à Sanary, grosse propriété. C’est pas la petite villa achetée dans les années 50 à prix abordable par des employés. Nous arrivons dans la fantasmagorie.

Tous à poil à la piscine, elle ne donne que des prénoms faux, adultes, enfants, c’est la liberté, les réfractaires sont morigénées : « Dis donc, ça pousse, ma Camouche ! Mais tu ne vas tout de même pas garder le haut ? T’es pas comme Mumu, la coincée ! ».

Parfois, ils organisent des soirées intellos : il faut mimer des pièces de théâtre. Et voilà notre Camille embringuée :

« Camille, viens ici. À ton équipe, tu feras deviner “La Chatte sur un toit brûlant”… Tu connais pas ? C’est un film de cul. Démerde-toi. Au bout d’une minute, si tu n’y arrives pas, tu auras le droit de mimer chaque mot du titre. Mais avant cela… »… : du coup, elle s’est retrouvée à mimer des actes sexuels…

L’horreur totale !

L’alcool coule à flots. Sa mère lui achète les cigarettes, elle a 15 ans… La débauche est telle que, parfois, ils envoient les gamins ados en boîte jusqu’à 5 h du matin pour qu’ils ne voient par leurs turpitudes.

Auparavant sont intervenus deux événements. Son grand-père, qu’elle a rencontré furtivement, s’est suicidé dans l’indifférence complète de sa mère :

« Mon bébé, il s’est tué. Au pistolet. Comme un con. » ; « Arrête de t’interroger, il est bien libre de se tuer. Liberté, liberté… Je savais qu’il le ferait. Dernier acte agressif d’un homme égoïste. »

Ce sont des humanistes de gauche, au cas ou vous l’auriez oublié.

Ce que n’avait pas prévu la Evelyne est que sa mère Paula se flinguerait aussi 2 ans plus tard. La raison est inconnue. C’est marrant, ces gens qui promettaient des lendemains qui chantent ont préféré ne pas les voir. Là, par contre, ce fut la dévastation…

Du coup, Duhamel est devenu le protecteur, renforçant son emprise sur tout le monde. Evelyne est partie dans l’alcoolisme complet, une épave totalement soumise au gourou. Elle qui était contre le patriarcat et ultra féministe ! Ce qui ne l’a pas empêchée d’être directrice du Livre au ministère de la con culture sous Jack Lang. Le type qui est au courant de rien.

Dans ce climat de turpitudes, un jour, Victor a avoué à sa sœur que leur beau-père venait dans sa chambre se faire sucer : “Je vais te montrer. Tu vas voir, tout le monde fait ça.” Il m’a caressé et puis tu sais… »…

Je vous ai prévenu, c’est glauque !

Et, comme toujours dans ces cas-là, même ados, les gamins sont désemparés. Ils culpabilisent, surtout quand ils sont sous la mainmise d’un monstre : « Respecte ce secret. Je lui ai promis, alors tu promets. Si tu parles, je meurs. J’ai trop honte. Aide-moi à lui dire non, s’il te plaît. »

« Je ne sais pas s’il faut se fâcher. Il est gentil avec moi, tu sais. ».

Elle raconte que, quand l’ordure passait dans sa chambre après avoir violé son frère, il lui demandait : « Pourquoi tu dors avec une culotte, il faut que ça respire ».

On apprend aussi que l’Olivier mesurait la taille du sexe de leur frère aîné… Vous voyez le niveau du gars : une ordure de première.

Plus tard, une de ses copines lui révélera avoir été tripotée à 12/13 ans,

Je l’avoue, je ne sais plus quoi dire ! Ce type est un pervers indéfendable.

C’est l’emprise du gourou de la secte, un grand classique, oui mais de gôôôôcche. Dans d’autres textes, on rigole avec Mabuse, sauf que c’est un personnage de fictio. Là, nous sommes dans la réalité froide, ignoble. En plus, Mabuse ne se tape pas les gamins.

Les années passent avec la lourdeur du secret. Les fiestas continuent dans la maison maudite de Sanary. Toute la nomenklatura socialiste y a défilé, ce qui ne veut pas dire qu’à chaque fois c’était la débandade. Le Duhamel devait savoir se tenir parfois. Sauf que, je pense, les services étaient au courant de ses agissements, et donc les dirigeants.

Duhamel, comme par hasard, a été le bon soldat du système mondialiste…  : toujours du bon côté…

Dans son délire écœurant, il photographiait les gamins à poil et affichait ses œuvres sur les murs de la maison.

Le « pas au courant », faut la raconter à d’autres !

Les années passent et le secret est de plus en plus lourd à supporter. Victor a fait sa vie et veut effacer cette monstruosité de son esprit : c’est compréhensible quelque part.

Sauf que Camille, elle aussi, fait sa vie, a des gamins et se pose la question de savoir s’il est raisonnable de continuer à se taire. Elle envisage que ses enfants ou ceux de ses frères vont y passer.

Pour l’anecdote, elle a fait le geste naturel d’allaiter son premier enfant : elle fut vilipendée par sa mère Evelyne. C’était réactionnaire…

A force de persuasion, Victor a balancé à sa mère les faits. Sa réponse fut de minimiser :

« Il regrette, tu sais. Il n’arrête pas de se torturer. Mais, il a réfléchi, c’est évident, tu devais avoir déjà plus de 15 ans. Et puis, il n’y a pas eu sodomie. Des fellations, c’est quand même très différent. »

Et s’est victimisée contre ses enfants, « Comment avez-vous pu ainsi me tromper ? Toi, la première, Camille, ma fille, qui aurais dû m’avertir. J’ai vu combien vous l’aimiez, mon mec. J’ai tout de suite su que vous essayeriez de me le voler. C’est moi, la victime. »

« Il n’y a pas eu de violence. Ton frère n’a jamais été forcé. Mon mari n’a rien fait. C’est ton frère qui m’a trompée. »

Nous sommes dans la science-fiction ! Dans un monde parallèle !

Le grand basculement est le décès de Marie-France Pisier qui, au courant, était en train de balancer et a supplié sa sœur de virer l’ordure. Peine perdue. L’Evelyne se réfugiait dans l’alcool et les jeux à gratter.

Ceux qui disent “on ne savait pas”, désolé, c’est dans le bouquin. Je résume le crédo :

« L’inceste, il ne faut pas. Mais crier avec la meute, certainement pas ! »

C’est du style “ça va faire le jeu du Front National”…

Bref, Marie France Pisier meurt dans sa piscine avec une chaise : sur ce point, elle n’a pas d’avis. Il y a eu une enquête de la police à l’époque, en avril 2011 : à ce moment-là, Victor a tout déballé. Ceux qui prétendent le contraire : il y a un PV d’audition. Il n’a pas voulu déposer plainte, curieusement le parquet ne s’est pas saisi de l’affaire, LUI pouvait poursuive et, à l’époque, ce n’était pas prescrit.

Pur hasard, cette fripouille, avec Jack Lang, qui est au courant de rien comme toujours, a participé à la réforme de la constitution sous Sarko. On les retrouve tous…

Dès 2011, le petit milieu de la caste était au courant, faut pas me la raconter. Surtout qu’un flic avait balancé à l’époque les infos…

A l’arrivée, nous revenons au point de départ : les obsèques de sa mère, qu’elle aimait malgré tout, ce qui est humain. On constate que la bonne gauche, qui était présente, a traité ses enfants en pestiférés. Leur grand tort : avoir parlé. Pour moi, c’est un aveu…

Aujourd’hui, ils la jouent tous, “on soutient Camille, quel courage, elle a libéré la parole”. Alors qu’à l’époque, ces enflures l’ont tricardisée, ainsi que ses frères et sœurs.

Ce milieu est vraiment pourri.

Maintenant, je vais régler le compte définitif à Finkielkraut, et Elisabeth Levy qui tortillent. Ils tentent de nous expliquer : faut faire preuve de nuances. Quelles nuances ? C’est un abominable pervers sexuel, nous ne sommes pas dans un cours de philo. Je suis désolé, dans ce cas de figure, c’est un crime. La branlette pseudo intello n’a pas sa place.

C’est un adulte qui a profité de sa position dominante pour violer des mineurs : telle est la réalité !

On ne va pas commencer à chipoter sur l’âge… L’histoire du consentement est insane. Il y a un moment où essayer de défendre l’indéfendable est insupportable.

Finkie le gâteux, Liza l’hystéro. Voici la réponse donnée par une avocate pénaliste à Victor après le décès de leur mère : c’est clair et net. Je n’ai rien à rajouter :

« Vous avez été victime d’un crime, monsieur. J’ai écouté ce que vous m’avez raconté, votre affaire est très claire. J’ai cherché d’autres dossiers où dans le même contexte, aux mêmes âges et avec les mêmes faits, le beau-père a été largement condamné. Vous avez été victime d’inceste, monsieur. Et qu’importe qu’il essaye de dire que vous n’avez pas tenté de résister. Qu’importe qu’il essaye de dire que vous étiez plus âgé. C’est toujours pareil, dans tous ces dossiers. À mon sens, votre beau-père est coupable et il devrait être en prison. »

Pour conclure, hélas, c’est prescrit…

Finkie Liza, Goldna, c’est le Code Pénal actuel : vous auriez mieux fait de la fermer plutôt que débiter des conneries. Vous devriez avoir honte !

Article 222-24 du Code pénal

Le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle :

4° Lorsqu’il est commis par un ascendant ou par toute autre personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait

Article 222-31-1 du Code pénal

Les viols et les agressions sexuelles sont qualifiés d’incestueux lorsqu’ils sont commis par :

1° Un ascendant ;

2° Un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu ou une nièce ;

3° Le conjoint, le concubin d’une des personnes mentionnées aux 1°

et 2° ou le partenaire lié par un pacte civil de solidarité avec l’une des personnes mentionnées aux mêmes 1° et 2°, s’il a sur la victime une autorité de droit ou de fait.

Ce qui me sidère est que des associations prétendues anti-pédo, veulent introduire le consentement pour l’acte sexuel.

C’est quoi, cette jobardise ? Un adulte n’a pas à se taper un mineur, point à la ligne. Cette idée, c’est légaliser la pédophilie.

La loi existe, il suffit de l’appliquer et ne pas chercher des nuances comme certains.

Paul Le Poulpe

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5 réponses »

  1. A la kalach… très informatif et tire le portrait style Dorian Gray a la racaille des « intouchables » pédocriminels …le diable se niche dans les détails… beau travail de « nettoyage »!

  2. Rien à ajouter sur les qualifications des actes et des personnages sinon une chose :
    l’insistance sur la qualification de gauche a sa place dans la mesure où une tendance libertarienne a nettement prôné la pédophilie dans le moment et le sillage de ‘1968’. De même, la folle tendance à abandonner l’éducation des enfants a imprégné beaucoup d’imbéciles de cette génération dans cette explosion de changement de niveau de vie de l’après après-guerre.
    Pour autant ces débauches et cet abandon de l’éducation sont marginaux et typiques de la bourgeoisie nouvelle, sans racine, de nouveaux riches inéduqués-eh-du-con, he-du-con ! Cette bourgeoisie qui ayant atteint des élévations brutales de fortune et d’honneurs n’a plus qu’un but : lutter contre l’ennui de leur esprit vide par la recherche de plaisirs – on retrouve très fréquemment dans la littérature cette vie de débauche chez les aristocrates comme chez les nouveaux riches d’une bourgeoisie naissante des 19 et 20ème siècles. Ces gens peu ou pas éduqués découvrent le temps libre et n’ont à peu près rien à faire, sinon faire un peu de bruit avec leur bouche pour donner leurs ordres et s’assurer de leur pouvoir. Ils sont « arrivés » et vivent éveillés leur rêve, hors de toute contrainte du réel. Leur brusque changement de qualité de vie les a déstabilisés au point de leur faire perdre pieds avec les réel. Ils sont littéralement fous. Au point de peu ou pas cacher leurs exactions.
    Leurs mœurs sont ceux de la caste des intouchables (au sens européen), les dominants sans partage, fous de leurs pouvoir acquis, mais ni gauche ni droite n’a de place. Éventuellement on pourrait chercher un reste ou non de retenue dans la morale religieuse nettement plus présente à droite qu’à gauche mais c’est surtout l’absence des freins de la moindre éducation sociale qui génère ces crimes. Il n’y a pas de mœurs de gauche ou de droite, c’est culturel pas idéel. Une culture de classe sociale.
    Dans tous les cas, il est très discutable d’accepter la moindre prescription dans ce domaine. Le traumatisme étant ad vitam, souvent obsédant. Si s’ajoute une circonstance aggravante de proximité familiale, on ne peut qu’encore moins comprendre que ces crimes puissent rester impunis. Il y a certainement faute inexcusable (et sans circonstances atténuantes). Et hors d’un minimum de 20 ans de prison ferme plus perte perpétuelle de certains droits, on ne voit pas d’alternative possible. On peut s’interroger qu’un crime punissable d’une peine aussi lourde puisse être assorti de prescription.
    Bien-que rappelé dans ce document, on ne parle que des crimes d’adulte sur enfant (où la notion de consentement n’existe pas). Toute activité – quelle qu’elle soit – entre adultes consentants ne regarde personne tant que cela ne nuit pas à autrui, cela va sans dire, mais non plus à l’entourage dépendant comme le sont les enfants – il y a là, une zone grise très difficile à prendre en compte. On sait combien le mimétisme est puissant, que les violences subies se reportent sur l’entourage faible, que ce soit dans le cadre familial, du travail ou autre. Les proches des traumatisés sont des victimes potentielles connues. Mais de nouveau tout contrôle social est difficile. Il a pourtant d’évidentes justifications de paix sociale.
    La tendance totalitaire du capitalisme rend ce délicat problème social ingérable. Il est temps de mettre en adéquation pouvoir social et volonté populaire en prenant en compte l’expérience historique.

    • Attention à ne pas confondre libertarien et libertaire. Leur point commun étant la défiance vis-à-vis de l’Etat. Mais dans le cas des Libertaires (anarchistes de gauche) il s’agit d’abolir l’Etat pour évoluer vers une utopie autogestionnaire, dans le cas des Libertariens il s’agit d’encadrer l’Etat au travers d’un Etat de droit et de limiter ce dernier à ses fonctions régaliennes.

      Et Justement si l’on fonctionnait véritablement dans un Etat de droit avec une application stricto sensu des règles énoncées certains ne pourraient se sentir au-dessus des lois parce qu’exposés en permanence à de très lourdes sanctions et certaines pratiques délictueuses se verraient du même coup bien réfrénées et ceci quelque soit le milieu concerné certains agissant par instinct primaire d’autres par perversion.

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