Ou comment l’Amérique respectable a donné les clés au monstre
On a raconté Epstein comme un prédateur solitaire. C’est un mensonge confortable.
Le cœur du dossier n’est pas la perversion : c’est le financement, la délégation de pouvoir, et l’installation d’un homme sans légitimité au centre d’un réseau mondial.
Le nom de ce cœur, c’est Leslie Wexner.
On nous a vendu Epstein comme un fait divers.
Un accident moral. Un “prédateur”. Un homme seul, pathologique, monstrueux, surgissant de nulle part comme un vampire de banlieue.
C’est l’écran de fumée.
Epstein n’est pas un mystère sexuel.
Epstein est un mystère juridique, financier, et institutionnel.
Et au centre de ce mystère — non pas dans les marges, mais au cœur même de l’Amérique la plus respectable — il y a un nom que les médias traitent toujours comme un “détail”, un “client”, une “erreur de casting”.
Ce nom est : Leslie Wexner.
Le fondateur de The Limited, le bâtisseur de Victoria’s Secret, le philanthrope de l’Amérique juive, l’homme des fondations, des bourses, des universités, des programmes de leadership, l’homme de la respectabilité “soft power”.
Le milliardaire en costume.
Le point de départ.

1) Le crime moderne ne commence pas par le sexe : il commence par la procuration
Il faut le dire une fois, froidement, sans hystérie, sans métaphysique, sans roman.
La relation Wexner–Epstein n’est pas “ambiguë”.
Elle est documentée et elle est structurelle.
Dans les années 1980, Wexner rencontre Epstein — un personnage sans pedigree, sans diplôme, sans track record crédible à Wall Street. Et pourtant, ce même Epstein devient rapidement :
- le gestionnaire de ses affaires,
- un intime,
- un homme de confiance,
- un opérateur central,
- et surtout : le détenteur d’une procuration (power of attorney).
Or une procuration n’est pas un dîner.
Ce n’est pas une photo.
Ce n’est pas une rumeur.
Une procuration, c’est une clé maîtresse.
C’est la permission légale de faire au nom d’un autre ce qu’un autre ne veut pas signer lui-même.
C’est la délégation totale.
Quand un milliardaire donne cela à quelqu’un, il ne lui confie pas “des conseils”.
Il lui confie une souveraineté.
Et c’est là que l’histoire cesse d’être un scandale sexuel pour devenir une affaire de pouvoir.
2) Wexner n’est pas “le client d’Epstein”. Epstein est l’outil de Wexner.
Il faut inverser le regard.
Dans le récit officiel, Epstein est le prédateur, Wexner est le riche naïf.
Le vieux milliardaire “abusé”.
Ce récit ne tient pas.
Parce que ce que Wexner donne à Epstein est disproportionné, irrationnel, inouï.
- accès à son jet, à ses résidences,
- usage de son réseau,
- intégration dans des fondations,
- et surtout : transferts d’actifs et d’infrastructures.
Epstein n’a pas “séduit” Wexner comme on séduit un bourgeois.
Il a été adopté.
Et l’adoption, dans les cercles de pouvoir, n’est jamais sentimentale.
Elle est fonctionnelle.
3) La maison : symbole parfait d’un transfert de souveraineté
Un des éléments les plus accablants du dossier n’est pas une vidéo, ni un témoignage, ni une rumeur.
C’est un objet simple : un bien immobilier.
Wexner a acquis une propriété emblématique à New York (East 71st Street) — un palais urbain, un marqueur de caste.
Et cette maison a fini entre les mains d’Epstein.
Là encore, on peut raconter cela comme une “bizarrerie”.
Mais dans la logique de l’Empire, une maison n’est pas une maison.
C’est :
- un centre de réception,
- un hub d’influence,
- un lieu de passage,
- un territoire.
Donner cela à Epstein, ce n’est pas lui faire un cadeau.
C’est le faire entrer dans une classe sociale à laquelle il n’appartient pas.
C’est lui donner une façade.
Une couverture.
Une scène.
Et l’affaire Epstein est une affaire de scènes.
4) La philanthropie : l’arme blanche du pouvoir moderne
Wexner n’est pas seulement un industriel.
Il est un architecte de “leadership”.
Il a structuré une partie de la philanthropie juive nord-américaine autour d’un objectif central : fabriquer des élites.
Le programme Wexner, les bourses, les cursus, les fellows, les liens avec Harvard, les connexions avec Israël, les réseaux transatlantiques : tout cela n’est pas de la charité.
C’est de la production d’influence.
La philanthropie, dans ce monde, est une police morale.
Elle sert à sanctifier les puissants.
Et Epstein, grâce à Wexner, a été sanctifié.
C’est l’un des points les plus noirs de toute l’affaire :
l’homme était déjà un dispositif, et il a été placé au cœur de structures qui fabriquent la respectabilité.
5) Le Mega Group : l’oligarchie privée sous forme de séminaire
Autour de Wexner gravite une constellation : le Mega Group (ou Study Group), réseau informel de milliardaires, discret, structuré, influent, centré sur la philanthropie, l’identité, le soutien à Israël et la coordination des grands donateurs.
Peu importe ici les fantasmes.
Ce qui compte, c’est la logique.
Ce groupe représente le modèle exact de ce qu’est le pouvoir aujourd’hui :
pas un gouvernement, mais une coordination d’acteurs privés.
Et dans cette logique, Epstein n’est pas un “accident”.
Il est un outil idéal :
- discret,
- mobile,
- adaptable,
- sans identité publique forte,
- capable de servir d’intermédiaire,
- et surtout : capable d’offrir des services que l’institution ne peut pas offrir officiellement.
6) Le dybbouk : le moment où le masque tombe
Il y a un détail fascinant — presque grotesque — qui mérite d’être retenu.
En 1985, le New York Magazine publie un portrait de Wexner.
Il y est décrit comme habité par un “dybbouk”, un démon, un esprit, une force intérieure.
On peut y voir une métaphore de l’anxiété.
Ou une mise en scène.
Mais ce détail dit quelque chose de très précis :
Wexner a toujours su que sa puissance reposait sur une part sombre.
Et il a accepté de la raconter.
Le capitalisme américain aime ces mythologies : le génie, l’obsession, la compulsion, la “démangeaison de l’âme” qui pousse à conquérir.
Sauf qu’ici, l’obsession a un nom.
Epstein.
7) Le point décisif : Wexner n’a jamais été poursuivi
C’est ici que tout devient insoutenable.
Wexner coupe les ponts officiellement avant 2008, puis affirme plus tard avoir été “volé” par Epstein, à hauteur de dizaines de millions.
Mais Wexner n’a jamais été traité comme un suspect majeur.
Or, objectivement, dans une affaire de cette nature, le premier réflexe d’un État normal serait :
- de saisir les flux,
- d’enquêter sur les transferts,
- de reconstituer les structures,
- d’interroger le rôle du milliardaire.
Mais non.
Wexner est resté dans la zone blanche.
Et quand un homme est dans la zone blanche, ce n’est pas qu’il est innocent.
C’est qu’il est protégé.
8) Ce que Wexner représente : l’argent-source, la couverture, la plateforme
Il faut ici revenir à la logique centrale.
Epstein, au fond, n’a jamais eu de fortune “normale”.
Il n’a jamais eu de business transparent.
Il n’a jamais eu de track record.
Il a eu :
- des clients qui payaient trop,
- des honoraires absurdes,
- des trusts opaques,
- des fondations,
- des connexions,
- des services non définis.
Mais pour qu’un tel dispositif existe, il faut un sponsor.
Wexner est le meilleur candidat possible.
Pas forcément comme “complice sexuel”.
Ce n’est pas nécessaire.
Mais comme :
- sponsor,
- facilitateur,
- garant,
- financeur,
- et surtout : donneur de légitimité.
9) Conclusion : Epstein est un dispositif. Wexner est l’un de ses piliers.
Le scandale Epstein n’est pas “un réseau de prostitution”.
C’est une structure de pouvoir, où le sexe n’est qu’une munition, un levier, un carburant.
Et dans cette structure, Wexner apparaît comme une figure fondatrice.
Un homme qui a donné :
- la clé juridique,
- la clé sociale,
- la clé institutionnelle,
- la clé financière.
Le reste — Maxwell, Barak, Gates, Clinton, princes, banquiers, diplomates — peut être vu comme des cercles concentriques.
Mais le point de départ, lui, reste froid.
Wexner.
Encadré — La thèse interdite (et pourtant rationnelle)
On cherche toujours “les clients d’Epstein”.
C’est une erreur de cadrage.
La question n’est pas :
“À qui vendait-il des filles ?”
La question est :
“Qui a financé la plateforme ?”
Parce que ce qui a fait d’Epstein un monstre global n’est pas son vice.
C’est son immunité.
Et l’immunité, dans le monde réel, se finance.
“Le crime moderne ne tue pas : il administre. Il finance. Il blanchit. Il recrute.”

🎵 Creedence Clearwater Revival — “Effigy”
“L’effigie brûle. Mais l’autel, lui, reste debout.”
(la chanson est parfaite : procès du simulacre, du masque, du faux saint, du faux prince.)
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WEXNER : LE MILLIARDAIRE QUI A DONNÉ LES CLÉS AU MONSTRE
On nous raconte toujours Epstein comme un “prédateur isolé”, un pervers qui aurait “réussi” par magie, avant de tomber comme un météore.
C’est faux.
Epstein n’a pas commencé par le sexe.
Il a commencé par le pouvoir juridique.
Et le nom qui revient, encore et encore, comme un battement sourd derrière toute l’architecture : Leslie Wexner.
Un homme qui n’est pas un figurant.
Pas un “client”.
Pas un “ami”.
Mais le sponsor originel.
Celui qui, au cœur de l’Amérique respectable, a donné à Epstein ce que personne ne donne à un inconnu :
la procuration, le contrôle, la légitimité, l’accès, les fondations, la maison, le jet, les réseaux, la respectabilité.
Le scandale Wexner n’est pas une rumeur.
C’est une structure.
Et cette structure est la seule explication rationnelle à “l’argent impossible” d’Epstein.
Parce que le vrai secret n’est pas :
Le vrai secret, plus lourd, plus dangereux, plus tabou, c’est :
Et pourquoi.
🎵 Morceau d’accompagnement : Creedence Clearwater Revival — Effigy
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