COVID-19

đŸ”„ HANTAVIRUS : LE RETOUR DE LA PANIQUE ?

OMS, médias, mémoire du Covid et industrie de la peur

Note Substack Premium — Blog à Lupus


TL;DR

Le retour mĂ©diatique du hantavirus n’est pas seulement une question sanitaire.

C’est un test.

Un test de mémoire collective. Un test de crédibilité institutionnelle. Un test de capacité des médias à réactiver les réflexes psychologiques du cycle Covid.

Car depuis 2020, quelque chose s’est brisĂ©.

L’OMS n’est plus perçue comme une autoritĂ© neutre. Les mĂ©dias ne sont plus considĂ©rĂ©s comme des arbitres fiables. Les gouvernements ne bĂ©nĂ©ficient plus du monopole de la vĂ©ritĂ© sanitaire.

Et surtout : le public a compris que les pandémies modernes sont aussi des événements politiques, financiers, technologiques et psychologiques.

Le problĂšme n’est donc plus seulement le virus. Le problĂšme, c’est la gouvernance du rĂ©cit.

OMS, médias, mémoire du Covid et industrie de la peur

I. Le hantavirus : menace réelle ou répétition scénarisée ?

Le hantavirus existe. Il n’est pas inventĂ©.

C’est un ensemble de virus transmis principalement par les rongeurs, avec des formes parfois graves, notamment pulmonaires.

Mais ce qui frappe aujourd’hui n’est pas tant la dangerositĂ© intrinsĂšque du virus que la vitesse avec laquelle la machine mĂ©diatique mondiale semble vouloir transformer un Ă©pisode localisĂ© en objet psychologique global.

Le mécanisme est désormais connu.

  1. Un foyer isolé.
  2. Des images anxiogĂšnes.
  3. Des experts omniprésents.
  4. Une rhĂ©torique de l’urgence.
  5. Une montée progressive des hypothÚses catastrophistes.
  6. Une moralisation du débat.
  7. Une stigmatisation des sceptiques.

Le script est reconnaissable.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui pose problĂšme.

Car aprĂšs le Covid, la population occidentale ne rĂ©agit plus de la mĂȘme maniĂšre.

L’effet psychologique de sidĂ©ration fonctionne moins.

Pourquoi ?

Parce que le Covid a laissé derriÚre lui un champ de ruines cognitives.


II. Le vrai sujet : l’effondrement de la confiance institutionnelle

Le Covid n’a pas seulement Ă©tĂ© une pandĂ©mie.

Il a été un crash-test civilisationnel.

Et beaucoup d’institutions y ont perdu leur crĂ©dibilitĂ©.

L’OMS

L’Organisation mondiale de la santĂ© apparaĂźt aujourd’hui aux yeux d’une partie importante du public comme :

  • opaque,
  • dĂ©pendante de grands financeurs privĂ©s et Ă©tatiques,
  • politiquement influençable,
  • incapable de reconnaĂźtre ses erreurs,
  • et surtout profondĂ©ment compromise par sa gestion de la pĂ©riode Wuhan.

Le problĂšme central n’est mĂȘme plus de savoir si l’OMS a menti volontairement.

Le problĂšme est qu’une partie croissante de la population pense dĂ©sormais qu’elle en est capable.

Et cela change tout.


III. Le traumatisme Covid a changé la structure mentale des sociétés occidentales

Avant 2020, la plupart des citoyens occidentaux pensaient encore que :

  • les experts Ă©taient neutres,
  • les mĂ©dias vĂ©rifiaient les faits,
  • les laboratoires servaient uniquement la santĂ© publique,
  • les gouvernements n’utiliseraient jamais la peur comme instrument politique massif.

AprĂšs les confinements, les censures numĂ©riques, les contradictions sanitaires permanentes et les polĂ©miques sur l’origine du virus, cette innocence a disparu.

Le public sait désormais plusieurs choses.

1. Les institutions peuvent se tromper massivement

2. Les médias peuvent fonctionner comme des amplificateurs émotionnels

3. Les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques peuvent influencer les politiques sanitaires

4. Les technologies de contrĂŽle social peuvent ĂȘtre dĂ©ployĂ©es trĂšs vite

5. La peur permet d’obtenir des niveaux d’obĂ©issance extraordinaires

Voilà pourquoi chaque nouvelle alerte sanitaire devient immédiatement géopolitique.


IV. Le hantavirus arrive dans un contexte explosif

Le contexte mondial actuel est extrĂȘmement particulier.

Nous vivons simultanément :

  • une inflation persistante,
  • des tensions gĂ©opolitiques majeures,
  • une guerre Ă©nergĂ©tique,
  • une crise de confiance dĂ©mocratique,
  • une explosion de l’endettement,
  • une militarisation technologique,
  • et une transition vers des systĂšmes de contrĂŽle numĂ©riques plus centralisĂ©s.

Dans ce climat, toute crise sanitaire potentielle devient automatiquement un multiplicateur politique.

Pas nĂ©cessairement parce qu’il existe un « grand complot centralisĂ© ».

Mais parce que les systĂšmes de pouvoir utilisent naturellement les crises pour Ă©tendre leurs capacitĂ©s d’action.

C’est un mĂ©canisme structurel.


V. La pandémie comme architecture de gouvernance

Le vrai basculement du Covid fut lĂ .

La pandĂ©mie n’a pas seulement Ă©tĂ© traitĂ©e comme un problĂšme mĂ©dical.

Elle a servi de laboratoire de gouvernance.

Confinements. Traçage. QR codes. Passeports sanitaires. Censure algorithmique. Coordination public-privé. Synchronisation médiatique mondiale.

Pour beaucoup d’États et de grandes plateformes technologiques, cette pĂ©riode a dĂ©montrĂ© quelque chose de fondamental :

une sociĂ©tĂ© numĂ©rique hautement connectĂ©e peut ĂȘtre pilotĂ©e comportementalement Ă  grande Ă©chelle.

Et cela représente un changement civilisationnel majeur.


VI. Le problùme de l’OMS : survivre politiquement et financiùrement

Depuis le retrait amĂ©ricain partiel et les critiques croissantes venues de plusieurs pays occidentaux, l’OMS fait face Ă  une crise de lĂ©gitimitĂ©.

Or une bureaucratie mondiale ne disparaĂźt jamais volontairement.

Elle cherche :

  • Ă  justifier son existence,
  • Ă  prĂ©server ses financements,
  • Ă  maintenir sa centralitĂ©,
  • Ă  rĂ©activer sa fonction de coordination globale.

Le risque n’est donc pas forcĂ©ment une manipulation directe.

Le risque est plus subtil.

C’est l’existence d’un biais structurel vers l’alarmisme.

Une organisation dont la mission est de prévenir les pandémies aura toujours tendance à interpréter les événements à travers le prisme du risque maximal.

Et les mĂ©dias modernes, eux, vivent de l’attention.

La peur devient alors une ressource.


VII. Les mĂ©dias ne vendent plus de l’information : ils vendent des Ă©tats Ă©motionnels

Le systÚme médiatique contemporain ne fonctionne plus comme au XXe siÚcle.

Il fonctionne sur :

  • l’engagement,
  • la rĂ©action Ă©motionnelle,
  • l’indignation,
  • la peur,
  • l’anxiĂ©tĂ©,
  • la polarisation.

Dans cet environnement, un virus est parfait.

Il permet :

  • des images fortes,
  • des graphiques,
  • des scĂ©narios catastrophes,
  • des experts omniprĂ©sents,
  • une couverture 24h/24,
  • une dramaturgie continue.

Le virus devient contenu.

Et l’attention devient profit.


VIII. Le nouveau clivage mondial : confiance contre méfiance

Le Covid a créé deux blocs psychologiques.

Bloc 1 :

Ceux qui pensent encore que les institutions globales restent globalement fiables malgré leurs erreurs.

Bloc 2 :

Ceux qui considÚrent désormais que les institutions sont devenues des structures idéologiques, bureaucratiques et potentiellement manipulatrices.

Le hantavirus devient alors un révélateur.

Car chaque camp interprĂšte immĂ©diatement l’évĂ©nement selon sa grille de lecture.

Pour les uns : une menace sanitaire sous-estimée.

Pour les autres : une tentative de réactivation de la peur collective.


IX. Le vrai danger : la prochaine crise ne sera peut-ĂȘtre pas sanitaire

Le problĂšme majeur est peut-ĂȘtre ailleurs.

À force de surmĂ©diatiser des risques rĂ©els mais limitĂ©s, les institutions dĂ©truisent leur propre crĂ©dibilitĂ©.

Et lorsqu’une vĂ©ritable catastrophe apparaĂźtra, une partie de la population ne croira plus personne.

C’est le paradoxe fatal du cycle Covid.

En utilisant la peur comme outil de gestion, les systĂšmes de pouvoir ont peut-ĂȘtre dĂ©truit leur capacitĂ© future Ă  gĂ©rer une crise rĂ©elle.


X. Ce qui se joue réellement

DerriĂšre le hantavirus, ce qui se joue est beaucoup plus vaste.

C’est la bataille pour le contrĂŽle de la rĂ©alitĂ© narrative.

Qui dĂ©finit le danger ? Qui dĂ©cide de l’urgence ? Qui arbitre la vĂ©ritĂ© scientifique ? Qui contrĂŽle les plateformes ? Qui dĂ©cide de ce qui peut ĂȘtre dit ?

Depuis 2020, la réponse implicite du systÚme est devenue :

une alliance entre bureaucraties internationales, États, plateformes numĂ©riques, mĂ©dias, et grands acteurs technologiques.

Or cette centralisation produit mécaniquement une réaction inverse : la défiance.


XI. Le retour du réel

Le systÚme médiatique moderne croyait pouvoir gouverner durablement par la peur.

Mais il existe une limite.

Le réel finit toujours par revenir.

Quand les gens voient les contradictions. Quand ils observent les intĂ©rĂȘts financiers. Quand ils constatent les incohĂ©rences. Quand ils subissent les consĂ©quences Ă©conomiques.

Alors la confiance s’effondre.

Et une sociĂ©tĂ© sans confiance devient extrĂȘmement difficile Ă  gouverner.


Conclusion — La pandĂ©mie permanente

Le hantavirus n’est peut-ĂȘtre pas le sujet.

Le sujet, c’est la transformation du monde occidental en civilisation de gestion permanente du risque.

Risque sanitaire. Risque climatique. Risque informationnel. Risque sécuritaire. Risque algorithmique.

Une société anxieuse accepte davantage de contrÎle.

Et une société numérisée permet un contrÎle sans précédent.

La grande question des annĂ©es Ă  venir ne sera donc peut-ĂȘtre pas :

« Quel sera le prochain virus ? »

Mais plutĂŽt :

« Jusqu’oĂč des sociĂ©tĂ©s fatiguĂ©es, fragmentĂ©es et inquiĂštes accepteront-elles d’échanger leur libertĂ© contre la promesse de sĂ©curitĂ© ? »

Et surtout :

que reste-t-il d’une dĂ©mocratie quand l’état d’urgence devient l’état normal ?


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