Mon Banquier est Central

Petite réflexion autour du Système Bancaire Européen

 Les événements des 6 derniers mois  ont confirmé une chose sur les institutions financières européennes : celles-ci sont internationales durant leur vie, mais nationales durant leur mort. Lorsqu’un établissement rencontre des difficultés, le soutien ne vient que des gouvernements du siège social de la maison mère : la coordination des Etats Européens pour soutenir un établissement multidomestique reste donc un véritable sujet à défaut d’être une réalité. Seuls Dexia, Fortis, voire Unicredit, ont bénéficié du soutien de plusieurs gouvernements….Cela en dit long sur la vacuité du système dit Européen tant sur le plan politique qu’économique, et qu’il faille de plus s’en remettre à la superstructure du FMI financée (LOL!!!) en grosse partie par les USA pour se sortir du pétrin d’Europe de l’Est est le plus cuisant des aveux d’échec pour les « refondateurs du système kapitaliste »(sic)…Ignoramus Trichet peut aller se rhabiller!!! ….Alors plutôt que de perdre leur temps à chercher la fausse insolvabilité chez les Banques US  la clique des « bien pensants » néokeynésiens socialistes feraient donc bien de se poser la question du vrai risque systémique que font peser à l’ensemble de la planète économique  la sur dimension  des Banques Européennes…Quant à l’Europe désormais dépendante militairement de l’OTAN, économiquement du FMI et inexistante sur le plan politique elle peut toujours tenter de s’arrimer aux vestiges et aux splendeurs déchues de sa monnaie unique -en son genre- mais pour combien de temps encore ??? 

 POUR EN SAVOIR PLUS :

 Le FMI tourne à plein régime en Europe de l’Est

 Par Ram Etwareea  le temps 17/4/09

La Pologne demande un prêt de 20 milliards de dollars. L’Ukraine et la Hongrie reprennent les négociations pour faire débloquer de nouvelles tranches. La Bosnie est tentée

Auréolé par le récent sommet du G20 qui lui a promis de renflouer les caisses, le Fonds monétaire international (FMI) tourne de nouveau à plein régime. La Pologne, qui a priori résiste plutôt bien à la crise, a demandé mardi une ligne de crédit de 20 milliards de dollars. Le prêt sera négocié au nouveau guichet ouvert aux économies en bonne santé et servira davantage comme une réserve dans le but de donner confiance aux investisseurs.

Au début du mois, le Mexique a demandé un même type de prêt de 47 milliards de dollars. Selon des experts cités par AFP, le Brésil, la Colombie, le Chili, la Corée du Sud, la République tchèque et Singapour pourraient bientôt aussi faire appel au FMI, ce prêteur de dernière instance. Selon des rumeurs, même la Grande-Bretagne pourrait y avoir recours, même si le premier ministre, Gordon Brown, a indiqué que «la question ne se posait pas pour l’instant».

Mais à présent, c’est en Europe de l’Est que l’institution est très active. Elle va reprendre les négociations avec l’Ukraine, l’un des pays parmi les plus fragilisés par la crise financière et économique. Après avoir connu une croissance annuelle moyenne de 7% depuis l’an 2000, son économie, financée largement par la dette extérieure et la spéculation immobilière, s’est effondrée en 2008.

Conditions impopulaires

C’est dans ce contexte qu’un prêt de 16,4 milliards de dollars a été signé en novembre avec le FMI. Une première tranche a été déboursée aussitôt après, mais par la suite, le parlement ukrainien, divisé politiquement entre les partisans du président, Viktor Iouch­tchenko, et ceux de la première ministre, Ioulia Timochenko, s’est opposé aux conditions liées au prêt. Par conséquent, le déboursement d’une deuxième tranche de 1,9 milliard de dollars est bloqué depuis plusieurs semaines. Dans la nuit de mardi à mercredi, les opposants ont levé leur veto.

Le FMI renforce sa présence en Hongrie, le premier pays d’Europe de l’Est à obtenir un prêt, à hauteur de 25,1 milliards de dollars, conjointement avec l’Union européenne et la Banque mondiale. Moins de la moitié a été déboursé à ce jour. Avec l’élection ce mardi d’un nouveau premier ministre, les discussions pour libérer une deuxième tranche devraient commencer ces prochains jours. La République tchèque, sa voisine, n’a pas demandé d’aide extérieure. Jusqu’à quand? Le FMI a fait savoir mardi qu’il fallait s’attendre à une contraction de son économie de 1,3% en 2009, contre une croissance de 3,1% en 2008.

Autre pays qui vient d’entamer des négociations pour un prêt qui pourrait monter à un milliard d’euros: la Bosnie. Dans un pays où le chômage touche 40% de la population active, la crise mondiale n’a fait qu’aggraver la situation. Le FMI a déclaré à maintes reprises qu’il était prêt à aider, mais les autorités bosniaques craignent les conditions impopulaires qui y seraient liées. Une nouvelle série de négociations est prévue vers la fin du mois.

Par ailleurs, les discussions s’avèrent toujours difficiles entre la Turquie et le FMI. Les deux parties divergent sur les conditions de prêt. Enfin, pour la petite histoire, les pays les plus pauvres d’Afrique n’ont pas que des sommes insignifiantes du FMI pour faire face à la crise.

POUR RAPPEL ET CONCERNANT LE FMI :

Une institution dominée par les Etats-Unis

Pour mener à bien sa mission, le Fonds reçoit de ses pays membres des ressources financières via le paiement de quotes-parts. Chaque pays se voit attribuer une quote-part en fonction de sa puissance économique. La France détient par exemple 4,86 % des quotes-parts. En échange de l’apport de ces fonds, le pays membre peut en cas de besoin bénéficier d’une aide financière, d’un prêt du FMI équivalent à 125 % de sa quote-part.
Sur les 185 pays membres du Fonds monétaire international, le plus puissant actuellement est les Etats-Unis. Avec 16,77 % des quotes-parts du Fonds, les Etats-Unis disposent à eux seuls d’un droit de veto sur toute décision prise par l’institution. Toute décision stratégique doit être prise avec au moins 85 % des « voix ». En détenant plus de 15 % des suffrages, Oncle Sam règne en maître à Washington DC, siège du FMI

(source JDF 18/4/09)

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