Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

William André Nadeau : La finance comportementale , la gestion directionnelle et l’interprétation de la crise des dettes européennes.

William André Nadeau : La finance comportementale , la gestion directionnelle et l’interprétation de la crise des dettes européennes.

La croissance économique est sous forme de L en Europe, de U en Amérique du Nord et de V en Asie….

La peur d’avoir peur suscitée par des rumeurs…

Les bourses mondiales sont de moins en moins dispendieuses….

PLUS DE NADEAU EN SUIVANT :

Croissance en forme de U, L ou V ?

L’Amérique du Nord serait en U, l’Europe en L et l’Asie en V

Il est intéressant de constater que les champions de la croissance économique en 2010 sont recensés selon le consensus de la célèbre revue The Economist.
Les États-Unis et le Canada obtiennent les meilleurs résultats avec une prévision de 3,1 % pour les États-Unis et de 3,0 % pour le Canada. La forme U s’identifie bien à ce type de croissance.

La croissance en L s’applique aux pays européens avec 1,4 % pour la moyenne des pays de la zone euro. Les pays autour de la Méditerranée souffrent d’une croissance anémique.

En Asie, la croissance en forme de V présente des indices évidents de bulles spéculatives, notamment en Chine. La croissance actuelle et anticipée est hors-norme. L’Inde se démarque également.

Pour consulter les prévisions de The Economist : http://www.economist.com/markets/indicators/displaystory.cfm?story_id=16009359 (cliquez sur le lien)

La peur d’avoir peur suscitée par des rumeurs

D’un point de vue fondamental, certains pays européens qui ont un niveau de dette élevé ou une reprise économique anémique ont des raisons de s’inquiéter.

Les traders spéculateurs adorent ce type de situation en spéculant sur les dettes des pays et leurs grandes banques.

Toutefois, il faut faire attention aux fausses rumeurs ou mauvaises perceptions qui circulent dans les marchés. Une tendance vraiment négative s’amorce après un certain temps, quand il y  a déclin progressif des facteurs fondamentaux et des cours boursiers et obligataires.

Les marchés financiers gardent en mémoire, à court terme, l’effet de contagion de la chute de Lehman Brothersen 2008. Ils ont la frousse que ces événements se reproduisent.

Cette crainte rend moins probable que l’effet de contagion se produise.  Les marchés exagèrent probablement toutes nouvelles basées sur des rumeurs fondées ou pas.

Ces radicaux événements de spéculation ont comme conséquence de provoquer des changements dans la gestion budgétaire des pays. L’Europe apprend beaucoup sur la monnaie unique. Une réforme de ses instituions prendra possiblement forme.

Plus tard en 2010, nous verrons possiblement des dérapages dans les économies, un excès d’épargne  et une croissance sous forme de V comme en Asie.

Les bourses mondiales sont de moins en moins dispendieuses.

Des surprises de valorisation sont attendues en Europe.

En termes de valorisation et ratio cours/bénéfices, les différentes places financières se transigent à des prix de plus en plus bas.

Les bourses mondiales ont progressé de 60% depuis leur creux, mais sont encore entre 18% et 38% en dessous de leurs sommets d’octobre 2007.

La hausse importante des profits a justifié la hausse des cours. Ces profits progressent dans la plupart des pays plus rapidement que la hausse des cours boursiers.

Le S&P/TSXcanadien  se transige actuellement à 21 fois ses profits passés, le S&P500 à 17 fois, Bloomberg Europe à 15.4 fois, le Cac 40 de Paris à 14.6 fois et le CSI 300 de Shanghai à 20.8 fois.

Si les cours ne progressent pas, au cours du prochain mois, on verra encore ces ratios baisser, au fur et à mesure que la hausse des profits du dernier trimestre se refléterait positivement dans ce ratio financier.

Des ratios en bas de 16 sont considéré « bon marché ».

Malgré la bulle économique du la Chine et les contraintes de crédits qui limitent la spéculation immobilière, cela a eu comme conséquence une faible progression de la bourse chinoise (11%) depuis 12 mois.

Selon plusieurs analystes et économistes, les surprises sur les profits des sociétés concerneraient plusieurs pays européens. La chute récente de l’euro favorise l’économie européenne, comme l’Allemagne qui est un grand exportateur.

L’aubaine boursière devient de plus en plus intéressante dans plusieurs pays européens

William André Nadeau  Gestionnaire canadien  de portefeuille mai10

BILLET PRECEDENT : William andré Nadeau :Rendement attendu du TSX canadien et du S&P500 au cours des 12 prochains mois (cliquez sur le lien)

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Charles Gave : Quand les bornes sont dépassées, il n y a plus de limites (cliquez sur le lien)

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