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Banques Européennes : en dessous de tout soupçon

Banques Européennes : en dessous de tout soupçon

La question des banques européennes est restée au centre des préoccupations des investisseurs, les difficultés des banques espagnoles mettant en évidence la vulnérabilité de l’ensemble du secteur.

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Cette vulnérabilité est à la fois due aux pertes qui restent à provisionner sur les créances douteuses,mais aussi sur leurs positions en titres de certaines dettes souveraines. La publication des montants empruntés au mois de mai (85,6 Mds €) par les banques espagnoles auprès de la BCE a éclairél’impossibilité pour nombre d’entre elles de trouver des financements sur le marché interbancaire.

Les établissements disposant d’une trésorerie positive craignent le risque de contrepartie et ont préféré, depuis deux mois, la sécurité d’un dépôt auprès de la BCE, même peu rémunérateur.

Les banques espagnoles (et les caisses d’épargne, en pleine restructuration sous la pression de laBanque d’Espagne) ne sont pas les seules visées et certaines banques allemandes suscitent les mêmesréserves. Au total, le marché interbancaire ne fonctionne que parce que la banque centrale finance ceux qui ne trouvent pas de ressources sur ce marché. C’est pourquoi, malgré les limites de l’exercice, la publication des résultats des tests de résistance menés par le conseil des régulateurs bancaires estimportante. Ces tests n’auront de signification pour les investisseurs que s’ils mènent à unrenforcement des capitaux propres là où ils sont insuffisants, comme ce fut le cas aux Etats-Unis. La levée de l’opposition de l’Allemagne à cette publication pourrait marquer un tournant.

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Selon le « Financial Times » du jour, les banques françaises et allemandes pourraient ainsi subir de lourdes pertes si un pays de la zone euro venait à faire défaut. Or, malgré le plan de sauvetage de l’UE et du FMI, un grand nombre d’investisseurs tablent encore sur un défaut de la Grèce, et les chances de voir une autre nation faire de même sont encore loin d’être négligeables. La Banque des règlements internationaux a d’ailleurs publié la semaine dernière des chiffres montrant que les banques françaises et allemandes sont particulièrement exposées aux ‘PIGS’.

La BRI a ainsi indiqué dans son dernier rapport trimestriel publié le 14 juin que les banques allemandes et françaises avaient à la fin 2009 une exposition combinée globale à la Grèce, à l’Irlande, au Portugal et à l’Espagne de 958 Mds$. Mais selon des proches du dossier cités par le journal britannique, les stress-tests pourraient révéler une exposition encore plus forte qu’anticipée de certaines banques au risque souverain.

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Certains gestionnaires de fonds ont déjà vendu de la dette française en raison des préoccupations liées à l’exposition des banques à la Grèce, tandis que d’autres réduisent leurs expositions à tous les marchés obligataires de la zone euro, dont l’Allemagne, détaille le FT. Or, si les marchés espagnol et portugais subissaient à nouveau des pressions, cela amènerait encore plus d’investisseurs à se débarrasser de la dette d’autres pays de la zone euro en raison de l’interdépendance des marchés.

Fredrik Nerbrand, responsable stratégie d’investissement chez HSBC Private Bank, affirme au quotidien : « Alors que les banques européennes ont une exposition globale de 272 Milliards de Dollars à la Grèce, elles ont une exposition de 851 Mds$ à l’Espagne et une exposition de 606 Mds$ à l’Irlande. Si l’une des nations venait à faire face aux même pressions subies actuellement par la Grèce, l’effet de contagion sur le système bancaire européen pourrait provoquer une nouvelle crise de liquidité ».

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source : agences, FT, edram juin10

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