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1982-2000: les années d’or des Bourses

1982-2000: les années d’or des Bourses

Le siècle passé a donc été traversé par trois marchés haussiers « séculaires ». Des marchés qui se distinguent par la durée et l’ampleur de la progression des indices boursiers. Mais une flopée d’autres marchés haussiers plus courts, dits « cycliques », ont côtoyé ces périodes séculaires.

Les marchés haussiers du siècle dernier (cliquez sur le lien)

PLUS DE HAUSSE EN SUIVANT :

Dédié aux valeurs technologiques, la Bourse du Nasdaq a constitué une véritable mine d’or pour les investisseurs entre 1992 et 2000.

Troisième et dernier cycle séculaire des années 1900-2000, à savoir celui qui a commencé en 1982 et s’est achevé en mars 2000. Sur cette période, le Dow Jones de Wall Street s’était adjugé un gain de… 1.400%!

Un cycle de 18 ans

Ce cycle est celui qui a connu la crise boursière du 19 octobre 1987. Il est aussi celui qui été affecté par une récession économique au tout début des années 1990, ainsi que par la crise financière asiatique durant l’été 1998.

D’une durée de 18 ans, ce cycle a été traversé par trois périodes haussières. Deux de ces dernières resteront gravées à tout jamais dans la mémoire des investisseurs, tant elles leur ont été profitables. Il s’agit des années 1982-87, ainsi que de la période qui court de 1992 à 2000.

82-87: les années Volcker

On n’est jamais en mesure d’affirmer quand un marché séculaire se met réellement en route, nous dit l’économiste de la Banque de Luxembourg, Guy Wagner. Il reste que l’environnement économique et monétaire des années 82-87 était à ce point idéal pour rencontrer un tel marché, qu’il aurait pu nous mettre la puce à l’oreille.

Les économies dans le monde étaient toujours, à la fin des années 1970, sous le coup de la crise née du choc pétrolier de 1973. Un choc auquel a suivi simultanément une période de forte inflation, ayant conduit à l’envolée des taux d’intérêt. Pour des dépôts libellés en dollars, il était facile à ce moment-là d’obtenir une rémunération de 20%, voire davantage!

L’acharnement des responsables politiques et des banquiers centraux à venir à bout de cette spirale inflationniste, et relancer par la même occasion les économies par la baisse des taux d’intérêt, est ce qui a replacé les Bourses sur un “trend” positif durable. C’était l’époque de Paul Volcker, le prédécesseur d’Alan Greenspan à la tête de la Banque centrale américaine (Fed), et actuel conseiller à la Maison-Blanche. C’était aussi celle de Karl Otto Pohl, celui qui a présidé aux destinées de la Deutsche Bundesbank, de 1980 à 1991.

Mais en 1987, l’apparition de dissensions entre les USA et l’Europe, l’Allemagne en particulier, sur la poursuite de la baisse des taux directeurs, avaient déclenché une remontée des taux d’intérêt. Et rendu de la sorte les primes de risque moins favorables aux placements en actions. Exacerbées par ces tensions monétaires qui ont persisté plusieurs mois, les Bourses ont alors connu leur journée la plus noire de leur histoire. C’était le 19 octobre 1987, lorsque Wall Street avait plongé de 22% en quelques heures.

Cette journée marquait la fin de la première période (82-87) ascensionnelle des Bourses, à l’issue de laquelle le Dow Jones était monté de 250%.

1992-2000: les années irrationnelles

Autre moment faste pour les Bourses, la période allant de la fin 1992 à 2000 restera longtemps encore gravée dans les mémoires. Elle est celle qui aura le plus gâté les investisseurs. Cette fois, le retour à la croissance économique après des années de crise n’était plus le catalyseur central de la hausse des cours des actions, même si celle-ci est survenue à la sortie de la récession de 1991. Le thème des entreprises liées à la technologie, aux médias et télécoms avait progressivement pris le relais.

C’était la domination de l’ère de la nouvelle économie flanquée des initiales « TMT » (pour technologie, médias et télécoms), sur celle de l’ancienne. On s’en souvient, l’ascension des cours des actions durant ces années avait donné le tournis à plus d’un opérateur. De même qu’au président de la Fed de l’époque, Alan Greenspan. À l’approche de l’hiver 1996, celui-ci avait tenu des propos qui avaient résonné dans toutes les salles de marché. Greenspan reprochait aux marchés financiers de faire preuve d’ »exubérance irrationnelle ». Mais cet avertissement n’a guère eu d’écho. Les indices boursiers ont poursuivi leur ascension vers des sommets vertigineux, mis à part un break imposé par la crise financière en Asie durant les mois d’été 1998.

Avant de plonger dans les abîmes dès le mois de mars 2000, l’indice Nasdaq 100 accusait une hausse de 730% en huit ans à peine! Sur cette même période, composé en majeure partie de valeurs liées à l’ »ancienne économie », le Dow Jones avait enregistré un gain de 370%.

Et 2003-2007?

Accordons-nous un petit débordement du cadre de notre marché haussier séculaire 1982-2000, afin de nous arrêter quelques instants sur les cas de la hausse des années 2003-07. Cette hausse est l’exemple-type d’un marché haussier survenu en dehors d’un cycle séculaire favorable. L’on parle dans ce cas d’un rally haussier dans un marché qui est toujours baissier.

Le fait que les indices n’ont pas été en mesure de retrouver les sommets de la fin des années 1990, tout début 2000, permet de penser ainsi.

À ce jour, c’est encore le cas pour une majorité d’entre eux. Si le Bel20 à Bruxelles a été en mesure, en mai 2007, de pulvériser son précédent record de 1998, des indices tels que le CAC 40 de Paris, le FT 100 de Londres, l’AEX 25 d’Amsterdam ou encore le Nikkei 225 de Tokyo n’y sont pas encore parvenus.

Le Nikkei 225, qui se situe toujours beaucoup plus bas que son niveau record de la fin 1989, évolue dans un couloir baissier depuis 20 ans déjà! Sans pour autant jouer au rabat-joie, cela nous donne une petite idée sur le temps qu’il va peut-être falloir patienter avant que les marchés occidentaux, qui évoluent dans un canal baissier depuis 2000, ne retrouvent un cap durablement haussier…

source Echo juil10

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