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Un fonds du Kansas à l’origine du mini-krach du 6 mai de Wall Street ?

Un fonds du Kansas à l’origine du mini-krach  du 6 mai de Wall Street ?

Le mini-krach du 6 mai dernier à Wall Street aurait enfin été élucidé ! Selon des informations de presse, c’est un gestionnaire de fonds du Kansas, Waddell & Reed Financials, fondé il y a 73 ans, qui aurait inconsciemment déclenché l’incroyable réaction en chaîne qui a fait plonger l’indice Dow Jones (actualité) de 10% en quelques minutes.

le « Flash Crash » du 6 mai à Wall Street pourrait se reproduire n’importe quand

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Waddell & Reed, connu pour ses prises de positions pour le long terme, aurait cette fois vendu massivement « dans le cadre de ses activités normales de couverture » des options d’achat sur le S&P 500 (actualité) (des « E-minis »). Ces opérations, interprétées comme un pari sur la baisse des marchés, auraient été repérées par les systèmes informatiques de négociateurs de haute fréquence. Ces derniers ont suivi le mouvement en l’amplifiant, dans un contexte de crise de la dette européenne déjà propice à une grande nervosité !…

Les autorités de régulation américaines, de la SEC et de la CFTC, auraient décrit ce processus dans leur rapport encore non publié, sans citer nommément Waddell & Reed, selon des sources concordantes citées par ‘Reuters’ et ‘Bloomberg’.

La question fondamentale reste néanmoins celle de l’absence de garde-fous efficaces dans un univers où l’informatisation croissante des marchés financiers décuple la volatilité. De nouvelles règles sur les fameux coupe-circuits ont d’ailleurs déjà été mises en place depuis mai par la SEC et la CFTC. Leur rapport définitif est attendu dans les prochaines semaines et sera présenté au Congrès américain

EN COMPLEMENT : Quand l’informatique conduit au krach minute

Les régulateurs des marchés américains, la SEC et la CFTC, ont mis en cause vendredi un algorithme de ventes, processus informatique complexe permettant une vente massive en quelques minutes, pour expliquer le «krach éclair» qui a ébranlé Wall Street le 6 mai.

«L’une des leçons essentielles de l’événement est que face à un marché nerveux, l’exécution automatique d’un important ordre de vente peut provoquer des mouvements de ventes extrêmes», relèvent la Securities Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission dans leur rapport expliquant comment le Dow Jones a pu chuter ce jour-là de plusieurs centaines de points en quelques minutes.

«Le 6 mai a été dès le début une journée exceptionnellement turbulente pour les marchés» en raison de la crise de la dette en Europe, expliquent les régulateurs. Dans ce contexte, à 14h32 (18h32 GMT) face à «une volatilité inhabituellement élevée et une réduction des liquidités», un courtier a lancé un programme de ventes portant sur 75.000 contrats à terme sur l’indice S & P 500, selon le rapport. Les contrats sur un indice boursier sont destinés à parier sur son évolution future. Pour cela, ce courtier a choisi un programme informatique complexe, un algorithme, qui a effectué la vente en seulement 20 minutes, une durée très réduite pour un volume si important (représentant plus de quatre milliards de dollars). La société de ce courtier avait déjà réalisé ce genre d’opérations, mais sur une période beaucoup plus longue de cinq heures, précise le rapport. Le document n’identifie pas la société de courtage concernée mais selon la presse financière, il s’agirait du gestionnaire d’actifs Waddell & Reed Financial. Le texte n’évoque pas de poursuite à son encontre. «La meilleure façon de décrire ce qui a suivi, ce sont deux crises de liquidités»: une sur le marché de ces contrats à termes, appelés les E-Mini, l’autre sur le marché boursier, intervenue à 14H45, expliquent ensuite les régulateurs. Les opérateurs, préoccupés par l’effet de cette vente massive et rapide sur l’indice S & P 500, se sont retirés du marché. Faute d’acheteur, leurs ventes automatiques se sont traduites par une vertigineuse chute des cours. Le Dow Jones, qui reculait de plus de 2%, a alors brutalement plongé de presque 10%. Il s’était redressé quelques minutes plus tard. Cette mise en cause d’un programme informatique devrait apporter de l’eau au moulin des régulateurs, qui n’ont cessé de mettre en cause le rôle excessif joué sur les marchés par les techniques de spéculations extrêmement sophistiquées des professionnels, qui découragent les petits porteurs.

Marchés US : La désertion des investisseurs individuels

Ils ne présentent cependant aucune nouvelle proposition concrète. «Une autre leçon du 6 mai, c’est que beaucoup d’acteurs du marché emploient leurs propres méthodes de pause dans les échanges —totalement ou sur des produits financiers en particulier— en se basant sur des signaux différents envoyés par les marchés», note le rapport.

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