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France/Assurances Vie : Pourquoi les fonds en euros des contrats d’assurance-vie ne paient plus

France/Assurances Vie :  Pourquoi les fonds en euros des contrats d’assurance-vie ne paient plus

La diminution des rendements des fonds en euros des contrats d’assurance-vie, quasi généralisée, résulte de la forte baisse des taux obligataires de moyen et long terme, dans la mesure où les fonds en euros sont essentiellement investis en obligations et très peu en actions.

Les fonds en euros constituent le support historique des contrats d’assurance-vie, 60 % des contrats sont d’ailleurs investis à 100 % sur ce type de fonds. Ce qui signifie qu’une partie des épargnants n’ont pas encore réalisé que les intérêts servis par les fonds en euros s’amenuisent d’année en année et que nous n’assisterons pas à un retournement de tendance dans un avenir proche.

PLUS/MOINS DE RISQUE EN SUIVANT :

Les fonds en euros sont majoritairement investis en obligations

Pour mieux comprendre pourquoi la rémunération des poches en euros des contrats d’assurance-vie diminue, il faut tout d’abord savoir que ces fonds sont constitués à 80 % d’obligataire. Le reste de l’argent collecté via de tels fonds en euros est investi dans différents placements comme l’immobilier et les actions. En moyenne les fonds en euros sont composés entre 70 % et 90 % d’obligations, entre 5 % et 10 % d’immobilier, entre 10 et 15 % d’actions, et d’environ 2 % de capital-investissement et de gestion alternative. Or, les trente dernières années ont constitué une période exceptionnelle pour les obligations, et particulièrement les emprunts d’Etat, qui ont profité d’une nette baisse de l’inflation -l’inflation qui, comme chacun le sait, est l’ennemi juré de l’obligataire.

Le rendement des obligations a dégringolé

Mais cet âge d’or est révolu. Le rendement des obligations a fortement chuté et donc par voie de conséquence celui des fonds en euros suit peu à peu le mouvement. Une chute progressive qui provient du fait que les anciennes obligations à rendement élevé arrivent à échéance. Désormais, les assureurs sont contraints d’investir les millions d’euros déposés par les épargnants sur des fonds en euros dans des obligations peu profitables. Partant, le rendement des gains produit par les contrats d’assurance-vie en euros se replie d’année en année.

Les réserves des assureurs s’assèchent

Une chute des taux de rendement généralisée mais dont l’ampleur varie selon les sociétés d’assurance-vie. Alors que comme nous l’avons vu, les performances des fonds en euros sont largement liées au rendement annuel des obligations à long terme, en règle générale, dans les compagnies, le taux de rendement offert par un assureur ne correspond pas toujours exactement aux performances de ses actifs financiers. En effet, la provision pour participation aux bénéfices est là pour lui permettre de lisser dans le temps les bonnes et les mauvaises années. Son importance étant toutefois très variable selon les compagnies. Du coup, quand le rendement des actifs placés est honorable, l’assureur peut en mettre une partie en réserve pour faire face aux années plus difficiles. Une pratique qui est depuis quelques années très largement utilisée mais les réserves se tarissent et les rendements des fonds en euros sont de plus en plus restreints.

Pas d’amélioration en vue

Et ce resserrement va probablement perdurer. D’une part parce que les rendements obligataires, notamment d’Etat, ne vont sans doute pas augmenter et d’autre part parce que les assureurs n’ont qu’une marge de manœuvre limitée sur la composition des actifs investis via les fonds en euros. Les nouvelles normes prudentielles, que l’on appelle solvabilité II (Solvency II), incitent même les assureurs à renforcer leurs lignes d’obligations gouvernementales. Les banques sont soumises à des contraintes identiques via les normes de Bâle III.

Changer de cap et miser sur des actifs plus rémunérateurs

Un avenir plutôt sombre semble promis aux fonds en euros des contrats d’assurance-vie, d’ailleurs on peut craindre que la sécurité des montants investis sur ce type de fonds soit elle-même remise en cause dans un avenir proche. En somme, les fonds en euros qui ont été des actifs liquides, sans risque et performants grâce à leur forte proportion d’obligations d’Etat vont être beaucoup moins performants, beaucoup plus risqués et peuvent du jour au lendemain devenir illiquides.

De quoi inciter les contribuables à revoir leur copie et à procéder à une réallocation d’actifs. Les épargnants à la recherche de rentabilité doivent se préparer à investir sur des supports plus risqués pour continuer à profiter des avantages fiscaux, patrimoniaux et successoraux de l’assurance-vie.

source  Sicavonline jan11

1 réponse »

  1. votre analyse est exacte…
    la question difficile à répondre est sur quel support investir
    pour ma part je propose un fond basé sur une scpi, qui présente un bon niveau de sécurité, et un rendement meilleur que le fond euro (4,25% net)

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