Art de la guerre monétaire et économique

Top 10 des pays exportateurs en 2010

Top 10 des pays exportateurs en 2010

 

Les champions de l’exportation confortent leur réputation

La hausse des prix des combustibles et d’autres produits de base a gonflé la valeur en dollars des marchandises exportées.

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Un des faits marquants de la décennie 2000 aura été sans conteste l’ascension de la Chine dans le commerce mondial. Dès 2008, le pays du soleil levant a surpassé l’Allemagne pour les exportations de produits manufacturés. Et c’est en 2009 que sa part dans le commerce mondial total de marchandises a dépassé celle de l’Allemagne. Contribuant à 10,4% des échanges mondiaux, la Chine consolide aujourd’hui sa place de premier exportateur mondial devant les Etats-Unis qui ont ravi cette année le deuxième rang à l’Allemagne désormais relayée à la troisième place.

Le mois dernier, les exportations chinoises ont atteint 155,7 milliards de dollars, surpassant le précédent record de 154,1 milliards de dollars datant de décembre, ont rapporté hier les douanes. Sur un an, elles ont bondi de 29,9%. Les importations ont également progressé, mais de seulement 21,8%, pour atteindre 144,3 milliards de dollars (NDLR  et ce malgré un effet de change favorable compte tenu de la progression du yuan par rapport au dollar)

Prix du pétrole en hausse

Ces chiffres montrent que le commerce s’est bien repris en 2010 malgré les pressions protectionnistes

L’excédent chinois est le résultat « d’importations plus faibles dues à des prix plus faibles des matières premières et d’une demande ralentie en Chine », explique Ken Peng, économiste chez Citigroup qui s’attend à « un excédent encore plus important en mai ». Revers de la médaille: au moment où les Etats-Unis renouvellent leur appel à une appréciation du yuan  les importants excédents commerciaux de la Chine contribuent à l’accumulation massive de réserves de change par Pékin, qui ont dépassé cette année les 3.000 milliards de dollars. Ils alimentent une inflation qui s’est accélérée au cours des derniers mois, comme aux Etats-Unis où l’inflation a atteint en avril 1,8% en glissement annuel, alors qu’elle n’était encore que de 1,0% en novembre 2010. La croissance américaine ne décolle pas (1,8% du PIB) mais les exportations s’envolent. L’an passé, elles ont bondi de 23% en 2010 pour s’établir à 1.278 milliards de dollars l’an passé.

A l’instar de la Chine et des Etats-Unis, l’Allemagne aussi renforce son titre de championne des exportations. Les volumes des exportations et des importations de la première économie de la zone euro ont atteint en mars des records absolus. Les exportations ont totalisé 98,3 milliards d’euros en mars, en hausse de 7,3% par rapport à février et de 15,8% sur un an. Une croissance liée « principalement due au fait que les prix du pétrole étaient de 10% plus élevés en mars qu’en février », notent les économistes de Commerzbank Ulrike Rondorf et Jörg Krämer.

Notons que la Belgique, dans le top 10, tire bien son épingle du jeu. Avec des exportations se montant à 411 milliards de dollars en 2010 (environ deux tiers du produit intérieur brut),  ce pays dépend de façon importante du commerce extérieur, et en particulier des échanges avec l’Allemagne.

En réalité, note l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), toutes les régions du monde ont enregistré l’année dernière une augmentation à deux chiffres de la valeur en dollars des exportations et des importations, ce qui tient de la hausse des prix des combustibles et d’autres produits de base ».

Risques accrus

« Ces chiffres montrent que le commerce s’est bien repris en 2010, malgré les pressions protectionnistes » commente le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy. Selon l’Organisation mondiale du Commerce, après une croissance « sans précédent » de 14,5% de volume des exportations en 2010, la croissance du commerce mondial devrait cependant revenir à un niveau plus modeste de 6,5% en 2011. Reste qu’une année après une chute sans précédent de 12%, le rebond historique a permis aux échanges mondiaux de retrouver leurs niveaux d’avant crise. Pour autant, avertit l’Organisation, l’impact sur le commerce mondial des catastrophes en série au Japon, des soulèvements populaires dans les pays producteurs de pétrole et de la hausse des produits alimentaires est encore « difficilement quantifiable ». Ces événements « ont accru l’incertitude économique au niveau mondial, faisant pencher la balance des risques vers une détérioration », prévient-elle

source  L’Echo mai11

 

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