Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito : La manip du pré-Lehman par Bruno Bertez

L’Edito : La manip du pré-Lehman par Bruno Bertez

  Vous connaissez notre intérêt pour le vocabulaire, pour la sémantique, pour la désignation en général. Celui qui nomme, c’est à dire celui qui donne un nom aux choses ,aux événements ou aux situations, s’octroie en quelque sorte un pouvoir. En définissant, on influence et on contrôle.

 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

La parole, l’écrit et l’image sont les vecteurs privilégiés de la propagande depuis l’avènement de ce que l’on appelle la communication. Surtout depuis le développement des services spécialisés chargés de soi-disant communiquer.

 En fait, depuis les travaux de Bernays, le neveu de Freud, qui a détourné les enseignements de la psychologie et de la psychanalyse au profit des Pouvoirs, depuis les travaux de Bernays, la communication est le moyen privilégié de contrôler les citoyens, les médias, les marchés.

 L’une des découvertes de Edward Bernays, c’est la découverte du fait que l’on pouvait tromper les gens sans leur mentir. Simplement, en escamotant les hiérarchisations, les véritables liens de causalité et surtout en annihilant les capacités de raisonnement, la logique et le bon sens par la toute puissance des perceptions.

 La manipulation des perceptions et des réactions émotionnelles est devenue tellement courante que l’on ne la perçoit pour ainsi dire plus. Les perceptions ont un tel pouvoir d’évidence que les responsables de la conduite des affaires n’ont plus besoin d’arguments ou de justifications, encore moins de débats. La perception crée une évidence incontournable et c’est sur elle que les utilisateurs de la propagande s’appuient. Plus que sur le mensonge ou sur la torsion de la vérité.

 Le génie suprême des grands communicants, comme de Gaulle, Reagan ou Obama, c’est le recours à l’évidence. Quand de Gaulle pour refuser l’intégration de la Grande-Bretagne dans l’Europe déclare « l’Angleterre est un île », il a tout dit et il a gagné.

Nous-mêmes avons récemment utilisé des possibilités offertes par le vocabulaire pour imposer une idée que nous voulions elle aussi évidente: nous avons ainsi cessé de désigner la crise de la dette souveraine des périphériques européens par ce nom et nous l’avons remplacé par l’expression « crise du subprime européen ».

 

TROIKA HORSE

Nous voulions susciter l’analogie avec le subprime hypothécaire américain et suggérer la symétrique responsabilité des banques créditrices qui, par appât du gain, ont prêté à des débiteurs manifestement insolvables.

 

Les Pouvoirs récusent cette désignation. Pour eux, c’est une crise de gens qui vivent au-dessus de leurs moyens. Ils ne veulent pas que l’on introduise ou que l’on évoque la responsabilité des banques et surtout ils veulent continuer à faire croire que nous sommes non pas dans une crise de solvabilité comme dans les subprimes, mais dans une crise de liquidité.

Dans une crise de solvabilité, l’issue c’est la restructuration des dettes, le moratoire, l’effacement partiel des dettes. Dans une crise de liquidité, le remède, c’est l’octroi de nouveaux prêts, l’empilement d’une nouvelle couche de dettes, le « «kick the can » généralisé.

La crise de solvabilité débouche sur des faillites ou leur équivalent avec participation des créanciers aux pertes et aux solutions. La crise de liquidité débouche unilatéralement sur l’accroissement de l’endettement du débiteur, l’allongement de la durée de son endettement. Sur sa ruine, la perte de son statut social. Dans la crise de liquidité, le débiteur est enchaîné et pour longtemps.

La différence n’est pas seulement à ce niveau, elle est aussi dans la répartition de la charge et du fardeau de la dette.

 Nous avons dit dès le début de la crise que l’enjeu final serait de savoir qui allait payer pour les excès des Banques Centrales, des gouvernements, du système bancaire officiel et du système bancaire occulte. Qui? En termes de pays. Qui? En termes de catégories sociales. La lutte est engagée, nous sommes en plein dans ce combat pour savoir qui va payer.

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Dans la crise diagnostiquée de solvabilité, tout le monde paie. En tous cas, toutes les parties prenantes. Le débiteur, même si sa dette est partiellement réduite ou moratoriée; mais aussi le prêteur qui voit le montant de sa créance amputée. Il y a une sorte de justice dans ce partage. L’un et l’autre ont été légers, inconséquents, ont commis des erreurs, des fautes, et ils en subissent les conséquences.

Quand la crise est dite de liquidité, le prêteur refuse, avec l’aide des Banques Centrales, avec l’aide des gouvernements, avec l’aide de l’Armée, de la Police ou autres, de reconnaître la perte de valeur de sa créance et il propose, ou plutôt impose, comme solution, de prêter encore plus, d’augmenter sa créance et ses bénéfices futurs.

Le diagnostic de la crise en tant que crise de solvabilité est sain, il est porteur d’avenir car il réduit la masse de dettes dans le système, il diminue le poids des remboursements, il permet le maintien de l’activité et même la croissance future. En libérant du pouvoir d’achat, il permet par conséquent de l’emploi. Allégée, la mécanique économique peut repartir.

Le choix de l’étiquette « crise de liquidité » va dans le sens des évidences, n’est-ce pas: vous manquez d’argent pour payer vos dettes, on va vous en donner! Et après? Après, on verra. On verra quand, à la faveur de votre endettement, nous pourrons nous approprier l’essentiel de vos salaires, de vos revenus, de vos économies, de votre patrimoine. Après on verra.

Réfléchissez bien. C’est ce qui se passe, c’est que l’on essaie de faire passer en Grèce. Le cynisme du couple système bancaire/Banques Centrales va dans le cas de la Grèce jusqu’à affirmer « vous êtes solvables, la preuve c’est que vous pouvez nous vendre votre pays ».

Dans la version « crise de liquidité » il n’y a pas que les débiteurs qui sont dévastés et pillés, il y a aussi les tiers. Les tiers, ce sont les citoyens européens, les contribuables des pays qui abritent les banques créditrices qu’il faut protéger. Et bien sûr, tous les utilisateurs et détenteurs de l’euro.

La Banque Centrale, la BCE, est obligée d’avilir la monnaie et de procéder à des contorsions de moins en moins orthodoxes pour soutenir le système (bancaire bien entendu). Elle dilue par les créations monétaires la valeur des revenus et des patrimoines, elle spolie les épargnants par le maintien de rémunérations nulles des placements; elle prélève en fait sur les économies des classes moyennes. Les économies des classes moyennes étant soit des économies personnelles soit des économies collectives comme les pensions de retraite etc.

L’appauvrissement des tiers ne se limite pas à celui qui est causé par la gestion monétaire, il s’étend aussi à la gestion fiscale.

Biebernomics

Qui ne voit que l’exemple de ce qui se passe sur le subprime européen est précisément destiné… à faire exemple. Exemple sur les citoyens des autres pays. Implicitement, tout est conçu  de  façon à faire percevoir les choses de la façon suivante: si vous ne voulez pas subir ce que nous faisons subir aux Irlandais, aux Grecs… soyez raisonnables, acceptez dès maintenant ce que l’on vous impose, la modération de vos revenus, le laminage de votre pouvoir d’achat, l’amputation de vos protections sociales, le rabotage des niches et des avantages acquis, la réduction des retraites. Et puis, n’oubliez surtout pas de contribuer à cette œuvre nationale par une acceptation de l’accroissement de la pression fiscale directe et indirecte!

Ceci nous ramène à notre point de départ, la manipulation des foules par la parole et la communication. Nous avons assisté ces derniers jours à une véritable offensive des communicants du pouvoir pour faire peur. Noyer, Merkel, Juncker et beaucoup d’autres se sont relayés pour agiter la menace de la catastrophe. Les milieux financiers, les médias, bien sûr, relayent: nous serions dans une phase pré-Lehman. C’est à dire que nous serions, rendez-vous compte, dans les semaines qui ont précédé la plus grande crise financière de tous les temps. Avis aux Italiens, dont le rating de la dette vient d’être remis en question; avis aux Belges, carrément montrés du doigt par Juncker et bien sûr, avis aux Français s’ils ne se préparent pas à accepter les mesures qu’on leur concocte pour 2012.

L’utilisation de l’épouvantail Lehman est grotesque. Nous ne sommes pas dans une situation pré-Lehman, mais au contraire dans une situation post-Lehman. C’est à dire que Lehman, c’est passé et l’on sait maintenant que Bernanke et la Fed ont commis une erreur considérable, une erreur qui a provoqué la réaction enchaîne que l’on sait. Nous sommes post-Lehman, c’est à dire que l’option Lehman est totalement exclue à présent et le recours à l’épouvantail est simplement un moyen de paralyser la raison, de faire en sorte que les citoyens et leurs représentants acceptent n’importe quoi. Accepter n’importe quoi, c’est à dire le maintien des privilèges kleptocratiques des uns et la spoliation des autres.

La voie qui est suivie aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, à des nuances près, est la même. Elle consiste, face à un excès de dettes improductives, face à un excès de capital qui a été inflaté par les largesses monétaires et les taux d’intérêt trop bas, à essayer de réduire encore la part de la valeur ajoutée qui va au travail vivant, à l’activité économique productive, et ce, au profit de ce qui est maintenant devenu une rente financière économiquement injustifiée.

Quand un créancier a commis une erreur, quand il a accumulé les fautes, sa créance cesse d’être économiquement justifiée, elle devient un fardeau pour la société. L’accumulation de dettes non productives depuis le début des années 80 est colossale. Cette dette ne sert qu’à s’auto-entretenir, s’auto-inflater au détriment d’emplois et d’investissements qui, eux, seraient producteurs de richesses concrètes, vraies, et non pas seulement nominales.

La dette improductive oblige à peser sur les salaires, sur la rémunération de la vraie épargne, pénalisant les revenus, elle pénalise la croissance, pénalisant la croissance, elle pénalise l’emploi.

BRUNO BERTEZ LE 19 JUIN 2011

EN LIEN :

Mieux vaut un bon moratoire qu ‘un mauvais défaut…par Bruno Bertez

EDITO PRECEDENT :

L’Edito : Cycle boursier, cycle de crédibilité, cycle politique par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

22 réponses »

  1. L’analyse est pertinente, mais il faudrait aller au delà des seuls banquiers, et avoir une analyse plus… disons… générationnelle… Derrière tout ça, il y a la fausse épargne des goinfres du papy boom…

    Quant à résoudre la crise par la fiscalité, c’est pas idiot. On sauve la fausse épargne des goinfres. Mais on la leur reprend en douceur, sur la durée, par l’impôt. On évite l’effondrement violent, mais on détruit aussi la mauvaise dette…

    Y a plus qu’à attendre les politiques qui auront le courage de s’attaquer massivement à la génération du papy boom… Là, l’impasse est démocratique, justement…

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  2. Faut être drôlement fort pour gagner de l’argent en bourse et sauver sa retraite placée en assurances -vie. Quand le papy que je suis n’aura plus le complément de retraites qu’en idiot de fourmi je me suis constitué ,je me dis que ça fera grand plaisir à ma descendance de m’entretenir … Supprimons les vieux ,ils ne servent plus à rien.ils ont fait leur temps . ils nous ont langé , se sont faits du souci pour notre santé nos études ; ont supporté de notre part plus qu’aucune autre génération….le coup de pied au cul des générations précédentes a été mis au rang des tabous
    les sociétés anciennes ont du respect pour leurs vieux la notre est envoie de barbarisation;Un effet secondaire Dolto? Ma vision reste inacceptable pour beaucoup;plus de 30and de dépenses keynesienne,de tromperies bureaucratiques ,de démagogie politique, de manque de courage , bref de comportements de type « Buchanien » nous ont conduit à l’impasse .Le salut ne passera pas par la stigmatisation de telle ou telle catégorie de citoyens et si effectivement nous avons une crise de solvablité, le temps électoral Germano Français conduira à un temps de solution de liquidité.Après ?? des événements extérieurs joueront le rôle du vol du papillon sur l’atlantique

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  3. « sa retraite placée en assurances -vie. Quand le papy que je suis n’aura plus le complément de retraites »

    Vous avez juste transformé les impôts de vos enfants en rente pour vous même, en plus de votre retraite. Si vous vous regardez vous et vos enfants, c’est un jeu à somme nulle…

    Juste une question de rapport de forces entre générations… Qui doit faire l’aumône à qui ?

    Sinon, je ne vous parle même pas de l’injustice pour le jeune méritant qui n’a pas de papa/maman à grosse rente volée en 30 ans de ponzinomics…

    Tout ce que vous avez fait, c’est détruire la méritocratie et restaurer l’ancien régime et la société de la naissance.

    Votre épargne est une fausse épargne. Il va falloir qu’elle disparaisse… Pour le bien de la démocratie et du vrai capitalisme.

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    • Et vous croyez que l’épargne est du « stockage de monnaie » ? Vous vous trompez, l’épargne des uns fait le prêts à d’autres, que ce soit pour la consommation ou pour l’investissement ; il n’y a pas d’argent (de monnaie) en M2 et M3 … tout revient en M1

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      • Et quel actif réel il y a derrière les intérêts que vous percevez ? Il n’y a aucun investissement. C’est juste la transformation des impôts de vos enfants en rente pour vous mêmes.

        Je maintiens, vous êtes une génération de voleurs.

        Jetez un oeil à ce graphique de l’INSEE :
        Graphique 2 : Taux d’épargne avant et après transferts privés selon l’âge de la personne de référence en 2003

        Taux d’épargne des retraités : + de 20%.

        Qu’est ce que c’est que cette connerie ! Le tout avec des rentes odieuses pour lesquelles vous n’avez jamais cotisé.

        En toute logique, le taux d’épargne des retraités devrait être négatif, alors qu’ils devraient solder leur patrimoine pour compléter leur retraite .

        C’est une véritable machine à voler le droit des jeunes méritants à se constituer un patrimoine à leur tour. Et ensuite, vous allez léguer tout ça à vos gamins, sans droits de succession, aussi médiocres soient ils.

        Vous êtes juste en train de restaurer l’ancien régime, la société de la naissance et des privilèges.

        Et vous pouvez tourner le truc dans tous les sens, une fois encore, vous êtes des escrocs. Et les livres d’histoire vous jugeront comme tels.

        Vous pouvez bien venir nous agiter Hessel à la télé ensuite pour qu’il vienne bégayer à la destruction de l’héritage du CNR et de VOTRE solidarité… Celle où les jeunes pauvres donnent tout leur fric aux vieux riches. Le tout alors que la dépense publique dans le PIB atteint 56%… C’est risible.

        Jamais vu un tel déni de réalité. Vous avez vraiment de la merde dans le cerveau. Le résultat de 30 ans de raz’gratis néo keynésien et de croyance que l’argent reçu par l’État sort du cul des vaches…

        Il appartient à notre génération de vous retirer toute once de pouvoir et de votre fausse épargne odieuse avant que vous acheviiez totalement votre projet de destruction de l’héritage méritocratique de 1789.

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  4. à discotonio ,

    L’analyse de Bruno Bertez me semble pefrtinente , sur base de création de dettes non productive ( entretien de fonctionnaires , assistanat divers) au détriment d’investissements productifs , en vue de permettre le maintien au pouvoir d’une alternance politique fixe depuis une trentaine d’années ( je te transfère l’argent des producteurs de richesses et tu votes pour moi !!!)…

    Arrive ensuite la menace de la rupture inter générationnelle ( pourquoi un jeune actuel financerait- il des retraites par répartition qu’il touchera dans quarante ans ( donc jamais …) alors que l’on a une énorme crise de financement d’états providences devant nous !!! …vos quatre sous de retraites par répartition ne seront plus que papier …

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  5. L’analyse est pertinente. On n’est bien dans le schéma de fuite en avant en prêtant encore aux (états) insolvables… Néanmoins les premiers responsables ne sont pas les banques, mais les états et les hommes politiques qui les gouvernent.
    Considérez par exemple les années avant la crise 2008-9. Combien de livres anticipaient déjà la folie des états!
    Les banques n’ont-elles pas été obligées de prêter aux états? Les liens entre BCE, banques privées et états sont extrêmement forts. Imaginez en 2006, quand le besoin en fond de roulement (pour l’état français) était de l’ordre de 50 milliards d’Euro. Quelles étaient les options? Ne plus payer les fonctionnaires?
    La défaillance du politique est énorme avec leurs perpétuels discours de ‘matins qui chantent’…
    Je rejoins la crainte de Jacques Atalli (qui a pourtant participé grandement à cette défaillance); Nous allons tout droit vers le rejet de la classe politique par les peuples. cela conduira à l’émergence de partis extrémistes voire totalitaires…

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  6. @Discotonio
    soleil vert doit être votre film favori…
    ma retraite par répartition est comme dans la chanson est aussi mince que la retraite des vieux.Heureusement , fourmi ,l’argent gagné hors de France ( quand je vous lis je me dis que ce fut une erreur d’y revenir) fut investi dans des assurances vie qui me permettent à ce jour , de ne rien demander , ni à mes enfants ni à la société.Apparemment vous n’avez pas compris que si l’Etat et votre fameuse répartition a pu exister c’est qu’il a pu placer ses emprunts auprés des assureurs…
    Évidemment si vous êtes contre la retraite par capitalisation c’est un dialogue de sourds
    si nous sommes là ou nous sommes c’est bien par ce que l’Etat a dépensé plus qu’il ne pouvait depuis trop longtemps et notamment 1981 . En quoi ,moi citoyen lambda, suis je responsable? l’Etat m’a t il demandé mon avis pour continuer à jeter l’argent par les fenêtres , pour ne pas réformer les retraites depuis fort longtemps ;pour créer les 35 h sans prendre conscience des distorsions qui allaient se produire,pour faire des plans sur la comète en prévoyant d es ressources basées sur une extension du PIB à des taux de fiction, pour considérer que c’était la demande qui faisait l’expansion et donc a arrosé surtout les Brics,pour empiler des structures administratives et politiques faisant le plus beau mille feuille mondial etc etc…
    Jamais aucune politique libérale responsabilisant les gens n’a été conduite dans notre pays ;Voir le libéralisme en accusation ne manque pas de piquant:Si les caisses sont vides c’est par excès de socialisme et de keynésianisme
    vous pouvez bien prendre l’argent de tous les vieux;ils deviendront juste à votre charge ( Code civil) et ou à la charge de l’Etat c’est à dire vous contribuable…. le peuple des fourmis ne vous doit rien

    Pour le reste ;il semble que l’on s’achemine vers un nouveau passage de mistigri ,les assureurs ,pourtant pas toujours très en forme, prêteraient de l’argent aux banques contre des garanties sur des actifs tangibles ..(aussi tangibles que le subprimes?) A la fin de l’histoire vos vœux risquent bien d’être exhaussés
    quand j’entends Montebourg à laTV qui veut démondialiser et à un programme encore plus incohérent que Marine Lepen ( la seule différence c’est qu’il prétend rester dans l’euro et l’autre non et que son programme n’est applicable que si l’Allemagne devient protectionniste…) je refuse d’être responsable de la bêtise hexagonale

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  7. Faut comprendre le bilan d’un banque. Si son actif est pourri, alors le passif, les fonds propres puis l’épargne en contrepartie, ne vaut rien non plus.

    C’est tout.

    Bertez l’explique bien : ce qu’on vit, c’est une crise des bilans.

    L’épargne, ça n’existe pas en soi. C’est la contrepartie d’une dette. Ou alors, fallait acheter de l’or…

    Vous avez prêté votre argent à un tocard : l’Etat. Vous avez fait du inflation + 2% l’an défiscalisé sur votre Madoff. Et là, personne ne se plaignait.

    Maintenant faut assumer…

    Fin de partie. Vous avez perdu vos ronds.

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    • Oui discotonio, les seuls gagnants seront les goldeux une fois que la fausse épargne sera partie en fumée.

      Aujourd’hui c’est la course aux MP dans les pays qui ont compris l’entourloupe de l’économie mondiale. Achats massifs d’or et d’argent pour avoir quelque chose de concret quand toute la monnaie papier et les bilans fictifs apparaitront ce qu’ils sont en réalité : du NEANT.

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  8. Aujourd’hui, les vieux vivent mieux en moyenne à se compter les doigts de pied que les jeunes à travailler (cf INSEE et tout le toutim).

    Les jeunes aujourd’hui se retrouvent à payer :
    – des (grasses) retraites par répartition (CSG)
    – des retraites par capitalisation (intérêts de la dette)
    – et même les retraites des étrangers (avec le CAC40 qui appartient pour moitié aux étrangers vu que les profits des entreprises c’était trop caca sâle pour qu’on paye les retraites de votre génération de gôchistes avec, avant que vous tourniez tous UMP, au fur et à mesure que vos patrimoines bidons grimpaient et une fois installé en haut de la pyramide sociale de prédation).

    Sur les intérêts de la dette, en 30 ans de ponzinomics, votre génération s’est construite une épargne bidon qui n’en est pas une. C’est de la rente pure et simple. Il n’y a aucun actif productif en contrepartie, si ce n’est les impôts de vos propres enfants. Il n’y a pas eu le moindre pet d’investissement. Juste du raz’gratis et du pognon déversé comme de l’eau dans le désert…

    La priorité désormais, c’est d’équilibrer les finances publiques ET de rembourser le pillage passé. Et quitte à le rembourser, autant demander aux pilleurs de rendre ce qu’ils ont volé. Et n’allez pas me dire que vous l’avez durement gagnée toussa toussa. Sans la demande solvable bidon de la dette publique, jamais vous n’auriez pu épargner autant. On évite ainsi la faillite du système, on fait rerentrer la finance dans sa boîte en lui enlevant sa matière première et en faisant dégonfler naturellement les bilans, et on reprend en douceur, par la réduction des retraites, les fausses créances et patrimoines odieux à leurs heureux propriétaires…

    Pas de défaut… Pas de crise à la 29…

    Une bonne base de départ à la crise des bilans dont parle Bertez :
    – réduction de x% des retraites de tout ce qui dépasse le minimum vieillesse + 200€.
    – réduction de y% des retraites des revenus du capital (voire y compris le loyer virtuel sur la résidence principale).
    – restauration de droits de succession importants dès le premier euro.

    Notez que c’est subtil, parce que cet impôt là, il n’y a pas moyen d’y échapper. Pas de chantage à la délocalisation possible. On ne crée pas d’impôt nouveau, on rogne juste sur des promesses de rente…

    Sans parler bien sûr de la nécessité de :
    – nettoyer les niches fiscales.
    – apprendre à l’État le vilain gros mot de productivité : notamment en simplifiant/informatisant tout le back office, sans toucher au front. Et en ramenant l’aristocratie politique au sens commun.
    – restauration d’un impôt sur le revenu conséquent.
    – suppression du salaire minimum à seuil pour un salaire redistributif à la place afin de remettre tout le monde au travail, au meilleur salaire qu’il puisse trouver sur le marché, avec du coup un complément pour aplanir la courbe de Lorentz.
    – retirer aux collectivités locales l’établissement des COS et PLU afin de construire massivement et de bien loger la population à pas cher.

    Elle va vite être réglée la crise de la dette avec ça…

    Mais la génération des vieux rentiers est là à tout bloquer, agrippée comme des moules à leur rocher, accrochée à leurs acquis « sociaux » de promesse de traite des jeunes, à leur rente et leur « sôlidarité » où les jeunes pauvres donnent tous leurs ronds aux vieux riches…

    Répartition de la population française par classe d’âge par décile de niveaux de vie

    Désormais, l’issue de tout ça est politique…

    Mais le plus drôle, c’est que comme je l’explique dans la déflation des goinfres, il n’y a pas le choix en fait… Les anciens alliés objectifs d’hier, que sont finance et papy boom, ont désormais des intérêts divergents. Et pour la finance, c’est ni plus ni moins que sa survie qu’elle joue… Les banquiers vont finir par lâcher les vieux rentiers. Car sans croissance, aucune sortie par le haut possible. Or c’est la rente qui tue la croissance. Il s’agit de survie désormais.

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  9. les vieux ne servent à rien c’est bien connu quand vous les aurez supprimé vous constaterez que Tanguy est sous les ponts , que les loueurs de voitures, les locations de vacances (qui tournent 10 mois sur12 avec des crinières grises) les restaurateurs des zones touristiques,les cies aériennes, licencient à tour de bras de jeunes et beaux spécimens qui n’auront comme avenir que de rejoindre les indignés d’autant que les coups de pouce de grand père pour les « petits » auront disparu puisqu’il seront à la charge de la collectivité ou à la votre. Ce que nous vivons c’est la chute de carthage avec une vision politique qui continue à faire référence aux 30 glorieuses dans un monde d’après guerre entre « blancs » alors que nous sommes passés aux Brics qui se moquent éperdument de nos états d’âmes et que nos politiques ont triché pour rester au pouvoir et ont dépensé l’argent qu’ils n’avaient pas.Notre fameux niveau de vie a été fait à crédit et si vous pensez qu’en spoliant les vieux vous allez changer le cap de désespérance vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude et cela démontre que vous avez besoin de murir pour comprendre la vie

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  10. Ben oui, je le pense,. Et j’en suis même sûr…

    C’est fou la schizophrénie de votre génération. Vous arrivez à dire dans le même post que le problème c’est qu’on vit à crédit tout en nous vantant les miracles économiques de la consommation de vieux rentiers avec de l’argent bidon…

    Quant à murir, si murir ça veut dire avoir le cerveau rempli de marmelade et d’idées imbéciles, comme 90% de nos croulantocrates, idées toutes droit issues des années 70 et du grand mouvement de gôche de recherche de la martingale de l’argent gratuit, je préfère de loin rester un jeune con selon vos critères… C’est même un honneur…

    Tout ceci n’est qu’une simple question de transferts…

    Tuez la rente, restaurez la méritocratie, et vous ferez revenir la croissance…

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  11. Cet article est amusant par ses photos -montages et son style décapant mais rétablit-il « les hiérarchisations,et les véritables liens de causalité » ?: j’en doute !
    D’autres hypothèses explicatives me semblent tout aussi vraisemblables et moins conspirationnistes…
    Je fais partie aussi du « papy boom  » mais j’ai toujours eu la « faiblesse » de placer TOUTE mon épargne uniquement en actions d’entreprises, bien diversifiées (voir Charles Gave ,bien plus pragmatique à ce sujet)
    Toutes ces menaces sur l’ensemble de mon portefeuille ne me font même pas sourciller : depuis 1968 il en a vu d’autres ! Tous ces révolutionnaires de salon qui promettent « la révolution » pour ce soir n’ont jamais fait que renforcer le système ,me semble t il …

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  12. Je voudrais revenir et insister sur l’une des idées voire l’idée centrale de l’article .

    La voie du moratoire est la seule praticable et elle finira par s’imposer.
    Précisons d’abord que moratoire est un terme générique qui dans notre esprit vise toutes les opérations qui aboutissent a réduire le montant de la dette et a en alléger réellement la charge . Le moratoire peut être fait brutalement sous forme de défaut c’est-à-dire faillite, il peut être fait sous forme de conversion, restructuration, allongement des durées, baisse des taux etc… .
    Dans tous les cas le fardeau de la dette est allégé tandis que le prêteur consent un sacrifice.
    La justification économique du moratoire est évidente, en prélevant moins sur les revenus présents et futurs du débiteur on maintient ses ressources, il peut dépenser, consommer etc… ce qui soutient l’activité économique et favorise l’emploi.
    Sans moratoire, la ruine du débiteur le contraint a se restreindre voire a se retrouver a la charge de la collectivité par le biais des revenus de transfert. Tout se passe dans ce cas comme si le créancier avait fait le plein de sa créance non seulement sur le dos du débiteur ce qui n’est pas scandaleux, mais aussi sur le dos de la collectivité, ce qui l’est plus.
    Toujours en l’absence de moratoire, le débiteur ruiné est évidemment plongé dans l’amertume, démotivé, tenté par les positions extrêmes ce qui est socialement et politiquement grave. Confère les enseignements historiques, confère le présent avec la montée des contestations du bipartisme et les tentations de troisième voie.
    Si l’objectif des responsables de la conduite des affaires est le maintien de l’ordre social, ils feraient bien d’y réfléchir a deux fois avant de poursuivre les voies actuelles.
    Les moratoires sont possibles, mais bien évidemment cela impose un coup de rabot sur les fonds propres des créanciers c’est a dire des banques et autres et même sur leur passif a long terme c’est a dire les titres de dettes qu’ils ont émis: en clair ils doivent être recapitalisés: qu’y a-t-il de scandaleux a cela ? La recapitalisation n’est rien d’autre qu’une opération normale justifiée par la vérité économique et financière, quand un capital a failli, il doit être dévalorisé et remplacé par un autre plus efficace. Les ressources pour la recapitalisation existent, la recapitalisation est l’usage le plus efficace et productif des fonds actuellement en quête d’emploi. Pourquoi ? Parce que le capital bancaire a un pouvoir multiplicateur énorme, un euro de capital peut donner 10 voire 15 euros de total de bilan bancaire !
    QUE L’ON SONGE A TOUT CE QUI A ETE DISTRIBUE ET GASPILLE SANS POUVOIR MULTIPLICATEUR!
    Le système bancaire peut être mis en receivership pendant la période de nettoyage- recapitalisation.
    Enfin le moratoire est juste, juste en termes d’équité s’entend. Le contrat de prêt est un contrat comme un autre, soumis aux lois économiques qui font varier la valeur des choses, soumis aux lois politiques qui s’octroient le droit de modifier tous les autres contrats quand cela les arrange, contrats de retraites, d’assurances, de protections sociales etc …, soumis aux lois de la vie sociale qui selon les moments donnent priorité et valeur à telle chose plutôt qu ‘ à une autre .
    Un contrat ce n’est rien d’autre que la tentative de mettre du fixe sur du variable, du mort sur du vivant , de l’historique sur de l’actuel. De quel droit demanderait-on de la flexibilité aux uns pour préserver l’intangibilité de tout ce qui concerne les autres ? Leur patrimoine, leur statut social, leurs bonus, leurs promotions … et pire le droit de continuer les mêmes pratiques.
    Les gouvernements sont tous conservateurs, non seulement ceux de droite mais aussi et surtout ceux de la gauche sociale démocrate , il suffit pour s’en convaincre de regarder ce qui se passe en Europe les socio démocrates sont encore plus acharnés que les autres à ce que les dettes , toutes les dettes soient payées. Et ce au détriment de l’emploi, la croissance et la production de richesses réelles DSK adoubé du FMI n’était il pas social democrate?

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  13. je ne vois qu’une solution pratique à vos réflexions …. pontifiantes et méprisantes l’euthanasie pour les vieux….

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  14. je suis désolé de vous irriter mais en même temps heureux pour les raisons suivantes :

    1 je ne cesse de critiquer les atteintes aux retraites et protections sociales

    2 de mettre en évidence la spoliation des vrais épargnants au bénéfice du capital bancaire

    3 le système français de retraite étant un système fonde sur la répartition et non la capitalisation; les pensions sont payées par le travail vivant ; plus il y a d’emplois moins il y a de chômeurs et plus les retraites sont élevées et garanties

    je vous remercie de votre intérêt et de votre fidélité

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  15. ALERTE – Adoption du plan d’austérité au parlement grec.

    Le plan d’austérité portant sur la période 2012-2015, nécessaire à la Grèce pour sécuriser une nouvelle aide financière de ses créanciers, a été adopté mercredi par le Parlement grec, selon un décompte des voix réalisé par les journalistes de l’AFP. A 13H02 GMT, le projet avait reçu 151 voix pour sur les 300 que compte le parlement.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Adoption_du_plan_d_austerite_au_parlement_grec_290620111506.asp

    Score à la mi-temps :

    Députés grecs : 1. Peuple grec : 0.

    La seconde mi-temps va être intéressante.

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  16. ALERTE – Le Danemark entérine le rétablissement des contrôles douaniers.

    La Commission des finances du Parlement danois a entériné vendredi le projet gouvernemental de rétablissement des contrôles douaniers aux frontières du pays, rendant la mesure exécutoire, a-t-on appris auprès du Parlement.

    Comme prévu, les 9 députés de la Commission membres de la majorité ont approuvé le projet, et les 8 de l’opposition ont voté contre.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Le_Danemark_enterine_le_retablissement_des_controles_douaniers_010720111407.asp

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  17. Mardi 5 juillet 2011 :

    L’agence de notation Moody’s a dégradé mardi de quatre crans la note du Portugal, de « Baa1 » à « Ba2 », et envisage de l’abaisser encore à court terme, estimant notamment que le pays pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide avant de pouvoir emprunter de nouveau sur les marchés.

    Moody’s s’inquiète également du fait que le Portugal ne parvienne pas à tenir les engagements en matière de réduction de son déficit qu’il a pris envers l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ee98b6715325c840c5ea611d178ee5a5

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