Etats-Unis

Immobilier US : Les ventes de logements existants aux États-Unis ont baissé en juin pour le troisième mois d’affilée

Immobilier US : Les ventes de logements existants aux États-Unis ont baissé en juin pour le troisième mois d’affilée, selon des chiffres publiés par l’Association nationale des agents immobiliers américaine (NAR).

Selon l’Association des Agents Immobiliers, la NAR, les ventes de logements existants aux États-Unis ont reculé en juin, pour le troisième mois d’affilée, de 0,8% en glissement annuel à 4,77 millions d’unités tandis que les analystes s’attendaient à 4,93 millions d’unités.

Parmi les éléments qui ont pesé sur le marché, un nombre inhabituel d’annulations de contrats. Les ventes de détresse ont représenté 30 % du volume total des ventes en juin, contre 31 % en mai et 32% en juin 2010. En juin, le prix médian d’un logement existant s’est établi à $184 300, en hausse de 0,8 % sur un an.

Les analystes estimaient au contraire que les ventes de logements anciens étaient reparties à la hausse. Leur prévision médiane donnait l’indice de la NAR à 4,93 millions de transactions par an.

En glissement annuel, les reventes de logements ont chuté de 8,8% en juin, indique la NAR. Le marché avait été soutenu en juin 2010 par un dispositif de crédit d’impôt accordé aux acheteurs.

 «L’incertitude économique et le fiasco politique autour du budget fédéral pourraient être à l’origine d’hésitations chez certains acheteurs ou vendeurs», ajoute la NAR, faisant référence au blocage des négociations destinées à relever le plafond publique américaine de la dette en échange d’un plan d’économies budgétaires à moyen terme.

 Les chiffres de la NAR montrent que le stock des logements anciens à vendre a progressé de 3,3% par rapport à mai et qu’il faudrait neuf mois et demi pour l’écouler au rythme des ventes de juin.

Pour Thomas Julien, de la banque française Natixis, «le marché du logement restera déprimé à moyen terme et il a un long chemin à parcourir avant que l’offre en excès ne diminue jusqu’à un niveau normal».

Son confrère Ian Shepherdson, du cabinet HFE, estime que les chiffres de la NAR renforcent l’idée selon laquelle la forte hausse des mises en chantier de logements du mois de juin annoncée la veille ne traduit qu’un rattrapage du retard pris les mois précédent et non le début d’un nouveau cycle de hausse.

 

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