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Dans le registre on achève bien les épargnants !!!!: Selon une étude, il faut garder ses actions 48 ans pour éviter une perte

Dans le registre on achève bien les épargnants !!!!:  Selon une étude, il faut garder ses actions 48 ans pour éviter une perte

Selon une étude, il faut garder ses actions 48 ans pour éviter une perte Sur 111 ans, en moyenne des pays étudiés, l’excès de rendement des actions sur les obligations a été de 3,8%, mais la dernière décennie a été différente puisque les obligations ont battu les actions

 

Source DSHORT

Les vendeurs de fonds de placement demandent de conserver leurs produits au moins cinq ans pour éviter de subir des pertes. La dernière décennie a sérieusement révisé à la baisse les mérites de ces stratégies d’achat à long terme. Elroy Dimson, professeur à la London Business School, n’a pas fait remonter les actions de cette approche, lors de la sixième assemblée générale du Swiss Finance Institute, mercredi à Zurich.

L’expert a présenté une analyse de 111 années de rendements financiers dans 19 pays. Il en ressort notamment qu’il faut rester investi 58 ans en actions allemandes pour être certain d’éviter une perte. La situation est plus enviable aux Etats-Unis où il ne faut rester investi que 17 ans. Et dans l’ensemble des pays non anglo-saxons la durée s’élève à 48 ans… A long terme, tout ira bien, mais le long terme peut s’éterniser. «Pour moi, le long terme est un nombre à trois chiffres», a déclaré l’expert. Sur 111 ans, en moyenne des pays étudiés, l’excès de rendement des actions sur les obligations a été de 3,8%, mais la dernière décennie a été différente puisque les obligations ont battu les actions. 100 dollars placés en actions américaines en 1900 valent aujourd’hui 2,2 millions de dollars.

Au moment où la finance se perd dans les recherches empiriques et oublie les deux questions de base que sont «pourquoi» et «combien», le professeur londonien s’est aventuré dans l’évaluation du facteur central de la finance qu’est la prime de risque des actions. Aussi vrai que le nombre Pi est au cœur de la géométrie, la prime de risque est employée pour définir les attentes de rendement, le coût du capital ou la part de gestion passive et active dans un portefeuille. Les professionnels avaient coutume d’évaluer cette prime de risque à environ 7%. De fait, il n’existe pas de consensus sur son niveau. Les ouvrages de référence la placent entre 4% et 8%. Mais sur les 111 dernières années, la prime de risque des actions mondiale serait de 4,5%.

L’analyse de la décomposition du rendement des actions montre que le dividende joue un rôle considérable, selon Elroy Dimson. Il livre d’ailleurs une nouvelle définition de la prime de risque, qui se baserait sur le rendement direct du dividende, sa croissance du dividende, à l’expansion de son multiple. Sur cette base, entre 1900 et 2010, le rendement des actions dans le monde serait de 5,5% et se décomposerait en 4,1% de rendement du dividende, 0,8% d’augmentation du dividende et 0,5% de changement du multiple de dividende. Elroy Dimson en déduit que la prime de risque des actions par rapport aux obligations se situe donc plus bas qu’on ne le dit, c’est-à-dire entre 3 et 3,5%.

Ses travaux montrent aussi qu’à long terme les actions de pays à faible croissance sont meilleures que celles des pays à forte croissance et que les actions de petites sociétés battent celles des grandes.

Infographie. 58 ans pour éviter une perte en actions allemandes

Par Emmanuel Garessus Zurich/le temps nov11

 

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