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Les 10 principaux risques systémiques pour 2012, selon le responsable de l’ETH Risk Center

Les 10 principaux risques systémiques pour 2012, selon le responsable de l’ETH Risk Center

L’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon et ses effets économiques, environnementaux et politiques soulignent la nécessité d’une analyse de l’interdépendance des risques. «Une approche interdisciplinaire est davantage porteuse d’avenir face aux risques sys­témiques qu’une spécialisation accrue, même s’il est difficile d’analyser des risques de nature différente», a déclaré Wolfgang Kröger, professeur et directeur exécutif de l’ETH Risk Center, lors de la conférence de presse de KPMG, jeudi à Zurich. 

Ce centre, l’un des seuls au monde dans ce domaine, soutenu par KPMG, Swiss Re, ZFS, Axa, Swiss Electric, a précisément adopté une approche intégrée des risques permettant de combiner les compétences. KPMG a demandé au professeur Kröger les dix principaux risques globaux de cette fin 2011.

 La liste de ce scientifique, spécialiste de la sécurité nucléaire, se veut subjective.

  1. Elle débute par la crise de la dette publique et ses effets déstabilisants sur les pays industrialisés.
  2. Elle se poursuit par ce qu’il nomme le laminage de la démocratie. En effet, le professeur Ian Golding, de l’Université d’Oxford, a estimé que nos démocraties occidentales étaient non seulement financièrement mais aussi «intellectuellement en faillite».
  3. Le troisième risque est celui d’une instabilité géopolitique à la suite de confits culturels ou de mouvements de violence de nature nationaliste ou ethnique.
  4.  La Chine figure aussi sur la liste. «Tout le monde parle, écrit et décrypte l’ascension de l’Asie et de la Chine, mais une explosion économique ou sociale de la Chine n’est pas impossible», selon Wolfgang Kröger.
  5. Cinquième risque, de nouvelles épidémies provenant de virus mortels et résistants pourraient se propager dans le monde.
  6. Un mauvais usage des nouvelles technologies (nanotechnologies, biologie des systèmes) par des individus ou des groupes organisés pourrait aussi provoquer des dégâts considérables.
  7.  La raréfaction des ressources clés (énergie, eau, alimentation) aggrave le changement climatique.
  8.  Un autre risque est lié au blocage des principales voies maritimes, tel le détroit d’Ormuz (28% de la demande de pétrole en 2030).
  9.  Une utilisation abusive de données et des cyberattaques menées par des pays pourraient accroître le risque de guerre.
  10. Enfin, le non-fonctionnement du réseau électrique durant des jours ou des semaines pourrait causer des dégâts immenses aux systèmes de contrôle informatique ou aux transformateurs.

EN RAPPEL :

Par Emmanuel Garessus Zurich /le temps dec11

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