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Nassim n. Taleb rassure l’Europe : il y a pire que vous ce sont les Etats-Unis !!!!

Nassim n. Taleb rassure l’Europe : il y a pire que vous ce sont les Etats-Unis !!!!

L’ancien trader et auteur du bestseller The Black Swan fait partie de celles et ceux qui pensent que le risque majeur se trouve du côté des Etats-Unis plutôt que de l’Europe.

Son exposé de mercredi à Francfort a montré qu’il était impossible de réduire son rôle à celui d’annonceur de scénarios catastrophe, sur lequel se base sa notoriété. L’ancien trader sur dérivés veut plutôt focaliser l’attention sur ce qui lui semble être des distorsions majeures dans la manière dont les marchés tiennent compte des risques. Son thème favori.

Le message s’agissant de l’Europe se veut plutôt rassurant: les risques sont même trop fortement contenus dans les prix, car les investisseurs sont victimes d’un sentiment collectif de peur.  A un point incitant à croire que l’effondrement du Vieux Continent serait imminent. Ils sont donc tout à fait conscients du problème, et les gouvernements européens cherchent de leur côté à maîtriser les déficits. Cela n’est pas le cas du tout en ce qui concerne la situation aux Etats-Unis – le vrai problème – où le niveau des prix préfère ignorer l’existence d’une crise de la dette. Un Etats européen bénéficie néanmoins du scepticisme exagéré sur ce continent: les exportations allemandes ont été fortement soutenues par la baisse de l’euro. Voilà pourquoi l’Allemagne ne devrait, au fond, n’être que très peu intéressée à une solution séparatiste. Elle impliquerait une appréciation de sa devise, et réserverait donc une sorte de «scénario suisse» à l’Allemagne.

Source agefi mars12

5 réponses »

  1. Enfin quelqu’un qui dit tout haut ce que beaucoup pensent. Et encore, j’irais plus loin. L’europe c’est l’avenir.
    Les bric devraient investir massivement en Europe car la consommation de leur population ne leur permettra pas une croissance sur le moyen terme.

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  2. Vendredi 2 mars 2012 :

    Euro : le ton monte entre la Bundesbank et la BCE.

    Si la zone euro devait s’effondrer, la Bundesbank craint de ne jamais revoir une partie de l’argent qui représente les créances de toutes les banques de la zone euro à son égard.

    500 milliards d’euros font trembler la Bundesbank. Cette somme record représente les créances de toutes les banques de la zone euro à son égard, telles qu’elles apparaissent dans le système de paiement européen Target, qui relie entre eux l’ensemble des établissements financiers européens. Si la zone euro devait s’effondrer, la Bundesbank craint de ne jamais revoir une partie de cet argent. Et elle juge les 17 banques centrales de la zone euro, solidaires dans ce type d’éventualité, incapables de porter un tel fardeau.

    Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, s’en est ouvert auprès du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans une lettre qui – fort opportunément – a fuité cette semaine dans la presse allemande.

    Officiellement, M. Weidmann s’inquiète des règles encadrant les collatéraux, ces garanties déposées par les banques auprès des banques centrales en échange de liquidités. Les conditions d’acceptation de ces collatéraux ont été dernièrement assouplies, au point que certains crédits accordés aux entreprises sont désormais éligibles. La Bundesbank exige des garanties supplémentaires pour se protéger de défauts en cascade.

    Pour Jörg Krämer, chef économiste à la Commerzbank, la Bundesbank est «dans son bon droit» avec ces revendications. Il suggère plusieurs pistes, notamment le dépôt auprès du FMI de devises ou d’or. «L’Italie en possède pour 134 milliards d’euros. Cela couvrirait 70 % du montant des créances», signale l’analyste. Il propose également de donner un statut de créancier prioritaire à la Bundesbank ou de ralentir l’injection de liquidités dans les pays surendettés.

    Mais les pays débiteurs étant majoritaires au Conseil des gouverneurs de la BCE, M. Krämer ne croit pas que la Bundesbank obtiendra gain de cause. D’autant que Berlin semble plutôt isolé, ses inquiétudes n’étant pas partagées côté français.

    Derrière son aspect technique, cette polémique traduit, au plan politique, une escalade supplémentaire dans les dissensions entre le monde financier allemand et la BCE dans la gestion de la crise de la dette. L’an passé, l’ex-économiste en chef de la BCE, Jürgen Stark, et l’ex-patron de la Bundesbank, Axel Weber, avaient quitté leurs fonctions sur fond de désaccord sur la voie choisie, pas assez rigoureuse à leur goût.

    Justement, la lettre de la Bundesbank a été publiée au lendemain de la nouvelle opération illimitée de prêt à trois ans de la BCE, qui a accordé mercredi 530 milliards d’euros à 800 banques. Du côté de la Bundesbank, on estime que cette opération initiée par Mario Draghi, et qui a permis de stabiliser les marchés financiers, porte en elle les germes d’une future crise et pourrait dissuader les gouvernements de poursuivre leurs efforts de consolidation budgétaire.

    Sur la défensive, la BCE laisse désormais entendre qu’il n’y aura pas de nouveau prêt de ce genre alors que jusqu’à présent, la porte était ouverte pour une troisième opération au printemps. La chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir qu’elle n’y était pas favorable, en l’état. Une manière de voler au secours du patron de la Bundesbank.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/02/20002-20120302ARTFIG00565-euro-le-ton-monte-entre-la-bundesbank-et-la-bce.php

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  3. @Fred

    L’Europe c’est le passé. Une population vieillissante, moins d’investissement, moins de consommation, moins de recherche et d’innovation… et des institutions européennes totalement paralysées et paralysantes, qui font le lit des multinationales et des banques.

    L’Europe de la désindustrialisation et du RSA….

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  4. @UERSS,
    Permettez moi d’être opposé à votre vision. En voyageant dans d’autres continents, il est toujours surprenant de se rendre compte que beaucoup de personnes ne rêvent que d’une chose. Vivre en Europe.
    Population vieillissante : Oui mais les flux migratoires compenseront .
    Moins de consommation : Ceci ne sera que bénéfique pour l’Europe. Moins consommer mais mieux.
    Ceux qui doivent se faire du soucis face à la diminution de la consommation de l’Europe et des USA, ce sont nos amis chinois.
    Moins de recherches et d’innovations, cela dépend dans quels secteurs. L’europe reste à la pointe.(nanotechnologie, écologie industrielle,…)
    Institutions européennes paralysées et paralysantes : Paralysée, je n’emploirais pas ce terme mais lente , très lente.
    ce qui a une action paralysante,je vous le concède mais cela évolue.

    Pour moi, l’Europe reste le modèle le plus correct.
    Voudriez vous vivre en Chine, aux usa, en Inde, en Russie ??
    Bien sûr tout n’est pas parfait en Europe mais à l’heure actuelle je n’ai rien trouvé de meilleur.
    Peut-être le Canada ?

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