Art de la guerre monétaire et économique

Les Clefs pour comprendre : Austérité /there is an alternative : augmenter les salaires et les revenus !!!!! par Bruno Bertez

 Les Clefs pour comprendre : Austérité /there is an alternative : augmenter les salaires et les revenus !!!!! par Bruno Bertez

La pensée dominante, presque sans discussion, impose l’austérité et la baisse des pouvoirs d’achat pour faire face à la crise de sur-endettement des Etats et à la fragilité bancaire qui en résulte.

Nous pensons que la solution de l’augmentation des salaires, des revenus autres que salariaux est une solution qui doit être examinée et non pas rejetée sans réflexion.

Mais, et c’est fondamental, aucune solution n’est bonne dans l’absolu, toute solution est relative à un choix, à l’acceptation des conséquences attendues et inattendues, voulues et non voulues.

 La solution de l’austérité pour rembourser la dette des Etats, de leurs banquiers,  consiste à peser sur les salaires, à les amputer par la fiscalité, à les rogner par la hausse des prix afin de faire ressortir un surplus qui sert à honorer ce que nous appellons l’usure. On asphyxie le vif, le vivant pour rembourser, maintenir en vie le mort, le passé.

   C’est ce qui se passe en Irlande, en Grèce, en Espagne, c’est ce qu’a refusé ce petit pays courageux, l’Islande. Normal, car ce petit pays était peu financiarisé, il était resté près de la nature et du bon sens.

L’austérité, cela consiste donc à spolier les citoyens pour que les princes, les gouvernements et leurs banquiers puissent continuer comme avant.

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Le fait que les dépenses publiques, sociales, scolaires, de santé, militaires, etc. soient excessives n’est qu’une incidente, ce n’est pas parce qu’il y a des gaspillages et des détournements que l’on doit supprimer les dépenses collectives. Il faut réduire les dépenses publiques, couper les gaspillages étatiques et bureaucratiques, tout cela est évident et de bon sens. Nous dirions même que cela est urgent car cela nous fait changer de société.

source Financial Times 

L’austérité a un coût social, économique, présent et surtout futur. Et le pire, c’est que l’on ne peut pas le chiffrer et qu’on le fait supporter à des gens qui n’y peuvent rien.

En sens inverse, la hausse des salaires et le retour à une rémunération normale de l’épargne augmentent le revenu national. Vous savez que la production nationale n’est rien d’autre que le symétrique, l’autre versant des revenus; si vous augmentez la richesse nationale,  le dénominateur du ratio de dette augmente et donc le poids de la dette se réduit. La dette devient de plus en plus supportable.

Présenté de façon théorique, les dettes, cela se rembourse avec des flux, avec des cash-flows et, si vous augmentez les cash-flows, vous remboursez plus facilement. En sens inverse, si vous réduisez les cash-flows, la dette devient de plus en plus difficile à rembourser. C’est concrètement le problème dans lequel est maintenant enfermée l’Europe, problème qu’elle va tenter de «résoudre» comme d’habitude par les artifices étatiques des stimulations idiotes et contreproductives. Voire la fabrication de fausse monnaie par la BCE, comme il est maintenant réclamé dans la campagne électorale française.

CLIQUEZ SUR LE GRAPHIQUE POUR L’AGRANDIR

Le sur-endettement est né de la coïncidence de deux phénomènes:

– Modifications du système pour dépasser les limites du crédit et la solvabilité par l’innovation, l’ingénierie

Absence d’inflation,laquelle n’a pas pu, à cause de l’effet modérateur sur les prix de la mondialisation, laquelle n’a pas pu accomplir sa mission historique systémique, d’abord, de limite à la création de monnaie et de crédit, ensuite, de destruction, d’euthanasie, de biodégradation des dettes.

 

Faute d’une inflation suffisante, les taux sont restés trop bas, les limites à l’accroissement des dettes ne se sont pas manifestées. La destruction du stock de dettes par la hausse des prix, des revenus et par la croissance nominale, phénomènes régulateurs, ne s’est pas produite.

L’absence d’inflation a joué un rôle dialectique; elle a, à la fois permis les taux bas et l’accroissement excessif du crédit, et, en même temps, elle a interrompu sa progression parce que l’on a buté sur le sur-endettement . L’inflation des prix et des revenus a une fonction systémique, de régulation, de remise, en continu, en proportion, des grandes  variables économiques dans un monde gouverné par les apprentis sorciers constructivistes qui ne comprennent rien à ce qu’ils font, mais en font subir les conséquences aux autres.

L’inflation est nécessaire dans un monde d’économie dirigée semi socialiste et c’est la raison pour laquelle les banquiers centraux et encore Bernanke récemment affirment une soi-disant limite maximum d’inflation, limite qui est, en réalité, un minimum de 2%. Puisque la fonction d’un banquier central est de faire de l’inflation et non pas, comme on le croit, de lutter contre.

Pour l’instant, le consensus scandaleux est de faire de l’inflation des assets, des actifs financiers, de tenir les taux à zéro pour que les assets aient une valeur infinie. Ce n’est ni moral ni efficace. Ni moral parce que l’inflation des salaires et revenus de l’épargne est plus méritée; ni efficace parce que l’inflation des assets augmente le poids du capital et donc la ponction qu’il faut réaliser pour maintenir ce capital au prix très élevé, bullaire, que l’on a suscité.

Enfin, la politique de taux zéro, de fourniture de monnaie et crédit aux banques et aux marchés d’assets est une idiotie évidente au plan théorique, comme le démontre très bien le professeur Antal Fekete.

Plus les taux d’intérêt sont bas et plus la valeur actuelle d’un capital s’apprécie, en sens inverse, plus les taux sont élevés et plus un capital se déprécie. Nos gribouilles professionnels, en pleine crise de sur-endettement augmentent le poids actuariel du stock de dettes au lieu de le réduire. Les marchés sont moins bêtes, eux qui, face à l’insolvabilité de la Grèce par exemple, ont réduit quasi à néant la valeur de sa dette en faisant monter les taux exigés. Les marchés ont bien joué leur rôle d’euthanasieurs de promesses qui ne peuvent être tenues. Il eut suffit que la BCE prête intelligemment directement à la Grèce pour que celle-ci puisse racheter sa dette quasi pour rien, mais évidemment, cela ne faisait pas les affaires de la kleptocratie et de ses gouvernements.

Il ne faut pas s’étonner si, avec de telles politiques, la part des salaires dans le revenu national de tous les grands pays industrialisés baisse sans arrêt. La contrainte de profit en faveur du capital gonflé par le leverage gratuit, cette contrainte de profit se renforce de jour en jour. La hausse des salaires permettrait de restaurer la proportion historique, séculaire, de répartition de la valeur ajoutée, solvabiliserait les débiteurs privés, relancerait la demande de consommation, débloquerait l’investissement et, par causalité directe, l’emploi.

Partage de la valeur ajoutée (USA)

source Zerohedge

La stagnation des salaires et l’accroissement des ponctions fiscales sont les voies royales de la misère, de la régression sociale, de l’éclatement du peu de consensus qui peut rester dans nos pays.

Certes, il y aura des conséquences inattendues, non voulues, mais elles ne seront pas plus graves et scandaleuses que celle du sauvetage des usuriers et de leurs gouvernements.

En particulier, il faut faire justice de la soi-disant mise en difficulté des petites et moyennes entreprises, elles ont bon dos. A la fois pour les tondre, quand on a besoin d’argent, et pour se réfugier derrière elles, quand il s’agit de prendre des décisions qui déplaisent. Les problèmes des petites entreprises sont ailleurs: charges excessives de tous les côtés, réglementations tatillonnes, accès insuffisant au capital et au crédit.

BRUNO BERTEZ Le 16 Avril 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

5 réponses »

  1. Les technocrates qui « conseillent » les politiques et au final PRENNENT LES DÉCISIONS
    en expliquant aux « zélus »qu’il n’y a pas moyen de faire autrement, partent d’un principe simple et efficace :

    IL NE FAUT JAMAIS PAYER SOI MÊME, CE QUE L’ON PEUT FAIRE PAYER PAR AUTRUI.

    Ainsi, les USA ont parfaitement compris ça et l’appliquent avec une « rigueur » digne de tous les éloges (sic)
    depuis plus d’un demi siècle .. au moins.

    Ils recoupent ainsi le grand financier que fut … Alphonse Allais lorsqu’il disait (suggérant ainsi de les faire payer) :

    LES PAUVRES ? IL N’ONT PAS GRAND CHOSE, MAIS ILS SONT SI NOMBREUX !

    Ce cynisme est depuis longtemps devenu institutionnel et les énarques sont formatés (plus que formés) à cette application …
    IMPLACABLE COMME INCONTOURNABLE.

    Ainsi va la vie, les choses, les sociétés et les pigeons que nous sommes.
    Enfin non, PAS TOUS ?(voir à village gaulois) Ben ceux qui sont sur ce blogue ….
    je les pense (soupçonne) d’avoir qq cordes à leurs arcs et de se tenir qq peu en « heureux trait » de la gabegie ambiante.

    Bon, maintenant, POUR DES NOUVEAUX OU LES INNOCENTS QUI SE SERAIENT RISQUÉS JUSQUE LÀ
    (et qui z’auraient pas encore compris)

    L’EST TEMPS DE VOUS Y METTRE LES GARS ! C’EST PAS POUR DIRE, MAIS …. LE PIRE EST À VENIR
    et c’est pas moi qui le dit, c’est … Sénèque ! lol

    P.S. La solution humaniste proposée par NOTRE Bruno Bertez (MER.CI) est ÉVIDEMMENT
    une piste de solution …. mais je la pense bien trop « humaine » pour rejoindre les ceusses qui devraient en prendre connaissance.
    Notez, rêver ? Ça fait pas de mal. Mais n’oublions pas ce proverbe kurde =

    CELUI QUI SE NOURRIT DE RÊVES, LE VENT L’EMPORTE !

    Allons : ATTACHEZ VOS CEINTURES LES AMIS !

  2. @antoine clark

    Mercredi 18 Avril

    Merci de votre fidèlité et de vos contributions à nos débats.

    Ne soyons pas pessimistes. Bien sûr il serait fou d’attendre des élus qu’ils fassent le bon diagnostic, élaborent une réponse cohérente ; Les hommes ont l’illusion de conduire leur destin, ils ne se rendent pas compte que c’est le cours des choses qui les produits. D’où notre mépris pour les constructivistes, apprentis sorciers de tous poils et de toute tendance politique.

    Le problème n’est mème pas la selection des élites, c’est bien plus grave. Nous y reviendrons ; Ce qui est sûr, c’est que le problème actuel de surendettement du couple maudit govies/banques produit des idées et des « solutions » »qui permettent au système fondé sur cette alliance de tenter durer . Normal c’est lui qui tient le Pouvoir, la machine à décerveler, etc .

    Mais le système global, historique dans lequel le sous -système de la kleptocratie s’insère , ce système n’est pas inactif, il se régule. Contrairement aux illusions naives de nos pseudos élites, il fait ses mutations pas vraiment de façon silencieuse, mais de facon inaperçue.

    Le vote en faveur de Hollande , produit voire suscité par les erreurs de la kleptocratie a, à la fois un aspect defensif et un aspect progressif.

    Defensif parce que bien sûr, Hollande va poursuivre la politique de tonte et de spoliation des citoyens au profit du couple etat/banques ce qui va renforcer temporairement le système ploutocratique

    Mais

    Progressif car en raison du déplacement à gauche du centre de gravité, il va falloir élargir le cercle des bénéficiaires; le vote Hollande s’analyse comme un gigantesque «  »et moi , et moi «  »de la part de la clientèle de la sociale democratie. La clientèle de la sociale democratie veut, elle aussi profiter des largesses en particulier la classe bureaucratique . Elle va se voter ou se faire voter des largesses. Le résultat sera à l’échelle du système une progression , une accéleration de la délitation, des déséquilibres; Or vous le savez on n’avance pas dans l’immobilisme de l’équilibre , on avance dans la dynamique des déséquilibres; Donc le mouvement va s’accélérer,se précipiter. Souvenez-vous de 1981 qui a été suivi du grand Aggiornamento de 82, 83,84.

    Quand une société est en situation de crise, de rupture , il est évident que le corps social, dans son inconscient utilise toute la gamme des idioties à sa disposition. Quand la sociale démo de gauche gouverne on la fait tomber et on met en place la sociale demo de droite et après?

    Le bon vieux Marx nous le dit, c’est le tour du fameux homme providentiel, soi disant technicien, soi disant homme de l’unité nationale etc ;

    Il y a tout un cycle et il faut l’épuiser, c’est cela l’histoire ! Et elle ne s’arrète jamais contrairement au rèves modernistes du fameux «  »oh temps suspend ton vol».
    Pour revenir à notre analyse et proposition, qui ne représente qu’un aiguillon pour la réflexion, nous insistons sur la nécessaire cohérence de l’ensemble, car une chose positive dans un cadre, peut devenir négative dans un autre cadre. c’est ce que les soi disants responsables se refusent à admettre, il n’y a pas de recette ponctuelle, de mesure miracle mais des voies, des orientations faites de mesures complementaires qui trouvent leur efficacité dans et uniquement dans leur cohérence ;

    La remontée de la part des salaires dans la valeur ajoutée est centrale car c’est ce qui produit le déséquilibre majeur , on ne peut croire, produire , employer et vendre sans pouvoir d’achat gagné.

    Mais il faut réduire le poids du stock de dettes dans le système par la restructuration/moratoire/rééchelonnement

    Mais il faut réduire le poids des prélèvements publics d’au moins cinq points dans le GDP pour retrouver une société de liberté, d’initiatives et cette reduction du poids ne peut ètre faite que par baisse des dépenses.
    Mais il il faut annoncer la couleur, faire un choc qui fait prendre conscience du changement de cap et insister sur le fait que ce changement de cap n’est pas au profit d’une caste privilégiée mais au profit de la croissance, au profit du retour à la prosperité. ceci est crédible en raison de l’objectif annoncé de remontée de la part des salaires dans la valeur ajoutée nationale

    Mais il faut une opération vérite européenne, cesser le mythe de l’arrimage magique àl’Allemagne , la discipline monétaire et fiscale ne conduit pas à la convergence comme les irresponsables promoteurs de l’euro ont voulu le faire croire et pire, ont peut ètre cru. La convergence ne viendra pas. Ce qui gouverne les societés est enraciné, embedded, dans son histoire, sa société, son appareil productif, ses mentalités ;
    On ne fait pas un pays du nord avec un pays latin en un cycle économique fut-il de Juglar ou de Kondratieff. Pour que l’Europe existe-il faut qu’elle reconnaisse que le modèle allemand n’est pas transposable. Ce fut l’erreur colossale de Sarkozy que de s’arrimer aux positions de Merkel .

    Et il y avait, il y a encore moyen de le faire. La Deutsche Bank aux dernières nouvelles avait un leverage de pres de 100 , la vedette nationale francaise , le Crédit Agricole vient très loin derriere; Le total de bilan de la Deutsche Bank est trois fois le GDP allemand, l’Allemagne n’est pas , absolument pas en position de force. Les pays du sud se laissent détruire et avilir parce qu’ils sont à la solde des banquiers, mais le jeu de la carte n’est pas en faveur de l’Allemagne. C’est le dirty secret. Au lieu de lutter pour l’avilissement suicidaire de la monnaie, au lieu de vouloir faire entrer la BCE dans la logique de l’inflationnisme anglo saxon les pays du sud et surtout la France doivent affronter la partie de poker et proposer, imposer des reformes fondamentales, économiques réelles , pas des réformes scandaleuses des conditions de l’émission monétaire. Mais il est vrai que l’Europe est gouvernée au profit des banquiers…

    Dernier point que nous n’avons pas abordé dans la nécessaire cohérence, il est évident que la position de l’Europe et de la France au niveau international doit ètre conforme aux intérets des populations européennes et non d’une classe sociale, ce qui veut dire que l’Europe doit s’allier aux émergents pour obtenir, pousser à une refonte du système monétaire au lieu de se coucher en rase campagne devant les anglo saxons comme elle le fait.

    En ce moment, compte tenu de la dérive il y a de bons commentateurs qui remettent en avant des exemples historiques, des écrits du passé. Nous-mêmesemes avons été tres interessés a la lecture de l’histoire du regne de Dioclétien , jetez y un coup d’oeil. On ressort aussi les travaux d’Alexander Fraser Tytler, c’est un pseudo, cet auteur qui etait peut etre un Lord, a ecrit « Why Democracies Fail »; Nous vous incitons à relire ce qui été écrit en France sur l’épisode du Poujadisme.

    • #Bruno Bertez, MER.CI BEAUCOUP, pour votre réponse comme toujours fine et documentée et l’éclairage qu’elle apporte, tempérant (au moins un peu)
      mon pessimisme pour ne pas dire mon cynisme.

      Au fil des siècles derniers, un débat à mis en scène deux hommes pour lesquels j’éprouve une admiration et … une affection également partagée ?
      Pourtant, leurs opinions étaient bien souvent à l’inverse. Je parle de (saint) Thomas Moore et de … Macchiavel.
      En l’occurrence, je parais être dans le second rôle … alors qu’en tant que catho pratiquant, je me devrais d »être dans le premier !
      Ce qui m’amène à la célèbre question de Desproges, un autre (dans le genre n°2)

      Étonnant non ?

      Allons, ne désespérons pas (et on aura ben,ben du mérite) de la nature humaine.
      Je me rallie volontiers à vous, en espérant que VOUS avez raison et que MOI … J’AI TORT !

      Croisons les doigts et … attendons pour voir, ça va être très intéressant tout ça.
      Après tout, peut-être (le rôle n°2) qu’on en sortira pas totalement RUINÉS ! Pfiouuuuuuuu !!!

  3. Texte intéressant mais qui se focalise uniquement sur le financier (monnaie et revenus). Alors que la véritable richesse reste la production de biens (surtout) et de services. Et cette production baisse en France, c’est le phénomène de la désindustrialisation. Encore un autre paramètre la productivité par homme (salarié ou à son compte) qui augmente sans cesse grâce à la robotique.
    C’est les nouvelles usines flambantes neuves installées dans des zones toujours plus attractives (coût unitaire du travail le plus bas possible) automatisées à l’extrême grâce aux capitaux empruntés pour rien grâce à la planche à billet des banques centrales, usines employant peu de personnel. Une autre version c’est des usines moyennement robotisées mais servies par des esclaves (Chine du Nord). Bon augmenter les salaires, les revenus en France, oui, mais les usines ferment et on compte un inactif sur deux … En faisant cela ne risque-t-on pas d’augmenter les délocalisations ?
    Vous connaissez l’histoire de l’usine qui emploie 30 salariés en Chine mais qui produit 10 % des écrans plats mondiaux (plusieurs centaines de millions chaque année produits).
    On ne peut pas s’en sortir comme cela. Il faut revenir aux fondamentaux : produire soi-même en interne : énergie, nourriture, bien d’équipements, etc. Et fermer les frontières, He oui.
    Où sinon attendre que la planète entière change de système. Autant jouer à L’Euromillions dans ce cas, on a plus de chance.

  4. Heureusement qu’on va a, hein!

    Vous rejoignez une réflexion que je me fait depuis quelques années: il parait que l’inflation c’est mal, mais j’ai du mal à voir pourquoi. Ma mère a pu payer deux maisons dans les années 1972-1979. Les prix augmentaient de 12-15% par an, son salaire également et ses paiements hypothécaires étant fixes, ils diminuaient proportionnellement.

    Un ami a acheté il y a 4 ans un étage de maison. Il s’est endetté sur 30 ans. Et la proportion de ses paiements n’ont baissés que de 5%.

    Il me semble que les « petites gens » n’ont plus leurs chance. Et les épargnants/ petits investisseurs sont quant à eux la-mi-nés…

    Bref, oui, ça nous prendrait un peu de créativité. J’aime beaucoup votre vision « historique » du « ça doit aller plus mal avant d’aller mieux ». Espérons, espérons, espérons que nous n’assistons pas à la chute de l’empire romain.

    Enfin, une lecture intéressante pour ceux qui ont la possibilité de lire des livres électroniques en anglais: In gold we trust? du correspondant américain de « The Economist ». 3€ sur amazon, court, mais très intéressant.

    Mille merci encore une fois

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