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Jean-Marc Daniel / En finir avec Keynes :« La croissance par la concurrence et l’investissement ou le déclin par le déficit public »

Jean-Marc Daniel /  En finir avec Keynes :« La croissance par la concurrence et l’investissement ou le déclin par le déficit public »

Selon Jean-Marc Daniel, professeur d’histoire de la pensée économique à l’ESCP Europe, face à la crise qui persiste, nous devons cesser d’être systématiquement pessimistes et revenir aux fondamentaux de la science économique. D’après lui, la croissance est possible à condition d’adopter une politique de l’offre inspirée de Ricardo plutôt qu’une politique keynésienne de la demande. Entre la croissance par la concurrence et l’investissement ou le déclin par le déficit public, l’économiste a fait son choix pour des raisons à la fois pratiques et théoriques. Un argumentaire qu’il développe dans un essai brillant et volontiers provocateur : Ricardo reviens, ils sont restés keynésiens (éd. François Bourin).

 

“Le grand mérite de Keynes est d’avoir compris qu’il fallait réagir à la crise de 1929 et que la passivité des gouvernements de l’époque était dangereuse. Mais les temps ont changé et il est difficile de dire ce qu’il proposerait aujourd’hui. En tout cas, il n’est pas responsable de la façon dont les gens ont interprété ses écrits depuis sa mort. Se fonderait-il lui-même sur sa Théorie générale pour régler les problèmes d’aujourd’hui ? C’est loin d’être certain. 

Le faux remède de l’inflation

Pour lui, l’inflation était un outil à la disposition des gouvernements pour euthanasier les rentiers. Cet instrument autorisait un accroissement des dettes car il y voyait un moyen d’apurer les comptes en douceur. Or aujourd’hui l’inflation n’est plus une solution, ni même une option. L’accélération des prix, en perturbant gravement les conditions de la croissance économique, appelle au bout d’un certain temps une politique monétaire restrictive qui freine la croissance. L’inflation d’aujourd’hui fabrique le chômage de demain. On a réussi à éponger les dettes héritées de la Seconde Guerre mondiale avec le retour de l’inflation dans les années 60 et 70. Mais il a fallu par la suite donner un tour de vis monétaire drastique dans les années 80, ce qui a installé durablement le chômage en Europe. Par ailleurs, si l’inflation dévalorise les dettes, elle a surtout pour conséquence de laminer le pouvoir d’achat des salariés car ces derniers ne sont pas en situation d’obtenir des hausses de rémunérations compensant la progression des prix. Les salariés sont à coup sûr les perdants de l’inflation.

 La relance keynésienne mise en échec

L’élément essentiel de la politique keynésienne est le soutien de la demande par le déficit budgétaire. Une liaison cruellement démentie par les faits. Aux Etats-Unis, le creusement colossal des déficits sur la dernière période n’a impulsé qu’une croissance dérisoire de l’économie, preuve que le système ne répond plus. Outre-Atlantique, alors que le déficit budgétaire s’est creusé à plus de 10 % du PIB, le taux de croissance n’a toujours pas permis de retrouver le niveau d’emploi antérieur à la crise. Une telle évolution accrédite l’idée que le chômage de sous-emploi des facteurs de production – sous-jacent de la théorie keynésienne – n’existe plus : le chômage n’est plus lié à une insuffisance de la demande mais à une structuration de l’offre inadaptée ou à l’absence de capital.

 L’autre raison pour laquelle le keynésianisme n’est plus opérationnel tient aux effets de l’accumulation de dettes publiques sur le comportement des agents économiques. Au niveau actuel de dette, tout déficit budgétaire supplémentaire destiné à accroître la demande publique entraîne une rétractation de la demande privée du fait de l’augmentation du taux d’épargne des ménages en prévision des hausses d’impôt à venir (mécanisme d’équivalence ricardienne). S’opère ainsi un jeu de vases communicants entre la demande publique et la demande privée dont le plus sûr effet est de conduire à un résultat final incertain. Les Etats-Unis où l’on constate une réduction du déficit extérieur – autrement dit une hausse du taux d’épargne – concomitamment au creusement du déficit public illustrent pleinement ces mécanismes perturbateurs qui ne procurent au final aucun bénéfice en termes de croissance.

PLUS DE DANIEL ET DHOFERT EN SUIVANT :

 L’art de gérer le cycle

En revanche, ce qui reste pertinent dans l’héritage de Keynes, c’est le raisonnement en cycle induit par l’évolution de l’investissement et des stocks. Un point essentiel car la politique économique – et notamment son volet budgétaire – doit être calée, non pas sur l’objectif de créer de l’emploi, mais sur l’objectif précisément d’amortir le cycle. En résumé, il faut de Keynes garder le jeu des stabilisateurs automatiques et oublier l’effet multiplicateur.

Il devrait y avoir aujourd’hui deux phases dans la politique économique. Dans un premier temps on rétablit la situation en effaçant les conséquences du keynésianisme, via un retour à un déficit structurel nul.

 Dans une seconde phase on conduit la politique budgétaire selon le principe de la gestion en stabilisateurs automatiques. Ces derniers doivent être centrés sur la fiscalité des entreprises puisque les hauts et les bas du cycle viennent des fluctuations de l’investissement des sociétés. Quant à la fiscalité des ménages, elle doit répondre essentiellement aux besoins de moyen-long terme de gestion des “externalités”, c’est-à-dire principalement la pollution. Il faut créer une vraie taxe carbone. Le problème de la TIPP c’est qu’elle est une taxe sur les automobilistes, non sur la pollution. Le véritable enjeu n’est pas de pénaliser les automobilistes mais de dissuader la consommation d’une énergie polluante… 

Le bien-fondé des nouvelles règles européennes

Lorsque le nouveau traité européen prend comme objectif un déficit structurel nul ou en tout cas inférieur à 0,5 % du PIB – et qu’il accepte le déficit conjoncturel – on est sur la bonne voie car cela signifie que l’on renonce aux déficits récurrents non productifs tout en tolérant des variations liées au cycle. Une telle formule ne va pas à l’encontre de la croissance. Il était plus que temps d’en finir avec la vision “hydraulique” erronée du keynésianisme selon laquelle en lâchant les vannes du déficit on fait de la croissance. Dans sa version des euro- bonds – version qui revient à ajouter de la dette à la dette – François Hollande n’échappe pas hélas à la vision “hydraulique” dépassée.

 Réduire à zéro le déficit structurel lorsque la croissance est faible est une opération délicate tant il est vrai que des politiques d’austérité mal menées peuvent peser sur l’activité et créer un déficit conjoncturel. Pour ne pas “tuer” le malade, la purge doit passer par la réduction des dépenses publiques et non par des hausses d’impôts. Ce qui pose problème actuellement, ce n’est pas l’austérité en elle-même mais la manière dont elle est conduite.

 Les facteurs de la croissance

La bonne solution, c’est la croissance. Cette dernière ne se décrète pas. Elle se fabrique par une politique qui favorise les investissements et les entreprises et non la demande des ménages. Mais il ne faut pas se payer de mots en en appelant par exemple à la politique de l’innovation. Pas plus que la croissance, cette dernière ne se décrète pas. Contrairement au mythe du progrès technique généré par la recherche, les innovations résultent bien plus souvent d’applications prises à l’initiative du terrain.Si l’on veut être efficace, l’Etat doit s’appuyer sur les entreprises, donc sur les ingénieurs et pas multiplier les crédits à la recherche publique.

 Le personnage clé, c’est l’ingénieur qui en mettant en oeuvre les découvertes fait lui- même oeuvre de création. En matière d’éducation, le raisonnement est le même. L’élévation du niveau des connaissances élargit les savoir-faire de la population mais crée en même temps un “prolétariat cognitif” qui peine à utiliser son savoir dans le système productif, d’où des frustations repérables chez les diplômés. Education, innovation : la solution passe par les entreprises. Le politique ne doit pas dire “voilà ce que je vais faire pour la croissance” mais plutôt “comment puis-je aider les entreprises à croître”.

 La politique par objectifs quantitatifs – une R&D à 4 % du PIB, 80 % d’une génération au niveau du bac – je n’y crois pas du tout car une telle vision laisse de côté les critères qualitatifs et elle ne tient pas compte des rendements décroissants. Il faut viser non pas la quantité mais la qualité, c’est-à-dire l’excellence. Or les dernières élections ont été particulièrement révélatrices des travers de notre pays. Bon nombre des objectifs ont été fixés pour complaire aux attentes de telle ou telle catégorie d’électeurs : les fonctionnaires pour la gauche, les personnes âgées pour la droite. Mais ils laissent de côté les structures productives et d’avenir que sont les entreprises et la jeunesse.

 La concurrence contre le malthusianisme

La vraie source du progrès et de la croissance c’est la mise en concurrence des entreprises. Une société n’investit, n’innove que si elle a la conviction que sa survie est en jeu. Autrement dit, si elle est persuadée que si elle ne réagit pas, d’autres entreprises se mettront sur le créneau et qu’elle disparaîtra. Un point de vue qui était celui de la gauche du début du XIXe siècle. A l’époque, c’était le patronat qui était le plus farouche partisan du protectionnisme, pas les travailleurs. Le libre- échange est le moyen d’obliger les entreprises à être en permanence performantes. Chaque système est potentiellement en mesure de trouver – et de renouveler – ses avantages comparatifs ! Baisser le coût du travail – via par exemple l’allégement des charges sociales –, cela revient à diminuer les salaires et au final à diminuer le pouvoir d’achat comme le fait la mécanique visant à compenser la baisse des charges par une hausse de la TVA.

 Il ne faut pas raisonner en termes de travail mais en termes de production, de productivité, de richesse produite. Le discours sur la compétitivité par la baisse du coût du travail est un discours de misère, et d’essence protectionniste. Le salaire est égal à la productivité des salariés. Il faut donc tout faire pour que les entreprises fassent bénéficier leurs salariés de l’efficacité accrue des machines. Il faut sortir de la logique malthusienne – et protectionniste – qui pousse à la diminution des salaires.

 Il faut au contraire des entreprises profitables qui investissent et pour cela, encourager en permanence les transferts vers le capital. A ce jeu-là, il y a des gagnants et des perdants, les gagnants, ce sont les talentueux et les perdants, ce sont les rentiers. Ce n’est pas une nouvelle version du plus fort car la solidarité doit continuer à s’exercer via les dépenses publiques au bénéfice des plus démunis. Il est étonnant que le président sortant n’ait pas plus mis en avant l’augmentation considérable de l’allocation pour adulte handicapé réalisée sous son mandat. C’est à cela que doit servir l’Etat, pas à payer des fonctionnaires.

 La lutte contre les rentes

La rente, par définition, c’est le fait de gagner de l’argent indépendamment du travail fourni ou des qualités qu’on a pu déployer. Certaines rentes sont justifiées, celle de l’inventeur qui doit être protégée via par exemple les brevets. En revanche, certaines rentes ne correspondent à rien, par exemple le statut de la fonction publique et toutes sortes d’activités protégées.

Le bon système serait de supprimer le statut de la fonction publique et de créer, comme en Suède, des agences avec du personnel de contrat privé à qui l’on confie des concessions de service public sur la base de cahiers des charges.

 Un peu sur le modèle des autoroutes françaises… Beaucoup d’activités régaliennes pourraient relever de cette logique de délégation. La concession est un bon régime qui concilie l’efficacité de la concurrence et les engagements de service public. Le problème politique tient au fait que les rentiers résistent si on retire leurs privilèges. On le voit sur le marché du travail où les “insiders” – ceux qui sont en place – bloquent toute évolution allant vers un assouplissement des règles en faveur des “outsiders”, les chômeurs, au nom bien souvent de la défense soit de l’emploi soit du service public. Or en matière de créations d’emploi, il importe de créer un marché du travail fluide. Cela passe d’une part par un minimum de réglementations – donc un code du travail souple – et d’autre part par une évaluation au plus juste des capacités professionnelles via notamment la grille des diplômes.

Le chômage est nécessairement d’autant plus fort quand le système scolaire est peu sélectif, et que le système de code de travail est très rigide. A partir de là, plusieurs combinaisons sont possibles. Au Royaume-Uni, un code du travail très flexible coexiste avec un système scolaire assez peu sélectif. En Allemagne ou au Japon, le système de code du travail est très restrictif, mais avec un système de formation et de diplôme très fiable sur la qualité de la main-d’œuvre. Le cas français est le pire, avec un système d’education très peu sélectif et un droit du travail très rigide. Résultat : une proportion de jeunes au chômage parmi les plus élevées. En ne s’attaquant pas à ce problème et aux rentes des “insiders”, l’Etat punit les jeunes et non pas les riches !

 Ricardo plutôt que Keynes

Quel chemin doit prendre la société française ? Elle peut emprunter la voie allemande qui vise à réduire le coût du travail tout en ménageant certaines situations acquises. C’est un compromis bancal pour retrouver de la croissance. Revenue au pouvoir en France, la gauche en appelle à la relance européenne via la création d’eurobonds qui n’est qu’un nouveau moyen pour augmenter… la dette. Imaginer que les Allemands acceptent cette idée keynésienne est faire preuve de grande naïveté. Le risque est de réveiller les tensions sur les marchés de taux d’intérêt et de nous retrouver dans la situation de l’Espagne ou de l’Italie. L’autre voie est de pratiquer la solution “ricardienne” de relance par la concurrence comme celle mise sur les rails au Royaume-Uni ou en Italie.

 Mais hélas cette solution n’est même pas ne serait-ce qu’envisagée. La population ne se pose par la question de savoir s’il faut être keynésien ou ricardien parce que sa classe politique se refuse à aborder le problème sous cet angle. Comme l’avait dit Tony Blair, l’important ce n’est pas de savoir si la politique économique est de gauche ou si elle est de droite, c’est de savoir si elle réduit le chômage et si elle augmente la croissance économique. La gauche française, qui a expérimenté les impasses de la relance keynésienne, devrait le comprendre. ”

Bio express

 De tous les combats 

Diplômé de l’Ecole polytechnique, universitaire et économiste, Jean-Marc Daniel est professeur d’histoire de la pensée économique à l’ESCP Europe et rédacteur en chef de la revue Sociétal. Chroniqueur sur la radio BFM Business et au journal Le Monde, il excelle à marier les grandes théories et les faits économiques. Il est l’auteur d’une Histoire vivante de la pensée économique (Pearson). Après Le Socialisme de l’excellence, il publie chez François Bourin éditeur Ricardo, reviens, ils sont restés keynésiens.

Par Philippe Plassart/Le nouvel economiste mai12

http://www.lenouveleconomiste.fr/en-finir-avec-keynes-14950/

EN COMPLEMENT : Retours de bâton par Andreas Höfert

Les mesures d’austérité ont perdu beaucoup de crédibilité. Elles ont omis le fait que les multiplicateurs budgétaires sont supérieurs à un.

La crise européenne a commencé il y a plus de deux ans. Jusqu’ici, les réponses apportées pour la résoudre, ou du moins l’atténuer, ont été inefficaces. Les dirigeants européens n’ont pourtant pas ménagé leurs efforts. Souvenez-vous des innombrables «réunions de la dernière chance» convoquées en 2011. Pourtant, les solutions se sont, jusqu’ici, avérées insuffisantes, voire contre-productive, en raison d’une règle économique fondamentale: les êtres humains réagissent aux incitations.

C’est la thèse centrale de l’un des livres d’économie les plus vendus au cours de la dernière décennie: «Freakonomics», de Levitt et Dubner: «Les hommes politiques ont toutes sortes de raisons de voter toutes sortes de lois qui, aussi bien intentionnées soient-elles, ne tiennent souvent pas compte du fait que les gens répondent aux incitations du monde réel et qu’en conséquence l’objectif des lois est rarement atteint.»

L’arsenal de mesures anticrise de l’Europe – les opérations de refinancement à long terme (LTRO), le programme pour d’achat de titres (SMP) de la Banque centrale européenne (BCE) et les programmes d’austérité mis en œuvre par bon nombre de pays européens – illustre à merveille cette affirmation.

Les LTRO sont des prêts à 1%, d’une durée de 3 ans, que la BCE a octroyé aux intermédiaires financiers européens en décembre 2011 et février 2012. D’un montant cumulé supérieur à 1000 milliards d’euros, ces prêts visent avant tout à stabiliser le secteur bancaire. Toutefois, lors de leur introduction, il y avait un deuxième objectif plus implicite: permettre aux banques européennes de réaliser des profits en utilisant ces crédits avantageux pour investir dans les emprunts d’Etat de pays européens. Cette idée, suggérée par le président français, a été baptisé le «Sarkozy trade» par les médias anglo-saxons. Dans un premier temps, il a effectivement permis une baisse des taux espagnols et italiens. Toutefois, ces taux d’intérêt sont repartis à la hausse et les banques qui ont exploité ce filon ont, à présent, subi des pertes.

Le programme SMP, qui autorise la BCE à acheter des emprunts d’Etat européens, a également perdu beaucoup de son impact lorsque le défaut grec a révélé que tout achat d’obligations par la BCE rendrait les créances en question prioritaires par rapport aux autres. Ainsi, si la BCE achète à présent des obligations espagnoles, les créanciers privés de l’Etat espagnol seront remboursés après la BCE. Par conséquent, leurs obligations perdront de la valeur. Ils auront donc tendance à vouloir s’en défaire et pousseront les taux d’intérêts à la hausse alors que la BCE cherche à les baisser.

Enfin, les mesures d’austérité ont perdu beaucoup de crédibilité car elles ont omis le fait que les multiplicateurs budgétaires sont supérieurs à un. Autrement dit, pour réduire le ratio déficit/PIB d’un point, il faut économiser bien plus que 1% du PIB. Voire, dans certains cas, jusqu’à près de 2%. Pourquoi? La population, réagissant aux coupes budgétaires, diminue la consommation, ce qui entraîne moins de croissance et plus de chômage. En conséquence, les recettes fiscales diminuent et les dépenses des assurances sociales augmentent.

Conclusion: les mesures que les dirigeants et les institutions européens ont encore à leur disposition, telle l’introduction d’«eurobonds» doivent donc soigneusement être soupesées avant d’être utilisées. Sinon, elles peuvent, elles aussi, s’avérer contre-productives.

Andreas Höfert Chef économiste UBS Wealth Management/Agefi mai12

5 réponses »

  1. « Quant à la fiscalité des ménages, elle doit répondre essentiellement aux besoins de moyen-long terme de gestion des “externalités”, c’est-à-dire principalement la pollution. Il faut créer une vraie taxe carbone. Le problème de la TIPP c’est qu’elle est une taxe sur les automobilistes, non sur la pollution. Le véritable enjeu n’est pas de pénaliser les automobilistes mais de dissuader la consommation d’une énergie polluante… »

    ou comment un esprit brillant se laisse intoxiquer par la théorie dogmatique réchauffement climatique causé par l’activité humaine
    Soyons sérieux s’il y a un jour une taxe carbone mondiale ( la seule qui serait équilibrée économiquement) ce sera un impôt de plus et pas autre chose.il y a des milliards à gagner en bourse comme le souhaitait Al Gore,
    situation en contradiction avec la nécessité de baisser les dépenses et pas d’accroître le racket fiscal
    Soit on remet le génie humain au service du développement soit on continue à plumer la poule….

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    • Je me range à l’avis de Konebien, ce qui ne m’empêche pas de féliciter Jean Marc Daniel pour son excellent ouvrage appelant au réveil de Ricardo. Effectivement, l’arnaque au CO2 est maintenant une chose établie et j’inviterai Jean Marc Daniel à consulter le site « http://pensee-unique.fr/ » tenu par un scientifique qui dépouille depuis des années les informations scientifiques sur ce sujet, sur ce site, pas de polémique, du factuel.

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  2. Pleins de choses avec lesquelles je suis pas d’accord dans votre article:
    -1- « On a réussi à éponger les dettes héritées de la Seconde Guerre mondiale avec le retour de l’inflation dans les années 60 et 70. Mais il a fallu par la suite donner un tour de vis monétaire drastique dans les années 80 »:
    Il y a une légere historique: l’inflation apparue à partir de 73, n’avait rien à voir avec celle de la guerre. Entre temps il
    y eu les 30 glorieuses, période historique de croissance. Donc l’inflation d’après guerre n’a pas freiné la croissance au contraire puisqu’elle a permis de retourner à un niveau d’endettement supportable
    -2- L’inflation lamine le pouvoir d’achat des salariés: non justement une des causes de l’inflation est la boucle entre salaires et prix avec ajustement permanent. Au contraire l’inflation des années 80 a plutôt permis à beaucoup de français de devenir propriétaire à moindre cout et a augmenté leur patrimoine. Dans les années 80, elle n’a pas diminué leur pouvoir d’achat qui
    a beaucoup plus diminué par la sutie avec le changemetn du monde de calcul de l’inflation à partir des années 80
    -3- « Lorsque le nouveau traité européen prend comme objectif un déficit structurel nul ou en tout cas inférieur à 0,5 % du PIB – et qu’il accepte le déficit conjoncturel – on est sur la bonne voie car cela signifie que l’on renonce aux déficits récurrents non productifs tout en tolérant des variations liées au cycle. ». En fait le tscg est un traité piège la régle d’or ne s’appliquera pas avant 2033 au mieux en France, car la régle de diminution de l’endettement de 1/20 par an est plus contraignante que celle du déficit structurel..

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  3. Et aussi « L’autre raison pour laquelle le keynésianisme n’est plus opérationnel »: cette phrase en soi ne veut rien dire.
    Est ce que vous limitez l’ouvre de Keynes au fait de faire des relance par le déficit budgétaire?
    Tous les plans d’ajustement effectués par la Troika depuis 2009 montrent au contraire toute l’actualité de Keynes,
    puisque la commission européenne n’a toujours pas intégré le fait que ses plans d’ajustement faisaient apparaitre des multiplicateurs supérieurs à 1:
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120927trib000721652/keynes-pas-mort-meme-standard-poors-le-dit.html
    Dénigrer Keynes, c’est un peu limite sachant que ceux qui prétendent encore à la théorie du multiplicateur zéro ont été démenti par toutes les études économétriques publiées..

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  4. Bon désolé j’en rajoute mais, le simple bon sens: « réduire le coût du travail », vous montre que
    ce n’est pas The solution sinon il y longtemps que les grecs ou les habitants du Mali auraient dépassé les Allemands.
    Il y a aussi tout l’appareil productif, le know-how etc..Donc les raccourcis facile consistant à baisser
    les charges pour creuser le déficit des comptes sociaux et finalement augmenter la dette ca ne tient vraiment pas la route,
    à part celle d’une grosse ficelle du Medef pour augmenter la rentabiltié des entreprises..
    -« La gauche française, qui a expérimenté les impasses de la relance keynésienne »: ca aussi c’est vraiment de la politique pas de l’economie: le plan de relance de Chirac a été plus important que celui de Mauroy..les Americians passent leur temps à faire des relance par des diminutions fiscales (Bush etait de gauche?)..

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