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Zone Euro: Les mauvaises surprises du plan de sauvetage chypriote

Zone Euro : Les mauvaises surprises du plan de sauvetage chypriote

 Chypre se dirige vers un nouveau plan de sauvetage, et les chiffres donnent le tournis, rapporte Zero Hedge. En novembre dernier, le gouvernement chypriote communiste de Dimitris Christofias avait sollicité à la Russie un prêt d’urgence de 2,5 milliards d’euros. En juin, constatant que son secteur bancaire était chancelant après avoir subi de plein fouet les restructurations grecques avec 3 milliards d’euros de pertes, Chypre avait demandé un plan de secours de l’Europe. La Troïka avait alors calculé que ce pays de 1,1 million d’habitants aurait besoin de 10 milliards d’euros, se décomposant en 6 milliards pour le secteur bancaire, et 4 milliards pour le gouvernement. En août, le gouverneur de la banque Centrale chypriote avait indiqué que les banques auraient en fait besoin de 12 milliards d’euros, soit le double, et selon la rumeur, au total, Chypre aurait besoin de 15 milliards d’euros.

 

Mais la semaine dernière, nouveau coup de théâtre, puisque le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, a indiqué que Chypre allait non seulement demander un prêt d’urgence de 15 milliards à l’Europe, mais qu’elle allait en outre réclamer un nouveau prêt de 5 milliards à la Russie, soit, au total, 20 milliards d’euros, l’équivalent de 107% du PIB. Le ministre russe a précisé que la Troïka et la Russie s’étaient entendues pour coopérer pour l’octroi de ces prêts, ce qui signifie que le président Christofias n’aura pas la possibilité de menacer la Troïka de se tourner vers la Russie pour améliorer sa marge de manœuvre dans ses négociations pour les conditions d’obtention du prêt. Malgré le secret qui entoure ces négociations, le blog financier Zero Hedge rapporte que la presse a réussi à se faire communiquer ces conditions, et qu’elles seraient les suivantes : 

Une privatisation de certaines des entreprises d’Etat chypriotes;

Une baisse de 15% des salaires des fonctionnaires pour la fin 2013;

Une baisse de 10% des avantages salariaux, qui inclurait la suppression du 13ème mois, y compris dans le secteur privé ;

La suppression de l’indexation automatique des salaires sur l’inflation (CoLA). Celle-ci s’appliquerait également au secteur privé ;

Une augmentation des cotisations de retraite.

Au cours d’une interview, Christofias a cherché à rassurer les Chypriotes : « On ne peut pas dire aux gens qu’ils ne recevront plus leur 13ème mois. Cela signifierait que l’on paralyse le marché. Je peux vous assurer que je ne signerai pas de mémorandum qui supprimerait le CoLA, ni même pour deux ou trois autres mesures ». « Nous ne dirons pas simplement non à la Troïka », a-t-il poursuivi. « Mais nous leur ferons des contre-propositions ». 

Malgré sa forte ressemblance avec la situation grecque, Chypre dispose cependant d’un atout majeur : elle est devenue un refuge pour les riches hommes d’affaires russes qui y établissent leurs entreprises, et l’argent russe y coule à flot, explique Zero Hedge.

Source Zero Hedge/Express.be  Oct12

1 réponse »

  1. ah bah dame, membre de l’union européenne, 10% d’impôts libératoires pour les revenus de royalties (si mes souvenirs sont bons)… Les dividendes non-imposables… une belle planque comme ça, ça serait dommage de la perdre! Et puis qu’est-ce que c’est que 15 milliards aujourd’hui. Bon, ok, ok, 20 milliards…

    Mais au final, ça ne fait que 0.0002% d’un trilliard. p’tits joueurs!

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