A Chaud!!!!!

Les Clefs pour comprendre du Vendredi 9 Novembre 2012 : La pompe à fabriquer des votes socialistes Par Bruno Bertez

 Les Clefs pour comprendre du Vendredi 9 Novembre 2012 :   La pompe à fabriquer des votes socialistes Par Bruno Bertez

Une petite observation sur les votes démocratiques en régime klepto.

Ce que nous appelons le régime klepto, c’est le régime dans lequel La Banque Centrale et les gouvernements sont alliés pour faire durer le système coûte que coûte sur le dos du peuple.

Dans ce système, les gouvernements dépensent, achètent des votes, creusent des déficits, empilent les dettes et les banques les financent, lesquelles banques, ensuite, se refinancent auprès des Banques Centrales malgré leur insolvabilité.

En une phrase, tout est dit, apprenez-là par cœur.

   Le système ainsi bâti est un système profondément injuste; ceux qui sont près de la manne financière et qui bénéficient de l’argent gratuit, ou en font métier, s’enrichissent scandaleusement. A la fois parce qu’ils ont accès au crédit quasi gratuit, mais aussi parce que la politique des Banques Centrales visent à stimuler la prise de risque, c’est à dire à faire monter les Bourses.

Donc, ceux qui sont près des canalisations qui déversent l’argent s’enrichissent de manière éhontée, ils restent riches, même s’ils ont failli et gaspillé. Ceux-là, mettons que ce sont les 1%. Nous aurions tendance à être plus restrictif, et à dire les 0,25%, mais peu importe, les 1% sont entrés dans les mœurs.

En raison des déficits, les dettes s’accumulent, la croissance devient impossible. En plus, les kleptos sont les rois des marchés, ils excipent de l’insolvabilité qu’ils ont créée, la leur et celle de leurs complices des gouvernements, pour imposer des politiques d’austérité… au peuple.

La croissance déjà faible ralentit encore, le chômage déjà élevé par les politiques kleptos précédentes augmente. Il y a de plus en plus de pauvres. Donc, il faut les assister.

Donc la clientèle potentielle des partis de gauche et des partis extrêmes augmente. Celle des partis bourgeois diminue. Les partis bourgeois, dans leur courte vue, endossent et valident les thèmes des partis de gauche. Tout le monde va dans le même sens. Les extrêmes, eux, font leur travail de gaspillage, ils fourvoient les peuples, neutralisent les mécontentements.

Plus la situation s’aggrave, moins on ose faire machine arrière, on continue donc les déficits, la dette; avec la complicité et des banques et des banquiers centraux. On augmente le scandale des privilégiés, des riches, et on est encore plus validé à dénoncer les inégalités… que l’on crée.

En même temps, comme on augmente la masse de pauvres qui dépendent de la répartition et des largesses de l’Etat, on enfle encore sa clientèle potentielle.

Ainsi le régime klepto a mis en place une pompe, un mouvement perpétuel d’appauvrissement du peuple, mais qui lui donne en plus, de plus en plus de soutien et de voix pour que cela continue.

L’alliance scandaleuse, inique, a trouvé le moyen, quels que soient ses échecs de se maintenir au pouvoir. Elle crée les inégalités avec l’aide de la finance, elle les dénonce et elle est réélue.

Voilà ce qui s’est passé aux Etats-Unis.

Toute ressemblance avec ce qui s’est passé, se passe et se passera en France sera le fait du hasard, bien entendu.

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 9  Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

5 réponses »

  1. Samedi 10 Novembre : L’Espagne mieux que Gallois, mon petit rapport à moi

    Voici quelques nouvelles d’Espagne. C’est un pays que nous suivons, sur le terrain pour ainsi dire. Et de ce point de vue, totalement ignoré par les économistes statisticiens, la situation est assez différente de ce que rapportent les médias.

    Spontanément, sans théorie, rien qu’à partir d’adaptations au marché, lieu de confrontation des préférences individuelles, l’Espagne a mis en place les conclusions de son propre rapport Gallois.

    Pour réduire les charges sociales de façon drastique, le personnel est mis au chômage. Il passe ainsi à la charge de la collectivité, collectivité espagnole et européenne. Européenne puisque grâce aux promesses de Draghi, le pays réussit en ce moment à financer ses déficits.

    Puis ce même personnel mis au chômage revient travailler dans l’entreprise, mais au noir cette fois, de façon non déclarée, sans charges sociales donc.

    Réfléchissez, c’est bien mieux que Gallois : il n’y a plus de charges et la collectivité, par les indemnités chômage prend à sa charge une partie du cout du travail de ces gens réembauchés au noir. En plus c’est simple, pas d’usine à gaz de crédit d’impôt; c’est souple, on adapte le volant de main d’œuvre aux besoins réels de l’entreprise. En plus l’état d’esprit du personnel redevient positif, il redevient solidaire de son patron sur le dos de l’état.

    Ce système est très généralisé, nous l’avons vu à l’œuvre dans le textile, les transports, l’hôtellerie restauration, les activités agricoles.

    Grâce à la réduction des charges et, il ne faut pas l’oublier, à la nouvelle souplesse dans la gestion de ses effectifs, et donc la complicité entre le personnel et la direction, l’entreprise peut adapter ses prix à la concurrence, elle redevient compétitive. C’est l’objectif du rapport Gallois qui est concrètement réalisé, avec un cout faible, avec beaucoup de précision, car fait sur le terrain. On baisse les charges, on adapte l’outil de production et on redevient compétitif.

    Comme tout le monde est au courant et le fait, on baisse les prix et on vend sans facture. Ce qui permet d’économiser les taxes, ce qui secrète du cash pour à la fois payer les salariés au noir et la Mercédès du patron et les bakchich des fonctionnaires. Ce système permet aussi de baisser les prix de ce qui est vendu avec facture par péréquation.

    L’adaptation spontanée ainsi réalisée est efficace, elle colle aux besoins du terrain, elle crée un nouvel équilibre social. Il faut noter qu’elle resserre les liens sociaux et familiaux, car une sorte d’omerta se met en place, à laquelle, il faut bien dire personne n’a envie de déroger, puisque tout le monde en bénéficie.

    Si on veut redevenir compétitif, pas besoin de rapport Gallois, ou même de Gallois tout court , un petit séjour d’étude en Espagne suffit.

    Et même nous ajoutons une idée, encore moins couteuse, il suffit d’aller faire un petit tour dans les 12E et 13E arrondissement à Paris.

    Mais n’oubliez pas la baisse ou même la suppression des charges ne suffit pas, il faut le reste : la souplesse revenue de l’adaptation de l’outil de travail, la complicité du personnel qui retrouve l’esprit maison, et les possibilités d’écoulement des marchandises non grevées d’impôts …

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  2. Dimanche 11 Novembre 2012 : Panique à bord du paquebot France

    C’est Michel Sapin si nos souvenirs sont bons qui, à propos de la hausse du chômage, a comparé la France à un paquebot. Il entendait par là qu’il est difficile de le faire virer en raison de la masse et de la vitesse acquise.

    Et il avait raison.

    L’économie, c’est lourd, quand on fait des erreurs de pilotage, on les paie pendant longtemps. Nous payons encore les erreurs de Mitterrand, l’immobilisme de Chirac et l’agitation de Sarkozy.

    Et nous allons payer pendant longtemps les erreurs de pilotage des premiers mois de Hollande à savoir les 37 milliards supplémentaires de ponctions fiscales, la renaissance du climat de lutte des classes et les prises de position anti allemandes au plan européen.

    En matière politique, faire et défaire c’est toujours travailler, mais c’est surtout nuire. Comment qualifier les mesures de nivellement du début du quinquennat qui ont fait rentrer les Français dans leur coquille et geler la circulation de l’argent? Comment qualifier les hausses des impôts sur les entreprises alors que l’on prétend, maintenant en panique subventionner leur compétitivité?

    Et tout est à l’avenant, Gribouille dans ses œuvres.

    Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas de ceux qui tirent sur les ambulances et nous ne cherchons pas à stigmatiser pour le pire, mais pour le moins mal.

    Les dégâts sont faits.

    La France entre en récession.

    Les indice Markit récents sont catastrophiques aussi bien pour le manufacturier que pour les services. Ils ont été peu commentés en France bien sur, mais ils sont très mauvais.

    Au niveau européen on a révisé en baisse la croissance, si on peut dire, Française. Cahuzac a préféré dire que l’Europe se trompait puisqu’elle qu’elle n’avait pas vu venir la crise de 2008 . Elle est disqualifiée. Nous sommes d’accord, mais en plus pessimiste, les prévisions européennes sont encore trop généreuses.

    Le FMI a fait de même, il a baissé ses prévisions sur la France et s’est permis de donner quelques leçons de conduite aux pilotes du bateau.

    Voici que la Banque de France qui n’est pas un foudre de guerre d’audace s’en mêle. Elle dit que la France va entrer en récession au 4E trimestre. Cette récession est évaluée à -0,1%.

    On attend maintenant les prévisions de l’INSEE le 15 Novembre.

    Parmi les déclarations on note celle du gouverneur de la BDF, Noyer qui lui, minimise, la France selon lui n’est pas en récession. Celle de Moscovici qui prétend que cela ne jouera pas sur les objectifs de déficits. Moscovici réinvente l’arithmétique.

    Toujours est il que la production industrielle Française a chuté de 2,7% en Septembre , cela c’est de l’acquis , pas de la prévision.

    Comment limiter les dégâts puisque comme l’a dit Sapin , le paquebot est long à virer et on n’a pas encore pris en compte tout le négatif des derniers mois. Comment virer alors que cela doit aller beaucoup plus mal au cours des prochains mois, quoique l’on fasse?

    Notre idée est qu’aucune mesure classique ne peut produire d’effet; L’outil budgétaire est hors d’usage, le monétaire non disponible. Reste la psychologie, les perceptions.

    Nous soutenons, comme nous l’avons fait il y a quelques semaines qu’une reprise en main politique, un nouveau et authentique leadership et un virage à 180 degrés dans le sens bourgeois, libéral est la seule possibilité qui reste à Hollande. Il faut qu’il renonce spectaculairement à sa politique des premiers mois, laminage, nivellement, défense des marginaux et qu’il donne des gages, des symboles forts.

    Nous insistons sur le mot spectaculairement. Faire plaisir à 98 patrons du MEDEF ne suffit pas.

    C’est la logique du pacte fiscal concédé aux Allemands. Lesquels Allemands , comble de la honte, ont mis en place une commission pour étudier … ce qu’il faudrait faire pour que la France sorte de l’ornière.

    Nous vous avons signalé il y a peu l’offensive anti France, la nouvelle cible. Nous y sommes.

    Hollande a perdu le soutien des écologistes et il les pousse dehors.

    Il a perdu, et n’a jamais eu le soutien des communistes, il peut s’en passer.

    Les syndicats sont contre tout et seront toujours contre tout, quoi que l’on fasse, il faut accepter de passer outre.

    L’aile gauche du PS est neutralisée par « la soupe » et les cadeaux régaliens, elle n’a pas envie de fronder au delà des apparences et de la cosmétique. Elle avalera les couleuvres.

    Il est grand temps, il faut agir avant que le paquebot ne prenne de la vitesse … dans la mauvaise direction.

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  3. Ce que vous dites est parfaitement exacte, vous n’êtes pas le seul à partager cette analyse.
    Mais le système est-il sable ? et pour combien de temps les taux vont-ils se maintenir proche de % ?
    Nous ne sommes pas au Japon mais dans les pays d’europe du Sud.
    Si le système explose parce que la dette n’est pas remboursable, que Satan nous protège, parce que la crise qui en résultera, fera peut-être penser que celle de 29 était une plaisanterie.
    Là où l’on pourrait compléter votre analyse, c’est en constatant que la croissance ne doit pas se produire car ses conséquences immédiates sur les taux seraient fatales au remboursement de la dette des Etats.
    Nous sommes donc, peut-être, en présence d’un système stable si l’inflation ne repart pas, si les taux se maintiennent à un niveau plancher et si la croissance est proche de zéro.
    Toutefois il faudrait faire baisser significativement les taux qui pèsent sur la dette Italienne et Espagnol car sinon…

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  4. Vous parlez de dette, comme si cela était un tabou ou quelque chose venant d’une autre planète. Si je vous prête 100 €, vous avez une dette envers moi de 100 €, sans les intérêts.
    Mais comme je ne suis pas chien et surtout que je n’en ai pas besoin de ces 100 €, ou j’allonge le temps que vous avez pour me rembourser, ou tout simplement je vous dis garder les, j’en ai assez. Et voilà l’explication de la dette, un peu schématisé mais réelle. Comme ils n’en n’ont jamais assez de ce fameux « pognons », ils ne font qu’augmenter la dette.

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