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Cela se passe près de chez vous: Un chômeur meurt après s’être immolé à Nantes

Cela se passe près de chez vous:  Un chômeur meurt après s’être immolé à Nantes

 PARIS (Reuters) – Un chômeur de 42 ans s’est immolé mercredi en milieu de journée devant une agence Pôle emploi de Nantes et est décédé, a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme avait appelé dans la matinée Pôle emploi pour prévenir de ses intentions.

« Les services de police, avisés, s’étaient rendus chez lui mais il était absent. Ils se sont positionnés devant Pôle emploi mais il s’est immolé hors de leur vue », a-t-on précisé de source judiciaire. « Lorsque les agents l’ont vu, il était déjà trop tard. »

L’agence de Pôle emploi a été fermée au public.

Euro zone unemployment  Greek unemployment rate by age

3 réponses »

  1. Oui Lehman a été LE déclencheur, mais l’accumulation de dettes des Etats était déjà faite, le clash allait venir sans Lehman un peu plus tard.
    Même actuellement notre gouvernement rêve de descendre à 3% du Pib qui signifie 30% du budget qui est le seul instrument de mesure réel, cela signifie qu’ils envisagent de continuer à emprunter 30% du budget pour payer leurs rentiers fonctionnaires ou assimilés et politocards.
    Le chômage ne peut qu’augmenter dramatiquement avec toutes les mesures totalement ineptes, et on verra d’autres cas tels que celui-là, qui est dramatique, mais qui parle de la pauvreté cachée qui va éclater, des SDF en augmentation permanente etc., et ça ne peut qu’augmenter avec leurs mesures anti-productives et protectionnistes de leurs électeurs.
    Le plus grave c’est que plus il y aura de pauvres, plus ils auront d’électeurs dans ce pays formaté contre le patronnat etc., c’est loin d’être fini

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  2. Les privilèges des fonctionnaires européens.

    Sur son blog, Jean Quatremer écrit tout ce que gagne un fonctionnaire européen :

    Les salaires vont, pour le grade 1, de 2654 à 3003 €,

    pour le grade 2, de 3003 à 3398 €,

    pour le grade 3, de 3398 à 3844 €,

    pour le grade 4, de 3844 à 4350 €,

    pour le grade 5, de 4350 à 4921 €,

    pour le grade 6, de 4921 à 5568 €,

    pour le grade 7, de 5568 à 6300 €,

    pour le grade 8, de 6300 à 7128 €,

    pour le grade 9, de 7128 à 8065 €,

    pour le grade 10, de 8065 à 9125 €,

    pour le grade 11, de 9125 à 10.324 €,

    pour le grade 12, de 10.324 à 11.681 €,

    pour le grade 13, de 11.681 à 13.216 €,

    pour le grade 14, de 13.216 à 14.954 €,

    pour le grade 15, de 14.954 à 16.919 €,

    pour le grade 16, de 16.919 à 18.371 €.

    Ces salaires sont versés sur 12 mois.

    Au salaire brut, il faut ajouter une indemnité d’expatriation de 16 % du salaire (pour les non-Belges ou ceux qui n’avaient pas antérieurement à leur recrutement leur domicile en Belgique) ou de dépaysement (4 %).

    Outre la gratuité de l’école européenne (les non-fonctionnaires y ont exceptionnellement accès, mais doivent payer entre 5000 et 10.000 € par année scolaire), les fonctionnaires ont droit à de généreuses allocations familiales (373 € par enfant et par mois jusqu’à 26 ans),

    à une allocation de naissance (198 € à chaque enfant),

    à une allocation de foyer (170 € par mois majorés de 2 % du traitement de base),

    à une allocation scolaire (253 € par enfant et par mois),

    à une allocation d’installation (839 € pour une famille, 497 € pour un célibataire, versés lors de l’installation).

    En outre, les eurocrates ont droit à un aller-retour par an dans leur pays d’origine (et des jours de congé supplémentaires selon la distance : 6 jours au-delà de 2000 km, un calcul qui a dû être fait avant l’invention de l’avion).

    Les femmes ont droit à 20 semaines de congé maternité, les congés payés sont compris entre 24 et 30 jours ouvrables et la retraite représente 70 % du montant du dernier salaire.

    Dernier point : en vertu de l’accord de siège conclu entre l’Union et la Belgique, les fonctionnaires sont dispensés de payer la TVA lors de la première année d’installation. A cela s’ajoute, pour les voitures, une « remise diplomatique » à vie accordée par les constructeurs qui va de 7 à 20 % (une berline allemande à 60% de son prix, ça ne vous tente pas?).

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/02/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-salaire-des-eurocrates-sans-jamais-oser-le-demand.html#more

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  3. Le chômage, ce n’est pas des chiffres, les chômeurs sont des personnes.

    La mort d’une personne dans des circonstances aussi horribles crée une brèche dans la connivence politique sur la question du chômage. Cette connivence s’exprime d’abord et avant tout par la réduction du chômage à des chiffres, à des statistiques. Le chômage est devenu non pas une misère, une souffrance, mais un palmarès dont on discute, froidement mensongèrement. L’occultation, l’oubli du drame humain dans le chômage, nous parait plus méprisable encore que son utilisation politique et politicienne.

    L’immolation de cette personne réintroduit, douloureusement, l’homme, la personne victime du chômage dans le tissu, le voile d’abstraction dans lequel les responsables s’enveloppent.

    Nous avons hésité avant de décider d’écrire ces quelques lignes, considérant que la mort tragique d’un homme rendait méprisable toute instrumentalisation. La mort ne peut être utilisée comme moyen.

    Si nous le faisons c’est parce cette personne, en s’immolant voulait faire passer un message, attirer l’attention, briser la chape bien pensante qui recouvre l’effroyable réalité de celui qui perd son emploi, et qui, en plus se rend compte qu’il perd, même le droit à l’assistance.

    Nous le faisons donc parce que nous croyons que c’est ce que cette personne souhaitait.

    Il faut d’abord stigmatiser.

    Comment si pole emploi a prévenu police et pompiers n’as t on pas pu empêcher le drame, devant précisément les bâtiments de Pole Emploi?

    Comment le premier ministre Ayrault peut il prononcer une parole aussi vaine, banale, déplacée que  » Ceci nous interpelle tous »? C’est ce que l’on dit quand on n’a rien à dire, façon Bachelot ou BHL.

    Comment un ministre du travail peut il oser centrer son message sur : « Tout le monde a agit comme il le fallait », un message d’exonération, même pas un message de compassion.

    Comment peut-on trouver le temps, la présence d’esprit d’ajouter « Tout le personnel a été exemplaire »?

    Comment Harlem Désir ose t il, en ce moment d’horreur prononcer cette phrase: « Je pense aux agents de Pole Emploi qui font face au quotidien à des situations de détresse »?

    Comment tout cela est il possible? Voila la question.

    La réponse est que tous ces gens s’en fichent, ils font de la politique, soignent leur clientèle, leurs alliés et leur ego, refusent leurs responsabilités.

    On va se rendre sur place, quasi pour féliciter les gens de Pole Emploi, leur décerner un satisfecit. Qui ne se rend compte de la honte qu’il y a se pousser du col pour aller cirer les pompes d’une gredine type Cassez, et en même temps a être incapable d’avoir un comportement simplement honorable pour monter que l’on respecte la mort de quelqu’un.

    En respect pour la personne qui s’est immolée, et afin que son geste, interpellation publique ne soit pas vain, nous nous permettrons quelques remarques.

    Le chômage, la mise au rencart des gens est un mal absolu. Nous défendons la liberté individuelle contre les socialistes de tous ordres, mais nous reconnaissons la responsabilité de la société dans le chômage et le sous emploi.

    C’est la société qui détruit les emplois et empêche les gens de bonne volonté de se mettre au travail. Je ne parle pas des autres, des voyous et des tricheurs, je les ignore.

    Le chômage est créé par l’évolution de la société, une évolution a laquelle certains, les plus faibles ne peuvent rien:

    -Le choix de la mondialisation et la mise en concurrence avec les pays à bas salaires.
    -Le choix des concentrations d’entreprise, de l’urbanisation.
    .-Le progrès technique, terrible dans sa marche destructive des emplois peu qualifiés.
    – La cartellisation du marché du travail.

    La cartellisation, attardons nous.

    Ceux qui ont un emploi s’opposent à ce que ceux qui n’en ont pas, puissent exercer leur liberté, leur dignité, en offrant de travailler sous le barème, le SMIC fixé par les privilégiés. On ne peut pas leur faire concurrence à ceux là. On ne peut tirer la conséquence de la tendance globale à l’arbitrage du travail, c’est à dire à la baisse des salaires et niveaux de vie. Ils se protègent, bien au chaud dans leurs avantages acquis, cajolés par leur Cgt et alliés politiciens.

    Le grand prix Nobel Français, Allais a montré de manière irréfutable l’influence de la globalisation sur le chômage et la conséquence aggravante de la cartellisation du marché de l’emploi. Ceux qui ne sont rentables, donc pas employables à 1500 euros, seraient peut être fiers sinon satisfaits de trouver un travail digne, à 1000 euros sans avoir à bricoler au noir.

    Ceux qui ont du travail s’opposent à la baisse des salaires, donc barrent l’accès à ceux qui offrent leur travail et seraient contents de pouvoir, à tout prix, retrouver leur dignité. La honte est que les mêmes, qui cartellisent le marché du travail à leur profit, veulent en même temps profiter des produits bon marché qui viennent de ces pays qui détruisent les emplois.

    Les privilégiés gardent non seulement leur emploi, mais bénéficient du phénomène même, qui détruit les emplois des autres. Les principales victimes étant les sans-défenses et surtout, les jeunes.

    Le chômage est crée par la politique qui consiste à imposer l’austérité, à casser le pouvoir d’achat disponible par les impôts afin de pouvoir faire plaisir aux banques, aux marchés. A réduire les possibilités de nécessaire répartition pour sauver les banques, la finance et l’euro. Nous parlons de la nécessaire répartition, celle qui correspond à ce sentiment de justice qui existe en chacun de nous. Pas de la répartition conçue comme clientélisme pour acheter des voix.

    Le chômage est crée par la lâcheté qui consiste à ne pas oser s’attaquer aux secteurs protégés, non exposés à la concurrence internationale, et à perpétuer une fonction publique pléthorique, égoïste, qui contre vents et marées traverse la crise quasi indemne.

    Tout ce qui est protégé de la concurrence et de son terrible effet de rabotage des niveaux de vie, tout ce qui est protégé, est facteur de chômage, car cela conduit à imposer a ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont en première ligne, des peines et sacrifices disproportionnés.

    Le chômage est créé par la recherche de la compétitivité au détriment d’une partie de plus en plus réduite du corps social, pendant que le reste en est exonéré, et gonfle les prix de revient.

    Le chômage est produit par le gaspillage des ressources, la gabegie généralisée qui est devenue, grâce au mythe honteux keynésien, souhaitable et défendable. Qui ne voit que la multiplication de l’usage non productif des ressources, en ces temps terribles, est criminelle.

    Cette multiplication des ronds-points, travaux publics, source de pots de vins privés, est aussi cause du chômage. Il faut arrêter cette apologie de la dépense inutile, créatrice de soi disant demande. Tout doit être consacré, réservé aux dépenses productives, pour créer des emplois eux même productifs et non pas des partages d’emplois entre des jeunes, des vieux, des marginaux, ou on ne sait quoi encore.

    Nous sommes, sous cet aspect, en guerre économique, en guerre de survie, et le gaspillage des munitions est équivalent à la désertion. C’est le coup de fusil dans le dos de ceux qui sont, comme nous le disons en première ligne, au front.

    Le chômage est produit par la finance qui s’enrichit des politiques monétaires injustes, inefficaces, dont le but est de gonfler la valeur des assets, des actifs, afin de masquer l’insolvabilité. Le gonflement de la valeur des assets force les dirigeants à gonfler les cash flow des entreprises, à accélérer la productivité, à maximiser les bénéfices, à mettre au chômage. Cette politique monétaire non seulement est injuste, mais elle rompt les équilibres sociaux, transfère les richesses vers ceux qui en ont le moins besoin, les ploutocrates.

    Nous sommes en présence d’un grand détournement. Les valeurs sociales, celles de la société civile, celles des gens, vous et moi, sont détournées, perverties, récupérées par une élite dominante et ses alliés. Ils ignorent tout de la vraie justice, de la vraie égalité, mais ils s’en servent comme marche pied pour se servir, pour dominer, pour régner.

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